Bonjour à tous !
Me voilà de retour pour sévir à nouveau ( rire ). Je me suis senti bien inspiré depuis la semaine dernière et j'avance à un rythme plus soutenu dans la fic.
Nouveau chapitre où Harry continue à ennuyer sérieusement son monde. Après sa légitime colère qui a mis tout le monde à genou, le voilà qu'il se décide de faire comprendre à cette pauvre Hermione qu'elle est à côté de la plaque dans ses bonnes intentions. ensuite il se confronte avec ce cher directeur en lui remettant le souvenir de Slughorn. il comprend en contrepartie comment pense Voldemort, ce qui met mal à l'aise ses amis. alors en avant !
Réponses :
Ronald92 : heureux de te procurer autant de joie
Klaude : Harry a mis un grand coup de pied dans la fourmilière ( mdr ) Albus va devoir revoir ses plans
Servin : il craint surtout le réaction de Harry, le vieux citron. lis et tu verras
Sheltan : l'idée est intéressante. dommage que ce soit une même et seule personne. bien que j'ai une idée assez marrante pour la fin
Luffynette : t'as rattrapé ton retard ! un Harry comme on les aime
Storm-lion : bienvenu ! oui mon Harry est un peu dérangeant. et jusqu'où je vais l'amener peut allez très loin. mais j'ai une limite, donc c'est bon. je te remercie pour les compliments. je fais de mon mieux pour satisfaire un grand nombre
Postatem : Bienvenu ! ton compliment me va droit au coeur ( même si je ne pense pas que cette fic soit la meilleure. je dirais qu'elle a du potentiel ). non pas tout à fait. si tu lis; avec ce qu'il apprend, tout dépend de comme lui utilisera sa magie. tu verras, ce sera drôle le moment venu
Busard : non Harry n'est pas un serpentard, juste ce qu'il faut pour survivre. dans ce genre de cas, on ne réagit qu'avec les extrémités
Et voilà. merci à celles et à ceux qui rejoignent cette fic et qui font se connaître. la suite viendra très prochainement.
Bises
HARRY POTTER ET LE CHOIX DU SANG
36 – Etre responsable
La parution de l'interview du Sorcier du Dragon continuait à agiter la communauté magique après trois jours. Trois jours où le Ministère dut gérer une crise de confiance au moment où les attaques des mangemorts avaient cessé. Les sorciers avaient pris conscience qu'ils ne devaient plus attendre de soutien de leur gouvernement. Les propos du Sorcier du Dragon étaient sur toutes les lèvres et étaient largement commentés dans toutes les structures de la communauté magique. Sentant un risque de révolte, le Ministre réagit avec la plus grande fermeté. Désignant une dizaine d'aurors et une dizaine d'enquêteurs de la police magique, ils reçurent ordre de trouver le Sorcier du Dragon et de l'arrêter sur le champ pour sédition et entrave à la bonne marche de la politique en vigueur. Malheureusement les ordres filtrèrent. Et le lendemain de cette décision, Rita Skeeter publiait un article incendiaire envers la politique du Ministère. Rufus Scrimgeour tenta bien de se défendre mais la contestation se fit entendre ouvertement. Le Ministère se trouvait dans une situation intenable. Entre les dernières décisions prises par celui-ci, la chasse aux mangemorts, et maintenant ce mystérieux sorcier, le Ministère de la Magie vacillait sur ses fondation. Même si durant son allocution, le Ministre tenta de tempérer ses propos, l'avis de recherche du Sorcier du Dragon restait un sujet d'actualité. Rufus ne renoncerait pas. Désormais, le Sorcier du Dragon était l'ennemi à abattre, tant du côté de Voldemort que du côté du Ministère. Au moins avait-il permis de mettre tout le monde d'accord sur son sujet. Et surtout les attaques des mangemorts avaient momentanément cessé, laissant la communauté magique respirer.
