Ceci est une traduction !
Auteur : Tiro
Fanfiction Originale : Finie, 64 chapitres, 367 000 mots
DISCLAMER : Les personnages appartiennent à J.K Rowling et l'Histoire appartient à Tiro. Je ne fais que traduire.
Notes : Bonjoir :) Désolée pour tout ce retard. J'ai manqué de jus ... Oui, c'est nul comme excuse mais c'est tout ce que j'ai ... Vraiment désolée. enfin, ce qui importe est que le chapitre est enfin disponible :) Allez, bonne lecture.
Hum hum : WARNING : Eh bien, on va dire qu'il va y avoir un peu de scènes gores ...
« Parole »
« Fourchelangue »
'Pensée'
Vision & Souvenir
XXXX
Chapitre Trente-Deux : Noël II
Erus se réveilla et leva les yeux vers le plafond. Aujourd'hui était le premier jour des vacances. Le lendemain, il partirait au Manoir Riddle pour quelques jours, échappant ainsi au Bal de Noël de l'école. Et éventuellement, il pourrait se débrouiller pour voir Noir. Son vampire lui manquait.
Il s'assit et s'étira. Vates marmonna quelque chose de sous les couettes puis en émergea lentement. Il glissa le long du torse de l'adolescent pour se poser autour de son cou. Erus tourna son regard vers le lit de Cain et vit qu'il était vide. Il fronça les sourcils et son regard se tourna vers le lit d'Abel. Il cligna des yeux, plusieurs fois, légèrement surpris.
Il savait que les jumeaux étaient proches l'un de l'autre mais il venait seulement de se rendre compte d'à quel point. Cain avait abandonné son lit pour trouver du réconfort dans les bras d'Abel. Ce dernier avait ses bras autour de son frère, leurs jambes étaient entortillées.
Erus ne trouva pas cette vue si étrange que ça. En effet, cela leur était arrivé plus d'une fois, à lui, son frère et sa sœur. Il se leva pour se lever, faisant attention à ne pas les réveiller.
XXXX
Cynthia étreignit Erus de toutes ses forces puis lui dit :
« Nous nous verrons dans quelques jours. Dis bonjour à Anastasia et Cygnirius de ma part, ok ? »
« Pareil pour mes parents, s'il te plait. » ajouta Draco en prenant son frère dans ses bras.
Erus acquiesça et on le relâcha. Quelques instants plus tard, il était entouré de ses autres amis qui voulaient également lui dire au revoir. Ginny et Luna étaient aussi là. Toutes les deux l'étreignirent, le surprenant grandement.
Les jumeaux Weasley lui serrèrent l'épaule et lui soufflèrent à l'oreille :
« Nous ferons en sorte que Dennis Potter apprécie énormément Noël. »
Erus ne put qu'en rire.
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« Papa ! »
Voldemort sourit quand il vit son fils commencer à courir. Son n'était plus un enfant. Il voyait désormais un jeune homme qui avait déjà des plans pour le futur et qui se tiendrait à ses côtés.
L'homme fut un peu surpris par l'étreinte de son fils mais ne s'en plaignit pas. Il inspira l'odeur d'Erus, massant sa nuque de sa main. Les cheveux d'Erus étaient doux, brillants et sentaient bon. Ça n'avait pas changé.
Ils se relâchèrent et Erus lui sourit de toutes ses dents. Il n'allait pas laisser la vision qu'il avait eu gâché le temps qu'il allait passer avec son père. Elle n'était pas encore arrivé et il avait déjà avancé dans ses plans pour le sauver.
« Rentrons à la maison. » murmura Voldemort.
Erus hocha la tête avec joie.
XXXX
Sirius se dirigea dans la chambre que Voldemort lui avait donnée. En tant que 'servant', il était censé suivre Erus partout où celui-ci allait. C'est pourquoi, il avait été obligé de suivre l'adolescent. Bien sûr, Severus allait lui manquer mais autrement, il ne se plaignait pas trop de sa situation. Enfin, du moment que Bellatrix ne le trouvait pas. Cette femme était insupportable.
Erus observa le salon avant de s'asseoir sur un canapé. Qu'il était bon de rentrer chez soi. Il se frotta son visage contre une des couvertures qui se trouvait là et fut heureux de constater qu'elle portait l'odeur de son père. Voldemort trouva cette vue amusante et s'assit à son tour sur le canapé. Il enfonça son doigt dans les côtes de son fils et sourit lorsque celui-ci émit un petit piaillement avant de se déplacer pour échapper à ce doigt. Le sourire se fit carnassier. Peu de temps après, Erus hurlait de rire tandis que son père le chatouillait.
