Titre : Furry Magic
Auteur : Ne'ichan
Traductrice : Agathe Laplante
Couples : Lucius x Harry et de nombreux autres
Rating : M
État de la fic en anglais : 111 chapitres, Finie
État de la fic en français : 36 ; En cours de traduction
Bêta correctrice : Flo ShadowSpirit
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Avertissement : AU. Relations homme x homme, limite consentantes. Harry a 17 ans
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Disclamer : Tous les personnages connus appartiennent à JK Rowling
Résumé : Suite à un accident, Harry Potter va découvrir les règles qui gouvernent le clan des léopards garous et surtout apprendre à connaître leur roi, Lucius Malfoy.
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Nous avons l'accord de l'auteur pour traduire cette histoire
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Paradise Of Readers, vous souhaite une bonne fin d'année
et une bonne année 2010 que celle-ci, vous apporte tout ce que vous souhaitez!!!!
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voici le 1er chapitre de la semaine
avec un peu en retard mais le chap est là, et c'est le principal!
Bonne lecture et à trés vite pour la suite
Eni et Onarluca
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Chapitre 36
Harry ressentait l'appel. Il n'avait jamais expérimenté quelque chose d'aussi formidable. Ce n'est pas ce à quoi il s'attendait lorsqu'il avait appris que Lucius pouvait l'appeler.
C'était comme être caressé par une main experte, mais de l'intérieur. La sensation, le besoin de suivre l'appel courait sur lui comme un murmure. Sur sa peau, le long de sa gorge, dans son ventre, autour de son cœur, chaque organe était noyé dans une impérieuse contrainte. Toutes les cellules de son corps désiraient profondément répondre à l'appel. Non. Pas à cause de la douleur. Mais, c'était impossible à ignorer. Presque impossible d'y désobéir.
Harry était habitué à la douleur. C'était ainsi que Voldemort l'avait appelé. Avec la douleur et la torture, sa cicatrice lui donnait l'impression que sa tête allait se fendre, et la promesse de pire s'il ne venait pas à lui. Maintenant, ce n'était rien de tout ça. Harry se leva de sa pile de fourrures. L'idée de devoir aller vers cet homme, le roi, son roi, alors qu'il souffrait encore de l'avoir vu intimement enlacer un autre… ça brûlait. C'était de la douleur.
Il joua un moment avec l'idée de résister. Harry n'avait aucune illusion de ce coté. Il était fort. Il pourrait choisir de ne pas y aller. Ça l'attirait vers lui, mais il était capable d'enraciner ses pieds au sol et de résister. La question était, est-ce que ça valait le coup ? Il était fatigué. Il se sentait vidé. Vaguement triste. Engourdi. Pleurer lui faisait toujours cet effet. Ça créait une barrière entre lui et sa douleur. Dommage, l'engourdissement finissait toujours par passer et la souffrance n'attendait que ça pour revenir. Harry détestait ça. Il aurait préféré fuir. Il aurait du faire ça, se sauver, juste quelques mois plus tôt. Maintenant, il choisissait de ne pas fuir.
Il choisissait de répondre à l'appel.
Harry essuya ses yeux cuisants avec le dos de sa main. Ils étaient irrités et encore mouillés des larmes retenues dans les longs, longs cils. Il voulait y aller parce qu'il n'avait pas d'autre choix que de faire face. Parce qu'il n'en avait rien à faire que Lucius le voit dans cet état. C'était fini. Il avait aimé et avait été utilisé. C'était de sa faute, parce qu'il avait été naïf et confiant, parce qu'il n'avait pas écouté Graeme qui avait raison. Qui aurait pu penser que Graeme était le seul à être honnête ? Et Harry avait refusé de l'écouter.
Lucius a été le premier à remarquer la présence d'Harry sur le seuil de la porte. Il se leva et fit un geste pour inviter le jeune à entrer. Harry le regardait avec un visage vide de toute expression, un visage qui était la conséquence d'une douleur et d'un chagrin intenses, trempé par des larmes qu'il avait laissé sécher. Tendu, tiré et sévère. Lucius fronça les sourcils en le voyant. Il n'avait toujours aucune idée de ce qu'il avait fait pour causer une telle douleur au garçon. Draco disait que c'était son attitude envers le garçon. Lucius ne pouvait pas y croire.
Draco se leva d'un bond et se précipita sur Harry. Il l'enlaça. Harry regardait par-dessus l'épaule du garçon plus âgé, droit dans les yeux du roi du clan. Il reposait son menton sur la poitrine de Draco, enfouissant son visage dans la chair ferme; ainsi, seuls ses yeux étaient visibles derrière l'épaule de Draco, la partie inférieure de son visage était cachée. Graeme se tenait à coté du bureau, son visage reflétait la curiosité, plus inquisiteur et moins en colère que Harry ne l'avait jamais vu lorsque le plus vieux léopard-garou posait les yeux sur lui.