A Poudlard, une même tension régnait. L'entrée fracassante d'un nouvel adversaire sur l'échiquier de la guerre alimentait toutes les conversations. Les clans n'hésitaient plus à faire valoir leur droit à la parole – du moins les partisans de Dumbledore et ceux du Sorcier du Dragon. Les partisans de Voldemort faisaient profil bas car ils ne tenaient pas à se trouver entre deux feux. Les serpentards avaient compris que s'ils devaient s'exprimer, ils risquaient de recevoir une sévère correction. L'arrivée du Sorcier du Dragon avait redonné un regain de courage à des élèves qui juste là étaient effrayés. Savoir qu'un sorcier seul se dressait contre tous donnait un côté héroïque au Sorcier du Dragon et enflammait l'imagination. Les professeurs de Poudlard maintenaient l'ordre, sans pour autant s'exprimer. Ils affichaient leur soutien envers le directeur et envers l'école. Cependant, derrière leur masque, il n'était pas difficile de deviner que l'intervention du Sorcier du Dragon avait quelque peu chamboulé leur foi en leur directeur. Et entre eux, les professeurs ne s'exprimaient qu'à demi-mots. Mais cette intervention avait eu aussi un autre effet. Le directeur, qui depuis le début de l'année, s'était fait assez discret, avait décidé de rester à Poudlard. Lui-même tentait de comprendre le Sorcier du Dragon. Et i lavait bien l'intention de débusquer ce sorcier. Le Ministre était venu une nouvelle fois le relancer pour lui demander son aide. Et le directeur avait poliment refusé, prétextant de sa présence au sein de Poudlard pour veiller à la sécurité des élèves. En réalité, ce Sorcier du Dragon mettait à mal les projets du directeur. Il avait été le premier à comprendre la réelle ampleur de la venue de ce mystérieux sorcier. Et il était convaincu que Voldemort l'avait aussi comprise. Un sorcier se déclarant ouvertement sans prendre parti dans cette guerre pour les puissances en présence était un trop grand danger. Un danger pour leurs plans. Un danger pour les forces qu'ils contrôlaient. Et un danger pour le dénouement final de la n'y avait pas d'autre choix que de trouver le Sorcier du Dragon et de le faire changer d'opinion afin que celle-ci penche dans le bon sens.
Harry s'amusait intérieurement de cette situation. Depuis trois jours, chaque matin, la Gazette était livrée à un nombre de plus en plus important d'élèves qui voulaient suivre l'ensemble de l'affaire. Outre les dissensions créées, chacun s'interrogeait sur l'identité du Sorcier du Dragon. Et cette question suscitait tous les fantasmes. Harry surveillait les conversations sur ce point. Il était au moins rassuré sur un point, personne ne le soupçonnait. Il avait tellement bien réussi que sa côte de popularité avait largement baissé. Il avait même surpris des regards de méfiance de la part des camarades de sa maisonnée. Cette situation l'arrangeait parfaitement. Avec un tel climat de méfiance, il aurait désormais les coudées franches pour agir encore plus facilement.
Durant ces trois jours, les quatre amis commencèrent leur entraînement intensif à la pratique de la magie de l'esprit. Les trois amis du jeune sorcier passaient désormais de longues heures en méditation, subissant les assauts des elfes de maison et de la lilitunienne. Pourtant Harry jugeait cela insuffisant car il se retrouvait seul. Il ne pouvait pas compter sur l'aide de Bladeck qui se contentait d'observer, comme si le phénix attendait quelque chose. Harry voulait retrouver au moins l'un de ses deux elfes pour poursuivre son propre apprentissage. Alors qu'il réfléchissait à ce détail tout en revoyant les grands évènements de sa vie, un fait anodin lui apparut. Il ouvrit soudain les yeux.
- Dobby ! s'écria Harry. Winky travaille toujours pour Poudlard. Et tu nous as dit que le directeur l'avait engagé l'année dernière.
Tout le monde rouvrit les yeux.
- Oui Harry Potter. Winky travaille toujours aux cuisines. Mais Winky ne fait pas honneur à sa fonction. Winky …
- Oui je sais, l'interrompit Harry. Justement, c'est de ça que je voudrais te parler. Winky est ainsi car elle est certaine que c'est de sa faute si Barty Croupton Jr s'est échappé et qu'il est mort.
- Oui Harry Potter. Et depuis lors Winky boit trop. Dobby a tenté de l'aider.
- Je le sais. Et si un sorcier, ou une sorcière, lui proposait de la reprendre à son service dans son ancienne condition, penses-tu qu'elle accepterait ?
- Dobby ne sait pas. Winky était très attachée à la famille Croupton. Il faudrait que le sorcier soit vraiment très tolérant et de bonne condition.
- Même si c'était un né moldu qui aurait des connexions avec l'Elu ?
La question laissa l'elfe pantois. Il ne savait vraiment pas. Harry souriait de ses dents.
- Dobby, trouves-moi Winky et ramènes-la ici immédiatement, ordonna Harry.
L'elfe disparut. Les amis de Harry regardaient leur ami qui fixait Hermione avec une lueur malicieuse. Ron suivit le regard de son ami et il comprit. Ginny comprit à son tour. Hermione écarquillait les yeux avec une expression déroutée.
