Voilà! Le dernier chapitre! Il m'a prit plus de temps parce que je voulais qu'il soit parfait, et il est beaucoup plus long que les autres. J'aurais pu en faire deux parties, mais je préfèrais toute en une fois. J'ai aussi manqué un peu d'inspiration puisque j'ai reçu seulement 3 comentaires pour les deux derniers chapitres, alors je me demandais s'il y avait quelque chose que vous n'aviez pas aimer... enfin, le voici!
Mention Spéciale pour Grazie qui laisse toujours un commentaire, ma plus fidèle lectrice, merci énormément à toi et tous tes commentaires! xxx
Bonne lecture! xxx
Chapitre 36: Et je me réveillais
Aujourd'hui était la journée où j'allais apprendre quelque chose de gigantesque. Nous étions enfin le 18e jour. Je n'avais pas voulu parler à Rosalie les deux derniers jours. Elle trahissait Emmett et je ne pouvais pas la regarder et la voir avec quelqu'un d'autre. Edward ne comprenait pas pourquoi ça me mettait autant en colère, mais il ne pouvait pas comprendre.
-Imagine qu'Alice meurt! Décidais-je d'expliquer. De façon horrible, et sans que personne n'ait le temps de comprendre ce qui se passe. Et qu'un mois à peine plus tard, Jasper sorte déjà avec quelqu'un d'autre. Qu'il pense déjà à faire sa vie avec quelqu'un d'autre!
Edward resta silencieux un long moment. Il sembla tenter de comprendre, mais je doutais qu'il y arrivait. Personne ne comprenait ma frustration. Je ne voulais qu'entendre une fois, rien qu'une seule fois, les mots « Oui, Bella. Je comprends. » mais apparemment, c'était trop difficile pour chacun d'entre eux.
-Bella, dit finalement Edward.
Il m'agrippa par la taille quand je passais devant lui pour la centième fois et m'assis sur ses genoux, dos à lui. Il enfouit sa tête dans mon cou.
-Tu es heureuse avec Carlie et moi, non? Demanda-t-il.
-Oui, bien sûr, répondis-je, ne comprenant pas où il voulait en venir.
Il hocha la tête.
-Alors pourquoi est-ce que Rosalie n'y a pas droit, elle? Si être avec Damon est ce qui la rend heureuse, pourquoi l'en empêcher? Dit-il ensuite doucement.
Je soupirais de mécontentement et me levais de ses genoux.
-Laisses tomber, grommelais-je en quittant ma chambre.
Je descendis les escaliers et me préparais pour aller courir. J'avais trop de choses en tête. J'avais besoin de réfléchir. J'ouvris la porte de la maison pour sortir et m'arrêtais dans mon mouvement. Rosalie se trouvait sur le pas de la porte, la main en l'air pour appuyer sur la sonnette. Quand elle vit la porte s'ouvrir, elle laissa tomber son bras et me sourit contrite.
-Bella, il faut que je te dise quelque chose, commença-t-elle.
-Oh, maintenant tu veux me le dire? Grognais-je encore une fois.
Elle fronça les sourcils.
-Tu sais? Dit-elle surprise.
Cela confirma mes soupçons.
-Bien sûr que je sais. Tu ne fais pas de gros efforts pour le cacher, non?
Elle se tortilla dans mon entrée.
-Je ne croyais pas que ça paraissait autant, murmura-t-elle la tête basse.
Devant sa mine déconfite, je me sentis coupable. Edward avait raison. Rosalie avait le droit d'être heureuse. J'ouvris la porte en grand pour la laisser entrer.
-Tu veux entrer et en discuter? Proposais-je plus doucement.
Elle renifla puis, hocha la tête. Je me déplaçais pour la laisser passer et elle entra. Nous nous assîmes à la table de la cuisine et je pris deux verres d'eau. J'en déposais un devant elle qu'elle sirota lentement.
-Je suis désolé, je voulais te le dire plus tôt, mais ça ne fait pas très longtemps que je le sais, et je ne savais pas comment tu allais prendre la nouvelle. C'est vraiment une grosse nouvelle, mais c'est une bonne nouvelle, pas vrai? S'enquit-elle.
J'haussais une épaule.
-Si ça te rend heureuse, dis-je lasse.
Je ne voulais pas que notre relation en reste là à cause d'une bêtise, alors je pris une grande inspiration.
-Rose, écoutes, commençais-je en prenant sa main dans la mienne. C'est moi qui devrait te demander des excuses. Tu as raison. Tu devrais être heureuse, et si être avec Damon est ce qui te fait plaisir, alors bien. Je ne vous empêcherais pas d'être ensemble.
Rosalie releva la tête, surprise et confuse. Elle retira sa main de la mienne et leva les mains en l'air en signe de défense.
-Damon? Bella, de quoi tu parles?
-De toi et Damon, dis-je comme si c'était évident.
Rosalie fronça les sourcils et secoua la tête.
-Il n'y a rien entre Damon et moi, Bella, je te l'ai dit déjà; c'est trop tôt encore.
-Mais je vous ai entendus dans ta chambre il y a deux jours. Il disait qu'il serait là pour toi si tu en avais besoin.
-Oui, il parlait du bébé! S'exclama-t-elle. Je suis enceinte, Bella. Avec l'enfant d'Emmett.
Ses yeux s'humidifièrent sous l'émotion et je restais sous le choc un long moment. Puis, les larmes me montèrent aux yeux.
-Je vais avoir un neveu? M'étranglais-je sur le dernier mot.
-Tu vas avoir une nièce, me corrigea-t-elle.
Je mis ma main sur ma bouche, sous le choc et des larmes commencèrent à couler. Je ne sais pas comment, mais j'arrivais à me lever et la prendre dans mes bras pour un long moment. Nous étions toutes les deux en larmes et n'importe qui serait entré aurait cru que quelqu'un était mort si ce n'avait été des sourires sur nos visages. Nous nous séparâmes finalement et nous essuyâmes nos larmes. Puis, soudainement, je compris et les larmes montèrent encore une fois.
-Dans 18 jours, Bella. Dans 18 jours, tu comprendras que j'ai eu tout ce que je voulais sur Terre.
18 jours, pensais-je. Il voulait un enfant. Il a eu tout ce qu'il voulait.
x-x-x
Trois mois plus tard, Rosalie rayonnait de sa grossesse. Edward et moi avions acheté la maison et Carlisle, Esmée et Charlie nous avaient aidés financièrement malgré nos protestations. Damon, Jasper, Edward et même Carlisle et Charlie travaillaient sur la maison. Les travaux avançaient lentement, mais je voyais déjà mon rêve se réaliser sous mes yeux. Edward m'avait affirmé que la maison ne serait pas prête avant l'arrivée de Lily, alors je passais la plupart de mon temps avec Rose et Alice, à magasiner des vêtements pour enfant. Aujourd'hui, Alice et moi n'étions que toutes les deux pour acheter et préparer le shower de Rosalie qui devait être le soir même.
-Oh! Bella, regarde ça! S'enthousiasma Alice en soulevant un ensemble rose avec écrit ''J'ai valu la peine d'attendre''.
Je rigolais et le mis dans le panier.
-Oh! S'exclama encore une fois Alice en montrant un autre vêtement.
Alice s'extasiait devant tous les vêtements qu'elle voyait. Surtout les minuscules chaussures.
-Oh! Mon cœur va fondre. Quel enfant entre ses mini pieds dans ses mini chaussures, s'exclama-t-elle.
-Alice, tu crois que Jasper et toi allez avoir des enfants bientôt? Demandais-je. Tu sais qu'il te reste encore beaucoup de temps devant toi, pas vrai?
