Note : Ceci est une traduction dont j'ai obtenu l'autorisation pour la traduire.
Auteur:Mintapotter
Titre : Don't Speak
Warning : Cette histoire est un slash donc homophobes passez votre chemin, elle contient aussi des scènes M très fortes.
Important : Tous les chapitres commencent par la fin, vous vous y habituerez !! !! Le titre du chapitre est tiré de la chanson « It's a disaster » par Ok Go!!!
Merci à Anabanana94 pour sa correction et joyeuses pâques miss !!!
DpDpDpDpDpDp
Chapitre 36 …C'est un désastre,
c'est un désordre incroyable,
mais c'est tout ce que nous avons maintenant,
ouais, c'est tout ce que nous avons.
DpDpDpDpDpDp
"C'est ça," je chuchote avant de m'endormir, en caressant sa nuque et son dos, "le bonheur."
"Je sais." Murmure-t-il tellement doucement que je sens plus son souffle sur ma peau que je n'entends ses mots. "Bienvenue à la maison."
DpDpDpDpDpDp
Après notre discussion au bord du lac, Harry et moi étions tellement fatigués que nous nous sommes traînés jusqu'au dortoir des Serpentard avant de s'effondrer sur le lit, pelotonner l'un contre l'autre et de nous endormir. Il n'était même pas vingt et une heure quand la fatigue nous a rattrapés et maintenant il est presque midi quand je me réveille.
Mais Harry dort toujours, la bouche grand ouverte et sans défense comme un nouveau né dans son sommeil. Je sors du lit et la froideur du sol des cachots me réveille entièrement alors que je me dirige vers la salle de bain. Je verse de l'eau chaude et une potion désinfectante dans un chaudron avant d'aller nettoyer son bras scarifié, en faisant attention en remontant sa manche de ne pas arracher de croute. Pour dire vrai, je ne pensais pas que je pouvais être aussi doux, comme les gens gentils le sont. Harry bouge à peine sous mon contact.
Il continue à dormir.
J'enlève ensuite son pantalon pour l'envoyer avec son chandail aux elfes de maison pour qu'ils les lavent, le laissant frissonneren boxer et en t-shirt blanc dans l'air froid du matin. Vous croyez que ces gestes et le changement de température le réveilleraient ? Oh non, pas Harry.
J'entends alors le léger bruit d'un métal chutant de ses vêtements sur le sol. Son fidèle rasoir est tombé de l'une de ses poches pour atterrir non loin de mes pieds. On dirait un bout de métal inoffensif, comme un miroir. Pas plus long de deux centimètres, fin comme une mèche de cheveux et c'est ça qui coupe la peau, les tendons, les muscles et touche l'os. Si vous voulez vraiment détruire quelqu'un de spécial, même vous, je commence à penser qu'un rasoir est une bonne façon.
Qu'est-ce que je vais faire avec ça ? Je voudrais lui ouvrir le poignet gauche profondément pour que ses nerfs soient endommagés à vie et qu'il ne puisse même plus tenir une plume, un couteau, une fourchette ou un rasoir, et encore moins pour se couper l'autre bras. Son bras gauche commence à ressembler au jeu du morpion dessiné par un enfant de quatre ans qui s'ennuierait. J'aimerais couper ses tendons tellement forts que je finirais par toucher ses pauvres, pauvres os fragiles. J'aimerais qu'ils se brisent sous la pression comme un élastique et déversent son sang. Je crois que des tonnes et des tonnes de sang, de la douleur et de la souffrance suffiraient pour le punir de sa débilité profonde.
Mais j'ai fourni tellement d'effort pour nettoyer ses plaies et les bander avec soin…mais le rasoir peut faire partie de mon plan. Il peut jouer un rôle dans ma 'conversation' avec Harry; ce sera plus comme une leçon sur la façon dont les choses doivent changer et sur le comment de notre futur ensemble sera.
J'ai soudain une idée, simple et belle.
Le petit ami d'Harry sera l'instrument parfait pour qu'il reste silencieux pendant que je parlerais. J'invoque un papier collant magique, cache à portée de main une potion anti douleur et relève son oreiller contre le mur pour commencer mon plan astucieux.
Oh, comme il me méprisera quand il se réveillera.
DpDpDpDpDpDp
Se réveiller dans le lit de Draco; rien de nouveau en soit.