- Harry, t'es sérieux ? l'interrogea Ron.
- Hermione, je t'ai fait la réflexion que te devais avoir un elfe de maison pour le comprendre. Si leur sort te tient vraiment à cœur, tu accepteras cette responsabilité, annonça fièrement le jeune sorcier. Et tu t'en sortiras sûrement.
La jeune femme n'eut pas le temps de protester que les deux elfes apparurent dans un crac sonore.
- Dobby … mauvais … elfe, s'écria difficilement l'elfe.
Elle se libéra de l'emprise de Dobby et tenta de marcher. Elle tituba sur ses courtes jambes avant de s'effondrer au sol.
- Winky … bouteille ! pleura l'elfe.
- Winky doit cesser de boire, lui dit durement Dobby. Winky fait honte aux elfes de maison.
- Bouteille ! hurla l'elfe.
Aussitôt une bouteille de Winky Pur Feu apparut. Mais avant que l'elfe puisse s'en saisir, Harry s'en empara. L'elfe releva la tête en cherchant sa bouteille.
- Je … veux … boire, s'insurgea l'elfe.
- Winky, regardes-moi ! ordonna Harry.
Winky continuait à rechercher sa bouteille d'alcool. Harry s'agenouilla devant l'elfe et lui saisit les épaules. Il la secoua assez violemment. Hermione voulut intervenir mais Ginny l'en empêcha. Harry fit lever le menton de l'elfe et plongea son regard dans celui de l'elfe. Les yeux du jeune sorcier perdirent leur coloration naturelle pour devenir blancs translucides. Harry plongea dans l'esprit de l'elfe. Au vu de l'état dans lequel se trouvait l'elfe, Harry n'eut aucun mal à percer la défense mentale de celle-ci. Il se trouva plongé dans une couleur sombre qui dominait. Harry se déplaça avec facilité. Il décida d'apporter de sa propre magie dans l'esprit de l'elfe. Son cerf mental parcourut cette atmosphère sombre et se mit à briller d'une vive lueur. Au bout d'une minute, Harry sortit de l'esprit de l'elfe. Winky fut soudain moins agitée. Elle respirait calmement. Harry s'assit avec un sourire triomphant. Winky dodelinait encore légèrement sur ses jambes mais elles avaient retrouvé un certain équilibre.
- Winky, sais-tu qui je suis ? Sais-tu où tu trouves ?
L'elfe hocha la tête en silence tout en regardant le jeune sorcier avec un regard 'incertitude. Bien que complètement anéantie et abrutie par l'alcool, elle avait entendu Dobby et Kreattur parler de leur service auprès de Harry Potter. Elle n'avait pas cru les deux elfes car elle jugeait que le jeune sorcier n'était pas digne d'un tel honneur. Elle jugeait Harry responsable de la déchéance de la famille Croupton autant qu'elle se jugeait elle-même.
- Winky, je sais que les deux dernières années ont été dures pour toi, dit avec douceur et tendresse Harry. Tu te sens responsable de la mort de tes maîtres, mais ce n'et pas ta faute. Tes anciens maîtres avaient fait de mauvais choix.
- Non ce n'est vrai. Le jeune maître Croupton était gentil avec Winky. C'est de la faute à Harry Potter si la famille Croupton est morte, pleure l'elfe.
- Winky, je ne suis pas responsable. Ton maître voulait me livrer à Voldemort. Et il a tué son père. Je ne suis pas responsable. Je défendais ma vie. Et c'est un détraqueur qui a tué ton ancien maître.
- Harry Potter n'avait qu'à mourir, lâcha Winky. Si seulement …
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Kreattur envoya valser l'elfe contre le pied de la table du dortoir. Hermione voulut se porter une nouvelle fois au secours de l'elfe, Ginny l'en empêcha. Harry arrêta ses elfes dans leur élan vengeur. Il s'approcha de l'elfe qui était légèrement assommée.
- Winky, ce que tu viens de dire est vrai. J'aurais dû mourir depuis longtemps, dit simplement Harry. Et cela arrivera certainement, je te rassure. Je ne suis qu'un mort en sursis. Cependant j'ai une proposition à te faire. Ta condition d'elfe libre ne te plaît pas. Et si une sorcière décidait de te prendre à son service en tant qu'elfe de maison.
- Aucun sorcier ne veut d'un elfe libre, rétorqua avec morve l'elfe.
- Tu te trompes. Mon amie, Hermione Granger, serait prête à te prendre à son service si tu le désires.