-Oh, oui, bien sûr! S'exclama-t-elle, mais il y avait une pointe de tension dans sa voix. Nous ne sommes pas prêts à avoir des enfants. De toute façon, je veux avoir Jasper encore un peu à moi toute seule avant de devoir donner toute notre attention à un enfant.
J'hochais vivement la tête.
-Définitivement. Avoir un enfant prend tout le temps. Je n'imagine pas quand l'autre va arriver.
Alice s'arrêta immédiatement et mit une main devant sa bouche.
-Oui, non! Enfin, je ne suis pas enceinte, maintenant! M'exclamais-je rapidement avant qu'elle ne se fasse des idées. Juste... dans le futur. Plus tard, peut-être! Ajoutais-je.
-Mais alors Carlie va être plus vieille, peut-être qu'elle pourra prendre soin d'elle-même.
Carlie aura quatre ans, elle ne pourra pas faire tant de choses par elle-même, pensais-je si je me fiais à mon rêve, mais je balayais mes pensées d'un geste de la main.
-Peut-être, affirmais-je.
Nous fîmes plusieurs magasins et achetèrent à nous deux pratiquement toute une boutique au complet. Nous avions des couches pour un long moment, des biberons, des stations de chauffage, etc. Tout ce qu'elle pourrait avoir besoin, elle l'obtiendrait. Mon téléphone sonna et je répondis. C'était Damon.
-Hey, répondis-je.
-Salut. J'aurais besoin de te parler en privé, on se rencontre au parc? Demanda-t-il.
-Je suis avec Alice, répondis-je en jetant un coup d'œil intrigué à celle-ci et haussant les épaules à sa question silencieuse. Dans une heure? Continuais-je.
-Bien.
Il raccrocha et je fronçais les sourcils.
-Qui était-ce? Demanda Alice.
-Damon, il veut se rencontrer.
-Tout va bien? Continua-t-elle.
J'haussais les épaules.
-Je suppose que je vais bientôt le savoir. Ça te dérange si on termine plus tôt que prévu?
-Bien sûr que non! S'exclama-t-elle.
Je la remerciais et nous passâmes à la caisse. Je réglais la facture sachant que les invités allaient payer chacun leur partie de l'addition. Je laissais Alice chez moi puisqu'elle y avait garé sa voiture et elle m'aida à sortir les paquets. Edward nous vit et vint nous donner un coup de main.
-Est-ce que Damon est déjà parti? Demandais-je à Edward.
Celui-ci haussa les épaules.
-Je ne l'ai pas vu de la journée, répondit-il en venant m'embrasser sur la joue.
Il me prit les paquets des mains et me laissa les plus légers. Je souris en le voyant s'éloigner et fermais la valise de la voiture. J'embrassais Alice quand elle partit vers sa voiture pour retourner chez elle et avertis Edward que je partais avant de commencer à courir vers le parc. Il n'était pas trop loin et j'avais besoin de l'exercice, alors c'était un plan parfait. Je trouvais rapidement Damon et allais le rejoindre sur le banc.
-On marche? Demandais-je, ne voulant pas perdre complètement mon rythme.
Il hocha la tête sans trop d'enthousiasme et se leva pour suivre dans mes pas. Il ne dit rien pendant un long moment alors je le poussais.
-C'est toi qui voulait qu'on se rencontre, pointais-je.
-Je sais, murmura-t-il. Mais apparemment, c'est plus difficile à dire que je pensais.
Il prit encore un long moment et je ne poussais pas cette fois. Puis, il s'arrêta soudainement et je revins sur mes pas pour être à sa hauteur.
-Bella, j'ai besoin que tu dises à Rosalie que ça ne te dérange pas qu'on se fréquente, lâcha-t-il finalement.
-Oh, m'exclamais-je, surprise. C'est le cas? Demandais-je ensuite.
Il haussa une épaule.
-Pas vraiment, non. Mais je sais que la seule raison pour laquelle elle ne veut pas être avec moi, c'est parce que tu l'empêches.
Je fronçais les sourcils puis, tournais la tête sur le côté, ne comprenant pas complètement.
-Je l'aime, Bella. Et avec Lily qui va arriver bientôt, elle va avoir besoin de quelqu'un.
-Elle a quelqu'un. Elle a même plusieurs ''quelqu'un'', dis-je, piquée.
Il se tortilla sur lui-même.
-Je sais. Mais ce n'est pas assez. J'ai confiance qu'elle est capable de tout faire toute seule, mais pourquoi devrait-elle si elle n'en a pas besoin?
-Ce n'est pas moi qui faut que tu arrives à convaincre, argumentais-je.
-Si, justement. Tu es la seule qui peut la faire changer d'idée. Crois-moi. Alice, Esmée et Carlisle ont déjà essayé et il n'y a rien à faire. Elle n'acceptera jamais quelqu'un d'autre tant que tu ne lui donnes pas la permission de passer à quelqu'un d'autre.
Je commençais par secouer la tête, ne comprenant pas complètement où il voulait en venir, mais je finis par baisser la tête. Quand je la relevais, j'étais déterminée.
-Promets-moi de ne jamais lui faire du mal.
-Je le promets.
-De ne jamais la quitter?
Damon hocha vivement la tête.
-De toujours être là pour elle – et pour Lily?
-Sans aucun doute, répondit-il sans trace d'hésitation.
Je le considérais un long moment.
-Alors Rosalie sera très chanceuse de t'avoir, affirmais-je finalement.
Un grand sourire se faufila lentement sur les lèvres de Damon et il me prit dans ses bras et me fit tourner autour de lui. Il me déposa, m'agrippa les joues et déposa un baiser contre mes lèvres. Il se sépara immédiatement de moi et comprit ce qu'il venait de faire.
-Et tu promets de lui être fidèle? Ajoutais-je encore légèrement sous le choc, mais avec un sourire moqueur qui commençait à se faufiler sur mon visage.
-Oui! Absolument, je suis désolé, c'est l'excitation, Bella, je te le jure!
J'hochais la tête avec un léger sourire face à sa panique.
-Ça va! On en parle plus, rigolais-je ayant déjà oublié ce baiser.
Il mit toutefois encore une fois ses mains sur mes joues.
-Merci, Bella, dit-il franchement.
-Il n'y a pas de quoi.
Il m'embrassa bruyamment sur la joue et je lui promis de parler à Rose ce soir pendant le shower. Quand j'arrivais à la maison, j'allais prendre une douche et quand j'en sortis, Esmée était déjà arrivée pour aider Alice et moi à préparer la soirée. Rosalie avait commencé à travailler dans un B&B pour pouvoir subvenir aux besoins de Lily, malgré les réticences de ses proches, alors quelques-unes des filles avec lesquelles elle travaillait avaient été invitées. Il y avait également quelques infirmières qui travaillaient avec Carlisle puisque Rosalie les connaissait bien depuis quelques mois. Rosalie arriva et la fête commença. Elle développa ses cadeaux et rigolait ou pleurait à chacun des présents. Je souris à chacune de ses réactions, me rappelant moi-même le rôle majeur qu'avait eu mes hormones quand j'étais moi-même enceinte de Carlie. Quand tous les cadeaux furent échangés et que Rosalie était en larmes, je lui demandais de lui parler en privé.
-Bien sûr, accepta-t-elle en prenant le mouchoir que je lui tendais.
Je la guidais jusqu'à ma chambre et fermais la porte derrière elle.
-Foutues hormones, murmura-t-elle en prenant un autre mouchoir.
Je lui offris un sourire et m'assis sur le lit.
-Damon est venu me voir aujourd'hui, commençais-je.
Elle fronça les sourcils et vint s'asseoir sur le lit avec moi. Je pris un moment avant de lui poser ma prochaine question puisque je savais qu'elle serait difficile.
-Est-ce que tu l'aimes? Demandais-je alors.