Une fois que Voldemort ait abandonné cette torture, ils se rendirent compte qu'ils étaient tous les deux au sol. Erus leva les yeux vers lui.
« Nous nous comportons comme des gamins. »
« Et ? » demanda son père. « Ca faisait longtemps que je n'avais pas autant ris. »
« Dumbledore t'occupe beaucoup ? » s'enquit Erus en se déplaçant pour se retrouver sur son paternel. Voldemort grogna lorsque son fils, le faisant exprès, se laissa tomber plus lourdement qu'il ne l'était nécessaire. Il répondit néanmoins :
« Extrêmement. Il est vraiment dérangé, ce vieil homme. »
« Papa, ça fait super longtemps qu'on le savait. » Il posa sa tête sur ses mains, ses coudes reposant sur le torse de son père.
« Oui, et tu es lourd. Descends ! »
« Je ne suis pas lourd ! »
« Si, tu l'es ! »
« Non, je ne le suis pas ! »
Voldemort abandonna et laissa sa tête retomber contre le dossier du canapé. Erus s'installa plus confortablement sur son père et ferma les yeux. Le Lord Noir n'eut pas le cœur de le faire dégager.
XXXX
Noir semblait déterminé à ravager la bouche de son jeune amant jusqu'à ce qu'il n'ait plus de souffle mais Erus réussit à lui rendre la pareille. Ils s'embrassèrent ainsi passionnément pendant plusieurs minutes avant que leurs lèvres ne se séparent pour qu'ils puissent respirer.
Le vampire posa son front contre celui d'Erus et soupira joyeusement.
« Tu m'as manqué. » lui susurra Noir. « Ton père m'a vraiment foutu les jetons quand il m'a parlé de ta vision et de ta réaction. »
« Il aime te faire peur. » dit Erus en posant sa main contre la joue du vampire. « Je vais bien, comme tu peux le constater. Tu as eu tout le temps de t'en inquiéter auparavant. Maintenant, la chambre. »
« Hein, déjà ? »
« Pas de hein avec moi, crétin. La chambre, MAINTENANT ! » gronda Erus en tirant le vampire derrière lui.
XXXX
A la Veille de Noël, Erus fut réveillé par son père. Voldemort le regarda avant de poser son regard sur Noir. Le vampire resta endormi quand Erus s'assit avec un bâillement. Il leva les yeux sur le Lord Noir, surpris quand son père lui tendit une robe. Il la prit cependant sans rien dire. Vates marmonna quelque chose à propos de souris – ce serpent ne pensait qu'à cela, ma parole ! – du bureau sur lequel il s'était installé mais ne se réveilla pas non plus.
« Viens. » chuchota Voldemort.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Erus lorsqu'ils sortirent de la pièce.
« Tu sais que j'ai fait un autre Horcruxe que le journal, n'est-ce pas ? »
« Oui. » Erus fronça les sourcils. Voldemort ne parlait jamais de ses Horcruxes s'il pouvait l'éviter. Il ne les avait mentionné quelques fois, et à chaque fois, avec une grande réticence.
Le Lord sortit un médaillon de sa poche et, d'un coup de baguette, le transforma en boucle d'oreille. Il se tourna vers Erus et dit :
« Je voudrais que tu en prennes soin pour moi … au cas où quelque chose arriverait. »
« Papa ? Qu'est-ce qu'il y a ? Est-ce que tu penses que quelque chose va t'arriver ? »
« Pour le moment, je n'en suis pas sûr. » répondit Voldemort. « S'il te plait, pourrais-tu en prendre soin pour moi ? »
L'adolescent savait qu'il pensait à la vision. Comme Erus ne lui avait rien raconté d'autre que le fait qu'il allait mourir, Voldemort n'avait aucune idée de qui son meurtrier allait être et quand cela allait se produire. L'adolescent se débrouilla pour hocher la tête, disant qu'il était d'accord. Avec beaucoup de précaution, Voldemort mit la boucle d'oreille à Erus. Ce dernier la sentit la magie rassurante de son père le traverser.
« Je ne laisserai personne te faire du mal. » Il étreignit son paternel de toutes ses forces. « Tu m'entends, papa ? Tout ira bien. »
L'homme rendit son étreinte à son fils mais ne dit rien.
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Noir remarqua très rapidement qu'Erus était distrait. Il ne mangeait pas et jetait fréquemment des regards à la chaise sur laquelle Voldemort aurait dû être assis. L'homme était de sortie pour un raid avec quelques personnes du Cercle Intérieur.
« Qu'est-ce qui ne va pas, Erus ? » Il lui prit la main.
