Disclaimer : Les personnages des chevaliers du zodiaque ne m'appartiennent pas, mais l'histoire, si !
Couple : Nan, je vais pas faire la liste, ou sinon, c'est po rigolo :p
Rating : M.
Kikou tout le monde ! C'est cool, le Cap d'Agde (nan, pas le camp des naturistes !!), mais je rentre demain ! Plus de soleil qui brûle ! Mais plus de galces non plus T.T
Lys : Arrête de te plaindre !!
Tu me fait toujours la tête ??
Lys : Y'a de quoi !!
Dsl, obligée !! Pardon, te plait !!
Lys : NAN !! (part bouder dans son coin)
Faut que j'assure, je dois me faire pardonner !! T.T
Bonne lecture !
Chapitre 36
Inquiétudes
« Jabu !! Jabu !! »
Seiya tourna sur lui-même, cherchant son ami des yeux, parmi tous ces gens qui l'entouraient. De même, Shun levait les yeux; jetant des regards inquiets sur les maisons encore debout, mais qui étaient prêtes à s'effondrer. Parfois, ils entendaient le bruit effroyable d'une bâtisse s'affaissant sur le côté, parfois sur elle-même. Des gens se lamentaient, fouillaient les décombre avec l'espérance d'y retrouver un proche. Un bourdonnement de voix leur parvenaient, ils comprenaient mal ce qu'ils disaient, leur esprit fixé sur Jabu qu'ils n'arrivaient pas à trouver parmi ces délabrements.
Shun regardait les visages désolés, en larmes, écorchés, rouges de sang, soulagés, défigurés, malheureux, désespérés… Un poignard s'enfonçait dans son cœur, alors que ses yeux vert d'eau rencontraient les regards éloquents et ces bouts de murs, qu'on tentait parfois de soulever. Des aides avaient été envoyés, mais elles ne semblaient pas suffisantes, et les deux chevaliers voyaient des corps mutilés emmenés dans des civières.
Que s'était-il passé ? Personne ne le savait vraiment. Il eut une grande explosion, un bel incendie, un étrange tremblement de terre. Ce que personne ne savait, c'était ces combats qui se passaient dans le camp d'entraînement, qui leur était inconnu, mais qui avait fais des morts, comme dans cette petite ville. Car comme eux, ils venaient de perdre des enfants, ainsi que trois chevaliers d'argent et de bronze. Deux avaient survécu, seulement, et leur inquiétude croissaient. Où étaient-ils ?
« Seiya ! Shun ! »
Les deux frères se retournèrent, Kiki sauta d'un pan de mur pour atterrir près d'eux, un léger sourire sur les lèvres. Le genre de sourire que l'on fais pour dire que, malgré la situation désastreuse, il y a quand même une bonne nouvelle. Tous deux furent soulagés, l'enfant avait trouvé leur demi-frère, mais le poids posé sur leur cœur demeuraient. Kiki leur indiqua la direction, et ils partirent tous les trois en courant, en essayant d'oublier ce paysage qu'ils pouvaient voir en tournant un peu la tête.
Bientôt, ils arrivèrent près d'un refuge, où ils hésitèrent à rentrer. Kiki leur prit la main, et ils passèrent l'entrée sans porte. Shun avait les larmes aux yeux, la vue de ces rangées d'hommes, de femmes et d'enfants blessés, parfois morts, semblaient les lui avoir brûlés, il les avait baissé. Il serrait la main de Kiki, qui gardait les yeux obstinément rivés sur le sol, où il se serait mis à pleurer.
Seiya regardait les corps, le regard dur, avec une pointe de vengeance dans les prunelle. Ce qu'ils voyait le révulsait, et ils n'avait qu'une envie, c'était de réglé le compte de celui qui avait osé faire cela. Car cet accident de la nature était loin d'être naturel.
Enfin, ils arrivèrent dans une toute petite pièce. Il y avait deux lits. Sur l'un d'eux, un corps était recouvert d'un drap qui avait connu des jours meilleurs. Sur l'autre, une jeune fille était allongée. Son corps étaient gravement brûlés par endroits, et une longue et vilaine cicatrice partait de son front, descendait sur l'œil borgne et finissait sur la joue calcinée. Shun et Seiya ne bougèrent pas, une impression de déjà-vu leur sauta au visage, alors que Jabu, le visage pâle, se redressait, paniqué, et leur sautait presque dessus.
« Seiya ! Shun ! Merci d'être venus ! Aidez-moi, je vous en supplie ! »
Shun sursauta et se tourna vers son ami, alors que Pégase gardait les yeux fixés sur la jeune fille qui ouvrit son seul œil et regarda les nouveau visage. Son regardé était doux, sans agressivité, et l'esprit de Seiya n'eut aucune mal à coloré ses iris brunes d'un joli doré. Mais ça ne collait pas. Sa peau n'était pas assez clair, et elle n'avait pas exactement le même regard. Elle n'avait pas cet air… cet air d'indifférence, de vide, que l'autre avait. Pourtant…
« Qui est-elle ?
- C'est Edha ! Il faut m'aider, elle va mourir !
- Jabu… ? »
La voix faible de la jeune fille attira de suite l'attention de la Licorne, qui se dépêcha de s'asseoir près d'elle, lui demandant si elle avait mal quelque part. Quelle question, elle avait mal partout, son corps la lançait. Mais elle ne disait rien, elle voulait être courageuse. Elle voyait la peur et l'amour dans les yeux bruns de son amoureux, elle se savait horrible, mais aussi soulagée de ne pas être rejetée.
Seiya sembla sortir de sa rêverie, et la douleur lui serra le cœur. Cette si jolie fille allait mourir comme ça, parce qu'elle était au mauvais endroit au mauvais moment. Il se tourna vers Shun, qui semblait avoir eu la même idée que lui.
