The Beauty and the Niffler
Auteur : Angelscythe
Genre : Fantasy/Fantastique(dépend comment vous le voyez), UA, romance ? Conte
Couple : Gramander… mais quoi d'autre ?
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à J.K Rowling un IMMENSE merci à elle. Moi, je me contente de jouer avec les personnages 3 Bonne lecture !
Chapitre 33
Les coups de baguettes dans l'air
Une flopée d'explosion résonnait déjà dans l'air. Tina avait beau tenté de retenir les débris, ils finissaient toujours par avoir raison d'elle. Si des moldus mourraient sous les décombres, elle comprit rapidement ce que faisaient Albus Dumbledore… Il fermait les passages qui leurs permettraient de quitter la ville. Les moldus étaient piégés. Les moldus devenaient des armes comme les autres. Ils ne pouvaient pas sortir toutes leurs armes dans de telles conditions…
Jacob sursauta lorsqu'il vit la baguette de Graves faire des mouvements dans l'air et qu'un filin bleu clair, presque transparent, s'étendit devant lui. Il n'avait pas le temps de se dire que c'était magnifique…
Newt attrapa un sifflet et le porta à ses lèvres.
Des craquements retentirent alors que le Niffler se frayait un passage, son corps massive cassait absolument toutes les briques, réduisant les habitations à l'état de gravats. Le Magizoologiste souffla de toutes ses forces dans son sifflet puis attrapa le bout de sa robe pour la soulever avant de sauter dans le vide. Il lâcha strident et agita sa baguette.
- Aresto Momentum !
Sa chute fut ralentie et il atterrit sur le sol sans soucis avant de courir à travers le dédale d'immeubles, se rapprochant du Niffler.
Ses adversaires n'étaient pas stupides et ils ne criaient pas leurs sorts mais il entendait le bruit des pierres frottant l'une contre l'autre ou des explosions alors que les bâtiments s'effondraient. Il courait plus vite ou utilisait des sortilèges pour faire se déplacer les gravats, traçant de plus en plus vite. Il devait absolument rejoindre le Niffler !
µµµ
- Surveillez-la. Dit Tina à Jacob.
Elle sauta vers le sol, transplanant pour apparaître devant les autres mages. Elle venait vraiment de confier sa sœur à un moldu ? Mais qu'est-ce qu'elle faisait ?
Elle projeta une série d'Impedimenta qui ricochèrent contre les corps de ses deux cibles.
- Tina ! Cria Graves Junior qui venait de transplaner sur le toit.
- Albus ! Tonnait Gellert en même temps.
- Baisse-toi ! Hurlèrent père et fils en même temps.
La Sorcière s'exécuta en même temps que celui qui avait été si important pour elle… Sans même le savoir, ils évitèrent tous deux une attaque de Sombral.
- Papa ! S'écria Tina.
Il brandit sa baguette vers elle, un trait de glace en jaillissant. Elle se coucha au sol puis roula avant d'utiliser un expulso, agitant sa propre baguette en espérant le déstabiliser.
Son père se tourna d'un seul coup et jeta un sort de destruction vers les bâtiments.
Tina se redressa, sachant que tous les sortilèges qu'elle tenterait d'envoyer ne feraient que ricocher. Il était un mage plus puissant qu'elle et il ne souffrirait d'aucune de ses attaques. Elle lui faucha les jambes, le déstabilisant alors qu'elle portait ses doigts à ses lèvres, y soufflant avec force.
- C'est ton fils ! Nous sommes tes enfants ! Hurla-t-elle.
Albus était tombé sur les fesses mais il se redressa, rejetant cheveux et barbes à leurs places respectives.
- C'est pour le Bien de tous ! Vous ne pouvez pas comprendre ! Vous êtes trop jeunes !
Il dressa sa baguette vers elle.
Au moment où elle se mit à scintiller, prête à vomir un sort, un claquement résonna dans l'air.
Hooky se tenait devant Tina et son sort avait fait voler Albus au loin.
Gellert pivota pour envoyer jeter un Aresto Momentum puis il revint à son fils, l'arrosant copieusement de Maléfice qu'il repoussait. Et de sa baguette, une foule d'éclair jaillissait pour rebondir contre un protego qui se fragilisait pourtant.
- Je vois que tu t'es acoquiné avec des Elfes de Maisons. Je suis surpris !
