J'espère que vous avez tous vu le passage ajouté au chapitre précédent après sa mise en ligne ! Si ce n'est pas fait, allez-y ! Ou vous allez avoir du mal à comprendre certaines choses aujourd'hui.
Lady A : Le Tabby est une des meilleures chose qui soit en ce monde ! Pas pouvoir te répondre par mp une des pires.
Angy : Mais il n'arrivera rien à Timmy voyons ! Enfin... presque.
Merci à tous pour vos coms ! Je suis ravie que le chap et le Tabby vous ait plu !
Je sais que ce nouveau chapitre s'est fait attendre, mais j'ai été très occupée (la relecture et correction de Pardonne-moi sur ff, des Psychotiques sur fictionpress, ma vie perso bien remplie...) et il m'a donné du fil à retordre. Je ne suis d'ailleurs toujours pas totalement satisfaite du résultat. J'espère que vous aimerez. Bonne lecture !
Chapitre 36 – Une histoire de plan
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Un bruit. Infime. À peine audible. Un léger craquement provenant du couloir qui aurait pu passé inaperçu.
...si celui qui faisait sa ronde devait bientôt emprunter le couloir. Ce qu'il avait fait deux minutes plus tôt.
Toujours debout, McGee fronça les sourcils. Il s'immobilisa et coupa sa respiration, guettant le moindre nouveau bruit suspect.
Rien.
Sur ses gardes malgré et peut-être aussi à cause du silence, l'agent étendit sa main pour récupérer micro et oreillette qu'il avait placé avant de se coucher sous l'oreiller. Il dédaigna les chaussures qu'on lui avait procurées en même temps que le magnifique uniforme de patient blanc qu'il portait la journée. Marcher avec était simple mais peu discret et surtout inadapté pour ce qu'il allait faire, mettre un terme à cette mission.
Car c'était décidé, il réglait les choses cette nuit. Tant pis pour Gibbs et le savon qu'il lui passerait plus tard à cause de ça, il devait absolument mettre un terme à cette affaire maintenant. Depuis le retour de Tony, il ne pensait qu'à partir d'ici. Plus il attendrait, moins il serait efficace. La preuve, il ne trouvait plus le sommeil et même endormi il ne récupérait pas correctement. De plus, l'attitude du directeur et de l'infirmier la veille l'avait tout sauf tranquillisé.
Il agirait cette nuit, seul, sans Alice et Darrill. Il ignorait encore comment mais, au lever du soleil, l'affaire Hasting serait close. Il se le promettait.
Les rues de Washington étaient désertes. Il était trop tôt en ce samedi estival pour que la circulation soit dense dans la capitale. Le véhicule où avaient pris place la laborantine et l'agent du NCIS filaient dans les rues sans que rien ne vienne entraver sa course. Même les feus semblaient être de leur côté puisque pas un jusqu'à présent n'avait affiché sa lumière rouge à leur approche.
À bord de la voiture du docteur Cranston, le frère et la sœur débattaient de la marche à suivre une fois arrivés à l'hôpital. Malgré leurs efforts, aucun plan solide ne leur était venu. Ils allaient de suppositions en propositions sans parvenir à faire émerger une idée qui ne réduise pas à néant leur projet deux minutes après leur arrivée.
Néanmoins, ils étaient d'accord sur une chose. Il leur faudrait agir le plus discrètement possible et trouver McGee afin de coincer ceux qu'ils supposaient responsable de leurs malheurs.
Gagner la chambre du Bleu ne serait pas évident, mais leur principal problème se situait ailleurs. Ils ignoraient totalement comment pénétrer dans cet Alcatraz sans se faire remarquer.
Il n'y avait personne dans le couloir. Cette constatation le soulagea. Un peu.
Il n'était toujours pas tranquille. L'atmosphère était trop pesante pour que tout aille bien. Depuis son entrée au NCIS, il avait appris à se fier à son instinct. Ce n'était pas un exercice pour lequel il excellait, mais il savait reconnaître l'urgence lorsqu'elle se faisait sentir. Alors qu'il réfléchissait au déroulement des prochaines minutes, une véritable alarme hurlait dans son esprit. Tous ses sens en éveil, il guettait le moindre bruit ou mouvement suspect. Quelque chose se préparait, c'était une certitude. Il ignorait précisément quoi, mais une petite voix lui soufflait que cela avait un rapport avec lui.
Passer par la grille n'était pas envisageable. Ce serait le meilleur moyen de se faire attraper. Mais tenter de franchir les murs le serait davantage.
Il ne pouvait cependant pas exister une seule entrée et sortie. Cela n'aurait pas été point de vue sécurité si cela avait été le cas. Ils étaient donc à la recherche de la seconde, de service, qu'il devait obligatoirement y a voir quelque part.
Par là, ils seraient discrets. Du moins, il serait plus facile pour eux d'entrer sans se faire remarquer. Et c'était tout ce qu'ils demandaient pour l'instant, pénétrer dans l'enceinte de l'hôpital.
