Euh... désolée ? Non, sincèrement, désolée pour le retard. Pour me justifier, je dirai que je passe le Bac et que j'ai autre chose en tête... comment ça, c'est une excuse pourrie ? Alors j'arrête de parler, et je vous laisse lire.
Ah, juste... j'ai reçu une review me faisant remarquer que ces chapitres étaient inspirés de WoW (World of Warcraft pour ceux qui ne connaissent pas). Je RECTIFIE : je me suis inspirée des jeux de rôles papier, comme D&D ou Warhammer 40000, qui sont des centaines de fois plus drôles et conviviaux que les jeux vidéos. Si, si. Vous avez le droit de dire que je suis folle, je l'admets. N'empêche, c'est beaucoup plus marrant.
Bonne lecture, et n'oubliez pas : toutes les critiques sont acceptées ! (les compliments aussi...)
Chapitre 3 : Le donjon
Sirius mit son casque et entra, prêt à attaquer. Le couloir était désert.
- Entrez, fit-il derrière lui. Les deux discrets à l'avant…
Sythelia et Remus entrèrent en premier et avancèrent prudemment dans le couloir.
- On part en éclaireur, souffla Remus. Suivez-nous à bonne distance.
Ils se mirent en route, furtifs comme des ombres. Deux minutes après, les autres prirent le départ. Ils entendirent soudain un bruit et Harry se retourna, une flèche encochée. Il soupira de soulagement. Ce n'était que la porte qui se fermait. Quoi, la porte se fermait toute seule ?
Un bruit de course à l'opposé attira l'attention des guerriers à l'avant. C'étaient leurs éclaireurs qui revenaient en courant, armes sorties.
- Toute une troupe, fit Remus, haletant, après avoir pris soin de se mettre en sécurité, c'est-à-dire au milieu du groupe.
- Normalement, la porte se serait fermée quand on serait arrivés plus loin, pour nous empêcher de revenir en arrière, ajouta Sythelia. N'empêche, préparez-vous. Ils étaient juste derrière.
Et ils surgirent, en effet.
- Des Orques, dit Hermione, fascinée. Comme dans le Seigneur des Anneaux.
- C'est pas le moment, Hermione, fit Harry en tirant une flèche dans le tas qui les chargeait.
Ils apprirent vite à faire usage de leurs armes. Cependant, la bataille tournait en la faveur de leurs adversaires à cause du nombre. Neville, Draco et Sirius formaient un rempart vivant devant leurs amis. Severus se déplaçait avec grâce dans tous les sens, déstabilisant les orques qui le visaient. Harry tirait à chaque fois qu'il le pouvait sans risque d'atteindre ses amis. Remus et Sythelia se battaient de concert, attirant une cible à l'écart puis la harcelant de coups de dagues précis jusqu'à ce qu'elle tombe. C'est le moment que choisit Hermione pour entrer en action.
- Baissez-vous, tous !
Ils obéirent et le souffle de feu passa par-dessus leurs têtes, carbonisant une demi-douzaine d'Orques.
Cela sembla démoraliser les Orques qui reculèrent peu à peu, avant de finir par partir en courant vers les profondeurs de la tour.
- On rentre, clama Sythelia.
Un chœur de protestations lui répondit.
- Il est bientôt minuit dans la réalité. Ne vous inquiétez pas, on réapparaîtra ici.
Bien qu'à contrecoeur, ils acquiescèrent et fermèrent les yeux. Quelques instants plus tard, ils se réveillaient dans la réalité.
- La journée vous a plu ? demanda Sythelia.
Les acclamations fusèrent, autant des enfants que des adultes.
- On pourra y retourner ? demanda Neville.
- Si vous voulez. Je vous apprendrai à l'activer, comme ça vous n'aurez pas besoin de moi.
- Tu comptes repartir ? demanda Harry en regardant sérieusement sa mère.
- On en a déjà parlé, Galad. Je suis restée aussi longtemps que j'ai pu et je compte bien revenir avant la fin des vacances.
Ils se séparèrent et allèrent se coucher. Le lendemain, Sythelia avait disparu et leur laissait un parchemin expliquant comment activer le jeu.
Pendant les vacances, ils passèrent autant de temps dans la réalité que dans leur jeu. A force de vivre des aventures, même virtuelles, ensemble, ils se rapprochèrent tous. A la fin, même Neville arrivait à tutoyer Severus sans marquer aucune hésitation.
Hermione, en élève sérieuse, dut forcer ses trois amis à faire leurs devoirs correctement. Les trois adultes se faisaient un plaisir d'expliquer les points du programme non compris par un de leurs étudiants. Ils répugnaient à leur donner directement des réponses, alors en général ils indiquaient un livre où ils pourraient trouver la réponse à leurs questions. Remus devint rapidement le consultant préféré des jeunes car il leur donnait des énigmes à résoudre pour trouver les livres et les réponses.