La question la surprit et elle commença à le nier, mais les larmes se pointaient dans ses yeux.
-Non! Bella, non! Bien sûr que non, Emmett est- je ne peux pas. Pas encore!
-Tu es certaine que ce n'est pas parce que je t'ai dit que c'était trop tôt? Je sais que j'ai été dure, Rosalie, mais j'avais encore de la peine.
-Ce n'est pas ce que tu crois, nia-t-elle encore.
-Ça va, la cajolais-je. Je ne vais pas t'en empêcher, Rose. Si c'est ce que tu veux, je n'ai pas le droit de m'interposer entre vous deux. Si c'est ce que tu veux, alors vas-y. Je suis certaine que c'est ce qu'Emmett voudrait, ajoutais-je sachant que ça allait faire pencher la balance de mon côté.
Elle baissa la tête et renifla. Je lui tendis un autre mouchoir.
-Je ne sais pas, murmura Rosalie. Je ne sais pas si je l'aime. Et si ça ne fonctionnait pas?
-Alors quoi? Poussais-je. Tu es jeune. Tu es sexy. Enfin, tu seras de nouveau sexy quand Lily sera dehors.
-Et j'aurais un enfant. Combien d'hommes de notre âge vont se précipiter à ma porte pour une mère célibataire.
Je secouais la tête, incrédule.
-Rosalie, tu n'as même pas encore essayé avec Damon et tu penses déjà à ce que tu vas faire quand ça ne fonctionnera pas?! Damon veut de toi malgré le fait que tu aies un enfant, alors quel est le problème?
-J'ai peur, c'est tout, avoua-t-elle. J'ai peur de ne pas pouvoir jongler avec lui et un enfant. J'ai peur qu'il reste assez longtemps pour que Lily s'attache et que ça ne fonctionne pa-
-Rose, la coupais-je. Ça suffit. Tu ne peux pas déjà penser à la fin, c'est à peine commencé, affirmais-je.
Je la vis hésiter encore une fois et pris une grande inspiration.
-Écoutes, tu n'as pas besoin de sortir avec lui immédiatement. Fais juste ce que vous faites déjà et vous verrez où ça donne sous ma bénédiction – et celle d'Emmett, poussais-je.
Elle hocha la tête, s'essuya le nez et vint me prendre dans ses bras. Je fermais les yeux et savourais sa caresse.
-Merci, Bella, murmura-t-elle.
x-x-x
Edward et moi étions prêt à déménager quelques semaines après l'accouchement de Rosalie. Elle avait eu une merveilleuse petite fille qui avait définitivement les yeux d'Emmett, et la chevelure blonde de Rosalie. Je ne suis pas certaine de la relation entre Damon et Rosalie, mais Damon allait emménager avec les Cullen, dans l'ancienne chambre d'Edward. Carlisle et Esmée, voyant le bonheur de Rosalie et Damon ensemble avaient acceptés, mais plus particulièrement parce qu'ils voulaient s'assurer que Rosalie et Lily ne manquent de rien. Alice et Jasper passaient le plus clair de leur temps à la maison de Charlie, alors je ne m'inquiétais pas de la solitude que mon père pourrait ressentir après mon départ.
Je terminais de faire mes boites et jetais un coup d'œil à ma chambre pratiquement vide. Bemsper vint me chercher dans ma chambre. Je lui souris et descendis à sa hauteur puisqu'il était définitivement trop gros pour que je le prenne dans mes bras. Je le serrais contre moi et enfouis ma tête dans sa fourrure.
-Tu es prêt à partir? Susurrais-je à son oreille.
Il fit aller sa queue et je pris ça pour un oui. Je rigolais avec Bemsper quand Charlie se pointa à ma porte.
-Tu vas me manquer, tu sais? Lança-t-il avec un sourire triste.
-Oh, je t'en prie, tu ne verras même pas que je suis partie, tentais-je.
-Mais si, dit-il simplement.
Je déglutis difficilement et tapotais Bemsper sur la tête avant d'aller me réfugier dans les bras de mon père.
-Tu vas me manquer aussi, murmurais-je, mais tu seras toujours la bienvenue avec Sue, et ce n'est pas très loin.
Mon père avait commencé à voir Sue Clearwater. Je crois qu'ils se sont rencontrés quand Charlie est allé pêcher. Il tentait de garder sa relation secrète, mais j'étais maître dans l'art de garder des secrets, alors je savais bien les découvrir. Il eut l'air surpris un instant, puis, haussa les épaules et me rendit mon accolade.
-Je sais, dit-il finalement. Je t'aide avec tes boites? Proposa-t-il ensuite.
J'hochais joyeusement la tête et incitais Bemsper à me suivre dans les escaliers. Celui-ci les dévala à toute vitesse et envoya presque Charlie balader. Je rigolais et allais lui ouvrir la porte de la maison pour qu'il puisse aller dépenser un peu d'énergie dehors. Je laissais la porte ouverte pour Charlie et lui montrais où poser la boîte.
-Tu viendras me rendre visite bientôt? Demandais-je.
-Bien sûr, dit-il en hochant la tête.
Il me prit dans ses bras et m'embrassa le front avant de me laisser partir. J'embarquais Bemsper dans la voiture et démarrais. Le trajet n'était pas du tout long et je me retrouvais rapidement à notre maison nouvellement rénovée. Edward m'attendait devant la porte et s'essuyait les mains avec un chiffon. Quand il me vit arriver, il délaissa le chiffon et vint me serrer dans ses bras. Bemsper sortit lentement de la voiture, ne sachant pas où il se trouvait, il observa attentivement les alentours. Je rigolais et l'appelais pour le faire entrer dans la maison. Il dût y faire le tour en une minute à peine tellement il a fait ça vite. Alice, Rosalie et Esmée se trouvaient à la maison et aidaient avec les dernières décorations. Jasper et Damon les aidaient avec les meubles plus lourds.
-Où est Lily? Demandais-je à Rose en allant l'embrasser.
-Elle dort dans le berceau de Carlie, m'informa-t-elle en m'embrassant à son tour.
Je me promenais un peu dans toute la maison et la redécouvris comme si c'était la première fois. Un spacieux salon s'étendait dans presque tout l'étage, et la cuisine était au fond de celui-ci, séparé par un mur qui n'était pas complètement fermé. Le deuxième étage avait deux chambres, alors Carlie pourrait facilement avoir sa propre chambre sans que je la trouve trop éloignée de la nôtre. Il y avait un grenier où nous y mettrons tous les souvenirs qui vont s'accumuler au cours des années et un sous-sol, où une autre chambre pourrait être créée, ainsi qu'une salle de jeu et une salle d'entrainement qui servait d'entre-deux avec le garage et le reste de la maison.
-C'est magnifique, offris-je à Esmée, Rosalie et Alice quand je terminais de faire le tour de la maison qu'elles avaient décoré.
Les filles me sourirent et je sentis Edward arriver derrière moi.
-J'ai une surprise pour toi, murmura-t-il à mon oreille.
Il me guida jusqu'au sous-sol et ouvrit la porte qui menait à la salle d'entraînement. Quand il m'y guida, je vis que, comme prévu, il y avait mon sac de frappe ainsi que quelques machines appartenant à Edward, alors je ne comprenais pas quelle était la surprise.
-Edward, je n-
Je me tournais ver lui et m'arrêtais en plein milieu de ma phrase. Sur le mur contigu à la porte, il y avait des dizaines de papiers qui avaient été plastifiés et accrochés partout contre le mur. Il y en avait tant qu'ils recouvraient le mur au complet. Je les reconnus immédiatement; c'était les derniers mots que les étudiants de l'université d'Emmett avaient écrits pour lui et déposés devant le memoriam. Son gilet avait été accroché contre le mur, recouvrant certains messages, et la photo d'Emmett s'y trouvait également. Un des deux ballons de football signés était par terre, sous la photo, puisque j'avais donné l'autre à Rosalie.