- Quoi ! Winky ne servira jamais une sorcière qui a tenté de corrompre le noble travail d'elfes de maison, dit avec véhémence Winky.
- Je suis d'accord avec toi, approuva Harry avec un sourie. Cependant elle est la seule sorcière qui te propose de retrouver un réel emploi en accord avec ta condition. Et réfléchis, si tu nous aides, tu pourras nous aider à venger la mort de tes anciens maîtres.
Même si les elfes n'avaient pas la notion de tuer dans leurs intentions, leur loyauté envers leurs maîtres pouvaient s'apparenter à un certain fanatisme. Et dans le cas de Winky, il ne faisait aucun doute qu'une telle idée l'enchantait. Harry devina les pensées de l'elfe. Il fit signe à Hermione d'approcher tout en continuant de discuter avec l'elfe.
- Winky, tu vas être au courant de beaucoup de secrets maintenant dont dépende ma victoire sur Voldemort. Il te sera interdit d'en parler à qui que ce soit.
- Winky est une bonne elfe qui sait garder des secrets. Si vous me jurez que mes anciens maîtres seront vengés, Winky acceptera de servir cette sorcière.
- Parfait. Hermione, tends ta baguette.
Hermione tendit sa baguette et l'elfe son doigt. Comme pour Harry, un filament violet sortit de la baguette de Hermione et s'enroula autour du doigt de Winky. Elle avait échangé sa liberté contre une nouvelle servitude. Son contrat disparut du bureau de Dumbledore. Harry était fier de lui.
- Et voilà Hermione, désormais tu as une elfe. Je te fais confiance pour prendre soin d'elle. Je te conseillerais de sécher les cours pendant deux, voire trois jours, afin que vous fassiez connaissance. Mais dès ce soir, je veux que tu la mettes au courant ce que nous faisons.
Hermione ne put rien répondre. En cet instant, Harry était redevenu le sorcier froid et calculateur que ses amis connaissaient. Il décida qu'ils avaient assez travaillé pour aujourd'hui. Tout le monde monta se coucher à l'exception de Harry qui veilla encore. Il réfléchissait au moyen de prévenir le directeur à propos du souvenir du professeur Slughorn qu'il voulait lui remettre. Il décida qu'il passerait par l'intermédiaire de sa directrice de maison. Il monta ensuite se coucher. Ginny l'attendait.
- Pas encore couchée ?
- Je t'attendais.
- Si c'est pour me faire des reproches, tu devras attendre, attaqua immédiatement Harry.
- Nullement. Tu fais bien ce que tu veux après tout maintenant que tu es seul aux commandes, lui fit remarquer amèrement Ginny.
- Arrêtes ton char, rit Harry. Qu'est-ce qui ne t'a pas plu encore ? Le fait que j'ai piégé Hermione ? Ou le fait que je dise que je vais mourir ?
Ginny ne put se retenir de frissonner de peur. Harry rit franchement.
- Ginny, Ginny, tu es vraiment trop drôle. Plutôt que de t'inquiéter de mon sort, préoccupes-toi d'apprendre et de te mettre à niveau. C'est la seule chose qui compte. Bonne nuit maintenant.
Harry s'installe de son côté du lit, mit en place ses protections et s'endormit en quelques secondes. Ginny était toujours assise sur le lit et pleurait silencieusement. Elfiraes toucha l'esprit de la jeune sorcière. Elle la réconforta de son mieux. Au bout d'une heure, la jeune sorcière finit par s'endormir.
Le lendemain, après le repas du matin, Harry intercepta sa directrice.
- Professeur McGonagall, pourriez-vous transmettre un message au directeur ? C'est urgent.
- Si vous le dîtes. De quoi s'agit-il ?
- Dites-lui simplement que je l'ai obtenu. Il comprendra.
- C'est tout ? demanda-t-elle.
- C'est tout. Maintenant, excusez-moi, je dois me rendre en cours.
Et le jeune sorcier partit en direction de son cours. Le professeur ne quitta pas des yeux le jeune sorcier, s'interrogeant sur ces étranges paroles. Elle fit apparaître son patronus et lui dicta son message. Le chat argenté disparut à pas léger en direction du bureau du directeur où il délivra son message. Le directeur eut un sourire éblouissant. Harry avait réussi plus rapidement qu'il ne l'aurait cru. Au repas du midi, la directrice retrouva le jeune sorcier.
- Mr Potter, le directeur vous fait savoir qu'il vous attend ce soir pour votre leçon particulière.
- Je vous remercie professeur.