Des yeux émeraude s'accrochèrent à des yeux violets.
« J'ai besoin de ton aide. »
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Quand Voldemort revint, il entendit des cris provenant des donjons. Curieux, il descendit. Puis s'arrêta sur la dernière marche de l'escalier … horrifié ? Oui, horrifié. Voldemort ne ressentait généralement pas cette émotion mais c'était bien de l'horreur qu'il sentait le parcourir.
Son fils était complètement recouvert de sang, tailladant un homme sans s'arrêter. Ses canines étaient clairement visibles et ses yeux étaient presque rouges. Le sol était couvert de sang et d'intestins. L'odeur nauséabonde qui parvint à Voldemort le rendit malade.
Plusieurs prisonniers étaient déjà morts et ceux qui étaient encore en vie hurlaient à pleins poumons. Ils tentaient de rester le plus loin possible des portes de leur cellules, le plus loin possible de l'adolescent enragé et légèrement fou.
L'homme émit un dernier gargouillement lorsqu'Erus l'égorgea. L'adolescent lâcha ce qui restait du corps et prit quelques inspirations. L'instant d'après, il cogna le mur de son poing et quelques fissures apparurent. Il ouvrit une autre porte de cellule à la volée et en sortit une femme par les cheveux. Elle n'arrêtait pas de geindre, de pleurer, si pathétique, si inutile. Voldemort ne pouvait détacher son regard de son fils. Il savait qu'Erus aimait tuer, voir des gens souffrir mais il ne s'était pas attendu à ce que son fils aime voir le sang couvrir le sol, les murs, le foutu plafond et lui-même.
« Ne me tuez pas ! » gémit la femme, tentant de se dégager. Erus agrippa sa gorge et elle s'arrêta, la peur évidente dans son regard. Le Lord Noir attendit de voir ce que son fils allait faire.
« Ne pas te tuer ? Pour quelle autre raison es-tu ici, si ce n'est pour y mourir ? » demanda doucement le garçon.
« Je ne veux pas mourir ! » croassa-t-elle avant de se remettre à pleurer.
« Arrête de chialer ! Vous êtes pathétique, tous autant que vous êtes » gronda Erus. « Vous êtes tous pathétiques ! Vous méritez tous de crever ! Je vous tuerai de la même façon que je tuerai Dumbledore ! Je vous détruirai de la même façon que je détruirai Dumbledore ! »
Aaah, alors son fils était énervé à cause de cela. C'était peut-être en rapport avec sa vision. Mais il n'avait jamais dit à son père qui allait le tuer.
« Personne ne peux tuer Dumbledore ! » s'écria la femme dans un élan de courage. Une ancienne Gryffondor, donc.
« Oh que si, je m'en occuperai personnellement. » Il la tira derrière elle le long du couloir. Elle hurla, se débattit et tenta de lui faire lâcher prise. « Arrête de te débattre, ça ne fera qu'empirer ta situation. »
Voldemort vit alors une tête passer par la porte d'une des cellules et cligna des yeux. C'était Rockwood. Que faisait-il là ? »
« Est-ce que vous allez le tester sur elle, jeune maître ? » demanda l'homme.
« Non. » répondit Erus, laissant Voldemort perplexe. De quoi parlaient-ils ? « C'est encore trop instable puisque nous ne l'avons jamais fait auparavant. Mais sinon … Celle-ci semble être farouche. C'est le genre de femme que tu aimes, non ? »
Les yeux de Rockwood se mirent à briller.
« Jeune maître, vous n'êtes pas en train de dire que … »
« C'est un remerciement pour ta précieuse aide. »
« J'aiderai toujours le jeune maître si j'en suis en mesure. »
« Je m'en rappellerai. » dit Erus. « Nous devrons être en mesure de le tester bientôt. »
Rockwood s'inclina et on lui donna la femme qui n'avait pas cessé de pleurer. La porte de la cellule se ferma et Erus parut se détendre. Il fit un geste de la main et toute trace de sang sur ses vêtements disparut. Il claqua des doigts et Fabella apparut.
« Nettoie cet endroit. » fut son seul ordre en balayant les lieux d'un geste de la main. Ni l'elfe de maison, ni Erus ne remarquèrent le Lord Noir remonter les marches et disparaître dans son bureau.
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Voldemort lança un regard à la pile de parchemins devant lui et soupira. C'était Noël et il n'avait qu'une envie, se détendre. Cygnirius et Anastasia étaient passés en coup de vent, ayant d'autres choses de prévu pour la journée. Erus ne s'était pas conduit différemment d'à son habitude et leur avait dit que Cynthia leur envoyait tout son amour. Personne n'aurait pu dire que quelques heures auparavant, il avait tué de nombreuses personnes.