Il jeta un maléfice sur Percival avec une telle puissance que celui-ci recula de quelques pas. Puis le feu dans ses yeux lui brouilla la vue. Il afficha un rictus glacial alors qu'il transplanait. Son père fit de même, mais ne faisant que rejoindre Albus.
- Percival !
Tina ne voyait plus leurs ennemis et elle se précipita vers son supérieur et ami. Déjà, Cayre soignait son Maître à coup de Magie.
- J'espère que tu n'abandonnes pas, Tina.
- Non ! Certifia-t-elle.
Il leva les yeux. Les Sombrals se déchainaient mais c'était des créatures qui demeuraient voraces. Des créatures qui se détournaient de leur combat pour venir déchiqueter les cadavres devant les regards effarés des moldus.
Pour qui était-ce le pire ? Ceux qui ne voyaient rien ou ceux qui voyaient tout ?
µµµ
Newt n'entendit plus les bruits de destructions et il leva la tête vers le Niffler qu'il voyait au loin. Il aurait pu transplaner mais il n'avait aucune idée de l'état de folie dans lequel il avait été plongé. Surgir aussi brusquement devant lui était peut-être synonyme de suicide !
Il passa à travers les rues, voyant quelques retardataires tenter de fuir, d'autres se cloîtrer chez eux en espérant qu'ils auraient la vie sauve…
Le Magizoologiste se tourna sur lui-même dans une attitude qui semblait d'autant plus ridicule qu'il ne comptait toujours pas transplaner.
À la deuxième fois, il regarda le ciel désespérément vide et attrapa un sifflet pour souffler dedans de toutes ses forces.
Il continua de courir vers le Niffler, ses pieds résonants sur le sol avec un goût désagréable. Comment l'absence de hurlement pouvait être si horrible ?
µµµ
- Tina !
Graves attrapa son amie par le bras et la recula rapidement. Si elle ne comprit pas, la logique sembla venir lorsque le sol se fissura dans une étrange forme.
- Il ne doit pas l'apprendre… Dit-il mécaniquement.
La femme porta sa paume à ses lèvres puis redressa la tête. Des maléfices jaillissaient au loin.
- Je t'emprunter Cayre. Lâcha la brune en saisissant la main de l'Elfe de Maison.
- Tina !
- Ne m'en empêche pas ! Nous sommes ici pour ça ! Lui rappela-t-elle d'un ton sec.
- Maître ? Couina Cayre.
Percival siffla mais acquiesça d'un mouvement brusque.
Ils disparurent tous deux de devant ses yeux et il baissa le regard une seule seconde vers le Sombral étendu sur le sol. Mort.
Il transplana.
µµµ
Albus projeta un sort sur un immeuble qui s'effondra. Il entendit un cri lui semblant familier. Lorsqu'il redressa la tête vers lui, il vit Tina sortir des débris, un Elfe de Maison accroché à son dos. Elle était couverte de poussière et de la caillasse se perdait dans sa chevelure.
La première chose qu'elle nota, c'était qu'il était seul.
- Je ne te cherchais pas, Père. Je voulais voir ton nouvel ami. Je pensais qu'il aurait plus dur que toi à me tuer.
- Tu veux dire « plus facile ».
Elle lui lança un regard.
- Plus dur. Tu as l'air bien content de te débarrasser de nous. On a été très bien ces dernières semaines, merci de t'en soucier.
Un trait de glace sortit de la baguette de son père et elle répondit par du feu en toute logique. Les attaques se repoussèrent en une flaque d'eau qui s'effondra au sol.
- Je fais ça pour vous. Dit-il. Et tous les sorciers.
Tina lança un sort vers ses pieds, faisant s'affaisser le sol. Mais il transplana et reparu derrière elle. Un claquement de doigt et un mur apparaissait, empêchant une attaque de la toucher. Nouveau claquement et Albus volait au sol.
- Pour nous ?! Pour tous les sorciers ?! Ce n'est pas toi, papa !
- Bien sûr que c'est moi ! Cria-t-il.
Il se redressa. Il passa sa main dans sa barbe, en retirant des cailloux et de la poudre.
- Pourquoi crois-tu que ce n'est pas moi ?! Tu penses vraiment me connaître ? Tina… Je croyais que tu étais tellement intelligente.
Un claquement de doigt et une tornade de flamme fonçait vers Albus lequel répondit par un sort de protection qui égalait la magie prodigieuse de l'Elfe.
- Comment peut-on connaître quelqu'un qui cache toujours ses pensées. Quelqu'un qui cache ses pensées cache quelque chose. Dit-il d'un ton entendu.