-Je sais que tu avais l'habitude de t'entraîner avec Emmett, commença Edward. Maintenant, c'est comme s'il était toujours avec toi.
J'hochais la tête, étant trop émotive pour dire quoique ce soit en ce moment. J'allais le serrer dans mes bras en signe de remerciement et le remerciais de vive voix quand enfin ma gorge se desserra.
-J'adore ça, avouais-je les larmes aux yeux.
Il me serra plus fort dans ses bras et j'y restais réfugiée un long moment tout en gardant un œil humide sur les mots au mur.
x-x-x
Un an plus tard
-Maman! Maman! Réveille-toi! C'est noël!
Je m'assis en sursaut sur le lit et paniquais légèrement avant de comprendre ce qui se passait. Carlie, qui avait trois ans maintenant, s'assit à califourchon sur moi et me prit le visage dans les mains.
-Maman, tu es réveillée? Demanda-t-elle en regardant dans mes yeux.
Je rigolais et la pris dans mes bras.
-Oui, je suis réveillée, mon petit monstre! M'exclamais-je en la couchant entre Edward et moi et commençant à la chatouiller.
Elle cria en riant, ce qui réveilla enfin Edward qui grogna son déplaisir.
-Qu'est-ce qui se passe? Murmura-t-il endormi.
Carlie fronça les sourcils, se rendit jusqu'à Edward à quatre pattes et s'assit également à califourchon sur son torse.
-Noël! Cria-t-elle.
Edward fronça les sourcils et me regarda en faisant semblant de ne pas comprendre.
-Noël? Bella tu as entendu parler de noël, toi? Ça ne me dit rien du tout à moi! Tu veux bien m'expliquer ce que Noël est, Carlie?
Celle-ci hocha joyeusement la tête et se lança dans une explication des plus extravagantes. Edward fit comme si c'était la première fois qu'il entendait parler d'une fête magique où un homme descendait de la cheminé pour donner des cadeaux aux enfants sages.
-Et tu crois que toi, tu as été sage? Fit Edward, incrédule.
Carlie ouvrit les yeux grands et descendit rapidement du lit avant de s'élancer hors de la chambre pour aller voir si elle avait eu des cadeaux du père Noël. Je rigolais et allais embrasser Edward.
-Joyeux Noël, murmurais-je contre ses lèvres.
-Joyeux Noël, répéta-t-il.
-OUI! Cria Carlie à la question d'Edward quand elle arriva finalement en bas des escaliers.
J'éclatais de rire et allais m'habiller puisque toute la famille devrait arriver bientôt pour un brunch et l'ouverture des cadeaux. Quand Edward et moi descendîmes finalement les escaliers, Carlie avait fait un minuscule trou dans un des cadeaux avec le bout de son oncle et mettait le cadeau proche de son œil pour tenter de découvrir ce que c'était.
-Hey! L'arrêtais-je en allant la prendre dans mes bras. Ce n'est pas très gentil de tenter d'ouvrir le cadeau de quelqu'un d'autre, la grondais-je avec un sourire.
-Mais à qui il est s'il n'est pas à moi? Bougonna-t-elle.
-Tous ces cadeaux ne sont pas à toi, ma puce, lui expliquais-je lentement.
-Oh, dit-elle, clairement déçue.
Sous sa mine triste, je ne pus m'empêcher de vouloir lui faire ouvrir un de ses cadeaux. Je cherchais le regard d'Edward pour trouver son approbation et il hocha la tête en venant s'asseoir avec nous pour lui donner un cadeau. J'en pris un qui portait le nom de Carlie dessus et lui tendit. Elle ouvrit les bras grands pour accueillir le cadeau et le mis sur ses genoux avec soin. Elle le regarda longuement, puis, finalement, le déplaçais sur le côté avant de lentement décoller le papier collant qui tenait les bouts du papier d'emballage. Je lançais une œillade entendue avec Edward quand Carlie prit tout le temps du monde avant d'ouvrir le premier côté du cadeau, puis, le deuxième. Quand elle s'attaqua finalement au dernier collant, le papier déchira. Carlie faisait tellement attention qu'elle fit le saut.
-Oh! S'exclama-t-elle tristement.
Elle leva le regard vers moi, puis Edward, mais nous avions tous les deux de la difficulté à contenir un rire.
-Ce n'est pas grave, ma belle. D'ailleurs, la plupart des personnes ne font pas aussi attention que toi pour ouvrir leurs cadeaux. Habituellement, ils déchirent le papier d'un seul coup puisqu'ils ont hâte de voir le cadeau, expliquais-je tendrement.
Carlie avait encore les sourcils levés sous la surprise et tenait le papier déchiré dans ses petites mains. Elle regarda ensuite son cadeau et pour la première fois, elle vit ce qu'elle avait déballé. Elle se débarrassa du papier et enleva le reste qui couvrait le cadeau avec hâte. Elle ouvrit la boite qui annonçait plusieurs crayons et ouvrit la boite. Il y avait un mélange de crayons feutres, crayons pastel, crayons de cire et quelques craies qui étaient parfaitement disposés dans la grosse boite. Elle délaissa la boite et entoura ses bras autour de ma taille.
-Merci maman, dit-elle doucement.
-De rien, ma belle, répondis-je tendrement. Tu vas remercier papa?
Je la sentis hocher la tête et elle se décolla avant d'aller jusqu'à son père qui était légèrement en retrait. Elle murmura quelque chose que je ne compris pas, mais Edward éclata de rire et hocha vivement la tête. Elle revint vers moi pour prendre la boîte et la traîna difficilement dans la maison jusqu'au comptoir de la cuisine. Edward vint mettre une tasse de café dans mes mains et m'embrassa l'arrière de la tête.
-J'ai appelé Alice. Ils devraient arriver dans environ une heure, m'informa-t-il.
J'hochais la tête en signe de compréhension et me levais pour aller commencer à préparer les ingrédients pour le brunch. Edward et moi zigzaguâmes à travers la cuisine en essayant de tout préparer pour le brunch en même temps quand la sonnette résonna.
-J'y vais! S'écria Carlie en courant lourdement à travers la maison.
Je l'entendis avoir de la difficulté avec la poignée de la porte, mais j'entendis ensuite la voix du reste de ma famille qui arrivait. J'essuyais mes mains et allais à leur rencontre. Je vis l'expression ébahie de Carlie et fronçais les sourcils en ne comprenant pas. Je me penchais à sa hauteur.
-Qu'est-ce qui se passe, petit monstre? Demandais-je affectueusement.
Elle s'approcha de mon oreille pour ne pas que les autres entendent. Edward était en train d'accueillir tout le monde, alors mes invités étaient distraits pour le moment.
-Ils ont tellement de cadeaux! S'exclama-t-elle. Est-ce qu'il y en a pour moi? Ajouta-t-elle.
Je me tournais vers elle avec une expression dubitative.
-Hmm, je ne sais pas! Tu crois que c'est possible? Demandais-je à voix basse à mon tour.
Celle-ci hocha vivement la tête et je tentais de réprimer un rire.
-Tu as peut-être raison, fis-je semblant de penser à voix haute. Mais c'est vraiment beaucoup de cadeaux! Tu crois que j'en ai, moi aussi? M'exclamais-je, feignant l'espoir.
-Oh oui! S'exclama vivement Carlie. Tu as été la meilleure maman! Bien sûr que tu auras beaucoup de cadeaux aussi.
Je lui souris tendrement et l'embrassais sur le front avant d'aller accueillir ma famille.
-Pardon, m'excusais-je de ne pas être venue plus tôt.
