Bon matin, Bonjour, Bonsoir, Bonne nuit !
Voici le nouveau chapitre XD (non... sans blague ?) Oui, oui, sans blague XD
Chpt XXXV. Temps capricieux
- Allez Amaryllis ! On part en mission ! cria Garp.
Bordel... Pourquoi il cri si fort ? Je veux encore dormir, moi ! Je me retourne dans mon lit et relève la couette au-dessus de ma tête. Mais j'entendis les pas du réveil s'avancer dangereusement de ma porte. J'espère qu'il ne va pas me l'éclater comme la dernière fois...
- DEBOUT ! beugla-t-il en défonçant complètement le battant de bois.
Je tourne légèrement ma tête vers lui, les tympans brisés.
- Vraiment merci ! Je vais encore devoir la réparer ! criais-je toujours emmitouflée dans ma couverture.
- Allez ! Debout, Sengoku nous confie une mission ! Ça devrait te motiver ! sourit-il fier de lui.
- on doit partir quand ? marmonnais-je.
- Dans trente minutes, donc dépêche-toi, me répondit-il en sortant.
Ma vie privée est officiellement morte... Je n'ai plus de porte et uniquement trente minutes pour me préparer. En si peu de temps, je n'arriverais pas à aller chercher une nouvelle porte... Merde ! En plus, ma chambre est en désordre et n'importe qui pourra le voir et entrer, juste passer un coup d'œil ! Ça ne me plait pas du tout...
Je me résigne tout de même à me lever et à prendre des vêtements, avant d'entrer dans ma salle de bain, pour me changer à l'abri des regards. Face au miroir, je retire la chemise de Marco que j'avais laissé ouverte et enlevai mon débardeur, pour masquer mes petits seins avec un soutien-gorge noir simple. Retirant le short, je mis un pantalon simple, puis un T-Shirt gris. Je me jette rapidement de l'eau à la figure et m'essuie le visage à l'aide d'une serviette.
Je souffle avant de sortir à nouveau. Peut-être qu'il me reste assez de temps, pour aller chercher une nouvelle porte... Je devrais arriver à l'emboiter rapidement. Je sors rapidement de ma chambre, pour descendre les étages, jusqu'au sous-sol et chercher une porte de rechange. J'arrive à en trouver une qui correspond à la mienne, mais je dois avoir perdu pas mal de temps... Je la monte grâce à mon pouvoir et dégage à l'aide d'un petit coup psychique les restes de l'ancienne porte, pour y mettre la nouvelle. Je vérifie le verrou, avant de prendre mon sac et de filer en fermant à clé.
- Amaryllis ?
Je me retourne pour voir Nad'.
- J'ai entendu que tu partais en mission, annonça-t-elle.
- Ouaip, j'ai encore un peu la tête dans le cul, mais je vais peut-être pouvoir me reposer dans la cabine du navire, déclarais-je en souriant.
- Fais attention à toi, hein ? fit-elle en imitant mon sourire. Je ne peux pas venir avec vous, je suis encore en convalescence.
- Oui... soufflais-je doucement. Remets-toi vite, je n'aimerais pas être sans toi, entre des hommes...
Elle ria à ma remarque.
- Tu te débrouilles très bien, ne t'inquiète pas.
- Merci, souris-je.
Nous entendîmes un cri rageur, venant du port. Je pense reconnaitre mon prénom, pendant que Nad' pouffa dans sa main.
- Je crois que tu dois te dépêcher.
J'hoche de la tête, avant de dévaliser à nouveau les marches et me précipiter jusqu'au port.
- Te voilà, enfin ! s'écria Garp en me voyant.
En arrivant devant lui, je dois me reposer sur mes genoux et souffler profondément.
- Allez debout ! Faut pas trainer, on doit être de retour la semaine prochaine ! Et je ne pense pas que tu veuilles te faire enguirlander à nouveau, trouva-t-il judicieux d'ajouter.
- Raah... Ne me le rappelle pas... répliquais-je en reprenant ma respiration.