- Mr Potter, j'ignorais que le directeur vous donnait des leçons particulières, souligna d'un coup la directrice.
- On peut dire ça comme ça. Maintenant si vous le permettez, je vais rejoindre ma table.
Harry s'assit avec ses amis où il leur annonça la bonne nouvelle. La journée défila rapidement. Après le repas du soir, Harry se rendit directement dans le bureau du directeur. Il donna le mot de passe de la dernière fois. Il monta les escaliers et frappa à la porte. Le directeur le pria de rentrer. Harry entra.
- Bonsoir professeur.
- Bonsoir Harry. Ainsi tu as réussi. Tu nous fais gagner beaucoup de temps. A quel moment as-tu obtenu la … confession de Horace ?
- Durant son repas du soir. Je suis désolé de ne vous avoir prévenu que maintenant, mais après il y a eu le bal, les vacances, et maintenant cette histoire.
- Oui évidemment. Harry, à quel moment de la soirée as-tu obtenu le souvenir du professeur Slughorn ?
- Après l'incident avec Malefoy. Je lui demandais des explications sur une potion de son prochain cours, et de fil en aiguille, un reste d'alcool aidant, il m'a confié cette fiole, en souvenir de ma mère et de ses aptitudes en potion.
- Impressionnant, le félicita le directeur. Et puisque tu abordes le sujet, que penses-tu de ce Sorcier du Dragon ?
- Professeur ? Je ne comprends pas, joua avec désarroi Harry.
- Tu as bien une opinion ? l'encouragea son directeur.
Harry prit le temps de mesurer sa réponse.
- Professeur, est-ce vrai que vous affrontez Voldemort plus d'une fois ? Ne suis-je qu'un pion que vous manipulez à votre guise ?
- Harry, ces questions sont légitimes, mais pas dans le sens du Sorcier du Dragon. Tu peux penser que tu es un pion mais ton rôle est essentiel, et tu le sais. Je t'ai récité la prophétie. Elle te désigne, et nul autre. Ce sorcier ne fait que rajouter que de l'eau dans le gaz, pour reprendre une expression moldue. Il ne connaît pas toute la vérité.
- Mais il affirme que vous avez affronté Voldemort plus d'une fois ? Est-ce vrai ? Est-ce que vous avez laissé mourir mes parents ? s'entêta Harry.
- Harry, ne crois pas ça. Quand j'ai su la prophétie, je leur ai proposé de les protéger, mais ils ont préféré faire confiance à une autre personne, et tu le sais, lui rappela le directeur.
- Pourquoi ne vous faisaient-ils pas confiance ? Vous auriez pu les … man… leur proposer plusieurs options.
L'entêtement du jeune sorcier mit mal à l'aise le directeur qui continuait pourtant de fixer le jeune sorcier dans les yeux.
- James et Lily privilégiaient leur amitié au-dessus de leur sécurité. Ils ont décidé de croire en cette amitié. Mais si tu veux comprendre pourquoi je n'ai pas affronté Voldemort durant cette guerre, le souvenir que tu tiens dans ta main est la clé. Mets-le dans la pensine.
Harry garda pour lui ses impressions. Il sentait que le directeur lui cachait quelque chose. Il versa le contenu dans la fiole dans la Pensine et suivit le souvenir du professeur Slughorn. Harry fit semblant de se montrer intrigué. Ils ressortirent du souvenir au bout de quelques minutes. Dumbledore s'assit à son bureau, l'air las et paniqué.
- Professeur, Voldemort a réellement créé des horcruxes ? Sept en tout ?
- J'en ai bien peur, souffla le directeur.
- Est-ce pour cette raison que vous ne l'avez pas affronté jusqu'à l'année dernière ?
- Tu es perspicace, le félicita le directeur.
- Donc vous saviez, s'insurgea le jeune sorcier.
- Du calme Harry. Je n'avais à l'époque que des hypothèses. Je ne pouvais pas me permettre d'agir à la légère, se défendit la directeur.
Harry se retenait à grand peine de dire ses quatre vérités à son directeur. Il s'obligea au calme avant de reprendre.
- Quand ?
- Quand ai-je compris que Tom avait créé des horcruxes ? Je ne saurais te le dire, peut-être quand il est revenu. J'aimerais te montrer un nouveau souvenir si tu te sens moins agité.