Alice balaya mes excuses du revers de la main et vint me prendre dans ses bras.
-Joyeux Noël, Bella! J'ai acheté ce que tu m'avais demandé, murmura-t-elle ensuite à mon oreille.
Elle me tendit un sac et je la remerciais d'un hochement de tête et un sourire.
-Ça serait un excellent cadeau de Noël, tu ne crois pas? S'enquit-elle toujours à voix basse.
J'hochais la tête avec un sourire au visage, puis, haussa les épaules avant d'aller embrasser Jasper, puis, Charlie, et Sue. Ils joignirent leurs cadeaux aux nôtres et allèrent s'installer autour de l'îlot dans la cuisine. Je m'échappais discrètement avec le sac qu'Alice m'avait amené et allais m'enfermer dans la salle de bain. J'ouvris le sac avec précaution et pris une grande inspiration avant de sortir le test de grossesse. J'allais regarder le résultat du test quand un coup fut porté à ma porte. Je sursautais et cachais le test dans mon dos, même si la porte ne s'était pas ouverte.
-Maman! Tante Rosalie est arrivée! Cria Carlie.
-D'accord, ma belle! J'arrive dans une minute!
J'entendis ses pas lourds qui s'éloignèrent dans le couloir et sortis le test de dans mon dos. Je fermais les yeux longtemps, puis, quand je pensais avoir assez de courage, je les ouvris et regardais le résultat. Je laissais le résultat s'imprégné dans ma tête, puis, remis le tout dans le sac pour pouvoir m'en débarrasser sans que personne ne s'en aperçoive. J'allais ensuite accueillir Rosalie, Damon et Lily qui arrivaient avec Carlisle, Esmée et Stefan, qui avait accepté notre invitation de venir passer le temps des fêtes avec nous. Encore plus de cadeaux s'accumulèrent sous les grands yeux de Carlie et Lily qui étaient dans le milieu de tous les cadeaux et tentaient de déterminer quels cadeaux étaient à qui. Je terminais à peine de mettre la nourriture sur la table quand j'entendis la sonnette de la maison encore une fois. Je tournais la tête vers Edward en fronçant les sourcils, lui demandant silencieusement qui était à la porte, mais il feint l'innocence et haussa les épaules en me lançant un clin d'œil. Je me dirigeais donc vers la porte pour aller l'ouvrir.
-Salut, Bella, sourit Jake avec un chapeau de père Noël sur la tête.
-Jake! M'exclamais-je en allant le prendre dans mes bras. Comment tu vas? M'inquiétais-je ensuite.
Son père était récemment décédé. Avec Edward, nous étions allés à l'enterrement, mais ça avait été trop tôt pour moi après la mort d'Emmett et j'avais fondis en larmes et en excuses puisque je n'avais pas été capable de rester très longtemps. Son père avait été faible depuis plusieurs années déjà, mais peu importe comment Jake s'y était attendu, rien ne pouvait préparer quelqu'un à la mort d'un proche. Celui-ci haussa les épaules.
-Ça va mieux, merci, dit-il avec un sourire triste, puis, il secoua la tête. Joyeux Noël!
Je lui souris et le pris dans mes bras.
-Joyeux Noël, Jake. Toi aussi Leah, ajoutais-je à son intention.
Elle se tenait plus à l'arrière, mais elle arborait un sourire poli. Je les invitais à entrer et Edward avait déjà placé deux couverts de plus à la table pour qu'ils puissent s'asseoir et manger et discuter avec nous. Sue vint les accueillir en premier, puis, le reste des invités firent de même. Nous levâmes notre verre à la famille et mangeâmes avec appétit. Plusieurs personnes complimentèrent ma cuisine, et je jetais un coup d'œil à la place vide à la table déjà bien remplie. Il manquait une personne qui aurait dû être avec nous. Sans m'en rendre compte, je levais mon verre en direction de la chaise vide.
-Joyeux Noël, Emmett, s'exclama Edward en levant lui aussi son verre.
Il y eut un léger silence, mais les verres se levèrent uns à uns et les voix se joignirent à celle d'Edward pour souhaiter un joyeux Noël à mon frère. Je levais mon regard vers Edward et il me fit un clin d'œil. Je le remerciais d'un hochement de tête, puis, mon regard se porta vers Rosalie, qui avait les yeux humides et son bras autour de Lily. Je suivis son bras et regardais Lily. Elle lui ressemblait tellement, mais avait la chevelure blonde et parfaite de Rosalie. Lily remarqua que je le regardais et me lança un sourire innocemment joyeux puisqu'elle ne pouvait pas comprendre ce qui se passait autour d'elle.
-Et à Billy, ajoutais-je pour Jake.
Les voix se joignirent aux miennes et Jake hocha la tête dans ma direction avec un sourire triste en signe de remerciement.
-Maman, quand est-ce qu'on ouvre les cadeaux? Se tortilla Carlie sur sa chaise en attirant mon attention.
-Quand tout le monde va avoir terminé de manger, expliquais-je.
Elle souffla, puis, se leva et alla voir toutes les assiettes de toutes les personnes autour de la table. Si une assiette n'était pas vide, alors elle la pointait et demandait le plus poliment que son excitation le pouvait:
-C'est bientôt terminé?
Quand elle arriva à Edward, celui-ci la prit dans ses bras et l'assit sur ses genoux. Je fis semblant d'écouter les autres conversations, mais j'écoutais attentivement ce qu'Edward disait.
-Tu sais Carlie, quand quelqu'un a terminé son assiette, c'est gentil de débarrasser la personne de son assiette. Tu crois que tu peux faire ça?
Carlie écouta attentivement les directives, puis, hocha solennellement la tête. Elle descendit des genoux d'Edward et commença par débarrasser l'assiette d'Alice, qui avait terminé de manger. Elle prit doucement l'assiette et, avec beaucoup de prudence et la langue à moitié sortie à cause de la concentration, elle amena l'assiette jusque dans la cuisine. Edward l'encouragea et elle continua avec presque toutes les assiettes, mais Jake mangeait toujours. Je soupçonnais qu'il en ajoutait dans son assiette simplement pour tester la patience de Carlie, mais celle-ci attendait docilement derrière lui jusqu'à ce qu'il ait terminé de manger. Jake lui lançait quelques regards pour voir si elle le regardait toujours et c'était toujours le cas.
-Carlie, m'exclamais-je finalement en rigolant. Laisse-le manger, la grondais-je légèrement.
Celle-ci décroisa ses bras de son dos et fit le tour de la table avant d'arriver à ma hauteur. Quand ce fut le cas, Jake s'affaissa dans sa chaise.
-Ah! Voilà, Carlie, j'ai terminé, annonça-t-il.
Carlie le regarda, exaspéré et mécontente qu'elle ait dû faire tout le tour de la table et maintenant, elle devait retourner d'où elle était partie. Elle lui jeta un regard meurtrier, mais il ne fit que la regarder innocemment.
-Pardon, Carlie. Je mourrais de faim, et ta mère fait une excellente cuisine, tu ne trouves pas?
Celle-ci reprit son sourire après les excuses de Jake et hocha vivement la tête avant de prendre l'assiette de Jake.
-Non, non, l'arrêta-t-il doucement.
Elle se recula et le regarda, confuse. Jake se leva et prit lui-même son assiette.
-Je m'en occupe. Vas donc ouvrir le cadeau rouge et bleu qui se trouve devant la cheminée, ajouta-t-il avec un clin d'œil.
Carlie ouvrit grand la bouche et couru dans le salon pour trouver le cadeau rouge et bleu que Jake lui avait indiqué. Je me levais quand Jake passa à côté de moi pour aller porter son assiette et je le suivis dans la cuisine.