« Il faut chercher quelqu'un, dit Shun.
- C'est vrai, mais qui pourrait l'aider ? Regarde… Regarde-là… »
Jabu leva le regard vers son demi-frère, près à lui hurler dessus, mais quand il vit la douleur et la frustration du jeune homme, il ne put rien dire, on partageait sa souffrance. Lui aussi était impuissant, et il luttait pour ne pas éclater en sanglots devant celle qu'il aimait.
« Vous ne pouvez pas faire amener Saori ? »
Faire amener Saori ? Seiya songea à la déesse, et il sut que ce n'était pas à elle de venir. Il n'osait imaginer sa réaction en rentrant ici. Peut-être serait-elle dégoûtée, écœurée. Peut-être serait-elle indifférente. Peut-être rentrerait-elle de mauvaise grâce. Peut-être faudrait-il la forcer à venir. Peut-être refuserait-elle. Le japonais n'envisagea pas que sa déesse puisse accepter et venir, mais il ne se sentit pas coupable. Car une image s'imposa à son esprit. L'image de quelqu'un qui viendrait sans résistance et qui ferait quelque chose pour cette jeune fille.
« On peut toujours essayer, mais…
- Il faut la faire venir ! Elle seule peut la sauver, Shun !
- Je ne sais pas…
- Il faut qu'elle vienne !!
- Non. »
Les regards se tournèrent vers Seiya, qui vit l'œil d'Edha exprimer sa surprise et sa peur.
« Comment ça ? Fit Jabu, qui ne comprenait pas.
- Saori ne viendra pas, ou de mauvaise grâce. Il faut amener quelqu'un d'autre.
- Mais qui ? L'interrogea Kiki.
- Tu n'as pas deviné ? »
Kiki réfléchit deux minutes, et ils comprit où voulait en venir Seiya. Un sourire étira ses lèvres, il acquiesça de la tête, tout à fait d'accord. Shun fronçait les sourcils, un peu largué. L'apprenti lâcha sa main.
« On ramène du renfort ! »
Seiya avait retrouvé un semblant de sourire, et ils disparurent en un clin d'œil. Edha aurait pu sursauter si son corps n'était pas si endommagé. Jabu interrogea Andromède du regard, qui réfléchit quelques secondes, avant de comprendre qui était allé chercher leur frère.
Au Sanctuaire, à peine arrivés, Seiya et Kiki coururent comme des fous dans le treizième temple. Les minutes étaient comptées, pour Edha, et il fallait la trouver le plus vite. Pégase regarda sa montre, il était pas loin de dix heures. Il eut l'illumination, et il attrapa Kiki pour le faire bifurquer vers les cuisines, dont il ouvrit la porte en grand. À l'intérieur, il ne trouva que Seika, qui sursauta à son arrivée.
« Où est-elle ??
- Heu… Elle est retournée dans sa chambre… »
Ils refermèrent la porte et s'enfuirent en direction de sa chambre. Seiya savait qu'elle avait tendance à se promener dans les cuisine, quand elle avait faim, elle mangeait peu aux repas, et Seika l'invitait à se servir quand elle avait vraiment faim. Enfin, ils arrivèrent dans un couloir privé, près de la chambre du Grand Pope. Sans frapper, Kiki et Seiya ouvrirent la porte. Lys sursauta et se retourna vers les deux garçons, surprise. Ils s'approchaient d'elle, l'air angoissés.
« Qu'est-ce qu'il vous arrive ?
- Il s'est passé quelque chose, on a besoin de toi !
- Traduction ?
- Une fille est blessée, il faut nous aider ! »
Lys regarda Kiki, puis leva les yeux vers Seiya.
« Elle va sans doute mourir, on a besoin d'aide ! S'il te plait, aide-la ! »
Seiya la suppliait des yeux. Il se demanda s'il avait bien fais de lui demander à elle, après tout, cela ne la concernait pas. Pourtant, il la vit se pincer légèrement la lèvre, puis lui faire un petit sourire moqueur.
« Pas besoin de « s'il te plait » ! On attend quoi, le déluge ? »
Un sourire éclatant apparut sur leur visage. Kiki ferma les yeux et les téléporta, ils atterrirent dans la petite pièce, où tout le monde sursauta. Jabu était bouche bée. Il n'avait jamais vu la jeune femme, et il la trouva magnifique.
Edha regarda la blonde se tourner vers et la regarder. « Un ange », pensa-t-elle. Elle rougit quand les yeux bleu clair se posèrent son affreux visage, glissant sur son corps. Elle allait pleurer, elle était morte de honte. Elle croisa le regard de Lys, et elle n'y lut, à sa grande surprise, ni dégoût, ni peur, ni tristesse. Un léger sourire flottait sur ses lèvres dessinées, un sourire rassurant, qui lui apporta un peu d'espoir.
« Eh bien, c'est du joli.
- Tu peux faire quelque chose ? Lui demanda Shun.
- Je vais essayer, mais je ne garantis rien. Par contre, tout le monde dehors. »
Seiya, Kiki et Jabu ne voulurent pas se laisser abattre. La Licorne embrassa Edha sur le front, et ils voulurent partir. Shun regarda Lys, qui souriait doucement. Il avait confiance. Il lisait dans son regard sa détermination, elle allait soigner l'hindou comme il le fallait. Il n'y avait aucun souci là-dessus. Tout le monde sortit, fermant la porte derrière eux. Ils virent à nouveau les corps alignés les uns à la suite des autres, ils eurent un serrement de cœur et détournèrent les yeux, ne pouvant voir ces pauvres gens qu'ils ne savaient comment aider.