Le directeur fixait Harry de ses yeux pénétrants. Harry le fixait tout aussi intensément en activant pleinement ses défenses mentales. Il savait ce que le directeur tentait de faire. Il sentait la tentative d'intrusion de celui-ci. Mais Harry ne comptait pas lui faciliter la tâche. Un combat silencieux s'engagea entre les deux sorciers, pendant quelques secondes. Et Dumbledore finit par capituler, à la grande surprise du jeune sorcier. Harry contempla son directeur et ne se laissa pas berner par le sourire engageant de celui-ci. Il voyait le corps étincelant de son directeur, mais aussi une noirceur prononcée qui partait de la main droite. Le maléfice noir augmentait chaque jour et rongeait le corps fatigué du directeur. Le directeur cacha sa main brûlé. Harry comprit. Le mal qui rongeait le directeur continuait de s'aggraver. Dumbledore se leva, sortit de sa manche une nouvelle fiole et la vida dans la pensine. D'un geste de la main, il invita Harry à le rejoindre. Harry bougea comme un automate et plongea la tête sans attendre.
Les deux sorciers se retrouvèrent dans la clairière qui abritait l'ancienne demeure des Gaunt. Un jeune homme, étudiant de Poudlard, descendait en direction de la maisonnée. Harry reconnut Tom à l'âge de seize ans. Le serpentard se dirigeait vers la maison. Il entra sans attendre. Morfin se trouvait à l'intérieur. Les années passées à Azkaban l'avaient marqué. Il reçut sèchement le jeune sorcier en lui parlant fourchelangue. Tom lui répondit. La surprise passée, Morfin détailla son interlocuteur et lui reconnut une certaine ressemblance avec le fils des Jedusor. Tom afficha un sourire mauvais et endormit son oncle. Le souvenir s'arrêtait là. Harry avait compris de quoi il s'agissait. Les deux sorciers ressortirent de la pensine.
- Que s'est-il passé ? demanda Harry.
- Après cette visite, la famille Jedusor fut retrouvée morte sans explication. Les moldus furent perplexes car il ne faisait aucun soute que la famille avait été tuée mais sans aucune explication. Par contre, les sorciers comprirent que de la magie avait été utilisée. Et comme il y avait eu un précédent avec les Gaunt, ils n'ont pas pris la peine de mener d'enquête. Quand les aurors l'ont interrogé, Morfin a avoué le crime. Il leur a décrit dans le détail comme il avait précédé.
- Mais c'est injuste, s'énerva Harry. Tout ça parce qu'ils avaient sous la main le coupable parfait.
- Et qu'il a avoué, conclut Dumbledore. Les souvenirs étaient d'une telle précision que le doute n'était pas permis. Et pourquoi douter d'ailleurs ?
- Donc si je comprends bien, Voldemort a retrouvé sa famille moldue et l'a assassiné. Il a réussi à introduire ses pensées dans l'esprit de son oncle. Et si je m'en réfère au souvenir du professeur Slughorn, il est à supposer que ce crime est le premier qui ait permis à Voldemort de créer son premier horcruxe.
- Son premier ou ses premiers. Rappelles-toi que Morfin avait un objet avec lui.
- La bague de leur famille ! s'exclama Harry. L'avez-vous retrouvé après toutes ses années ?
- Je te répondrais prochainement, lors de notre prochaine leçon, répondit mystérieusement le directeur. Je crois qu'il est temps pour toi de retourner dans ton dortoir.
- Professeur, une question. Si nous retrouvons tous les horcruxes, Voldemort perdra son immortalité ?
- Oui Harry. Et nous aurons une vraie chance de le vaincre.
- La prochaine fois, vous m'emmènerez avec vous ?
- Je n'en attendais pas moins de ta part. Nous verrons. Bonne nuit Harry.
Sur ces paroles, Harry quitta le bureau du directeur. Il revit dans sa tête ce qu'il avait appris. Pas grand chose en fin de compte. Mais il était certain que le directeur avait retrouvé la bague et l'avait détruite. Du moins une partie du maléfice qui imprégnait celle-ci. Harry appela Dobby. Ils transplanèrent dans le dortoir secret. Les amis de Harry l'attendaient. Il leur fit un résumé de ce que le directeur lui avait appris.
- Donc si je résume, Dumbledore en est au point mort alors que nous avons juste détruit le médaillon. Et maintenant tu es certain qu'il a détruit la bague, énonça Hermione.
- C'est à peu près ça. Et il faut que nous trouvions encore la coupe de Poufsouffle, un objet de Serdaigle et le serpent.
- Harry, tu sais j'ai repensé à l'objet de Serdaigle dit Ginny. J'en ai parlé avec Luna, et elle m'adit qu'à sa seule connaissance, l'artefact le plus connu de Serdaigle était son diadème. Qui conque le portait acquérait une grande sagesse. Malheureusement cet artefact a disparu depuis très longtemps.