-Tu as fait exprès, pas vrai? Accusais-je. Tu n'avais plus faim, ajoutais-je comme explications.
Il tenta de retenir un sourire, mais échoua. Il haussa ensuite les épaules.
-Il faut bien lui apprendre un peu de patience, dit-il avec un clin d'œil.
Je levais les yeux au ciel.
-Je trouve qu'elle a été étonnamment patiente d'attendre après toi. Tu vas aller vomir, maintenant? Rigolais-je.
Il éclata de rire.
-Oh, je t'en prie, Bella. Ta cuisine n'était pas si mauvaise, ajouta-t-il avec un sourire moqueur.
Je lui donnais un léger coup de coude dans les côtes et il rigola.
-Maman! Tu viens, oui! S'écria Carlie du salon.
-Commencez sans moi, criais-je à mon tour.
-Non! Tu dois voir mes cadeaux! Rétorqua-t-elle.
Je rigolais et acquiesçais à sa demande. Jake me suivit dans le salon où tous les cadeaux s'empilaient comme une montagne les uns sur les autres. Carlie s'émerveilla encore une fois et alla s'asseoir juste devant tous les cadeaux. Les autres membres de la famille s'assirent sur les fauteuils et les sièges que nous avions installés pour l'occasion. Carlie et Lily reçurent bien évidemment le plus de cadeaux; dont chacune un énorme ourson de la part de Damon qui les avaient emballés dans d'énormes boîtes, ce qui avait ébahies les deux petites filles. Les oursons étaient si gros que Carlie avait de la difficulté à faire le tour de la taille de son ourson avec ses bras. Elle reçut des vêtements de la part de ses tantes et des jouets de la part de ses oncles. Esmée et Carlisle lui offrit des billets de spectacle, ce qu'elle demandait depuis un moment. Au final, toute la famille reçus des billets pour ce spectacle.
Puis, rapidement, il ne resta que trois cadeaux. Le premier alla à Charlie. Edward et moi lui avions offert un voyage de pêche pour une semaine à son endroit préféré. Le deuxième venait de Carlisle et Esmée, et je fus surprise quand celle-ci s'avança pour nous donner l'enveloppe à Edward et moi. Elle me fit un clin d'œil et je fronçais les sourcils avec un sourire au visage, confuse. Je lançais un coup d'œil à Edward et il vint se positionner derrière moi pour voir ce que c'était. J'ouvris l'enveloppe avec précaution et en sortis trois billets. J'ouvris la bouche sous le choc quand je compris ce que c'était. Des billets d'avions. Je les montrais à Carlie, excitée.
-Carlie! Nous allons voir Mickey Mouse! Nous allons à Disneyland! M'écriais-je.
Elle garda la bouche ouverte un long moment, puis, une exclamation de joie sortit de sa bouche. Elle commença à sauter et crier dans toute la maison, puis, alla finalement se jeter dans les bras de Carlisle et Esmée. Je jetais un coup d'œil à Edward et vis qu'il était tout aussi sous le choc que moi. Il alla remercier ses parents et je sortis finalement de ma léthargie pour aller les remercier à mon tour. Ils acceptèrent humblement nos remerciements et nous retournâmes tous à nos sièges pour attendre de voir à qui appartenait le dernier cadeau.
Damon s'avança et prit la boite. Il joua avec celle-ci un moment avant de finalement s'avancer vers Rosalie et lui tendre la boîte. Elle lui sourit et fronça les sourcils à la boîte, se demandant probablement ce qu'elle contenait. Elle commença à l'ouvrir et elle sourit tendrement quand elle vit ce qui se trouvait à l'intérieur.
-Bella l'a conservé pour toi. Elle a pensé que peut-être tu voudrais y jeter un second coup d'œil, expliqua Damon.
Elle souleva le magazine de mariée qu'elle avait voulu jeter quand Emmett était décédé, avec la robe qu'elle avait tant aimée. Elle laissa tomber le magazine quand elle vit autre chose dans le fond de la boîte. Quand elle releva la tête, Damon avait mis un genou par terre devant elle et cueillit doucement le boitier dans le cadeau. Tous autour échappèrent une exclamation de surprise et de joie.
-Damon? Demanda Rosalie.
Celui-ci ne fait que sourire.
-Je t'aime. Je ne crois pas que les mots soient assez puissants pour te montrer les sentiments que j'ai pour toi, alors je vais faire mieux que ça. Je vais te le prouver à tous les jours pour le reste de nos jours. Veux-tu m'épouser?
Rosalie avait la bouche grande ouverte et elle jeta un rapide coup d'œil autour de la pièce pour voir les visages de toute la famille. Quand ses yeux s'arrêtèrent sur moi, je la vis m'observer longuement. Elle cherchait un signe que je ne voulais pas de leur union, mais elle n'en trouva aucun. Elle trouva même de l'encouragement sur mon visage. Elle sourit alors et se tourna vers Damon en hochant la tête, les larmes aux yeux.
-Oui, murmura-t-elle ayant de la difficulté avec les émotions.
Damon lui sourit et lui passa la bague au doigt. Elle alla joindre la bague qu'Emmett lui avait donné. Rosalie ne s'en était jamais séparée, et je ne croyais pas qu'elle s'en sépare un jour, mais tous l'avaient accepté. Les exclamations de joie fusèrent dans la pièce et nous nous levâmes un par un pour aller les féliciter.
Sous toutes les festivités, j'en profitais pour m'éclipser dans notre chambre à Edward et moi. J'ouvris la garde-robe et sortis le paquet que j'avais emballé pour Edward. Je me retournais pour l'attendre et sursautais quand je le vis déjà sur le pas de la porte. Je lui souris avec un regard faussement noir pour m'avoir fait peur.
-Qu'est-ce que tu fais ici? Demanda-t-il avec un regard moqueur face à ma réaction.
Je lui montrais le paquet que j'avais dans les mains et lui tendis avec un sourire gêné.
-Pour moi? Questionna-t-il avec les sourcils froncés.
J'hochais la tête. Il s'approcha pour venir prendre le paquet et s'assit sur le lit pour l'observer plus attentivement.
-Tu ne pouvais pas me le donner devant les autres? S'enquit-il encore une fois.
Je souris moqueusement à toutes ses questions et secouais la tête en me mordant la lèvre. Il me regarda suspicieusement et je levais les yeux au ciel.
-Tu vas l'ouvrir, oui? Le poussais-je.
Il rigola et se mit à déchirer l'emballage. Il y trouva une boîte et l'ouvrit. Il fronça encore plus les sourcils et arrêta de bouger. Dans la boîte se trouvait un ensemble pour bébé bleu avec inscrit : «Fils à papa.» J'observais attentivement la réaction d'Edward, me demandant si c'était trop tôt avant d'avoir un autre enfant. Il resta longtemps sans bouger, et finalement, quand il tourna la tête vers moi, je vis que ses yeux étaient humides.
-Tu es sûre? Demanda-t-il finalement.
J'hochais la tête en levant une épaule.
-J'ai fait un test ce matin, l'informais-je.
Il n'avait jamais semblé aussi décontenancé de toute sa vie et je lui souris en m'approchant de lui et l'embrassant sur la joue pour le faire sortir de sa léthargie. Son regard s'accrocha au mien.
-Tu es content, pas vrai? Demandais-je, soudainement inquiète.
Ma question le sortit de son état léthargique et il mit sa main sur sa joue et m'embrassa sur les lèvres.
-Bien sûr que je suis content! Je suis juste surpris, je ne pensais pas que ça arriverait encore une fois aussi tôt, et toi?
