Chapitre 36 L'amour

===PV de Damon===

-Non Damon, tu ne peux pas.

-Comment cela je ne peux pas ? dis-je.

Mais il se prend pour qui ? Je viens voir mon frère pour lui faire des confidences et monsieur essaye de m'interdire à moi de faire ce que je veux.

-Tu sais comment cela va finir.

-Car tu penses que je ne peux pas changer ?

-Si c'était possible cela ferait longtemps qu'on le serait.

Pourrait-il comprendre que mon humanité me rattrape ? Que j'en ai marre de draguer les minettes, m'amuser et oublier tous sentiments. Elena m'avait ouvert les yeux, comment Stephan pourrait-il le comprendre, il ne me connait même pas.

-Tu ne me connais pas, dis-je.

-Damon réalises-tu ce que tu m'as annoncé ?

-Stephan, je suis amoureux.

-Amoureux comme avec Katherine ou comme avec Elena ?

Quel idiot, Katherine était la première femme qui avait touché mon cœur, Elena elle, l'avait fait rebattre. Mais ELLE, elle est l'amour de ma vie, la femme de mes rêves. Je ne sais pas comment je pourrais lui expliquer.

-Oh non, c'est bien différent, de plus je ne te demande pas ta permission, petit frère.

-Damon tu as bu son sang ?

-Bien sûr que non, tu me prends pour qui ? Frérot.

-Je te prends pour toi.

Il a vraiment une mauvaise estime de moi, quand je pense que c'est lui qui m'a toujours trahi.

-Damon, tu as couché avec elle ?

-Cela ne te regarde pas.

-Mais mince Damon elle est enceinte tu as profité de sa faiblesse.

Le sexe, toujours le sexe, comme si c'était la seule chose importante. Il suffit que je reste vague pour qu'il pète un plomb.

-Sache une chose Stephan, les femmes enceintes ont une libido très développée.

-Damon, c'est dangereux pour l'enfant.

-Mais vis avec ton siècle, il existe des positions adaptées à la situation.

-Damon, tu sais tout comme moi que tu vas t'amuser avec elle et tu vas la quitter. Tu as eu du sexe, après tu réclameras son sang et adieu.

Et blablabla blablabla je suis le méchant il est le gentil. Et bien sûr seul monsieur peut-être amoureux.

-Tu n'as pas le monopole moi aussi j'ai le droit d'être heureux et pour tout te dire je n'ai pas couché avec elle.

-Oh.

Et bang, belle réplique. Je vais devoir lui expliquer, je n'ai pas envie de perdre mon frère.

-Je l'aime trop pour cela, j'ai enfin trouvé la femme idéale. Elle est humaine, mais elle ne vieillit pas. Je m'imagine déjà m'occupant de son enfant pendant qu'elle se reposera d'une journée harassante.

-Vous flirtez ensemble ?

-Tout dépend de ta définition de flirter si c'est le fait de la draguer, je réponds oui, mais si s'est l'embrasser alors non.

-Oh.

Mon frère, mon pauvre frère, je ne vais pas draguer la femme que j'aime comme j'aborde les femmes qui me servent de repas.

-Oui je le fais à l'ancienne, vue sa date de naissance et de son vécu j'ai pensé que c'était plus approprié.

-Et elle ?

-Je sais qu'elle m'aime bien, mais je ne lui ai pas déclaré.

Avec tout ce qui se passe c'est temps-ci je me vois mal demander sa main à son tuteur.

-Et ton addiction au sang de jeune et jolie fille ?

-Je les remplacerais par des vieux et vilains garçons et va savoir, elle pourrait comprendre et l'accepter.

C'est lui qui me demande cela alors qu'il se nourrit du sang d'Elena, je crois rêver.

-Ce n'est pas drôle Damon.

-Non et cela ne l'est pas non plus quand tu te nourris d'Elena. Nous n'avons plus rien à nous dire pour aujourd'hui, dis-je en soignant une sortie théâtrale.