- Un diadème ! Disparu longtemps ! Peut-être pas si Voldemort a pu mettre la main dessus. Et il faudrait le retrouver. Je suis sûr que Tom l'a caché dans un endroit symbolique pour lui. Si je me mettais à penser comme lui, à quel endroit penserais-je ? Le journal était chez les Malefoy, endroit où j'aurais dû naitre à cause de la pureté de mon sang. Le médaillon, une grotte où j'ai fait mes premières expériences de sorcier. La bague, je crois que j'ai ma petite idée au vu du dernier souvenir que j'ai vu, les origines de ma famille sorcière. Nagini reste proche de moi. Restes le diadème et la coupe. Serdaigle ! Un artefact permettant d'acquérir plus de sagesse.
Harry retournait ses observations dans son esprit quand les paroles de Ginny s'inscrivirent en lettres de feu dans son esprit. Un artefact rempli de sagesse. Un lieu qui correspondrait à cette définition. Poudlard. L'idée illumina l'esprit du jeune sorcier.
- Oui ! cria-t-il. J'ai trouvé. Je sais où nous pourrons chercher le diadème.
- Heu tu nous expliques ? l'interpela Ron.
- Mais réfléchissez par Merlin ! L'artefact de Serdaigle, ce qu'il représente. Le seul endroit où il pourrait cacher un pareil objet, c'est Poudlard bien sûr. Poudlard. Le lieu qui représente sa maison, son savoir magique, ses origines illustres. Vous comprenez ?
Tout le monde le regarda avec surprise. Le cheminement intellectuel du jeune sorcier effrayait ses amis. Penser come Voldemort pour en arriver à cette conclusion. Harry affichait une lueur fière dans les yeux. Cependant Poudlard regorgeait de nombreuses caches. Voldemort pouvait avoir caché le médaillon chez les serpentards, dans un tableau ou tout autre lieu magique. Il devait en avoir le cœur net.
- Dobby, tu m'as bien dit que les elfes voyaient la magie. Tu as vu la magie qui imprègne les artefacts. C'est d'ailleurs pour cette raison que tu voulais m'empêcher de rejoindre Poudlard lors de ma deuxième année. Tu avais vu que le journal n'était pas normal.
- Harry Potter ne comprenait pas. Dobby avait seulement entendu son ancien maître dire que le journal pourrait blesser Harry Potter.
- Mais Lucius avait sous-estimé l'importance de ce simple journal. Et je suis certain qu'il n'y avait pas d'autres horcruxes dans la Chambre des Secrets. Dobby, Kreattur, partez sur le champ fouiller la salle commune des serpentards. Si Voldemort a réussi à introduire le diadème ici, ça ne peut pas être chez les serdaigles. Et si vous ne trouvez rien, il faudra rechercher autre part.
Les deux elfes disparurent. Winky avait suivi la conversation sans comprendre. Elle tira sur la manche de sa sorcière.
- Winky peut poser une question sa maîtresse ? demanda l'elfe.
- Oh pardon Winky, je ne t'ai pas encore tout expliqué, dit en rougissant Hermione.
Elle ne s'habituait pas à être appelée maîtresse ou Miss Granger. Harry avait compris et regarda férocement son amie.
- Hermione, si je t'ai confié un elfe, ce n'est pour en faire un esclave. Je te conseille vivement d'agir comme moi et de vous mettre sur un pied d'égalité.
Les paroles dures du jeune sorcier furent comme une claque pour la jeune sorcière. Elle obtempéra sur le champ. Désormais Winky n'appellerait plus que la sorcière et ses amis par leur prénom, sans titre honorifique. Pour la pauvre elfe, elle pensait vivre un cauchemar. Hermione la rassura de son mieux. Dobby revint au bout de quelques minutes.
- Harry Potter, Kreattur continue ses recherches dans la salle commune de Serpentard. Harry Potter, Dobby a pensé quelque chose.
- Dis-moi.
- Maintenant que le nombre d'elfes a augmenté, et même si Harry Potter pensait s'en servir pour apprendre plus rapidement, Dobby s'est dit qu'il pourrait permettre à Harry Potter de s'ouvrir à la magie du Seigneur des Ténèbres.
Harry réfléchit aux propos de son elfe. S'il parvenait à reconnaître et à ressentir à la magie des horcruxes, il pourrait lui aussi se permettre de les trouver rapidement. Et surtout de trouver le diadème de Serdaigle au sein de Poudlard. L'idée de l'elfe était brillante.