Je lui mentis en secouant la tête; Emmett m'avait montré que j'allais avoir un autre enfant quand Carlie avait environ quatre ans, et c'était le cas bientôt, mais je ne croyais pas que lui dire que mon frère décédé m'avait montré mon future pendant que j'étais sous anesthésie générale allait le faire. Étonnamment, je ne crois pas qu'il me penserait saine d'esprit si je lui disais, mais je savais. J'avais su au plus profond de moi que j'étais enceinte et j'avais acheté cet ensemble avant de prendre le test de grossesse tellement j'en étais certaine.
-On va avoir un autre enfant, dit Edward à voix haute.
-Un petit garçon, ajoutais-je en hochant la tête, un sourire au visage.
Il me sourit et m'embrassa furieusement sur les lèvres. Il délaissa le vêtement et la boîte et m'allongea sur le lit tout en continuant de m'embrasser. Il descendit dans mon cou jusqu'à mon décolleté et je souris pour aucune raison quand je l'entendis gémir entre mes seins.
-Maman! Cria Carlie dans le couloir.
Edward me délaissa rapidement et, même si je pris un peu plus de temps que lui, je fis la même chose juste au moment où Carlie entrait dans la pièce.
-Tante Alice et Tonton Jasper s'en vont, annonça-t-elle.
J'hochais la tête.
-D'accord, ma belle, on descend dans quelques minutes, lui dis-je.
Elle nous lança un dernier regard puis nous sourit avant de quitter la pièce. Je rencontrais le regard d'Edward et éclatais de rire à son visage. Il semblait tellement déçu. J'allais coller mes lèvres contre les siennes en signe de pardon. Je pris le vêtement qui était au sol et le remis dans la boîte.
-J'aimerais qu'on garde la nouvelle pour nous deux, d'accord? Pour l'instant, ajoutais-je. C'est juste que Rosalie vient tout juste de se fiancer, c'est sa journée.
Il hocha la tête, compréhensif.
-Bien sûr, murmura-t-il contre mes lèvres avant de voler un autre baiser.
Je lui souris et lui tendis la main pour le relever et le tirer jusqu'en bas pour dire au revoir à Alice et Jasper.
x-x-x
-Respire, Bella. Respire!
-Je n'y arrive pas! Paniquais-je entre deux semi-respirations.
-Regardes-moi, Bella. Regardes-moi, m'incita Edward.
Je tentais de me concentrer sur lui et sur la respiration qu'il faisait, mais j'avais trop mal pour le faire.
-Bella! S'écria quelqu'un à la porte de ma chambre d'hôpital.
Je tournais la tête vers la voix et échappais plusieurs larmes de joie quand je vis qu'Emmett se trouvait à la porte. Sous mes yeux ébahis, il vint de l'autre côté du lit et prit ma main dans la sienne. Il embrassa mes jointures tout en me regardant intensément dans les yeux.
-Tu vas y arriver, Bella, m'encouragea-t-il en serrant ma main. Tu y es arrivé une fois, tu le feras encore.
-Ça fait mal, pleurais-je.
Il eut un petit sourire.
-Je sais, murmura-t-il. Mais tu as souffert quelque chose de cent fois plus douloureux. Tu y arriveras, m'assura-t-il tout en serrant ma main. Un de plus, je te le promets.
Je criais sous la douleur qui se propagea dans mon bassin et Emmett déposa un dernier baiser sur mon front avant de sortir par la porte. Puis, la douleur s'arrêta et les cris d'un enfant emplirent la pièce.
-Emmett, murmurais-je, souhaitant qu'il revienne avec moi.
-Bonne idée, Bella! S'exclama Edward à mes côtés avec son nouveau petit garçon dans les bras. On l'appellera Emmett.
Je le regardais, surprise et repris peu à peu conscience de mon entourage. Edward déposa l'enfant dans mes bras et j'hochais la tête.
-Oui, je crois aussi, murmurais-je, ne voulant pas qu'il sache que j'avais appelé pour mon frère après une hallucination.
Edward dit quelque chose, mais je ne compris pas. Tout ce que je compris était le mot «moi». Je le regardais, et il semblait attendre une réponse.
-Pardon? Demandais-je.
Il échappa un rire nerveux et il s'approcha de mon visage, puis, posa sa main sur ma joue.
-Épouses-moi, Bella, répéta-t-il.
-Maintenant? Demandais-je, encore un peu sous l'épidurale que les infirmières m'avaient donnée.
Il éclata de rire.
-Le plus tôt possible, dit-il ensuite.
Je le regardais longuement et souris en essayant de réprimer un éclat de rire pour ne pas qu'il le prenne de la mauvaise façon.
-Tu m'aurais posé la question quatre ans plus tôt que j'aurais tout de même accepté. Il était temps que tu te décides, rigolais-je.
Il fit la moue et je ne pouvais plus m'empêcher de rire. Sous mes éclats de rire, il finit par sourire aussi et secoua la tête. Il resta à mes côtés jusqu'à ce que les infirmières lui disent de partir pour me laisser me reposer. Les infirmières posèrent Emmett dans le berceau et je m'endormis rapidement. Quand je me réveillais, Edward était déjà dans la pièce avec Emmett dans les bras.
-Depuis quand tu es là? Demandais-je.
-Depuis 10 heures. Carlisle ne pouvait pas me faire entrer avant.
Je lui souris tendrement, contente qu'il soit là. Il posa Emmett dans son berceau et il s'assit sur l'espace que je lui fis dans mon lit. Il passa sa main dans mes cheveux et me sourit.
-Je suis si heureux, Bella, murmura-t-il.
Un sourire se faufila sur mon visage et je voulu me lever pour l'embrasser, mais une douleur à mon bas-ventre m'en empêcha. Il s'avança avec un sourire et posa un baiser sur mes lèvres.
-Je t'aime, dis-je.
-Je t'aime aussi.
Il se leva et je fronçais les sourcils, ne voulant pas qu'il me quitte déjà, mais il fouilla dans les poches de son manteau, puis, revint vers moi en me cachant ce qu'il tenait dans les mains.
-Tu as raison. J'aurais dû le faire bien plus tôt. Surtout que j'ai cette boîte qui traîne dans mes poches depuis un très long moment.
Je fronçais les sourcils et il découvrit ce qu'il tenait dans les mains. Il ouvrit la petite boite et y révéla une magnifique bague qui semblait très luxueuse à mes yeux. Mon souffle se coupa quand je la vis.
-Edward-
C'était tout ce que je pouvais dire, puisque les mots restaient coincés dans ma gorge.
-Depuis quand? Sortis-je finalement.
Il baissa la tête et grimaça avec un semblant de sourire au visage.
-Un peu avant la naissance de Carlie, avoua-t-il après un moment.
Ma bouche s'ouvrit sous le choc. Je n'arrivais tout simplement pas à comprendre comment ça pouvait faire aussi longtemps et qu'il ne me l'avait jamais demandé.
-Après tout ce temps, pensais-je à voix haute. Pourquoi maintenant?
Il haussa une épaule.
-Je ne pouvais plus attendre une seconde de plus.
x-x-x
Le mariage s'était déroulé dans les mois qui suivirent. Alice, Rosalie et Esmée n'avait pas arrêté une seule seconde pour les arrangements du grand jour. J'avais été tellement nerveuse ce jour-là, incapable de me calmer, voulant toujours m'assurer qu'Edward serait là. Il avait dû lui-même venir à ma porte pour me rassurer. Je voulais passer le reste de ma vie avec lui. J'allais passer le reste de ma vie avec lui.
Je jouais avec l'anneau à mon doigt et souris. Oui, j'allais définitivement passer le reste de ma vie avec lui. Le jappement de Bemsper me fit tourner la tête. Il s'amusait dans les fleurs de la clairière derrière la maison.
-Maman! Je t'ai trouvé! S'écria Carlie en s'accrochant à mes hanches.