« Ça peut attendre un autre jour, tu sais. »
Il leva les yeux et vit Erus se tenir dans l'embrasure de la porte. Il s'était changé. Voldemort ne l'avait pas remarqué lorsque les Bellum étaient passés les voir. Il portait désormais une chemise blanche lâche et un slim noir. Son père nota également qu'il était pied nus et qu'il avait croisé les bras sur sa poitrine. Sa magie était calme.
« J'aurai bien aimé que ce soit le cas mais ces foutus parchemins datent de la semaine dernière. »
« Peut-être devrais-tu bouger ton royal popotin de temps à autre pour bosser un peu. » lui conseilla son fils en entrant dans la pièce.
Voldemort le fusilla du regard mais Erus n'en parut pas affecté. Ce dernier se laissa tomber sur un des fauteuils en face du bureau. Il observa ses ongles puis continua :
« Mais je ne pense pas que ces parchemins ne puissent pas attendre une autre journée. Allez, viens. J'ai envie de faire une bataille de boules de neige. »
« Une quoi ?! »
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Severus avait le regard fixé sur la scène qui se déroulait devant ses yeux. Il s'était figé et sa mâchoire s'était décrochée. Les mots lui manquaient. Oui, lui le maître des potions que beaucoup craignaient, le bâtard graisseux, la chauve-souris des donjons d'Hogwarts, LE Severus Snape était absolument bouche-bée.
Bien évidemment, voir le Seigneur des Ténèbres se faire battre par son amant et son filleul dans une bataille de boules de neige était quelque chose que Severus n'aurait jamais pensé voir. Il observa Sirius et Erus lancer une dizaine de boules de neige chacun sur le pauvre homme puis laissa échapper un gloussement très peu Snapien lorsque l'une d'elles toucha Voldemort au visage.
Cinq minutes plus tard, il riait tellement qu'il devait se tenir les côtes. Les trois autres ne le remarquèrent pas immédiatement mais lorsqu'ils le firent, ils le fixèrent tous du regard avant d'éclater de rire à leurs tours. Ils devaient avoir l'air complètement ridicules.
Voldemort chassa la neige qui maculait ses habits d'un rapide geste de la main et ajouta un sort de réchauffement sur ses vêtements. Ses mains étaient gelées, tout comme ses pieds, d'ailleurs. Il n'avait qu'une hâte, retourner à l'intérieur du Manoir. Un coup d'œil à son fils et il sut qu'il pensait la même chose.
Sirius eut un grand sourire plutôt démoniaque et, d'un bond, il avait sauté sur son amour, les faisant tomber tous les deux dans la neige. Severus glapit et Sirius laissa échapper son habituel rire tonitruant.
« On est complètement taré. » déclara Voldemort avec un soupir tandis qu'il délogeait la neige qui se trouvait sur la cape de son enfant.
« En effet. Mais si nous ne l'étions pas, ça ne serait pas aussi drôle, pas vrai ? »
Les deux regardèrent Severus et Sirius se battre, le maître des potions pour se relever – la neige, c'est plutôt froid, après tout – et l'Animagus pour rouler une pelle à son chéri. Le plus vieux des autre répondit :
« C'est pas faux. »
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Ce soir-là, ils allèrent à la petite réception qu'organisaient les Malfoy. Seuls les plus proches amis étaient invités. Erus s'était débrouillé pour convaincre Noir de venir et Severus n'avait même pas laissé le choix à Sirius. Le seul célibataire au Manoir Riddle - Voldemort, donc - avait été content de l'être. Pas besoin de convaincre son aimée ou de se laisser persuader.
Lucius les salua avec chaleur lorsqu'ils pénétrèrent dans le Hall d'Entrée.
« Votre journée s'est bien passé ? » les questionna-t-il tous.
« Plus ou moins. » répondit Voldemort et les autres acquiescèrent à ses dires. Des elfes de maison vinrent prendre leurs capes avant qu'ils ne se dirigent vers la Salle de Balle.
Voldemort secoua la tête quand il vit son fils prendre un verre de vin. Son fils grandissait si vite … Il lança un regard d'avertissement à Noir qui hocha la tête en réponse. L''adolescent n'aurait pas d'autres verres de la soirée. L'homme reprit sa conversation avec Nott sénior, satisfait. Le vampire était passé maître dans l'art d'interpréter les différents regards noirs que lui lançait Voldemort.
Erus attira Rockwood, Sirius et Noir dans une pièce non-utilisée peu de temps après. Il lança sort sur sort. Personne ne pourrait entendre de quoi ils allaient parler. Cela fait, il se tourna et observa les trois, tour à tour.