Dans la petite pièce, Lys s'agenouilla près du lit et retira le drap. Edha frissonnait, une larme coula sur sa joue. Elle n'avait pas peur, non, elle se sentait en confiance, mais elle craignait de voir le dégoût ou la peur sur le si beau visage de cet ange, cette femme dont la peau était si blanche.
Elle admirait ses longs cheveux clairs, les siens étaient si noirs… La blonde remarqua cette goutte d'eau sur sa joue brûlée, elle lui fit un sourire tendre qui la rassura un peu. Lys vit quelques bandages, mais son corps était surtout caché par des vêtements et le drap. Pas le temps de bien la soigner. La jeune fille ne vit aucun sentiment dans les yeux de la blonde, elle en fut soulagée et étonnée.
Les yeux bleus cherchèrent quelque chose du regard. Elle se leva, se pencha au-dessus d'Edha et attrapa un récipient qui contenait une bonne quantité d'eau. L'hindou la regarda faire. Une main se posa au creux de sa petite poitrine, elle réprima un petit cri de douleur. Aussitôt, ses vêtements disparurent de son corps, téléportés sur le côté.
Elle n'eut pas le temps de dire quoique ce soit qu'une étrange sensation de bien-être l'envahie. Elle sentait l'énergie de l'ange l'envahir, alors que sa peau percevait une sensation de mouillé, comme si on avait mis doucement de l'eau sur sa peau. Une légère douleur s'emparait d'elle. Elle avait chaud, mais pour rien au monde, elle n'aurait voulu que ça s'arrête. Car elle sentait qu'elle guérissait. Oh oui, elle le sentait, tout s'arrangeait.
De l'autre côté de la porte, les chevaliers et l'enfants attendaient, un peu angoissés, quoique celle de Jabu était palpable. Ils sentaient le léger cosmos de Lys à l'intérieur, mais ils ne savaient pas ce qu'elle pouvait fabriquer. Au bout de plusieurs minutes, une bonne dizaine, qui leur avait parurent des années, Lys entrouvrit la porte. Elle avait un sourire d'excuse sur les lèvres. Jabu paniqua.
« J'ai fais ce que j'ai pu.
- Comment ?! Edha !! »
Jabu entra, suivi de près par Seiya et Shun. La stupéfaction pouvait se lire sur leur visage. La Licorne tremblait, la joie déferlait en lui. On pouvait deviner la jeune fille nue sous le drap. Mais ses bras étaient étendus dessus, et on voyait le début de sa gorge. Et, contrairement à tout à l'heure, sa peau était lisse. Il n'y avait plus de traces de brûlures, sur ses membres qui ne portaient plus de bandages, et son visage avait retrouvé sa douceur originelle. Jabu se tourna vers la blonde.
« Oui, j'ai arrangé sa cicatrice sur son œil, mais c'est pas terrible. Elle n'aura plus qu'un œil, maintenant. Je ne suis pas Dieu. »
Jabu pleurait. Dans ses yeux, on pouvait lire toute la reconnaissance qu'il avait pour la jeune femme. Seiya éclata de rire, suivi de Kiki et de Shun.
OoO
Il était bientôt midi, et c'était donc l'heure de monter pour rejoindre les autres. Mû parcourait les pièces du temple, cherchant Kiki sans le trouver, tout en se demandant où il avait bien pu passer. Ça le rendait nerveux, le souvenir de ses escapades dans le tunnel lui revenaient sans qu'il ne puisse s'en débarrasser. Saga le regarda traverser le couloir, puis soupira.
« Kiki n'est pas ici.
- Mais où peut-il être ?!
- Il va bien revenir, ne t'inquiète pas.
- Comment peux-tu rester aussi calme ? »
Le grec haussa les épaules et partit dans l'entrée pour se chausser. Mû soupira, il était bête. Bien sûr que Saga était calme, sinon, il pèterait un câble. Il voyait bien que son amant faisait des efforts pour ne s'inquiéter de rien, comme le lui avait ordonné le Bélier, car sinon, il songeait à l'autre, qui n'avait d'ailleurs pas fait de retour. Enfin, Saga ne lui avait rien dis, et Mû espérait qu'il soit sincère avec lui. Mais le Gémeau pouvait très bien lui cacher des choses, car contrairement à lui, le tibétain était nerveux, et il s'inquiétait pour un rien.
Voyant que son amant ne s'était pas décidé à sortir du temple, Saga l'attrapa par le bras et le força à mettre ses chaussures pour monter, ce que fit son cadet de bien mauvaise grâce. Sans un mot, ils sortirent du temple, et commencèrent à gravir les marches. Mû glissa sa main dans celle un peu plus foncée du grec, leurs doigts s'entrelacèrent. Ils ne parlaient pas, ils n'en avait pas besoin. Et pour dire quoi ? Rien. Alors autant se taire.
Leur montée fut rapide. À vrai dire, Mû avait hâte d'être en haut, peut-être que Kiki y était. Cependant, dans la salle à manger, l'enfant n'était pas là, il ne put retenir un soupir déçu. Les deux amants s'assirent, les retardataires ne tardèrent pas à rentrer à leur tour. Saori était calme, semblant déçue. Ils devinèrent sans mal que c'était à cause de Lys, qui avait dû la forcer à nouveau à rester dans le temple, ou peut-être que la blonde lui avait échappé. On remarqua l'absence de Shun et Seiya.
Le Grand Pope tardait à arriver, et le repas fut servi sans lui. Dohko semblait inquiet, Sion n'avait pas pour habitude de manquer un repas, sauf quand il avait trop de travail ou qu'il avait des soucis. Ce n'était guère rassurant, et le repas fut silencieux. Quelque chose se préparait, leur instinct le leur disait. À le fin du repas, ils allaient partir, quand l'un des battants s'ouvrit. Sion entra, la mine soucieuse, et il se plaça devant sa chaise sans s'asseoir, comme s'il se préparait à repartir. Il inspira profondément.