- Dobby, ton idée est géniale. Bon ça va me retarder dans mon autre apprentissage, mais pour vaincre Voldemort, je n'ai pas le choix.
- Pas forcément. Dobby apprendra dans le même temps à Harry Potter à transplaner dans l'infrastructure magique des elfes dans le même temps.
- C'est possible ? Tu es sérieux ?
- Maintenant que nous sommes suffisamment, c'est possible.
- Parfait. On commence dès ce soir. Je ne veux pas perdre une seule minute, décida le jeune sorcier.
- Harry, tu viens tout juste de revenir de chez le directeur, et ut veux encore travailler, lui reprocha Ginny.
- Je vous ai prévenu la nuit dernière, je veux qu'on en termine en trois semaines. Et je veux que vous sachiez transplaner. Donc il va falloir faire des efforts, quitte à veiller. Si tu ne supportes pas le rythme, libre à toi de partir, rien ne te retient, dit calmement et avec froideur le jeune sorcier.
Ginny se contint difficilement de se jeter sur son sorcier pour lui faire comprendre ce qu'elle en pensait. Elle serrait les poings de rage. De même que son frère. Hermione se désolait intérieurement. Harry les défiait du regard. Kreattur réapparut à ce moment-là.
- Harry Potter, Kreattur est désolé. Kreattur n'a rien trouvé. Kreattur est un mauvais elfe.
- Non Kreattur, tu as été parfait. Maintenant tout le monde au travail. Nous avons du pain sur la planche.
Harry s'assit en tailleur en face de Dobby. Ses amis suivirent son exemple avec de la colère plein l'esprit. Dobby mit ses deux mains devant lui. Une sphère de magie marron claire apparut des mains de l'elfe et se mit à grossir pour envelopper l'elfe et le jeune sorcier. Harry ouvrit les yeux pour fixer ce prodige.
- Dobby, qu'est-ce que c'est ?
- Harry Potter, ceci est la magie des elfes de maison. Si Harry Potter, il se rendra compte que cette sphère de magie est comparable à celle de la protection que Harry Potter a demandé à Kreattur et à Dobby pour sa maison.
Effectivement Harry remarqua la similarité. Il n'y avait pas fait attention avant. Dobby reprit.
- Comme Harry Potter la sait, la magie des elfes de maison est basée sur notre vision de la magie. Harry Potter voit maintenant la magie. Dobby va apprendre à Harry à distinguer les magies qui l'environnent. Après Harry pourra apprendre à transplaner dans l'infrastructure magique des elfes.
- Dobby, est-ce que ça m'évitera de souffrir à chaque fois qu'un nouvel environnement magique se proposera à moi ? Et est-ce que je pourrais me déplacer dans toutes les infrastructures ?
- Non Harry Potter. Harry Potter ne pourra pénétrer que les infrastructures magiques qui lui seront autorisées ou qui ne reconnaissent pas la magie des elfes comme les sorciers. Et Harry Potter ressentira toujours un peu de mal à chaque nouvel environnement magique. Harry Potter reste avant tout un sorcier.
- Je comprends. Commençons !
- Que Harry Potter se concentre sur la magie de Dobby. Que voit-il ?
- Maintenant que tu nous as coupés du monde magique environnant, je te vois vert-marron clair avec tous les détails de ton corps et de ta magie. Je vois la magie qui circule en et à travers toi.
- Parfait. Maintenant Dobby veut que Harry Potter se concentre sur mes yeux.
Harry fixa de ses yeux translucides les yeux marron de l'elfe. Il pénétra dans ceux-ci et se laissa emporter. Il vit alors des sortes de filaments qui étaient accrochés dans le dos de l'elfe. Il en fit la remarque à son elfe.
- Très bien Harry Potter. Dobby va maintenant activer l'un de ces filaments. Avec l'un de ses images mentales, je veux que Harry Potter plonge dedans.
Harry fit surgir son cerf et lui ordonna de se rendre dans le filament que Dobby agitait. Le cerf s'approcha tranquillement et frotta son museau argenté sur le filament. Il se mit à le gratter ensuite pour creuser un sillon. Le sillon devint bientôt assez large pour permettre au cerf de plonger. Harry lui ordonna de se jeter dedans. Le cerf bondit à l'intérieur du sillon. D'un coup, Harry et Dobby disparurent dans un crac sonore. Ils venaient de disparaître du dortoir. Leur départ déconcentra les jeunes amis du sorcier.