« Je sais que c'est la Veille de Noël mais ... »
« C'est bon, ne t'inquiètes pas. » le rassura Sirius.
Noir et Rockwood acquiescèrent. Erus soupira de soulagement.
« Bon, et bien, commençons, dans ce cas-là. Rockwood, comment ça se passe au Ministère ? »
« J'ai entendu dire que Dumbledore va envoyer des Aurors qui se sont dans l'Ordre du Poulet Grillé pour trouver Bill Weasley. »
« Pourquoi cela ? »
« Apparemment, il va lui être demandé de jeter des sorts de protection sur une pièce pour un événement très important qui aura lieu l'année prochaine. » lui confia Rockwood. « Je n'ai pas réussi à découvrir plus que cela, pour le moment. »
Erus hocha la tête et songea pendant un moment. Si Débiledore avait besoin de Bill, cela devait être vraiment important. Quelque chose qui se passerait l'année prochaine … La seule chose à laquelle il arrivait à penser était le meurtre de son père. Il allait devoir prendre cela en considération.
« Je vais prendre contact avec Bill et lui demander de découvrir ce qu'il se trame. » déclara-t-il enfin. « Noir, ton frère est de notre côté ? »
« Bien sûr ! » s'exclama Noir. « Il a très envie de créer la pagaille. »
Erus eut un sourire satisfait.
« Sirius … Tu sais ce que tu as a faire. »
« Ouaip. Tu es sûr que c'est Neville Londubat ? »
« Oui. C'est bien lui que j'ai vu dans la Vision et c'est à lui que la prophétie fait référence. » l'informa Erus.
« Pourquoi ne pas informer votre père de toute cette histoire ? »
« Pas pour le moment. » Le visage de l'adolescent se durcit. « Je tuerai Londubat de mes propres mains. »
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« Tu nous as manqué ! »
« Cynthia, peux pas respirer ! »
Ils rigolèrent tous quand ils virent Erus se débattre de toutes ses forces pour échapper à sœur sur-excitée. Curiosus, invisible aux yeux de ceux qui n'étaient pas au courant de son existence, pencha la tête sur le côté et les regarda bizarrement. Erus n'eut pas le cœur de lui envoyer un regard noir.
Une fois que Cynthia l'eut étreint, les autres se jetèrent sur lui. Au moins, eux savaient comment ne pas tuer une personne en la prenant dans leurs bras.
« Vous vous êtes bien amusé ? » leur demanda-t-il pendant qu'ils marchaient dans les longs couloirs d'Hogwarts. Sirius les suivaient tout en restant un peu en arrière et en sifflotant un petit air. Les adolescents ne s'occupaient pas de lui et cela lui allait très bien.
« Ouais ! » s'exclama Fred. « Nous nous sommes débrouillés pour jouer des mauvais tours à Potter trois fois. »
« Où est Ginny ? » demanda Erus.
« Avec Luna. » l'informa George. « Elles sont propbablement à la bibliothèque ou dans la Salle Commune de Serdaigle. Les élèves de cette Maison ne semblent pas être dérangés par la présence de Ginny. Après tout, elle ne les embête pas et les laisse bosser tranquillement. »
Erus aquiecça.
« Et toi ? » le questionna Cynthia. « Ton week-end s'est bien passé ? »
« Oui, c'était cool. Il ne s'est pas passé grand chose à part ma victoire sur Papa dans une bataille de boules de neige. »
« Une bataille de boules de neige ? » s'enquirent Draco et sa sœur simultanément, interloqués puisqu'ils savaient parfaitement qui était son père. Nikolaj et Dimitriv furent également bouche-bée, connaissant eux aussi l'identité de son paternel.
« Oui, une bataille de boules de neige. » Erus rigola. « Aah, son visage quand il a pris une boule de neige dans la figure … Un des meilleurs souvenirs de toute ma vie. »
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Joseph et Belladonna arrivèrent enfin à la clairière, tous les deux toujours fatigués et quelque peu irrités. Lorsqu'ils y entèrent, ils s'arrêtèrent pour fixer la scène devant leurs yeux.
Erus était assis entre deux vampires, tous deux partageant leurs capes avec Erus pour qu'il n'ait pas froid. Le servant d'Erus, Famulus, semblait avoir fini de créer un feu sans fumée peu de temps avant leur arrivée. Il était d'ailleurs actuellement en train de se réchauffer les mains. Deux hommes qu'ils ne connaissaient pas étaient assis à la gauche du servant, se réchauffant pareillement les mains. Un des deux était brun et l'autre avait les cheveux roux.