Par contre, se réveiller la bouche scotchée est nouveau et un peu pervers.
Se réveiller avec un bout de métal dans la bouche et du sang dégoulinant dans la gorge est terriblement nouveau et un peu inquiétant.
Je me pose des questions pendant un moment sur le truc dans ma bouche, me demandant ce que c'est et comment il est arrivé là. Mes yeux restent résolument fermés jusqu'à ce qu'une douleur effroyable, une coupure au niveau du palais, ne me réveille. Un morceau de chair y pend maintenant et j'ai l'impression qu'on m'épluche la bouche. Je relève les yeux pour voir Draco assis au pied du lit dans lequel je suis et je fixe ses yeux gris qui semblent refléter la couleur des pierres autour de nous, lui posant des questions sans dire de mot. Il sourit, comme un chat et ne dit rien. Il reste assis là à me regarder reprendre lentement conscience.
"Debout, debout, le soleil brille. Tu t'es endormi rapidement après que je t'ai ramené ici, non ? Tu as bien dormi ?" Sa voix est claire et aussi tranchante que le rasoir dans ma bouche. Oui, je sais maintenant que c'est un rasoir et oui, c'est probablement celui que j'utilise ces derniers temps.
La lame à double tranchant que j'ai laissée sans plus de cérémonie dans la poche de mon pantalon est maintenant posée sur ma langue, ne coupant rien…pour l'instant. C'est une simple histoire d'équilibre sauf qu'une langue bouge tout le temps et qu'elle est entourée de chair. Je sens déjà le goût du sang; donc mon petit rasoir coupe plus rapidement que des ongles. Oh et ce bout de chair ? Je peux le sentir se détacher et être avalé en même temps que tout le sang qui coule de la coupure.
Fabuleux.
J'essaye de m'enlever la bande collante de la bouche mais Draco éloignent mes doigts. J'enfonce mes ongles dans sa peau et y laisse des égratignures avant que mes mains ne se mettent à trembler. Cette situation peut finir très, très mal et très, très vite.
"Allons Harry, tu crois vraiment que je vais t'excuser aussi facilement ? Aussi simplement ? Non, non, non …" Il grimpe sur le lit, chacun de ses mouvements faisant bouger le lit et moi par la même occasion, rendant les choses très difficile.
"C'est un papier collant magique mon cher et il nese décollera de ta belle bouche que lorsque je le voudrais, d'accord. Maintenant écoute-moi, tiens-toi tranquille et avale…délicatement à cause de cette petite intrusion et tout ira bien."
Sa voix n'est pas plus forte qu'un chuchotement, les mots traversent à peine la distance entre ses douces lèvres et mes oreilles. Je me concentre sur ces dernières et sa gorge délicate, souhaitant l'étrangler pour ce qu'il fait. Le rasoir ne fait pas que tenir en équilibre sur ma langue, il est à moitié dans ma gorge. Si seulement je pouvais, je lui couperais son petit larynx chéri.
"Maintenant voyons comment tu t'es retrouvé dans cette situation là," commente-t-il tranquillement, en essuyant de son doigt fin les coins de ma bouche où de la salive avec du sang doivent sûrement couler. Après les avoir essuyé il sourit, d'un sourire malveillant. "Je crois que je devrais rapidement continuer mon discours. Tu n'arriveras pas à garder très longtemps l'équilibre avant que ta méchante langue ne soit découpée en plusieurs morceaux."
Oh, il aime vraiment ce petit jeu de pouvoir.
"Maintenant Harry, je t'ai appris que lorsque je dis non, ça veut dire non. Il n'y a pas de compromis. C'est une règle que tu devras suivre à la lettre ou tu perdras tout. Je te ferais encore plus de mal que maintenant, je te laisserai tout seul et je m'arrangerai pour que tu meures sous une incommensurable douleur si jamais tu fais l'erreur stupide de me croiser. Compris ?"
Je ne suis pas dans une bonne position pour refuser, mais je ne le ferais pas même si je le pouvais. Draco est une personne qui tient ses promesses, surtout quand ça implique la vengeance ou mieux encore, la torture et le meurtre.
J'acquiesce avec attention, en inclinant à peine ma tête en arrière pour ne pas faire tomber la lame.
Je peux presque compter toutes ses dents quand il sourit de triomphe.