« Je navré de vous apprendre que les ennuis commencent. »
Le silence suivi ses mots, sans que personne ne puisse dire quoique se soit. Leurs cœur battait à la chamade, ils attendaient la suite.
« Cette nuit, six camps d'entraînement ont été attaqués : la Côte d'azur en France, la Cordillère des Andes au Pérou, le désert australien dans l'ouest du pays, le Pays de Galles au Royaume-Uni, la Sibérie centrale en Russie et l'Orissa en Inde. Il y a dans ces lieux un camp plutôt important, et ils ont été attaqués. La ville le plus proche en a souvent fais les frais. Seiya et Kiki sont en ce moment en Inde, ils aident Jabu, c'est là-bas qu'il y a eu le plus de dégâts, avec le Pérou, où Shun et Lys sont allés, en ce moment. En France, au Royaume-Uni et en Australie, ce serait moins grave, il y a eu plus de survivants. Deux chevaliers sont morts en Russie, mais les apprentis vont bien.
- Pourquoi sont-ils allés là-bas ? Demanda Saori, qui ne comprenait pas pourquoi ils étaient partis depuis si tôt le matin.
- J'avais informé Seiya et Shun, afin qu'ils me rapporte les faits, et Kiki les a téléportés là-bas. C'était plus grave que prévu, et ils sont venus chercher Lys pour soigner certains blessés. Finalement, elle y est restée, puis elle est partie au Pérou avec Shun.
- Il y a beaucoup de morts ? Demanda Shaka, qui se sentait concerné par l'Inde.
- En France, un chevalier de bronze et un apprenti sont morts, le double en Russie. Au Royaume-Uni, il faut croire qu'ils aient eu plus de chance, un apprenti de décédé. En Australie, deux chevaliers d'argent sont morts, et trois apprentis. Même chose pour l'Inde, avec un apprenti et un chevaliers de bronze de décédés en plus. Certains chevaliers sont vivants, d'autres gravement blessés, deux risquent d'y passer. Pour résumé : quatre chevaliers de bronze morts, quatre chevaliers d'argent morts, onze apprentis morts, et douze blessés, toutes catégories confondues. Sans compter les villes alentours. Je préfère ne pas en parler. »
Un silence de mort s'installa. Ils étaient sans voix, et leurs cœur battaient à la chamade. Certains se pinçaient la lèvres, frustrés et en colère contre ceux qui avaient osés s'attaquer et tuer ces chevaliers, en pleine nuit qui plus est.
« Les survivants ne savent pas vraiment qui les a attaqués. Malgré leurs armures, ils n'auraient su dire qui étaient leur ennemis. Nous ne sommes pas vraiment avancés de ce côté-là. Mais une chose est sûre, un Dieu est caché derrière cela. Il y eut des tremblements de terre très sérieux, et parfois inexpliqués. Ces évènements ne sont pas anodins, une bataille se prépare.
- Qui pourrait avoir fais ça ? Lui demanda Aldébaran.
- Je l'ignore. J'ai réfléchi, pourtant. J'ai lu beaucoup de livres, d'archives à propos des précédentes batailles. Certains dieux constituent vraiment une menace. Il y a Arès, mais j'ai vérifié, son âme est toujours scellée, bien que cela date de l'avant avant dernière réincarnation. Il y a Poséidon, mais il me semble qu'il est plutôt calme, ces temps-ci.
- Il n'y a aucun risque de ce côté-là, assura Julian.
- Je te crois. Nous pouvons également noter Artemis, qui s'est réincarnée récemment. Mais elle est seulement âgé de deux ans. Je demanderai à Lys d'aller leur rendre visite, elle n'apprécie pas particulièrement les hommes. De toute façon, elle n'est pas une menace, du moins pas pour l'instant. Ensuite, il y a Eris, mais elle n'est pas du genre à attaquer aussi franchement, elle est plus subtile dans ses agissements, ou alors elle cherche quelque chose, ce dont je doute sérieusement.
- Que pourrait-elle chercher ? L'interrogea Aiolia.
- Je l'ignore. Mais, de toute manière, il lui faudrait quelqu'un pour diriger ses attaques, donc soit quelqu'un en qui elle ait confiance, soit un hôte. Eris ne fait confiance à personne, et nous l'aurions senti, si elle avait trouvé quelqu'un.
- Tu sais beaucoup de choses, dit Milo, admiratif.
- Je ne suis pas le seul, j'ai discuté avec Lys pendant une bonne demi-heure, et ont a mis nos connaissances en commun.
- Ensuite ? Fit Shura.
- Nous pouvons compter Hadès, mais étant donné que nous l'avons vaincu, c'est peu plausible. Les Enfers doivent être dans un état déplorable, et il a bien mieux à faire que de nous déclarer la guerre. Perséphone pourrait peut-être agir, mais je doute, elle n'a pas vraiment de raison de le faire, ni les moyens.
- Mais et cette Princesse ? L'interrompit Aioros. Elle est toujours en Enfers, il me semble.
- La Princesse n'est plus sous l'emprise d'Hadès, lui répondit Rhadamanthe. On en peut pas savoir où elle est, mais une chose est sûr, elle est partie le plus loin possible de lui. Je pense que c'est un esprit libre, elle n'a pas vraiment de parti, elle est du côté de celui qui l'obtient. Aller à Élysion en passant par le mur des lamentations, être au service direct d'Hadès et ramener l'âme jusqu'au corps de son propriétaire, ce n'est pas donné à tout le monde, c'est très certainement un être divin, et elle n'a sûrement eu aucun mal à s'enfuir dans les dimensions.