« Je ne peux pas faire ça » dit Harry, catégoriquement, sa voix assourdie par la chemise qu'il essayait de ne pas mordre. « Je veux partir ».
« Partir ? Partir où ? » Lui demanda Lucius, assis une fois de plus sur le fauteuil derrière son bureau. Draco conduisit Harry vers le canapé et l'installa dessus. Il essayait de prendre soin de lui. Harry était distant, les gestes de réconfort n'arrivaient pas à l'atteindre, c'était comme s'ils étaient prodigués à quelqu'un d'autre.
« Loin d'ici. Je ne veux pas être ici » dit Harry. Ses yeux ne voulaient pas lâcher le regard argenté de l'homme assis derrière le bureau. Il s'en rendit compte lorsque Graeme bougea mais qu'il ne put trouver la volonté de regarder dans sa direction.
« Pourquoi ? » demanda Lucius, sa voix était douce, du velours. Ses yeux gris n'étaient pas glacés, ils n'étaient pas froids. Ils regardaient avec gentillesse le jeune à qui il parlait. Son Élu. Harry réussit à hausser légèrement les épaules, essaya de regarder ailleurs et échoua. Il ne pouvait pas tomber dans ce piège, s'il vous plait, pas maintenant.
« Je suis la risée de tous, maintenant. Je t'ai laissé m'utiliser, me baiser en public, devant tous ceux qui voulaient regarder. Maintenant, j'ai rempli ma fonction, et c'est fini. Tu as Troy pour prendre ma place. Comme j'ai pris celle de Fred. Seigneur, je n'avais pas réalisé ce que je lui avais fait. J'espère qu'il pourra me pardonner un jour ». La voix d'Harry était toujours morne, elle passait difficilement sa gorge serrée, étrangement, elle paraissait presque normale, et Lucius savait qu'il pensait tous ces mots.
« Fred va bien. Tu ne l'as ni peiné, ni blessé d'aucune manière. Sa place n'a pas changé. Il est toujours mon Marqué et mon Revendiqué. Troy a la place qu'il doit avoir. Je l'ai marqué. Tu as ta place. Tu es mon Élu. Le clan est ta famille. Tu dois rester ici, où tu seras en sécurité et où nous prendrons soin de toi. Tu n'as rien fait d'honteux. Nous ne sommes pas des humains qui cachent leurs passions dans des pièces fermées »
« Je ne suis pas en sécurité ici. Je ne peux pas vivre à ta manière. Je ne veux pas. Je *veux* cacher ma passion dans une pièce fermée. Je ne veux pas avoir ça devant les yeux, quand tu prends tes amants, quelque soit leur nombre. Je ne veux pas qu'il y en ait d'autres ». Harry soupira et Draco resserra ses bras en fixant son père. « Il n'y en a qu'un que je veux. Je te veux toi, juste toi. Un amant qui serait le mien, que je n'aurais pas à partager, pas comme ça. Soit le roi du clan, prends soin d'eux, mais soit *mon* amant, fidèle, le mien. C'était tout ce que je voulais. Je pensais l'avoir. Maintenant, j'ai compris ».
Le silence s'installa alors que Lucius réfléchissait à ses mots. Puis Lucius s'adressa lentement et gentiment à Harry qui était misérablement pelotonné sur le coussin.
« Viens. Assieds-toi avec moi, Élu. Écoute. Graeme et Draco sont sur le point de me dire ce que je dois faire de toi. Ils pensent tous les deux que j'ai échoué avec toi, que je t'ai fait du tort. Cependant, chacun le voit de manière différente ». Lucius se leva et marcha vers le canapé puis s'assit sur le coussin près d'Harry.
Harry recula. Lucius l'ignora. Il prit Harry dans ses bras, le guidant pour qu'il pose sa tête sur sa poitrine, il pencha la tête pour qu'ils se regardent dans les yeux. Harry ne pouvait plus respirer. Ses doigts glissaient et tâtonnaient pour trouver une prise, ils s'entortillèrent dans les longs cheveux de soie pale et attrapèrent les puissants biceps. Les grandes mains caressaient ses cheveux. Harry souhaitait pouvoir se reculer. Mais la caresse… il en avait besoin. Le toucher de celui qui le blessait. Il en avait besoin. Il se cramponna à l'homme, plus aussi résolu.
Ces mains étaient tout. Elles prenaient sa force, sa capacité à nier à quel point il les voulait. Merlin, il était faible, si mou. Il tourna le visage dans l'étreinte qui le berçait, il abandonna la bataille, perdue d'avance, avec sa dignité et commença à pleurer.
À suivre