Après la conférence, j'ai eu droit à une longue réprimande de la part de mon grand-père... Ça a duré tellement longtemps... «Tu t'es mal comportée. Comment ça, je ne suis pas fier de toi ? Pourquoi l'as-tu dit aux journalistes ? Comment ça, quelqu'un aurait pu te tuer ? Blablabli, blablabla...» J'en ai eu plein les oreilles...
- Amaryllis, tour de garde !
- Mais il fait nuit !
- Et ?! Tour de garde, monte à la tour de pie ! Hop hop hop !
Raah...
Une fois que je suis montée, Garp est rentré dans son bureau et le silence s'est installé. C'est une nuit noire et je n'arrive pas à bien voir ce qu'il se passe. Je garde uniquement dans ma main mon halo blanc, pour que je ne sois pas dans le noir complet non plus.
Je crois que je vais bien me faire chier, s'il ne se passe rien.
Je crois que j'ai de bonnes raisons pour dire que c'est chiant.
Je crois que je vais piquer une petite sieste.
Il ne se passe vraiment rien...
Du coup, je m'adosse contre le mat et ferme les yeux, profite du silence et repose mes yeux. Mais des bruits de vague me dérangent. Le clapotis habituellement est agréable, mais là... J'ai un mauvais sentiment...
J'ouvre précipitamment les yeux et me redresse tout aussi rapidement. J'accours au rebord de la tour de pie et fixe la mer... qui se déchaine ! Une tempête, mais merde !
- TEMPÊTE EN APPROCHE ! gueulais-je comme pas possible.
Quelques soldats sortirent, pendant que Garp n'apparut pas. Chacun sut ce qu'il devait faire. La mer se déchaine. Le bateau vacille dangereusement vers la mer. Le vent souffle. Les voiles ont dû être repliées. La pluie s'abat. Le pont devient glissant, inondé par l'eau. Le bateau vacille de nouveau, de nouveau et de nouveau. Je m'accroche au mat comme possible. Je ne vois pas ce qui se passe, il pleut bien trop fort.
Le bateau vacille, en même temps qu'une vague énorme s'abat.
NON ! J'ai lâché ! L'air est expulsé de mes poumons, je sens l'eau se propager dans ma voie respiratoire. Je vais mourir... Mes forces me quittent... Je suis emportée par les flots, alors qu'ici, la tempête est bien plus calme. De l'air... de l'air...
Je vois trouble... Je papillonne plusieurs fois des yeux. On m'a repêché ? Ma vue est encore floue. Je frotte mes yeux et constate que cet endroit ne ressemble pas à l'infirmerie de Garp. J'ai été repêchée par un autre navire ?
Je me redresse pour pouvoir le constater par moi-même, mais je n'arrive pas à reconnaitre les lieux, où j'aurai déjà pu être. J'entends un léger clapotis par le hublot ouvert, bon, je suis encore en mer, mais où ?
Retirant la couverture, je constate que je porte toujours mes vêtements et pose mes pieds nus au sol : un parquet. Donc... Je me lève du lit et me dirige vers la porte, l'ouvrant je constate que c'est un bureau. Bon... Je vais essayer la porte à droite alors. Me dirigeant vers cette dernière, je remarque beaucoup de matériel médical au mur de gauche, d'où vient l'odeur prononcée de désinfectant.
Ma main saisit la poignée de porte et je la tourne, pour arriver dans un couloir vide. En voyant le couloir, je ne peux me poser qu'une question : pourquoi ce couloir est si haut et large ? Je ne sais pas, mais j'ai vraiment l'impression d'être encore plus petite...
- Bon, bon... je ne connais personne de la Marine aussi grand... marmonnais-je pour moi-même.
Les Amiraux sont grands, mais ils sont à Marie Joie. Et même si la plupart des soldats gradés sont grands, ils n'atteignent pas cette taille ! Bref, je suis un peu dans le caca... Surtout si je suis sur un certain bateau pirate...
