Lord of the Authority FR

Hello les filles !!!

Oui, je suis presque certaine qu'il n'y a pas de garçons dans le coin. Bon, l'auteur a fait vite et j'essaye aussi alors en espérant que vous n'avez pas trouvé le temps trop long voilà la suite.

Encore un énorme merci à vous toutes pour vos reviews, mises en alerte ou en favorite.

Remerciements aux non-inscrites :

Fan-par-hasard21 : Et oui, chapitre court mais instructif. Merci pour ta review. Bises.

Laurie : Vraiment merci à toi. Bisous.

Bébé23 : J'espère que ton cerveau n'a pas trop bouilli. Merci pour tes reveiews et voila la suite. Bises.

Séverine : Merci beaucoup pour tes reviews Miss.

Sweety : Merci beaucoup pour toutes tes reviews, ta fidélité et ta compréhension. Je suis aussi un peu déçue pour le lemon mais… Voilà la suite. Bises.

Iselie : Je vois que la suite t'a fait plaisir alors tu devrais aimer ce chapitre ! Merci pour ta review et à bientôt. Robisous.

Nina : Coucou, ça me fait super plaisir de te retrouver ici ! Tu as rattrapé ton retard à une vitesse vertigineuse, comme ça Edward n'est pas resté méchant trop longtemps^^. En tout cas, je suis contente que tu aimes, et au fait, Seth est aussi mon Quileute préféré, lol. Robisous.

Amélie : Contente de t'avoir rassurée ! Merci beaucoup pour ta review et ta compréhension. Voilà la suite et à bientôt. Bises

Vanessa : Hello et merci, contente de retrouver. Bisous.

Lilo : Coucou et de rien pour l'aide sur le site. Merci beaucoup à toi pour ta review et surtout d'avoir lutté comme tu l'as fait pour lire ce chapitre. Alors voilà la suite, bisous. A bientôt.

Cilceferret : Coucou ma belle, désolée de pas t'avoir remercié au chapitre précédent mais avec tout ce temps passé, je me suis embrouillée dans mes reviews. Alors encore pardon et merci beaucoup pour tout. Robisous

Cynthiacullen : Salut et bienvenue !!Merci du fond du cœur pour ta review adorable et tes compliments. Voilà la suite, à bientôt. Robisous.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à S. Meyer et l'histoire à Cullensgirl90, je ne suis que la traductrice.

Chapitre 35 :

Bella POV

Je soupirai en feuilletant un des magazines qu'Alice avait jeté sur le lit. J'étais censée être à la recherche d'une coiffure pour le bal. Ce n'était que dans quelques jours, et les filles avaient déjà pris rendez vous au salon de coiffure. Je n'étais pas impatiente de me retrouver clouée dans un fauteuil pendant qu'un étranger planterait ses longs doigts dans mes cheveux pour les dompter.

« Le soir du bal, tu dois être apprêtée, » dît Alice, en amenant un sac noir. Elle en renversa le contenu sur le lit.

Je fronçai un sourcil alors que j'attrapai une boîte sur laquelle était écrit Trojans (N/T : marque de préservatifs masculins). « Qu'est ce que c'est ? » demandai je innocemment. J'observai la boîte et rougissais en comprenant ce qu'il y avait à l'intérieur. Il y avait un petit L sur la boîte. « Comment tu sais quelle taille c'est ? »

« Je ne sais pas, » répondît elle, en me reprenant la boîte. « C'est pour ça que j'ai acheté plus d'une boîte. Quoi qu'il en soit, tu sais mettre un préservatif, n'est ce pas ? »

« Pourquoi est ce que j'aurais besoin de savoir comment mettre un préservatif ? Je ne suis pas anatomiquement équipée pour. »

Elle plissa les yeux en me regardant. « D'accord, très malin, laisse moi reformuler la question ; est ce que tu sais mettre un préservatif à un garçon ? »

« Pourquoi est ce que je devrais ? »demandai je en m'asseyant en tailleur sur le lit. « Je n'ai jamais eu de petit ami avant. »

« C'est toujours quelque chose qu'il faut apprendre. Tiens, ouvre cette boîte. Je reviens tout de suite. » Elle me lança la boîte de préservatifs, puis quitta la chambre en courant. Je soupirai et ouvrît lentement la boîte. Alice revint quelques instants plus tard avec une banane.