« Vous voilà. » Erus les regarda tour à tour.
« Erus, qui sont toutes ces personnes ? » l'interrogea Belladonna.
« Des amis qui vont nous aider. Tu avances avec l'œuf ? »
« Hmm, ça fait longtemps que j'ai découvert comment le déchiffrer. » dit-elle d'un ton indifférent tandis qu'elle s'asseyait près des flammes, assez proche d'Erus. « Je vais utiliser de la Branchiflore. Ma mère va m'en envoyer. »
« Génial. » déclara-t-il en la regardant. « Tu dors toujours, Joseph ? »
« La ferme. » grommela ce dernier en se laissant tomber près de la jeune femme. « Savoir le nom de tes amis ne me dérangerait pas, tu sais. »
« Evidemment, quand c'est demandé si gentiment … Les vampires sont nommés Noir et Blanc. Noir que voici est mon amant. »
Les deux nouveaux arrivants dévisagèrent longuement le vampire aux long cheveux blancs qui sourit simplement et rapprocha l'adolescent de lui. Blanc roula des yeux.
« Famulus n'est pas réellement Famulus. Son vrai prénom est Sirius. Mais je vous prierai de ne révéler son nom à qui que ce soit. Cela fait maintenant un an et demi qu'il est censé être mort. »
« Je n'aime pas spécialement que l'on parle de moi à la troisième personne quand je suis là. » marmonna-t-il.
« Désolé. » s'excusa-t-il d'un rapide sourire. « Le roux se prénomme Bill et enfin, voici Rockwood. Il travaille pour mon père. »
Les deux jeunes adultes observèrent les deux différents hommes puis hochèrent la tête pour montrer que c'était bon. Erus leur répondit d'un même geste de la tête puis reprit la parole.
« Rockwood, du nouveau ? »
L'homme songea pendant un petit moment avant de répondre :
« Dumbledore devient paranoïaque, mais bon, n'importe qui pourrait s'en rendre compte. A part ça … non, désolé, je ne vois rien d'autre. »
« C'est pas grave. Bill ? »
« Je suis entré en contact avec Dumbledore, lui faisant croire que j'étais en Egypte. » lui dévoila le roux. « Il y a cru. Je n'ai pas encore reçu de réel explication sur l'endroit que j'allais devoir protéger. Des suggestions ? »
« Nous avons besoin de savoir pour quel genre d'endroit il requiert tes services. Mais j'imagine qu'il ne révélera pas grand chose si tu ne passes pas un Serment Inviolable. »
« Ce qui nous embête pas mal puisque si jamais je le prends, je ne pourrais rien vous révéler. » dit Bill d'un air lugubre, jetant un regard noir aux flammes.
Erus sourit et déclara :
« Tu peux passer un Serment Inviolable. Fais-le. »
« Mais ... »
« Je ne te suggérerai pas de le passer si je ne savais pas comment passer outre. » lui confia l'adolescent. « Fais-moi confiance, j'aurai l'information que je veux. »
Bill hocha alors la tête.
« Dans ce cas, je prêterai le Serment Inviolable demain. »
« Bien. Blanc, mon cher ami, des nouvelles à nous donner sur la potion ? »
« Eh bien, j'ai réussi à me la faire exploser au visage pas mal de fois, malheureusement. Mais j'y arrive peu à peu. Ah, je vais avoir besoin de quelqu'un sur qui la tester. »
« Quel genre de potion est-ce ? » s'enquit Joseph.
« C'est une sorte de potion de lien. Elle fait partie du rituel que nous allons créer. »
« Nous ? » demanda Belladonna.
« Noir, Blanc, Rockwood, Sirius et moi. Bill sera là pour faire en sorte que personne ne passe les sorts de protection. Au passage, Bill, tu sais ce que ce vieux fou veut que tu fasses, exactement ? »
« Il veut clairement que je protège fortement un endroit pour que même Voldemort ne puisse pas s'en échapper et que personne ne puisse pénétrer dans la pièce avant que ce soit fini. » l'informa Bill. « Cela ne m'étonnerai pas que ça a un rapport avec la prophétie. »
Bill avait visionné le souvenir de la prophétie et par conséquent comprenait un peu mieux la requête de Dumbledore.
« Il veut que papa se trouve là où il veut qu'il soit et … » Erus se tut et baissa son regard vers le sol pendant quelques minutes. Puis il releva les yeux et dit : « Severus. Severus est l'espion, alors il doit savoir ce qu'il se passe. Je suis certain qu'il en a déjà informé papa. »
« Severus tentant de piéger Voldemort pour qu'il aille quelque part que j'aurai protégé ? » s'exclama Bill, ses yeux s'écarquillant.