J'eus un moment de déjà vu, mais le secouais d'un mouvement de tête et pris Carlie dans mes bras.
-Oui! Tu m'as trouvé! Comment tu as fait? Tu es tellement bonne! M'exclamais-je.
-Tu n'étais pas cachée, bougonna-t-elle.
J'éclatais de rire.
-Mais oui! Regarde, j'étais loin de la maison!
Je lui pointais où se trouvait la maison et elle haussa les épaules.
-Emmett aurait été plus difficile à trouver, marmonna-t-elle.
Je réprimais un rire et la posais sur le sol.
-Alors allons le trouver ensemble, d'accord?
Elle hocha vivement la tête, sa joie retrouvée et je lui souris. J'appelais Bemsper pour qu'il nous suive à la maison et il dévala le sentier avant d'entrer dans la maison. Carlie me lâcha la main et se précipita derrière lui.
-Carlie, ne cours pas dans la maison! Criais-je.
-Oh, allez, Bella, laisses-là s'amuser un peu, retentit la voix d'Edward dans la maison.
Je lui lançais un regard pointilleux, mais il ne fit qu'éclater de rire et s'approcha de moi. Il m'entoura la taille de ses bras et m'embrassa dans le cou.
-Je l'ai trouvé, maman! Cria Carlie.
J'éclatais de rire et décidais de suivre sa voix. Elle se trouvait dans la chambre d'Emmett et regardait dans le berceau.
-Alors, où est-il? Demandais-je, même si je connaissais la réponse.
-Juste ici, maman.
Je m'approchais du berceau et feins la surprise de le trouver là.
-Oh! Mais tu as raison! Comment tu l'as trouvé?
-Il est toujours là! M'expliqua-t-elle comme si c'était évident.
Je passais ma main pour ébouriffer ses cheveux et acquiesçais.
-Oui, tu as raison, concédais-je en rigolant.
Les bras d'Edward se faufilèrent encore une fois sur ma taille et je posais mes mains sur les siennes, mon alliance cognant contre la sienne. Encore une fois, une puissante vague de déjà vu me prit et je fronçais les sourcils quand j'entendis le bruit sourd de quelque chose de lourd qu'on vient d'échapper. Edward et moi nous tournâmes en même temps et je fronçais encore plus les sourcils quand je vis que l'album photo de la famille était tombé. Je me tournais vers Carlie qui jura immédiatement qu'il était tombé tout seul. J'avais de la difficulté à la croire, mais décidais de laisser couler. Je me penchais pour prendre l'album dans mes mains et le tournais. J'inspirais difficilement quand la photo sur laquelle l'album était tombé était une photo d'Emmett et moi, et Carlie, à l'hôpital, juste après l'accouchement. Je ne sentis pas Carlie qui s'était approchée derrière moi pour regarder la photo.
-Hey! Je le connais! S'exclama-t-elle, ce qui me fit sursauter.
Je me tournais vers elle et essuyais discrètement une larme qui aurait facilement pu tomber.
-Oui, tu l'as probablement vu dans une des photos de tante Rosalie, lui dis-je.
-Non, réfléchit-elle en fronçant les sourcils. Je l'ai vu dans mes rêves, me corrigea-t-elle ensuite.
Ça me prit un long moment avant de comprendre ce qu'elle voulait dire, mais lentement, je compris. Elle rêvait à Emmett. Emmett la visitait en rêves. Je lançais un coup d'œil derrière et vis qu'Edward ne nous portait pas plus d'attention que ça. Je pris Carlie dans mes bras, replaçais l'album et l'amenais dans sa chambre.
-Maman?
Je gardais le silence jusqu'à sa chambre et la déposais sur son lit.
-J'ai fait quelque chose de mal? Demanda-t-elle, bredouille.
-Non! M'empressais-je de dire. Bien sûr que non, la rassurais-je. Dis-moi. Qu'est-ce qu'il te dit dans tes rêves?
Elle réfléchit un long moment durant lequel je pensais mourir trois fois, et finalement, elle parla.
-Il me dit d'être sage. Il me raconte des histoires. Nous allons souvent jouer au parc. Lily est là elle aussi.
Je manquais de souffle. Je souris difficilement à Carlie et l'embrassais sur le front en la remerciant de me l'avoir dit. Je sortis de sa chambre, ne voulant pas qu'elle me voit dans un tel état de choc et allais m'enfermer dans la chambre d'Edward et moi. Je tentais de respirer du mieux que je pouvais, mais avais de la difficulté à garder un bon rythme quand finalement, je m'évanouis.
x-x-x
-Bella.
J'ouvris les yeux et pris un moment avant de me lever. Ma tête tournait, mais quand je concentrais finalement mon regard devant moi, je vis la silhouette d'Emmett qui feuilletait l'album de photo de la famille. Sans faire de bruit, comme pour m'assurer de ne faire aucun mouvement trop soudain qui me réveillerait, je m'avançais et regardais par-dessus son épaule pour voir les photographies dans l'album. Elles étaient telles que je me rappelais, sauf un léger détail. Certaines d'entre elles avaient été prises après la mort d'Emmett, toutefois, il figurait dans plusieurs de celles-ci. Une d'entre elles était la naissance de Lily. Sur la photo, Damon regardait Lily, tout comme Rosalie, et Emmett se trouvait de l'autre côté de Rosalie, avec la même expression de joie comblée au visage. Il tourna la page et trouva la photo de mon mariage avec Edward. La photo de la famille avec toutes les demoiselles d'honneur, Alice, Rosalie et Esmée, et de l'autre côté se trouvaient Jasper, Damon, Carlisle, et finalement, Emmett.
-J'aurais voulu que tu y sois aussi, murmurais-je.
-Mais j'y étais, Bella. Je t'ai dit je serais toujours avec toi.
-Et je t'ai dit que ce n'était pas pareil.
Il se tourna avec un sourire triste au visage, mais son sourire devint lentement franc.
-Tu es heureuse, constata-t-il.
-Je suis heureuse, confirmais-je.
-Alors je le suis aussi, murmura-t-il ensuite. Pardon de m'introduire dans les rêves de Carlie et Lily. Je n'arrive pas à m'en empêcher.
Je secouais la tête.
-Tu n'as pas à t'excuser. T'avoir dans mes rêves m'a beaucoup aidé quand tu es parti. Je suis heureuse que tu fasses la même chose pour les filles. Tu feras la même chose pour Emmett? Demandais-je avec une certaine touche d'espoir.
Il rigola.
-Bien sûr, m'assura-t-il ensuite.
Je lui souris, heureuse, mais quelques larmes se faufilèrent à mes yeux.
-Je suis contente de te revoir.
Il me sourit et haussa une épaule.
-Je te dirais la même chose, mais je suis avec toi tous les jours.
Je rigolais et allais le serrer dans mes bras.
-Promets-moi, murmurais-je. Promets-moi que je ne vais jamais t'oublier.
-Je ne te laisserais pas, murmura-t-il à son tour.
-Merci, soufflais-je.
x-x-x
Je sentis une main froide contre mon visage. Les lèvres d'Edward que je reconnaitrais n'importe où contre les miennes. Celles de l'homme avec lequel j'avais vécu tant de choses, avec lequel j'allais en vivre encore des milliers. Les lèvres de l'homme que j'aimais.
Et je me réveillais.
Et voilà, c'est la fin. Je vais ajouter un dernier document après celui-ci dans les jours qui suivent avec mes inspirations, les tournants que l'histoire aurait pu prendre, peut-être aussi quelques chapitres coupés et la musique qui m'a inspirée tout au long de ses deux tômes.
Merci à tous, j'espère que vous avez apprécié de lire cette histoire autant que j'ai apprécié de l'écrire pour vous.
Bisouxxx Amé