« Alice, je ne pense pas qu'on ait vraiment besoin de ça, » dis je en regardant le contenu de la boîte. « Ce que je veux dire, c'est que je ne prévois pas de faire quoi que ce soit dans un futur proche. J'ai seize ans. »

« Peut être, mais il faut toujours être préparée. Tu ne sais jamais quand tes hormones prendront le dessus sur toi. »

Je la regardai avec détachement faire sa démonstration de comment mettre un préservatif sur un objet. Après sa démonstration, elle voulût que je m'entraîne. Je soupirai et cédai seulement parce que je voulais qu'elle me laisse seule.

« Bien, » dît elle, en lançant la banane dans la poubelle. « Maintenant, les jouets. »

« Les jouets ? » répétai je.

Elle ouvrît une autre boîte et en sortît un objet cylindrique de couleur bleue marine. « Qu'est ce que c'est que ça ? » demandai je prudemment.

« Un vibromasseur, » répondît elle, naturellement. « Je pensais que tu aimerais évacuer certaines de tes frustrations sexuelles. Je sais qu'Edward peut être prude par moments. »

« Ne parles pas de ton beau frère comme ça, » lui dis je, retournant mon attention vers les magazines. « Il n'est pas prude. C'est un gentleman. »

Alice leva les yeux au ciel et remît le vibromasseur dans la boîte. « Si tu le dis. Tu es sûre que tu ne veux pas que je te montre comment utiliser ça ? »

« Affirmatif. »

« D'accord, choisissons toi une tenue à porter pour après le bal. » Elle sauta du lit et courus jusqu'à mon placard. « Ou est la lingerie que je t'ai offerte à Noël ? »

« Sur l'étagère du haut dans le placard d'Edward. Je ne pense pas qu'il veuille que tu… » Elle m'ignora et attrapa une chaise. D'un côté, j'espérai qu'Edward franchisse la porte et la surprenne dans son placard. Je savais qu'il ne lui ferait pas de mal, mais il lui expliquerait certainement sa façon de penser. Ou simplement lui dire de prendre congé de nous. »

« Je n'arrive toujours pas à croire qu'il n'approuve pas ça, » marmonna-t-elle, en écartant plusieurs boîtes sur le côté. « Il y a quelques mois, il aurait tué pour te voir dans de la lingerie. »

« Il a changé, » soulignai je. Je survolai les pages du magazine et déposai un autocollant sur une coiffure qui me plaisait. « En plus, je ne suis pas prête à porter ce genre de choses. Je l'ai essayé une fois. »

« C'est vrai ? » demanda-telle, en me regardant. « Tu avais l'air sexy, non ? »

« Ouais, si tu penses qu'avoir les bretelles qui tombent c'est sexy. Mon corps n'est pas prêt à supporter ce genre d'articles. Et je crois que je ne suis pas encore prête pour une relation sexuelle. J'ai seize ans. »

Elle me fît un signe de la main. « L'âge n'est qu'un chiffre. C'est ce qu'il y a là qui compte. » Elle se tapa la tête.

« La dernière fois qu'Edward et moi avons essayé de faire quelque chose d'intime, j'ai fini par faire une crise d'angoisse, » dis je, en reportant mon regard sur le magazine. « Imagine ce qui se passerait si on essayait de faire quelque chose de plus. »

« Je pense…qu'il va devoir commander du vin. Ou amener du Xanax. » Je lui lançai un regard furieux jusqu'à ce qu'elle regarde pour voir pourquoi je ne répondais pas. « Je dis ça comme ça. »

« J'aurai des relations sexuelles quand je serai prête. Je n'ai pas besoin de ton approbation pour tout. »

Elle soupira et descendît la boîte. « Je ne te parle pas d'approbation. J'essaye seulement de te rendre la vie plus facile. »

« Et bien, tu ne le fais pas. Tu me tapes sur les nerfs. »

« Oh, grandis, Bella… »

« Alice, sois gentille avec ta sœur, » dît Esmé, en entrant dans la pièce avec une panière de linge propre. Je me levai du lit pour la lui prendre. « Merci, Bella. »

« J'essaye juste de rendre service, » dît Alice, en jetant la boîte sur mon lit.