Je m'avance dans les couloirs énormes pour trouver un renseignement sur l'endroit, où je me trouve. Les couloirs sont tous pareils ! J'ai pas un mauvais sens de l'orientation, je pourrais retrouver mon chemin, mais c'est un labyrinthe ce navire ! Pourtant, je continue d'avancer, espérant trouver une sortie et peut-être pouvoir me barrer rapidement.
Quand j'arrive devant quatre marches, où se trouve une porte au bout, j'hésite, avant de m'avancer et d'entrouvrir cette dernière. C'est le pont. Je regarde avec mes yeux jaunes par l'entrebâillement. Je déglutis en constatant qu'il y a pas mal de monde dehors. Beaucoup de monde. Ça ne va pas être ma sortie de secours en fin de compte. Je vois, vers le milieu trois marches qui descendent en un arc de cercle, comme le bureau de mon grand-père, mais au lieu d'y trouver un bureau, je vis Barbe Blanche assis dans sa chaise. Et justement son second à côté de lui !
Je déglutis difficilement cette fois-ci, qu'est-ce que je peux faire ? Je suis sur le putain de bateau d'un Empereur ! On rajoute à cela de l'huile sur le feu, avec le fait que Nad' ai tué l'un des membres de son équipage et que je l'ai sauvée ! Sans oublier la conférence avec les journalistes, qui étaient retransmise en direct... Je ne me sens pas bien d'un coup...
Je vois Marco tourner la tête vers la porte. Mes yeux s'écarquillent. Il m'a vu. Son expression ne change pas, puis il tourne à nouveau la tête pour dire quelques choses à son capitaine. Je crois que c'est le moment pour prendre mes jambes à mon cou, je n'ai pas du tout envie de devoir me retrouver face à eux, surtout... Comment je peux réagir ? Nad' a tué l'un de leurs frères, un fils de Barbe Blanche...
Lorsque je regarde à nouveau vers les deux concernés de mes tourments, je vois Marco venir vers moi. Non ! Je ne cherche pas plus longtemps, pour reprendre le chemin, par lequel j'étais venue, au pas de course !
Je dois trouver une cachette ! Je ne sais pas pourquoi, mais se fut la seule pensée qui me traversa. J'aurai pu penser à essayer de les affronter, à me suicider, à me jeter à l'eau, à faire genre de dormir trèèèèèèèèès profondément, mais non, la pensée qui me paraissait la plus cohérente était de me cacher. Du coup, je cours dans les couloirs énormes à la recherche d'une potentielle cachette.
J'entendis un son derrière moi, je l'ai déjà entendu, mais où ? Je tourne la tête, pour voir au-dessus de mon épaule un phœnix me foncer dessus et m'écraser au sol ! Marco !
C'est malin, ma joue me fait mal maintenant... Le phœnix enduit de flammes bleues, redevient l'homme blond collant. Il est assis sur mon dos, en train de maintenir mes poignets et sourit de façon sarcastique.
- Alors la petite voulait partir sans dire «Bonjour» ?
- Et ? répliquais-je.
- Ça ne se fait pas, tu pourrais au moins saluer le Paternel, sourit-il.
- euh...
Comment dire ? Nad' a tué un de tes frères et... Je crains que Barbe Blanche veuille m'arracher la tête ?
- S'il avait voulu te tuer, tu ne serais pas là, en ce moment, déclara Marco.
Je le regarde douteusement. Si ça se trouve son capitaine veut me voir vivante, pour me tuer. Comme si Marco pouvait lire dans mes pensées, il soupira, puis se releva, moi avec.
- Nous devons régler quelques petites choses par rapport à ton séjour ici, me dit-il. Tu n'échapperas pas à Père.
Il a terminé sa phrase en souriant sadiquement. Je n'ai jamais vu un tel regard de sa part !
- Et pourquoi je dois rester ici ? demandais-je soudainement.
- Peut-être parce qu'un monstre marin a failli te manger si on était pas intervenu et que la prochaine île est à plusieurs semaines, fit-il indifféremment.
Un monstre marin a failli me bouffer ?