Il vérifia de nouveau le long couloir aux murs blancs. Satisfait, il obliqua vers la gauche. Il avait décidé de se rendre près des bureaux. Il savait déjà qu'il devrait forcer plusieurs portes pour trouver de quoi achever sa mission. Cela n'avait guère d'importance. Il savait se jouer des serrures maintenant. Pas de toutes, évidemment, mais il avait appris des meilleurs en la matière. Celles de l'hôpital ne lui poseraient aucun problème. Et quand bien même ce serait le cas, défoncer une porte était devenu bien trop banal dans son boulot pour qu'il s'en inquiète.
Entre Gibbs, Ziva et Tony, il avait eu les meilleurs maîtres possibles. Il était agent avant d'être informaticien aujourd'hui. Et il allait bientôt le prouver.
Après avoir fait le tour du bloc en voiture, Abby gara leur véhicule loin de la grille d'entrée. Ils quittèrent la douce chaleur de l'habitacle pour l'air frais, quasiment froid, de l'extérieur. Marchant en silence côte à côte, ils progressèrent sur le trottoir opposé à l'enceinte, à l'abri des caméras.
Comme ils l'avaient supposé, une autre entrée se trouvait derrière les bâtiments. Elle perçait le mur d'enceinte au milieu de la ruelle qu'il longeait de ce côté-ci. C'était une impasse d'une trentaine de mètres. Le reste du mur était accolé aux autres bâtiments du bloc, doublant ainsi sa hauteur jusqu'aux faîtes des premiers toits de différents commerces.
Il n'y avait qu'une grille pour la fermer, que surplombait une unique caméra. L'ouverture était commandée électroniquement. La gothique afficha un immense sourire en attrapant le contenu de son sac à dos. Passer par là ne serait qu'une formalité.
Les couloirs étaient déserts, silencieux. Il avait l'impression que tous pouvaient entendre le bruit de ses pas tant il les trouvait forts. Les battements de son cœur n'étaient pas en reste. Bientôt, il allait se comparer à un groupe de percussions.
Elle était la meilleure. Il le savait déjà. Pourtant il en prit davantage conscience en pénétrant dans le parc de l'hôpital. Il leva son pouce droit en l'air pour lui faire part de son admiration. Elle hocha les épaules comme si ce n'était rien. Il sourit et l'entraîna vers les bâtiments.
Il lui fallait commencer par une pièce. Il choisit le bureau du directeur. Pour régler cette histoire, c'était le meilleur moyen. Le plus rapide aussi.
Ils avaient le choix pour entrer dans l'hôpital. Le nombre de fenêtres qu'ils pouvaient briser était phénoménal. Tony indiqua pourtant à sa compagne le côté droit du bâtiment, l'aile administrative. Il y avait une issue de secours pas loin, McGee lui en avait parlé.
Il ouvrit son poing gauche fermé jusque là et attrapa de l'autre le trombone qu'Alice lui avait donné la veille. Il cala le micro entre l'élastique du pantalon et sa hanche et s'assura que son oreillette était bien en place. Il s'accroupit ensuite devant la serrure. Il ferma les yeux une seconde, se remémorant les conseils de Ziva, puis il se mit à la tâche.
Comme prévu, la porte n'était pas fermée. Les caméras n'étaient qu'un détail dont Abby s'était chargée à leur arrivée. De même, le signal qui devait avertir la sécurité d'une intrusion était un lointain souvenir. Les pare-feux et autres protections de leur système étaient obsolètes pour une experte comme elle. Il n'eut qu'à ouvrir et s'effacer pour la laisser passer, mimant une courbette tandis qu'elle prenait un air hautain. Ils étaient dans la place.
Cole Burton vérifia une dernière fois qu'il avait dans ses poches tout le matériel pour exécuter les ordres de son supérieur. Ce qui s'annonçait ne l'effrayait pas le moins du monde. Se débarrasser d'un être un peu trop encombrant n'était pas une première. Il était cependant curieux de l'effet que ça lui ferait. D'habitude, il n'était pas vraiment responsable des décès de l'établissement. Il les incitait juste. Mais ça reviendrait au même au final, ça resterait un suicide.
Lorsque son téléphone sonna, il poussa un grognement et maudit la personne qui le privait du sommeil qu'il avait tant cherché à atteindre.
« Gibbs, lâcha-t-il d'une voix peu amène.
- Gibbs, c'est Ziva. »
Il se redressa et écarta la couverture. Quand on vous appelait à cette heure là, il y avait un problème. Lorsque c'était un de vos agents, vous saviez que vous ne dormiriez plus.
« Qu'est-ce-qui se passe ? demanda-t-il repoussant la foule d'hypothèses qui commençait à naître dans son esprit embrumé.
- Je n'arrivais pas à dormir, je suis passée à l'hôpital.
- Allez droit au but, Ziva !
- Au quoi ? »
Il pesta en silence des problèmes qu'avait la jeune femme avec les expressions.
« Dîtes-moi ce qu'il se passe.
- C'est Tony et Abby.
- Quoi ? questionna-t-il en se penchant vers la table basse proche du canapé pour récupérer son arme.
- Ils ne sont plus là, Gibbs. Ils ont quitté l'hôpital. Je crois qu'ils sont partis rejoindre McGee. »
Tada !
Un 'tit commentaire maintenant que vous êtes arrivés là ? Je ne demande pas un roman, juste quelques mots pour savoir si vous avez aimé, si vous voulez la suite...