« Pourquoi est ce que tu ne laisserais pas Bella tranquille, qu'elle puisse regarder les magazines que tu lui as donné ? » suggéra-telle. « Je suis sûre qu'elle ne peut pas se concentrer pendant que tu lui parles de rapports sexuels. »

Je rougissais en portant une pile de chemises d'Edward à son tiroir. Alice souffla, puis attrapa le sac noir. « Je vais seulement mettre ça dans la voiture d'Edward. Il ne le remarquera jamais. »

Je roulai les yeux alors qu'elle quittait la pièce, puis me remis à ranger les vêtements d'Edward. C'était une tâche que je m'étais octroyée. Je me sentais mal quand Esmé rentrait pour ranger nos vêtements, alors j'avais décidé de me rendre utile en le faisant à sa place.

« Ne laisse pas Alice t'ennuyer, ma chérie, » dît Esmé, en déposant le reste de nos vêtements propres sur notre lit. « Elle peut être obstinée parfois. »

Parfois ? Je n'avais jamais vu Alice être autre chose qu'obstinée.

« Tu sais qu'Edward ne te forcerait jamais à avoir des relations sexuelles. Il n'essaierait jamais de te faire faire quelque chose pour quoi tu n'es pas prête. »

Je souriais faiblement. « Je sais. C'est un gentleman dans ce domaine. »

« En fait, j'espère bien, » dît elle, en riant. « Je serais déçue si il ne l'était pas. Je l'ai élevé mieux que ça. »

Elle rît pendant un moment, puis me regarda en fronçant les sourcils alors que je m'approchai pour attraper les vêtements qu'il restait. Je me figeai quand elle leva sa main et effleura délicatement la cicatrice sur ma joue.

« Oh, Bella, » murmura-t-elle. « Nous aurions dû l'arrêter quand on en a eu l'opportunité. Pourras tu jamais nous pardonner d' avoir laissé ça continuer ? »

Cela me prît un moment, d'après son expression, pour réaliser de quoi elle parlait, mais quand je le fis, j'acquiesçai. « Oui, bien sûr. »

Elle sourît tristement et m'attira en une étreinte. « Je suis tellement heureuse de t'avoir dans cette famille. Tu as tellement aidé Edward. »

Je mis quelques instants pour lever mes bras afin de pouvoir lui rendre son étreinte. Je ne me rappelai pas de la dernière fois où j'avais été serrée dans les bras d'une femme. Edward me câlinait tout le temps, mais c'était différent. Cette embrassade était plus maternelle et réconfortante.

Esmé me relâcha quand elle entendît la porte de la chambre s'ouvrir. « Salut, Maman, » dît Edward, en entrant dans la chambre. Il se pencha un peu pour l'embrasser sur la joue. « Qu'est ce que tu cherches ? » me demanda-t-il.

« Des coiffures pour le bal, » lui répondis je, en levant les yeux.

« Alice ? » supposa-t-il. Je fis oui de la tête. Il se mît à rire et attrapa la boîte de lingerie. Je fus surprise quand il me la tendît.

« Tu ne vas pas la remettre dans ton placard ? » demandai je.

« Non. C'est à toi, » dît il en me mettant la boîte dans les mains. « Ca va dans ton tiroir de sous vêtements. »

Je rougissais en remettant le couvercle de la boîte. Esmé s'était silencieusement faufilée hors de la chambre avant que nous ne l'ayons remarquée.