- Tu en sais, des choses, fit Masque de Mort.
- Ce sont des choses qui se sentent. Ce n'est pas un être normal. Je me demande même où ils ont pu la trouver. Après, suivant ses actes, on peut interpréter.
- Une interprétation qui a sans doute du juste, approuva Sion. À sa place, je ne pense pas que nous aurions agi différemment. Fuir le plus vite possible avant qu'on ne vous retire votre liberté. Quand on est aussi puissant, on préfère être libre qu'être prisonnier.
- C'est logique, approuva le spectre.
- Il y a encore des prétendants ? Demanda Camus ironiquement.
- Héra, peut-être. C'est l'épouse de Zeus, elle peut rivaliser avec Hadès et Poséidon, mais, personnellement, je ne vois pas quel intérêt elle aurait à provoquer Athéna. D'après Lys, elles auraient fais la paix il y a un bout de temps. Zeus, impossible, c'est pas lui qui viendrait déclarer la guerre à sa fille. Déméter n'a jamais déclaré de guerre. Apollon… Peut-être, sans plus. Je ne sais pas, je vais faire quelques recherches, mais Lys pense que si sa sœur n'est pas mêlée à cette histoire, il ne doit pas l'être non plus, ce qui est aussi mon avis. Je crois avoir fais le tour. Il existe d'autres divinités encore, mais elles sont inoffensives.
- En gros, des armures de libres et des chevaliers de morts, sous les ordres d'un dieu inconnu, résuma Ikki. C'est rassurant.
- Très, fit Sion en soupirant. Des attaques au Sanctuaire pourraient intervenir, je compte sur vous.
- Je peux être ridicule ? Fit Marine.
- Comment ça ?
- Je suis peut-être folle, mais récemment, alors que je me promenais, j'ai vu Misty.
- Comment ?!
- Je l'ai vu comme je vous vois, mais d'un coup, il a disparu.
- Toi aussi ?! S'exclama Shina. Moi, j'ai vu Babel, récemment. Il a disparu d'un coup.
- Seiya m'a dit qu'il avait vu un certain Jamian, dit Seika.
- C'est quoi ce délire, encore ? Soupira Sion.
- Je t'assure, Sion ! Fit Marine.
- Les chevaliers d'argent seraient donc de la partie ? Proposa Aphrodite, exaspéré.
- Ou peut-être qu'ils voulaient nous dire quelque chose, contra Dohko.
- Bonjour tout le monde !! »
L'une des portes venaient de s'ouvrir, Lys entra avec un sourire rayonnant sur les lèvres. Elle frissonna, l'atmosphère de la pièce n'était pas très rassurante. Pas du tout, même, vu les têtes qu'ils tiraient. Elle avait fait quelque chose de mal ? Nan, c'était sûrement les nouvelles peu réjouissantes de Sion. Mais, vue la situation, ce n'était pas encore trop grave, on ne les avait pas attaqué directement. Elle regarda Sion et elle eut envie de s'enfuir. Ce regard ne lui plaisait pas trop.
« Que viens-tu faire ici, toi ?
- Heu… Simplement te dire que les deux chevaliers blessés grave vont bien, en fait, ils vont s'en sortir…
- Parfait. T'es occupée ?
- J'aime pas du tout ton regard, petit frère.
- Tu vas aller sur l'île d'Artémis.
- Tu veux ma mort ?
- Je peux te dire oui ?
- Mais elles m'aiment pas là-bas. Je vais sûrement rencontrer une ou deux prêtresses encore en vie, elles vont me jeter dehors à coups de pieds dans le derrière !
- Je croyais qu'elles t'aimaient bien.
- Artémis, oui, elle ne me trouvait pas trop moche. Les prêtresses voyaient pas ça d'un très bon œil.
- Mais ça date de perpette, dit Ikki.
- Certaines prêtresses vivent très longtemps, répondit Lys. Trop si tu veux mon avis.
- Tu vas voir Artémis, s'il te plait.
- Mais j'ai pas envie, moi !! J'aime pas ces vieilles ! Elles vont me taper !
- Tu n'as rien à te reprocher, si ? »
Sion sourit ironiquement à sa sœur, qui avait des sueurs froides rien qu'à penser à ce petit voyage sur cette belle île où il n'y avait que des femmes qui s'entraînaient toute la sainte journée. À peu près la même chose qu'au Sanctuaire, mais il n'y avait que des femmes, et le peu d'hommes qui pénétraient dans cette île n'en ressortaient que très rarement, pour ne pas dire jamais.
En général, ils servaient à faire des enfants avec les amazones, ou encore à les servir. Le tôt de lesbiennes était plutôt élevé, et Lys était toujours mal-à-l'aise quand une femme la regardait un peu trop lubriquement.
« Bon, j'avoue, j'ai jamais accepté les avances d'Artémis.
- Comment ?!
- Mais je voulais pas, moi !!
- T'aurais dû, ça m'aurait évité certains ennuis.
- Sion !!
- Nan, mais ça va pas ?! T'es horrible avec moi !!
- Je sais. File chez Artémis, et apporte-moi des nouvelles.
- Sale gosse ! T'as pas intérêt à te plaindre si je reviens avec plein de bobos ! »
La blonde lança un regard noir à son frère et ressortit aussitôt. Elle allait passer aux cuisines d'abord se chercher quelque chose à grignoter, puis elle se préparerait psychologiquement à aller sur cette île peuplée de femmes. Décidément, elle préférait un Sanctuaire avec des hommes. Elle n'était pas mieux traitée que là-bas, mais au moins, elle ne recevait pas des avances tout les dix minutes, elle n'avait personne qui s'exhibait et elle n'avait pas de pot de colle sur le dos.