« Et Londubat l'attendra là-bas. » finit Erus. « Dumbledore a tout prévu. Tout ce dont il a besoin, c'est toi Bill. C'est pour ça que Londubat paraît autant confiant, il connait le contenu de la prophétie. Débiledore l'entraîne sûrement. »
Les autres restèrent silencieux, les deux adolescents tentant de digérer tout ce qu'ils venaient d'apprendre. Erus n'était pas vraiment la personne qu'ils avaient pensé qu'il était à première vue. Ils avaient tous deux compris qui était le père du quatrième année. Voldemort, le Seigneur des Ténèbres de l'Angleterre. Ou plutôt, le Lord Noir de la Communauté Sorcière. C'était une chose à laquelle ils ne s'étaient absolument pas attendu et avait donc un peu de mal à digérer la nouvelle. Cependant, ils sortirent de leurs pensées quand la conversation reprit.
« Qu'allons-nous faire ? » demanda finalement Rockwood.
Erus ferma les yeux.
« Soit parler avec Severus et réussir à le convaincre ne pas en parler à qui que ce soit, soit nous débrouiller pour les feinter tous les deux. »
« Ce sont pas franchement deux solutions faciles ... » grommela Sirius.
« J'ai déjà réussi à le faire avec Severus, auparavant. Ce qui va être compliqué c'est de le faire avec les deux. »
« C'est pas faux. » acquiescèrent Rockwood, Bill et Sirius.
« Très bien, je vais parler à Severus, demain. Bill, toi tu passes le Serment Inviolable puis je verifierai qu'il s'agit bien de ce que nous pensons. Blanc, tu continues avec la potion. Belladonna, Joseph, pourriez-vous lui donner un coup de main, s'il vous plait ? »
« Oh ? » Blanc jeta un coup d'œil aux deux jeunes adultes. Eux regardèrent Erus.
« Blanc peut pénétrer en douce dans le bureau de Severus. » les informa-t-il. « Je ferai en sorte d'être là-bas, moi aussi. Je pense que vous pourrez faire semblant de venir me voir. »
« D'accord. » déclarèrent les deux étudiants.
« Rockwood, comme à ton habitude, garde tes yeux et tes oreilles grands ouverts, je te prie. Ah et assure-toi également que personne ne prenne la prophétie. »
« Je l'ai remplacé avec une fausse que le Seigneur Noir m'a donné. On est jamais trop prudent. »
« Bien. Sirius … Je vais te demander d'aller à la maison et de récupérer quelque chose pour moi, s'il te plait. Mon père ne doit pas savoir que tu l'as pris. »
« De quoi s'agit-il ? » demanda Sirius.
Erus sourit de toutes ses dents.
« La dague de Salazar Serpentard. »
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« Ton amant est un vampire, hein ? »
Erus leva les yeux sur Belladonna qui avait simplement haussé un sourcil, un sourire se dessinant sur ses lèvres.
« Ouais. » confirma-t-il avec un petit haussement d'épaules. Il fit attention à ne pas réveiller Vates. Le Basilic siffla doucement au mouvement mais ne bougea pas.
« Est-ce que tu l'aimes ? »
Erus hocha la tête puis baissa les yeux.
« Bien plus que je n'aurais jamais pensé l'aimer. »
« Est-ce que vous vous êtes déjà accoupler ? » demanda-t-elle et il releva la tête tellement vite que sa nuque lui fit mal. Ses joues se colorèrent de rouge. Ils marchaient vers leur carriole. Ils avaient attendu que tous soient partis avant de partir à leur tour. Sirius et Joseph discutaient tranquillement, un peu derrière eux.
« Oui, et alors ? » rétorqua-t-il en détournant le regard.
« Est-ce que ça s'est passé il y a peu ? » s'enquit-elle, adorant le taquiner.
Il marmonna quelque chose.
« Pardon ? Je n'ai pas compris. » Elle eut un grand sourire moqueur.
« Pendant le week-end où nous étions autorisés à rentrer chez nous. » marmonna-t-il un peu plus fort.
« Ooh, c'est récent ! C'est pas étonnant qu'il ait voulu que tu sois proche de lui pendant la réunion. »
« Il veut toujours me garder près de lui. Si Noir avait le choix, il m'interdirait d'aller à l'école et m'emprisonnerait dans un de ses manoirs. »
« C'est plutôt mignon de sa part. »
« Hmm, Papa n'est pas du tout amusé par tout ça. »
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« Qu'est-ce que tu fabriques encore, ô gamin aux milles secrets ? »
Erus leva les yeux et vit Lamia qui lui sourit doucement pour lui montrer qu'il n'était pas en colère ou quoi que ce soit avant de s'asseoir en face de l'adolescent.