- Nous pensions que tu voulais un peu d'intimité !
Tina jeta un sort qui fut repoussé en faisant craquer le mur d'une maison.
- Bien sûr que non. Comment auriez-vous continuer de m'aimer ?
- Qui voudrait garder ses enfants à la maison comme ça ?!
- Je vous aime. Dit Albus. Mais je savais que vous pourriez me servir.
Sa fille serrait sa main sur sa baguette.
- Quand tu nous as emmenés là-bas, tu savais. Tu savais que Gellert Graves vivait au village de la Forêt de Dean. Tu savais qu'il fallait l'approcher…
- J'aurais choisi n'importe quel prétexte. Mais n'essaie pas d'en savoir plus, Tina, tu te ferais du mal. Lui dit-il d'un ton cajolant.
- Nous avons le droit à des explications ! Hurla-t-elle.
Elle brandit sa baguette vers lui. Cayre claqua à nouveau des doigts.
- Brachialigo ! Incarcerem !
La magie de l'Elfe fit disparaître les protections d'Albus et les liens qui jaillirent de la baguette de Tina sautèrent au visage et au corps de son père. Ligoté, il tomba à genoux.
- J'ai le droit de savoir ! Tu as donné Newt au Niffler !
- C'était le plan rêvé. Un ennemi commun. Un ennemi que toi et ta sœur verraient. Vous m'auriez supplié de faire n'importe quoi pour l'arrêter. Même si vous aviez appris qui était vraiment Gellert Graves, vous m'en auriez prié. Tout pour ramener votre frère chéri.
- Ton enfant préféré.
- J'ai le sens du sacrifice. Répondit Dumbledore.
- Tu ne savais pas que le Niffler serait là.
- Cette créature ! Lui souffla son père. Si j'avais su l'aubaine qu'elle serait.
- Elle ne décide pas de ce qu'elle fait.
Tina leva les yeux vers le loin. Elle voyait la silhouette devenue effroyable. Elle voyait la bête qui ravageait tout sur son passage. Et si Newt était déjà…
- Quel était ton plan au début ?!
- Une fille forte et brune, cachant une certaine douceur et un certain cœur. Une fille blonde et douce, la ménagère parfaite qui aime les hommes et que les hommes aiment…
Ladite brune baissa sa baguette, choquée.
- Percival Graves n'était pas un si mauvais parti, n'est-ce pas ? Peut-on blâmer un père de vouloir offrir une de ses filles à un homme comme lui ?
- Tu… voulais… nous vendre à Percival ? Tu voulais…
- J'aurais bien fini par rencontrer Gellert. J'étais patient. J'aurais pensé que Queenie serait celle qui lui céderait. Mais Newt ?
La main de Tina tremblait.
- Est-ce que… tu as vraiment tout prévu ?
- Je viens de te le dire. Je n'avais pas prévu que Newt aimerait un homme. Je suppose qu'il se prend pour une fille, finalement.
- Lorsqu'on nous sommes arrivés…
- Je savais que Percival était le protecteur de la ville.
La bouche de sa fille s'ouvrait toujours un peu plus sous le choc.
- Je savais que je pourrais m'arranger pour qu'il vienne nous accompagner. Je savais qu'en le laissant seul avec mes filles, il ferait connaissance.
- Quand maman et toi vous vous êtes séparés il y a dix-sept ans… que tu as fait tout ce que tu pouvais pour nous garder.
- Déjà, oui.
Les larmes roulèrent sur les joues de Tina.
- Je ne pense pas que tu nous aimes… Fut tout ce qu'elle arriva à dire.
- Peut-être que tu as raison. Mais j'en doute. Tu ignores à quel point je souffre mais la fin demande les moyens. Petrificus Totalus.
Le sort cogna Tina qui n'avait pas eu le temps de réagir et elle tomba sur le sol.
- Lashlabask.
Les liens qui l'entouraient se défirent.
- Cracbadaboum. Dit-il en pointant sa baguette vers sa fille puis il disparut en transplanant.
µµµ
Alors que le sifflet résonnait dans les airs, un gigantesque Éruptif bondit à travers la ville, chargeant trop devant.
Un autre instrument souffla dans l'air et Antoinette fondit à toute vitesse. Elle se concentrait sur des constructions qui avaient été muées en adversaires potentiels à grands coups d'Avifors.