OoO
La nuit était tombée, et le ciel d'encre était piqué d'étoiles scintillantes. Masque de Mort, les yeux dans le vague, avait la tête levée vers le firmament sombre. Une cigarette était coincée entre ses lèvres. Il l'attrapa entre deux doigts, inspira et écarta le bâtonnet de tabac pour souffler de léger volutes de fumée bleuâtre. D'un léger mouvement de tête, il dirigea ses yeux vers le treizième temple qu'il voyait mal. Il soupira, il était énervé.
« Mais qu'est-ce qu'il fait encore là-haut ? Il devrait déjà être descendu… »
Il pesta intérieurement contre son amant qui avait eu l'excellente idée d'aller voir le Grand Pope peu après le dîner, et ne le trouvant sûrement pas, il avait du attendre pour le voir enfin. Et il n'était toujours pas descendu, ce qui embêtait le Cancer. Il était fatigué et il avait envie de se coucher. Ou plutôt, il avait envie de passer un peu de bon temps avec l'espagnol, qui avait été nerveux tout l'après-midi, et il n'était d'ailleurs pas le seul, car plus d'un n'arrivait pas à cacher son anxiété.
Masque de Mort soupira, il avait vraiment envie de le voir, maintenant, tout de suite. Il devenait vraiment accro à lui, et bizarrement, ça ne le dérangeait pas tant que ça. Pas de doute, il l'aimait, et plus les jours passaient, plus il avait besoin de l'avoir près de lui. Pourtant, il sentait qu'il ne devait pas faire cela. Quelque chose allait se produire, et la guerre future faisait partie de ce quelque chose.
En fait, l'italien n'avait jamais vraiment eu peur de mourir. Sa vie n'avait pas vraiment de but. Certes mourir sans se batte, non, il ne l'aurait pas accepté, mais après tout, la mort était quelque chose de normal, toute vie avait une fin. Mais mourir en laissant Shura seul, non, il ne pouvait pas se l'imaginer. Pire encore, voir son amant mourir sans pourvoir faire quelque chose, c'était impensable. Et ça lui faisait peur. Oui, Masque de Mort avait peu de mourir, ou de le voir mourir. Dans ses bras. Ou loin de lui.
« À quoi pensez-vous ? »
Bah tiens, manquait plus que lui… Pensa l'italien. Il se tourna et croisa le regard provocateur d'Esteban. Il se souvint d'une petite dispute qu'il avait eu avec Shura, à cause de son imbécile de disciple. Il ne voulait pas savoir si ce gosse avait des sentiments pour lui, ça ne l'intéressait pas, mais en tout cas, il avait le don pour l'ennuyer. Il l'avait durement entraîné, sur autre de Saga, ou plutôt de l'autre qui le possédait à ce moment-là. Il avait fais son devoir, point barre. Il n'y avait pas vraiment d'affection entre eux, bien que le Cancer reconnaisse une certaine complicité.
Esteban avait la tête dure, sont obéissance était limitée, sans compter son arrogance et son orgueil. Masque de Mort en avait bavé. Plus d'une fois, il avait eu envie de tuer ce sale gosse, mais il ne l'avait jamais fais, le Grand Pope lui aurait fait sa fête. Et il n'avait pas envie du tout de se voir embarquer dans la même galère avec un autre apprenti, qui serait peut-être aussi chiant que le premier. Parfois, ça détend d'avoir quelqu'un sur qui se défouler, mais la plupart du temps, c'est plutôt énervant.
« Qu'est-ce que tu fais là ?
- Vous n'avez pas répondu à ma question.
- Aucun compte à te rendre.
- Ce n'est pas gentil.
- Parce que j'ai déjà été gentil ?
- Vous pouvez l'être. Je ne pense pas que vous soyez sadique avec… Shura.
- Nous y voilà.
- Je suis étonné que vous puissiez partager votre lit avec cet homme.
- Je suis étonné que tu viennes me voir pour me dire que tu veux qu'on se sépare.
- Je n'ai pas dis ça !
- Mais tu le sous-entend. Me dis pas que t'as des sentiments pour moi.
- Et si c'est le cas ?
- Pauvre enfant, je vais te briser le cœur, ce n'est pas réciproque.
- Ça vous plait de faire du mal aux gens ?
- Je suis un tueur, c'était mon travail. Et je ne vois pas ce que vous pouvez me trouver. À moins que ce soit parce que j'aime tuer. T'es sado maso ?
- Vous êtes attirant, en fait. Et je vous connais depuis un bon bout de temps, maintenant. Je vous veux, maître, c'est comme ça. »
Masque de Mort éclata de rire. Esteban se sentit vexé. Il était habitué, son maître n'avait jamais été vraiment gentil avec lui, côté sentiments. Il se moquait de lui, et bien que le chevalier du Lynx s'interdisent à chaque fois d'aborder ce genre de sujet, il arrivait toujours à provoquer ce rire moqueur, ironique. Et à chaque fois, ça lui faisait mal. Et à chaque fois, il avait envie de lui. Il se demandait sérieusement comme Shura avait pu accéder à son cœur de pierre. L'italien se calma, et jeta un regard méprisant à son ancien élève.
« Je ne suis la chose de personne. Ne prends pas tes désirs pour des réalités, tu ne m'attires pas du tout. Tu peux dire que Shura est moins bien que toi, c'est ton point de vue. Mais tu ne lui arrives pas à cheville.
- Je ne vois pas ce que vous lui trouvez.
- Cherche pas à comprendre. C'est trop dur pour toi.