« Pourquoi vous vous demandez ça ? »
« Eh bien, j'ai senti ton énergie pénétrer dans la Forêt Interdite puis en ressortir plusieurs fois depuis que nous sommes arrivés ici. »
Oh. Erus avait complètement oublié que Lamia pouvait sentir les autres Nécromanciens.
« Disons, qu'il s'agit d'un autre de mes secrets » Erus le regarda. « Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas seul sur ce coup-là. Plein de personnes m'ont proposé leur aide. »
« J'en suis certain. D'ailleurs, Jospeh et Belladonna font partie de ces personnes, pas vrai ? »
Il hocha la tête.
« Je m'en assurais simplement. » Le professeur agita une main. « Sinon, les cours, ça va ? Content d'avoir un peu de temps libre ? »
« J'en suis extrêmement heureux. » déclara-t-il d'un ton traînant. « Autrement, tout va bien. Pas de devoirs, Détente assurée. A moins que vous ne soyez là pour me dire que je vais passer un autre test en Nécromancie. »
« Non, non, pas avant un moment. » le rassura l'homme aux cheveux blancs. Ses yeux jaunes brillèrent d'amusement à la légère moue d'Erus.
« Génial ! » s'exclama Erus et la moue disparut.
« J'espère que tu n'es pas en train de risquer ta vie. »
Erus leva les yeux et le fixa si longtemps que l'homme devint nerveux.
« Vous voulez que je sois honnête ? »
L'homme hocha la tête.
« Je ne sais absolument pas si je suis en train de risquer ma vie ou non. J'espère simplement que je ne mourrais pas. »
XXXX
Severus leva les yeux et vit Erus entrer avec Sirius, Joseph et Belladonna les suivant.
« Sev, tu peux protéger la pièce, s'il te plait ? » lui demanda Erus.
« Bien sûr que je le peux mais pourquoi ? » rétorqua le maître des potions tout en quémandant un baiser à son amant. Puis Sirius partit inspecter les livres.
« S'il te plait, fais-le et je t'expliquerai tout. Je te le promets. »
Severus posa les sorts sur la pièce et demanda :
« Ok, Dumbledore ne pourra pas entrer. Que veux-tu ? »
En réponse à sa question, les flammes dans sa cheminée se firent vertes et Bill et Blanc en sortirent. Erus leur sourit, se tourna vers Severus et lui déclara :
« J'ai besoin que tu gardes un secret. »
XXXX
« Pas d'avancée pour le moment ? »
« Essaye de faire cette foutue potion, toi ! » s'écria Blanc, en s'arrachant les cheveux. La vue fit rire Joseph et Belladonna.
Erus secoua la tête.
« Je rigole. Prend ton temps. Heureusement, nous l'avons, ce temps. »
« Et si nous n'avions pas le temps ? » lui demanda Blanc tandis qu'il bannissait la potion qu'il venait de rater. Il se prépara à recommencer.
« Je te hurlerai au visage. » lui déclara Erus en tournant la page de son livre, son dos s'appuyant contre le dos de Bill. Le roux sommeillait, les effets du voyage d'Erus dans son esprit s'effaçant peu à peu. Ils avaient eu raison. Maintenant, ils allaient pouvoir se concentrer pleinement sur leur plan.
Blanc secoua simplement la tête et se tourna vers son chaudron.
« Qui jouera le rôle de Tom ? » demanda Severus en continuant à corriger ses papiers.
« Je songe à me proposer moi-même. De toute façon, je n'aurai besoin de ressembler à papa que pendant une minute ou deux. »
« Tu ne vas pas me dire quelle genre de rituel tu vas effectuer ? » demanda le maître des potions.
« Tu ne nous laisserais pas faire, alors non. » déclara Erus d'un ton joyeux.
« Je pourrais te l'interdire maintenant, si je le souhaite. »
« Et pourquoi t'écouterais-je ? »
Severus grimaça.
« Pas faux. »
XXXX
Verdict, mes petits canetons ?
Rar aux anonymes : Même rengaine que d'habitude : Je vous aimeuh ! Merci beaucoup à vous d'avoir pris la peine de laisser une review :
Tsubaki : Oui, il s'agissait d'un joli cliffy ... mais si, du coup, tu as du attendre un peu plus longtemps que prévu. Je suis vraiment désolée. J'espère que tu auras aimé ce chapitre :D
La Prof : Merci beaucoup à toi pour toutes tes reviews et merci pour tes compliments. Bye :D