Un sifflement et des Malagriffes tachetés se précipitaient à travers les rues. Les moldus hurlaient, se pressaient, bousculaient et pleuraient puisque rien d'autres n'était possible. Ils tentaient bien de grimper sur les gravats mais pourquoi faire ?
Un ultrason dans le courant du vent et les Sombrals abandonnaient leur festin pour s'organiser à nouveau.
µµµ
Newt était épuisé mais il survint au niveau du Niffler. Plus que quelques mètres…
- Niffler !
Un coup de griffe s'enfonça dans une maison, la faisant exploser en une foule de munition qui s'écrasèrent ci et là. Elles prenaient des vies ou provoquaient plus de fracas encore.
- Niffler !
Newt abaissa sa baguette qui lui avait permis de s'abaisser.
Il souleva un peu plus sa robe pour qu'elle ne se prenne pas dans les gravats qu'il escaladait.
- C'est Newt ! Avec mes trésors dans les yeux rien que pour toi. Cria-t-il.
Les explosions continuaient de résonner, les ordres, les hurlements. Le silence désagréable avait fait à une rage plus épouvantable encore et il ne savait toujours pas lequel il préférait finalement…
- Ce sont des belles paroles que tu dis là.
Le jeune Sorcier se tourna vers la voix qui s'était adressée à lui. Il pivota vers l'homme alors que le Niffler s'était immobilisé, comme une statue venant d'apparaître dans une pose grotesque.
- Monsieur Graves.
- Très cher Newt…
- Est-ce que vous comptez encore me faire subir un sortilège de Doloris ?
Gellert marcha vers lui.
- Quelle audace.
Il leva sa baguette.
- Endoloris !
Newt ne put retenir son cri de douleur alors qu'il sentait ses jambes fléchirent sous les assauts impitoyables. Il dressa toutefois la main pour faire signe à Pickett de ne pas bouger avant de porter sa main à son épaule. Le Mage s'approcha de lui, glissant sa main sous la sienne et soulevant la manche bouffante. Il s'attendait visiblement à trouver le Botruc fut la déception sur son visage.
Le sortilège de Doloris s'arrêta aussi brusquement qu'il avait commencé et Newt tomba à genoux, haletant.
Gellert pencha la main vers lui et le saisit par les cheveux, l'obligeant à se redresser.
- Ne t'épuise pas trop vite, très cher Newt. Nous avons encore beaucoup de divertissement à faire.
Il lui effleura la joue.
- Que vois-tu de ton avenir ?
L'ancien Maire attrapa les sifflets qui pendaient à son cou et il les arracha, les jetant contre un mur.
- Je me vois au côté de votre fils. Répondit-il.
La main se ferma autour de son menton, l'obligeant à fixer le mage.
- Je vois…
Il sourit de plus belle et transplana. Il reparut sur le faitage d'un toit.
- Percival !
Newt essayait de se dégager de sa poigner mais il ne le pouvait. D'autant plus qu'un sortilège venait de lui immobiliser les poignets.
- Newt !
Graves Junior transplana immédiatement pour se retrouver sur le même immeuble, abandonnant les créatures qui ne cessaient de se former dans les murs. Les pouvoirs de son père étaient trop puissants. Mais il pouvait faire confiance à Hooky et au Éruptif qui provoquaient tellement d'explosions.
- Endoloris !
Newt poussa un cri et son corps se courba sous la douleur.
- Ne t'approche pas, mon cher. Tu ne voudrais pas que je tente d'autres sorts sur cette charmante petite tête. Pourquoi pas le sortilège de Videntrailles dans lequel tu excelles ?
Gellert se pencha vers son prisonnier.
- Je pense que vous avez des choses à vous dire.
Percival réfléchissait à quel sort il pouvait utiliser sans toucher Newt qui était complètement devant son amant. Il remarqua un mouvement vert et, malgré les affres de douleurs dans lequel le magizoologiste était encore plongé, il vit son sourire.
- Très bien. Je vais parler pour vous. Percival, la femme que tu aimes n'est qu'une menteuse : c'est un homme. Il s'appelle Newton. Pas vrai ?
Le jeune Sorcier ne résista pas et hocha la tête.
- Newton, ton cher petit ami a été élevé par mes soins. C'est un être cruel qui n'a pas le moindre respect pour quelconque vie si ce n'est la sienne. Lui dit-il à l'oreille, son souffle se glissant en lui.
Le benjamin Dumbledore leva le regard vers son compagnon qui serrait les dents, sa baguette semblant tellement inutile entre ses doigts…