- Vous… l'aimez ? »
Allez-y, avouez-le, grognait Esteban, qui ne voulait pas entendre sa réponse. Non, il ne voulait l'entendre…
« Qu'est-ce que ça change ? T'as aucune chance, laisse tomber. »
Sur ces mots, Masque de Mort se redressa de sa colonne de pierre et se décida à rentrer chez lui pour attendre Shura, laissant son ancien apprenti planté là. Esteban se pinça la lèvres. Ce n'était pas la réponse qu'il attendait. Non, pas du tout. Car dans ces mots, il pouvait entendre « Je l'aime ».
OoO
Son corps était douloureux, mais aucune plainte ne s'échappait de ses lèvres. Milo se laissa tomber sur le canapé et rejeta sa tête en arrière, les yeux clos, respirant doucement. Il s'était entraîné comme un malade tout l'après-midi, avec Aiolia, Aioros, Saga, Kanon et Rhadamanthe. Il ne savait pas vraiment si c'était pour se changer les idées ou pour entraîner son corps aux durs efforts, mais le fait était qu'il était crevé, et qu'il se sentait pourtant bien.
Ce n'était pas son genre d'être inquiet lorsqu'une lourde menace tombait sur eux. Lors de la bataille du Sanctuaire, il se sentait sûr de lui, sans crainte aucune de la Mort qui aurait pu l'emmener. Il n'aurait pas pensé non plus que Camus périrait. Il devait avouer que depuis cet évènement, sa confiance en lui était ébranlée, et il ne niait pas qu'il avait été très anxieux quand ils avaient du affronter Hadès. Et maintenant, il pouvait bien parler d'inquiétude. Même de peur. À vrai dire, il était terrorisé. Pas par ce dieu qui voulait lui aussi posséder cette Terre, mais plutôt par la perte de Camus.
Milo était fou de Camus. Il aurait fait n'importe quoi pour son Verseau, même tuer. Quand Hyoga l'avait tué, le Scorpion avait ressenti le désir ardent d'éliminer ce gamin. Mais il savait que c'était, peut-être, ce qu'avait voulu son maître. Lui apporter une dernière leçon, l'élever au même rang que lui. Et Milo avait respecté la volonté de son amant, ce jeune homme qui l'avait quitté du jour au lendemain, à cause d'une de ses bêtises imbéciles.
Il l'aimait toujours, et il n'avait cessé de l'aimer. Malgré son départ. Malgré sa mort. L'avoir près de lui, à présent, le rassurait. Il était complet. Mais maintenant, une guerre se préparait. Et il avait peur de le perdre à nouveau, que son bonheur disparaisse avec la vie de son amant, de l'homme de sa vie.
Justement, en parlant de lui, il le vit entrer dans son salon et s'avancer vers le Scorpion. Le grec se redressa un peu, leva les mains pour l'attirer à lui. Camus s'assit sur ses genoux, entoura son cou de ses bras et se blottit contre le corps musclé du Scorpion. D'un geste tendre, il lui caressa les cheveux, sans prononcer une parole. L'avoir contre lui suffisait, pas besoin de mot, il était juste rassuré en l'ayant dans ses bras.
Le Verseau ne l'aurait pas avoué à voix haute, mais il se sentait bien aussi, serré contre le Scorpion. Il ne le montrait pas, mais lui aussi, il était soucieux vis-à-vis du futur. Une guerre commençait, et on ignorait qui était l'ennemi. Lys n'était pas rentrée, elle devait certainement être restée un peu plus longtemps sur l'île, ils en sauraient sans doute plus le lendemain matin. Il espérait qu'elle ait trouvé quelque chose.
Camus avait un peu de mal à avoir confiance en elle, il avait de plus en plus l'impression qu'elle leur cachait quelque chose. Il la trouvait trop mystérieuse, elle savait pas mal de choses. Il avait des doutes sur elle depuis sa petite confrontation avec Poséidon. Elle avait l'air dangereuse. Cette gamine l'était sûrement.
« On va se coucher ? Tu as l'air fatigué.
- Je me suis entraîné avec les autres. Tu sais, je trouve que Saga est bizarre. Rhadamanthe aussi.
- Pourquoi ?
- Je trouve Saga trop calme, c'est bizarre.
- Et le spectre ?
- Il le regarde un peu trop, comme s'il étudiait un insecte bizarre. Kanon aussi, il reste trop près de Saga.
- Il doit avoir un problème.
- Tu crois que… l'autre est revenu ?
- Il y a des chances. J'irai voir Mû demain. Allez viens, tu dois être crevé.
- Pas trop, ça va.
- Milo, non.
- Si !! Je veux !!
- Ne te comporte pas comme un gamin, pour une fois ! Au lit. »
Camus tentait de s'extirper des bras de son amant, mais ce dernier lui attrapa les épaules pour l'embrasser fougueusement, glissant la langue entre les lèvres du Verseau, qui ne pouvait décidément pas lui résister. Il repoussa un peu la langue gourmande, bataillant gentiment avec Milo, qui enrageait de ne pouvoir dominer le baiser.
Le français aimait le taquiner, caressant la langue de son amant langoureusement. Milo gémissait, puis relevait son tee-shirt pour glisser ses mains dessous et parcourir se peau blanche de ses doigts bronzés. C'est à ce moment-là que le Verseau capitulait, et que Milo menait la danse.
Les mains bronzées attrapèrent les bords du tee-shirt et il le souleva afin de le retirer. Camus leva les bras et l'aida à le retirer, tout en s'installant mieux, à califourchon sur ses cuisses. Il retira le haut du grec, puis se colla à lui. Des frissons lui parcouraient la colonne vertébrale, alors que Milo happait ses lèvres pour prendre à nouveau possession de sa bouche dont il ne pouvait se lasser.
