Bonne Lecture !
]Chapitre Trente-Sept[
POV Surprise.
"- Sauvez-le..."
En me voyant, ainsi terrée dans le cul-de-sac, on pourrait se demander ce que je faisais ici. Je regardais l'enfant à qui j'avais appris l'alchimie se fondre avec le sol tout en sanglotant. Je le regardais avec horreur mais il me fallait être impassible. De nouveau, ma vie basculait... J'avais déjà perdu un bébé tout juste venu au monde... J'avais souhaité lui rendre la vie en le transmutant mais je n'avais fais que créer un monstre. Un monstre identique à ce qu'aurait pu être mon fils. Un homonculus. Je n'arrivais pas à me pardonner, jamais, mais en plus j'avais reçue la punition ultime d'être stérile et de ne plus pouvoir avoir d'enfants avec mon mari. J'avais peur de tout à cette époque, même qu'il s'en aille. Mais il était resté à mes côtés. Mon homme. Mon mari. Et en voyage, nous avions rencontrés deux petites têtes blondes sortis d'un trou perdu. Ces deux gamins ignares et pénibles à souhait m'ont demandé d'être leur Maître d'Alchimie et je n'avais pas pu résister aux regards déterminés qu'ils m'avaient lancés...
Après avoir passé des années à leur apprendre la base de l'alchimie, à leur apprendre à se battre et à respecter sa propre personne et leur avoir fait à manger, les avoir mis au lit... Je ne pouvais pas dire que c'était mes enfants, non... Mais... Je les aimaient. J'aurais pu passer sur eux toute l'affection que j'aurais pu avoir pour mon propre enfant, mais je m'étais fait violence pour ne jamais le faire. Je ne voulais pas voler cette place qu'est celle d'une Mère. Mais je voyais bien comme je les effrayaient quand ils me voyaient. Je leur faisais peur comme une mère qui surprend ses enfants à cacher son bulletin scolaire. Je les cultivaient comme une mère qui apprend à ses enfants à ne pas reproduire les mêmes erreurs. Je les avaient bordés comme une mère qui se veut rassurante avant une nuit d'orage. Je les avaient tenus dans mes bras pour les enlacés... Ces enfants orphelins. Ces fils perdus. Je ne voulais pas d'eux au départ mais je ne pouvais plus me passer d'eux à présent.
Quand Alphonse m'avait appelé il y a trois mois pour me dire que son frère courait un grave danger, j'avais tenté de ne pas m'inquiéter. Car...Ce n'était pas la première fois. Mais ma valise m'attendait sur le lit quelques heures après son coup de fil. Je ne pouvais pas rester les bras croisés ! Après deux mois sans nouvelle des frères Elric, mon mari et moi-même prenions le train pour Central City.
"- Izumi Curtis ! Je suis plus que honoré de faire votre connaissance"
Le Généralissime en personne me recevait à la gare. Comment avait-il su que j'arrivais ? Comment me connaissait-il ? Mais j'avais l'impression qu'ici, ma réputation me précédait de beaucoup. Il m'expliqua la situation sans oublier le moindre détail. Je trouvais son récit court et très peu étoffé mais il connaissait le principal: Edward transformé en homonculus qui peut utiliser son alchimie. Sa capture ne sera pas évidente, si tenté que nous le capturons au lieu de le tuer. A cette annonce, j'avais vomis. Vomis mon sang et mes tripes. De nouveau, le cycle se répétait. Je n'avais pas mis ces enfants au monde, mais je les aimaient. Et de nouveau, on me les enlevaient...
Le Généralissime m'emmena dans son bureau dans le plus grand secret et me proposa de rester dans le coin de manière discrète afin de devenir un élément de surprise. Surprise, disait-il ? Je suis une surprise, moi ?! Je n'avais pas envie d'attendre ! J'avais très très envie d'aller voir ces deux garnements et de leur flanquer une raclée nucléaire pour que les homonculus qui les possèdent déguerpissent en appelant leur Créateur ! Ils se remettraient des coups, immortels comme ils le sont à présent. Mais de mes poings, je jurais de leur faire regretter d'être si faibles ! Ce qui m'énervais le plus était d'entendre le rapport de l'attaque d'un certain Sho Tucker sur Edward.
"- C'est une plaisanterie ? avais-je dis en démolissant le mur de son bureau."
Il était devenu un homonculus parce qu'il avait reçu "accidentellement" une lame de couteau dans la ... GUEULE ? ON CE FOUT DE MOI, C'EST PAS POSSIBLE ! et la goutte qui fait déborder le vase... ALPHONSE A DISPARU ? QUI EST L'ECERVELE QUI L'A LAISSE SANS SURVEILLANCE ? Non... C'est inutile de se mettre en colère contre l'imbécile qui ne sait pas s'occuper un tant soit peux d'eux-mêmes. La question était plutôt... ALPHONSE PETIT CRÉTIN ! N'ÉTAIT-CE PAS ÉVIDENT QUE TU SERAIS LE PROCHAIN ?! J'aurais ta peau sombre imbécile et je t'étranglerais avec ton beau visage fraîchement retrouvé quand tu aura repris tes esprits ! Tu te souviendra de cette leçon comme la dernière de ton existence !
C'était pleine de cette conviction que le Généralissime m'enfermais presque dans le QG de Central City pour que je ne sois pas voyante. Cachée dans l'ombre avant que la menace n'arrive... Mais mon attente fut de courte durée. Ce vieux croûton à la moustache pointue était revenu me voir pour me demander mon aide tactique.