"Si on doit être ensemble, je ne veux plus jamais entendre parler de séparation. C'est un contrat qui ne doit pas être pris à la légère Harry. Tu viendras quand je te le demanderai et partiras quand je te le dirai. Tu tesouviendras toujours à quitu dois être fidèle et tu ne me poseras jamais aucune question. Jamais. Quand nous jouerons à un jeu Harry, il y aura des règles que nous devrons respecter. Est-ce que tu as tout compris ? Désormais tout ce que tu fais m'appartient. J'aurais mon mot à dire sur tes choix, sur tout, d'accord?"
J'aimerais lui faire remarquer que je le posséderai un peu en retour, que j'aurais aussi un peu de son âme s'il grignote la mienne, mais ses yeux semblent un peu fous; délirants, même. J'acquiesce encore.
Il se penche sur moi, ses douces lèvres frôlant ma joue et il commence à chuchoter. Je garde les yeux grand ouvert dans l'attente d'une claque ou qu'il ne me pince les joues, vers le bout de métal destructeur niché entre mes dents. Je compte jusqu'à dix lentement pour essayer de calmer ma respiration et je prie pour qu'il ne vienne pas plus près encore.Je prie pour que ma gorge stupide n'avale pas par peur et pour que je ne le mette pas en colère.
"Tu changeras Harry, pour moi, si tu veux que je revienne. Je t'aime vraiment, mais tu dois comprendre que pour chaque chose il y a un moment et un endroit, et ce n'est pas toujours le bon moment pour me faire mal, me contrôler, ou me dominer. Parfois j'ai besoin d'une pause, d'un somme, de me reposer. Je demanderai parfois quelque chose de normal parce que j'ai besoin de l'illusion d'avoir une vie saine. C'est comme ça que ça va se passer maintenant."
Il embrasse doucement mes lèvres mais je n'enregistre que la dangereuse pression des siennes et non la douceur de son geste. Mes yeux sont ouverts depuis tellement de temps que de grosses larmes en ont coulé, glissant le long de mes joues et il les lèche délicatement, en m'étudiant, la tête penchée sur le côté.
Le rasoir me coupe soudainement la langue, le sang coulant rapidement et douloureusement du muscle. J'aimerais crier, arracher le scotch, et j'ai besoin d'avaler, de pleurer…mais je ne peux pas. Je repousse Draco et m'assois droit contre la tête de lit, chaque muscle de mon corps rigide contracté. J'ai tellement mal au dos que j'ai dû me froisser quelque chose, mais pour l'instant c'est le dernier de mes soucis. Angoissé et terrorisé, mes doigts s'agrippent avec force au drap en satin, mes articulations devenant blanches.
Ça ne s'arrêtera pas de saigner tant qu'il ne le voudra pas. Je n'ai pas ma baguette à portée de main et il n'a aucun mot sympathique envers moi. Il me regarde plutôt, probablement pour savourer l'image morbide que je grave dans son esprit mais il me caresse ensuite le dos de la main de la sienne jusqu'à ce que je me calme et que je respire normalement.
"Je vois que ton vieil ami le rasoir t'a finalement trahi, mon chéri. Ça te guérira peut-être pour de bon de ton habitude de te couper, n'est-ce pas ?" Je ferme les yeux, trop effrayé pour acquiescer. Il rit doucement.
"Ma dernière demande est …" il fait une pause, sa main caressant toujours la mienne, "et bien à vrai dire… j'aime le sexe comme il est. Il n'y a pas besoin de grand changement parce que je l'aime comme ça. Si tu acceptes de changer ce que je veux et de garder ce que j'aime, je crois que ça marchera entre nous."
J'ouvre les yeux et le fixe, acquiesçant autant que je le peux et en essayant de lui faire comprendre par mon regard que j'ai compris la leçon et que je changerai pour lui, pour le rendre heureux. Et pour qu'il enlève ce maudit scotch de ma bouche.
Il m'étudie un instant et d'un geste de la main la bande collante tombe de mes lèvres, les libérant de leur prison ensanglantée. Je le déchire soigneusement et me penche au bord du lit en ouvrant grand la bouche pour laisser le rasoir tomber par terre et le sang couler. Une longue traînée de sang continue à couler mais je ne l'avalerai pas parce que le faire risquerait de me rendre nauséeux.