Le Scorpion caressait le dos de son amant, partant des omoplates, puis descendre jusqu'au creux de ses reins, glissant ses doigts sous l'élastique de son caleçon. Camus parcourait son torse, retraçant ses muscles bien dessinés, tripotant les tétons plus sombres. Camus sourit, Milo se pinçait la lèvre pour ne pas gémir. Il attrapa la lèvres inférieur du français entre ses dents pour la suçoter.
« Allons dans la chambre…
- Pourquoi ? On est bien, ici.
- Non… Si quelqu'un arrivait ? Dans la chambre. Ou abstinence.
- D'accord, mon amour. »
Camus soupira et se leva. Milo se leva à son tour, lui attrapa la main et courut presque dans la chambre du Verseau. Camus se laissa mener. Ils entrèrent dans la pièce. Milo jeta Camus sur le lit. Le français poussa un cri de surprise, puis il éclata de rire alors que le Scorpion parcourait ses côtes de ses doigts joueurs. Son rire clair s'élevait dans la pièce. Le Scorpion cessa ses chatouilles, collé à son dos, et lui embrassa la nuque, sa main à l'emplacement du cœur qui battait à la chamade.
Calmé, le Verseau se retourna vers son amant, qui l'embrassa tendrement, l'entourant de ses bras. Camus caressait son visage, descendant vers le cou, puis les épaules. Milo entreprit de lui retirer son pantalon, et tout en lui faisant un beau suçon sur l'épaule, il fit glisser le vêtement le long de ses cuisses, sans vraiment se rendre compte que le sien s'en allait également.
Bientôt, ils se retrouvèrent nus. Milo se retrouva sous Camus, très excité par ses caresses et ses baisers. Le Verseau ondulait sur lui, leurs sexes se frottaient. Il descendait le long de son corps, ses mains attisaient son désir et arrachaient des soupirs à ses lèvres pleines.
Camus attrapa le sexe érigé de son amant, le caressant horriblement lentement. Milo poussa un gémissement de frustration, puis de plaisir quand il sentit une paire de lèvres se refermer sur son gland. Une langue le parcourut sur toute sa longueur, léchant, suçant la peau. Milo tenait les draps, ses articulations blanchissaient. Camus le prit entier dans sa bouche, le suçant trop lentement. Le Scorpion résistait à mettre sa main sur sa tête et à le forcer à aller plus vite. Soudain, le Verseau alla plus vite, il entendit son amant pousser un cri de plaisir. Il continua cette caresse si intime, tout en massant ses testicules. Le grec posa sa main sur ses cheveux et voulut l'écarter, il allait jouir dans quelques secondes, mais Camus resta à sa place, et il accueillit la semence de son homme.
Milo soupira. Le bien-être venait de l'envahir. Il se sentait bien, il aurait presque pu s'endormir. Mais le corps de Camus était trop tentant, il ne pouvait pas partir au pays des songes sans lui avoir donné sa part de plaisir. Et puis, il n'allait quand même pas se contenter d'une fellation, même s'il devait avouer que son amoureux était plutôt doué. Ce dernier vint quémander un baiser, que le Scorpion lui donna avec plaisir. Il sentit ce goût étrange de son sperme, ce qui ne put que l'exciter. Camus glissait sur lui, aidé par la sueur, et son désir revint aussi vite qu'il s'était calmé.
Une roulade sur le lit changea les positions. Camus touchait tout ce qui était à sa portée, descendant le long de la ligne de son dos jusqu'à ses fesses, alors que Milo dévorait ses lèvres, son cou. Il glissa quelques doigts entre ses lèvres, les suça tout en regardant Camus droit dans les yeux. Le verseau écarta les cuisses, le grec introduisit un doigt dans l'intimité chaude et étroite. Camus frissonna. Aux second doigt, il soupira, au troisième, il gémit de douleur. Milo le prépara patiemment, lui embrassa le cou et maltraitant son sexe avec sa seconde main. Bientôt, il entendit avec délice des gémissements de plaisir.
Il était temps de passer aux choses sérieuses qui allaient les mener au septième ciel. Camus sentit les doigts quitter son intimité, il ne fit que soupirer, mais il gémit quand quelque chose de plus gros les replaça. Il s'accrocha aux épaules fortes du grec et le laissa le pénétrer, luttant pour ne pas crier. C'était une douleur obligatoire, mais elle annonçait un plaisir sans nom, alors il pouvait la supporter. Et elle venait de Milo, alors il l'acceptait.
Camus fit un premier mouvement, qui les fit gémir tous les deux. Le plaisir monta en vague en lui, alors que l'autre se mouvait lentement en lui. Milo sentait le plaisir le submerger, ses mouvement se faisaient plus rapide. Il entendait des gémissements, mais il ne savait pas si c'était les siens ou ceux de Camus. Il s'empara des lèvres du Verseau, sortant et pénétrant furieusement son intimité. Camus se dégagea de sa bouche, poussant des cris de jouissance. Milo haletait, il poussait toujours, en quête de plaisir, écoutant Camus qui exprimait son plaisir. Le libération vint, ils jouirent ensemble.
Durant quelques instants, ils restèrent ainsi, sans bouger. Haletants, ils reprenaient leur respiration, soudain épuisés. Camus avait les yeux fermés, mais Milo lisait le bien-être sur son doux visage, et il sourit. Il se dégagea et l'allongea près de lui. Il attrapèrent un drap et s'enroulèrent à l'intérieur, collés l'un à l'autre, enfermés dans un cocon de chaleur et de bien-être.
Merci de m'avoir lue ! J'espère que ça vous a plu !