L'après-midi même, je traçais un cercle d'alchimie aussi gros que la surface d'une maison sur les pavés de la rue des Lilas. Il fallait qu'il soit petit et très difficile à dissimuler c'est pourquoi je le traçais au crayon de papier, la couleur étant tellement proche de celle du sol. Essoufflée et épuisée, je terminais mon boulot à l'approche des soldats. Je me dissimulais dans le cul-de-sac près de la maison brûlée et attendait...
"- Sauvez-le..."
A présent, je regardais ce jeune homme pleurer. Le même jeune homme que j'avais presque élevé. Ce stupide Colonel était obnubilé par sa présence et ne voyait rien d'autre autour de lui. Je sortais de ma cachette et fit de l'ombre aux deux silhouettes recroquevillées au sol. Ils relevaient subitement les yeux vers moi et je profitais de ce moment pour envoyer mon pied dans la figure d'Edward. Il tomba sur le dos, étonné. Et j'attrapais la veste noire du Colonel pour l'obliger à se relever;
"- Vous n'êtes qu'un imbécile ! Encore un peu et il vous aurait mangé dans sa main ! GRAND CON !"
A mes mots, Edward s'accouda par terre et me décocha un sourire amusé;
"- Ce n'est pas gentil ça, j'étais à deux doigts de réussir."
Je voyais le grand brun à mes côtés qui l'observait avec frayeur. Il se rendait compte qu'il s'était fait avoir. Je fusillais le petit blond du regard;
"- Tel est pris qui croyait prendre ! TU PENSAIS SÉRIEUSEMENT QUE JE NE RECONNAÎTRAIS PAS EDWARD SI JE LE VOYAIS ?"
J'inspirais férocement pour reprendre mon souffle et poursuivais;
"- Cet imbécile ne se mettrait pas à pleurer mais il sauterait de ses gongs pour sauver son frère ! IL NE DEMANDERAIT PAS A UN AUTRE DE LE FAIRE !"
Edward se mordait la langue devant nous et se redressa en époussetant ses vêtements. Je lançais un regard furtif à mon cercle tracé sur le sol qu'on voyait à peine et je reculais de quelques pas en tenant fermement l'épaule du militaire à mes côtés. Il fallait que nous sortions du champs de transmutation avant qu'Edward ne pose ses mains à terre. Mais surtout... Il fallait l'obliger à le faire ! Je donnais un coup de poing dans l'estomac du Colonel et le poussait à terre derrière moi. Aucun son ne sortit de sa bouche car il était bien trop sonné parce qui se passait. Je tapais mes mains l'une contre l'autre en défiant l'homonculus du regard. Celui me souriait et il imita mon geste...
Bien.
Rapidement je posais une main contre le mur à ma droite. Des pics rocailleux jaillissaient du mur, aimantés par ma cible blonde. Celle-ci posa aussitôt ses mains au sol dans l'espoir, j'imagines, de créer une barrière.
"- Imbécile, soufflais-je"
Le cercle à ses pieds s'illumina dans un rayon pourpre. Son sourire s'effaça aussitôt et il releva la tête vers moi pour chercher des réponses dans mon regard. Il palissait à vue d'œil et avant qu'il n'est put dire ou faire quoi que ce soit de plus, il se retrouvait à genoux sur le sol, en train de souffrir. Alphonse nous vîmes et il fonça sur nous comme une flèche. Il évitait soigneusement le contour du cercle, alors je reposais mes mains l'une contre l'autre et les plaquaient sur le mur afin de créer d'autres pics meurtriers.
"- Vous allez bouger votre cul ou attendre sagement par terre ? hurlais-je au dessus des éclairs du cercle à l'attention du grand brun dans mon dos"
Il se relevait difficilement, une main fermement accrochée à son estomac. Je le regardais d'un air pathétique;
"- Oh c'est bon ! C'était juste un coup de poing !"
Je me souvenais aussitôt du fait qu'il se remettait d'une convalescence de trois mois pour blessure grave à l'estomac. J'esquissais une moue boudeuse pendant qu'il relevait les yeux vers moi, me promettant sans doute une mort lente et douloureuse sur le moment. Mais il se redressa avec le peu de force qu'il lui restait et dans un souffle saccadé, il claqua des doigts dans la direction d'Alphonse. Je le vis fermer les yeux au moment où son feu atteignait le grand blond et le calcinait sur place. Moi-même, je fus prise d'un haut-le-cœur en voyant ce tendre jeune homme qui hurlait à la mort.
"- Allez vous occuper des autres ! dis-je en me tournant vers Roy, je m'occupes d'eux!"
Il hésita longuement et regardait Edward qui vomissait les pierres rouges, prisonnier du cercle de transmutation. Il se tourna vers moi et me demanda;
"- Est-ce qu'il va redevenir humain ?"
Je grimaçais et lui répondait sincèrement;
"- Non. Mais l'homonculus sera très affaiblit. Maintenant, si vous voulez pas qu'on crève ici ! BOUGEZ VOTRE CUL !"
Je me précipitais vers Alphonse qui cicatrisait doucement. Il leva la tête vers moi, on ne peut plus meurtrier. Mon enfant...
Pardonne-moi.
A la suite. Vous l'aurez compris, la surprise c'était Izumi. Elle est encore vivante et pleine d'énergie. Oui comme je l'ai dis au tout début de l'histoire, je me suis inspiré de la premier anime et non de la deuxième.