Tenant sa promesse, Sythelia revint une semaine avant la fin des vacances, avec néanmoins un air soucieux sur le visage. Elle refusa obstinément de répondre à la moindre question, mais confirma à Harry que Voldemort était vivant – pour autant qu'on puisse appeler « vivant » un esprit privé de son corps – et que cela n'annonçait rien de bon. Un soir, après s'être assurée que les quatre jeunes dormaient dans la chambre de Harry, elle prit les adultes à part.
- Les ténèbres s'agitent de plus en plus, affirma-t-elle, entrant directement dans le vif du sujet. Voldemort n'a pas de corps, mais cela devrait être une question de temps.
- Y a-t-il un moyen de le retarder ? demanda Severus.
Ayant été Mangemort puis espion pour Dumbledore, il n'avait aucune envie que Voldemort ne revienne. Il avait abandonné son rôle d'espion et ne comptait pas y revenir.
- Je ne sais pas. Il faut que vous sachiez certaines choses. Si Voldemort revient, je ne pourrais pratiquement rien faire face à lui.
- Pourquoi ? Tu chasses la magie noire, non ? Et il est un sorcier noir… dit Sirius.
- Justement, c'est un sorcier. Normalement, je n'ai pas le droit d'intervenir dans les affaires des humains. Je risque déjà d'avoir des problèmes pour avoir adopté Harry…
- Pourquoi ? Tu as le droit d'avoir un fils, fit Remus.
- En théorie, non, murmura Sythelia. Assez parlé de ça, dit-elle soudain plus fort. Il faut voir si nous pouvons faire quoi que ce soit.
- N'en parlons pas aux jeunes, fit Severus.
- Tout à fait d'accord, approuva Remus. Ce sont encore des enfants malgré tout et ils ont le droit de grandir.
- Je n'avais pas l'intention de le leur dire, répondit Sythelia. Mais je me refuse à leur mentir.
- Comment tu comptes faire alors ? demanda Sirius.
- Ne leur dire que ce qu'ils demandent, à moins que cela ne les concerne directement. Sinon, je préfèrerais qu'ils restent en dehors de ça. Comme l'a dit Remus, je préfère qu'ils s'amusent plutôt qu'ils préparent une guerre.
- Une guerre ? A ce point là ? demanda Sirius.
- Il a trouvé des alliés qu'il n'avait pas lors de la dernière guerre. Je fais ce que je peux, et Rhiannon et Shruikan aussi, mais nous ne sommes que trois et nous avons une planète à couvrir. L'Angleterre n'est qu'un petit pays. Pour l'instant, vous ne pouvez pas faire grand-chose. Par contre, Severus, j'aimerais que tu me signales tout fait inhabituel qui se passe à Poudlard et que tu veilles sur Harry. Il a un don pour s'attirer les ennuis…
- C'est dans les gènes Potter, fit Sirius en rigolant.
- Je pourrais retourner chez moi, proposa Remus. Si Dumbledore sent une menace, il me contactera sûrement en même temps que les autres membres de l'Ordre.
- L'Ordre ? demanda Sythelia, intéressée.
- L'Ordre du Phénix, répondit Severus à sa place. Il l'avait fondé pour lutter contre Voldemort.
- Vous pourrez me faire un résumé ? demanda à nouveau la guerrière. Si guerre il risque d'y avoir, je préfère connaître toutes les forces en présence.
- Pas de problème.
- Il se fait tard, dit Remus. Allons nous coucher.
Les trois autres adultes approuvèrent et ils se séparèrent pour aller dormir. Ils ignoraient que, par la porte de la chambre de Harry ouverte, quatre amis avaient entendus plus de la moitié de la conversation.
- Ils sont gentils, murmura Hermione. Ils veulent nous protéger.
- Je suis sûr qu'on pourra les aider, fit Draco.
- Laisse, Draco, intervint Harry. Comme ils l'ont dit, on est encore des enfants. Ils nous préviendront s'il y a quelque chose de vraiment important, j'en suis sûr.
- En attendant, imitons-les et dormons, dit Neville d'une voix exténuée.
Ils se souhaitèrent encore une fois une bonne nuit, puis se turent.
Harry entendit les respirations de ses amis devenir régulière une à une. Il repensa à ce que sa mère avait dit. Tu as le droit d'avoir un fils…En théorie, non. Pourquoi quelqu'un n'aurait pas le droit d'avoir d'enfants ? Il mit du temps à trouver le sommeil, tournant et retournant ses questions dans sa tête.