===PV de Constance===

-En êtes-vous sûr ?

-Il est si gentil et si attentif avec moi.

Il avait passé de longues heures à parler avec moi et d'autres heures à rester là seulement pour que je ne sois pas seule. Il pensait à mes repas, savait quand partir, il respectait mon intimité.

-Je ne voudrais pas vous choquer, mais Diogène a opéré de la sorte pour vous avoir.

-Aloysius, je l'aime.

Comment pouvait-il comparer Damon à Diogène, leur prénom commençait par la même lettre et après ? Ils étaient aussi bien éduqués et instruits l'un que l'autre. Mais l'un m'avait trahi pour posséder mon corps alors que l'autre ... Je ne sais même pas ce que voulait Damon, peut-être seulement m'aimer.

-Et lui ?

-Je n'en sais rien, on n'en a jamais parlé.

-Et l'avenir de l'enfant ?

-Son avenir est avec moi et non avec vous mon tuteur.

Aloysius avait été contre ma grossesse, il avait dû changer d'avis, ce voyant peut-être dans le rôle de père de substitution. Je suis contre ce rôle, même si j'espère qu'il aura une place dans l'éducation de cet enfant.

-Constance permettez-moi de m'inquiétez quand cela vous touche. Vous avez été trompé par mon frère, il vous a fait un enfant, vous l'avez froidement tué et vous venez seulement d'être délivré d'un maître vampire très puissant. Je n'arrive pas à m'ôter de la tête que votre jugement peut être altéré.

Côté jugement altéré il semble oublier notre croisière maudite où il avait perdu tout raisonnement. Il avait gardé peu de traces de sa contamination, il était arrivé à se barricader dans un coin de son cerveau et combattre la chose. Je devais contre attaquer.

-Vous ne le portez pas dans votre cœur, n'est-ce pas ?

-Je pense que je ne porterais aucun homme dans mon cœur qui vous approchera.

Protection, je dois rester célibataire toute ma vie et pourquoi pas none ? Ou alors ...

-Aloysius, qu'êtes-vous en train de me dire ? Vous pensez à Viola ?

-Viola fait partie de mon jardin secret.

Nous y voilà dès qu'on parle de lui il file à l'Anglaise. Ils vont si bien l'un avec l'autre, elle est gentille, comme lui, intelligente, comme lui, autonome, comme lui et peut-être aussi riche que lui.

-Mais vous l'aimez ?

-Elle ne m'est pas indifférente, mais la seule femme que j'ai aimée c'était ma femme Helen.

Fidèle devrait être son deuxième prénom, sa femme est morte il y a de nombreuses années lors d'une partie de chasse en Afrique. Mais moi dans tout cela ?

-Et moi ?

-Vous êtes ma pupille, la fille que je n'ai jamais eue. Ne m'obligez pas à vous expliquer la difficulté que j'aurais de vous laisser partir.

Une vraie anguille, il me voyait donc comme sa fille.

Quelqu'un frappe à la porte.

-Entrez dit Aloysius.

Quand on parle du loup il sort du bois.

-Bonjour ma chère, bonjour Aloysius.

-Bonjour Damon, dis-je imité par mon tuteur.

-Je venais prendre de vos nouvelles et vous apportez votre repas. Je suis allé en ville et j'ai trouvé des sushis.

-Comme c'est adorable Damon, dis-je.

Je n'arrive pas à détacher mon regard de son si beau visage, son sourire coquin, ses petites rides vers ses yeux quand il rit, ses dents, sa bouche ... Il me regarde alors aussi fixement que moi, plisse les yeux, me souris, me fait un signe de tête avant de tourner les talons et de partir. Ouah j'en suis toute retournée.

-Constance ?

-Je vais bien, merci de m'aider à manger mon repas en le partageant avec moi.

-Avec joie ma chère, me répond mon tuteur. Savez-vous que le cinéma c'est encore attaqué à une œuvre littéraire classique ? ...

Chapitre 37 Simples plaisirs