Je sens le matelas bouger sous Draco alors qu'il se penche vers la table de nuit pour prendre une fiole remplie d'un liquide vert. Je le regarde d'un air douloureux et fatigué alors qu'il débouche en douceur la fiole et la boit sans en avaler une goutte. Avec une aisance qui ne ressemble qu'à lui, il glisse sur mes genoux et me force à me rasseoir, me retrouvant contre la tête de lit. Sa bouche est remplie de potion mais il esquisse un sourire satisfait face à ce qu'il envisage de faire.
Ensuite il ferme les yeux et il se penche doucement pour m'embrasser en me tenant la tête avec ses mains de porcelaine. Les seules choses auxquelles j'arrive à penser sont que ma langue est coupée à plusieurs endroits, tout comme mes joues à cause de la lame de rasoir et que ça fait très mal. Pour moi. Mais ses lèvres rencontrent les miennes et je n'ai pas d'autre choix que de l'embrasser en retour mais lorsque la potion, d'une bonne saveur, coule dans ma bouche, la douleur cuisante disparaît.
Une potion anti douleur. Il m'embrasse la bouche remplie de cette potion engourdissante mais il avale une gorgée de mon sang fraîchement versé.
Après un moment de pur bonheur et ne ressentant plus de douleur mordante, je le repousse violemment avant de m'essuyer la bouche et de regarder avec étonnement les gouttes écarlates coulant de ses lèvres et brillant sur ses dents. Je crois qu'il n'a même pas remarqué que ça dégouline le long de sa bouche et de son menton parce qu'il ne fait aucun geste pour l'essuyer. Il se rassoit à califourchon sur moi, esquissant un sourire satisfait teinté de sang et ayant l'expression de quelqu'un qui possède le monde juste parce que je lui appartiens.
Ça prouve que je suis son monde. Je compte pour lui plus que n'importe quelle autre personne et même s'il est un peu malfaisant et surtout fou, il est toujours profondément et irrémédiablement amoureux de moi.
Je me sens toute chose.
"Putain de salope." Je murmure sur le coup, ne trouvant aucun autre mot adéquatà cette situation, que ce commentaire. J'essuie ma bouche d'un air absent sur mon épaule, laissant une tâche mouillée mais chaude qui se refroidit rapidement dans l'air froid des cachots.
"Ton unique et ta seule." Répond-ildoucement en se rapprochant de plus en plusde moi, ses mains chaudes agrippant mon torse. Je suis fatigué, affamé et je n'ai pas la force pour une activité bruyante, mais je suis extrêmement excité. Qu'est-ce que ça peut faire si on n'a pas assez d'énergie pour coucher ensemble maintenant ? Il y aura toujours une heure pour le faire. Demain soir. Le week-end. Entre les cours, après les repas ou à chaque fois que les cours seront ennuyant on arrivera à s'esquiver tous les deux.
"Donne-moi juste un baiser de bonne nuit." Chuchoté-jeavant que l'on ne s'embrasse encore, d'un baiser froid à cause de la potion. Celui-ci ralentit et s'arrête finalement, Draco appuyant sa tête sous mon menton et gardant ses yeux fermés, calquant sa respiration sur la mienne.
Nous restons silencieux un long moment pour apprécier ce calme, aucun d'entre nous ne bouge, peut-être par peur de gâcher le moment. Ou c'est peut-être parce qu'il fait tellement bon, ou alors parce qu'on est tous les deux trop fatigués pour se lever ou bouger. J'aime croire que c'est parce qu'on a besoin d'être l'un près de l'autre, peau contre peau et l'oreille contre cœur juste pour profiter de cet instant.
Il fait froid dans les cachots, ma bouche est engourdie et a le goût métallique du sang. Mais Draco est chaud, sa peau sent le savon à la lavande, ses cheveux me chatouillent le menton et il m'aime.
DpDpDpDpDpDp
"C'est ça," je chuchote avant de m'endormir, en caressant sa nuque et son dos, "le bonheur."
"Je sais." Murmure-t-il tellement doucement que je sens plus son souffle sur ma peau que je n'entends ses mots. "Bienvenue à la maison."
DpDpDpDpDpDp
Tadam, alors ??? Pas trop de peur, tout le monde est encore en vie ??? Sachez que le prochain chapitre c'est le dernier (snif snif), alors savourez le !!! J'aurai juste une petite requête, j'aimerai bien arriver à 300 reviews si possible à la fin, alors déchaînez-vous svp !!! Sinon joyeuses pâques à vous et bonne semaine !!