« Ca te dirait de sortir dîner avec moi ? » demanda Edward, m'attirant vers lui. « Il y a ce restaurant assez sympa en ville où je ne t'ai pas encore amenée. Je me disais qu'on pourrait passer un peu de temps tous les deux. »

Je lui souriais. « Bien sûr. Est-ce que c'est un restaurant sophistiqué ? »

Il haussa les épaules. « Mets simplement un joli jeans et un chemisier. Je vais garder ce que je porte maintenant. » Je passai les doigts sur son sweat. Il était comme une seconde peau vu la façon dont il épousait son torse et ses bras. Il s'inclina pour s'emparer de mes lèvres pour un rapide baiser. « Prépares toi. On part dans dix minutes. »

Je lui fis un signe de la tête et me retournai pour m'habiller. Edward quitta la chambre pour me laisser un peu d'intimité. J'attrapai un jeans slim, et choisissais un pull bleu roi, parce que je savais qu'il aimait cette couleur sur moi. Je le retrouvai dans le salon, regardant par la fenêtre, l'air absent.

« Prêt ? » demandai je, en sautant les deux dernières marches.

Il se retourna pour me regarder avec un air sombre, qu'il masqua ensuite avec un sourire. « Oui. » Il me tendît sa main pour que je la prenne, puis m'entraîna vers sa Volvo.

Le restaurant où Edward m'emmena était un restaurant de grillades. Ca ressemblait plus à une maison de montagne. De nombreux cow boys entrèrent avec leurs chapeaux et leurs bottes.

« La station du rodéo reprend, » dît Edward. « Jasper et Emmett vont concourir dans le premier tournoi de la saison. Ils devraient bien s'en sortir. Ils se sont entraînés tout l'hiver. »

« J'ai toujours voulu assister à un rodéo, » dis je, en coupant mon petit pain en deux.

« Tu le feras, un jour, » promît il. « Il y a un rodéo tous les soirs à Cody. Bien évidemment, on ne peut pas toujours tous les voir. Mais les meilleurs compétiteurs viennent pour les tournois de toute façon. Aro vient pour le bal, et le tournoi. »

« Aro ? » Le nom me disait quelque chose, mais je ne me souvenais plus où je l'avais déjà entendu.

Edward gesticula étrangement dans sa chaise. « C'est l'homme qui est venu dîner avec nous la nuit ou Jessica et Lauren ont été tuées. »

Je m'en souvenais maintenant. C'était l'important homme d'affaire qu'elles avaient drogué accidentellement. Je me demandai si il savait qu'elles avaient été tuées.

Edward soupira et baissa les yeux sur ses couverts.

« Qu'est ce qui ne va pas ? » demandai je prudemment. Il s'était comporté bizarrement toute la journée. Il était trop calme.

« Rien. J'ai simplement beaucoup de choses en tête, » dît il, en saisissant son couteau à steak. Je le regardai couper son filet de bœuf en deux ,puis le diviser en petits morceaux.

« Tu veux en parler ? » demandai je. « Ca aide toujours. »

Il me sourît faiblement. « Nous en reparlerons plus tard, mais pas ici. »

Il changea rapidement de sujet et commença à parler de ce que tout le monde avait prévu pour le bal. Emmett emmenait Rosalie à ce chalet à Yellow Stone après avoir dansé. Il se trouvait juste au dessous d'une des montagnes. Jasper emmenait Alice dans un luxueux Suite and Inn en ville, et Carlisle et Esmé restaient à la maison. Je lui demandais ce que nous allions faire, et il dît qu'il n'avait pas encore décidé.

« Je suis parvenu à me restreindre à deux idées ; la première, on trouve un hôtel dans une ville des alentours, et puis on passera la journée en ville. J'ai aussi pensé à t'emmener à Cheyenne pour une semaine. »

J'acquiesçai. « J'adorerais ça. »

« Ou, nous pourrions louer un chalet à Yellow Stone. Les gens à qui nous louons nos chevaux ont ce magnifique chalet en bord de la prairie. Nous y sommes déjà allés et ça vaut le coup. La vue est à couper le souffle. »

J'aimais cette idée aussi, mais j'avais vécu de trop mauvaises choses à Yellow Stone. Je voulais rester en ville.

« On fera ça une autre année, » promît Edward.

Il paya l'adition, puis se leva de son siège. « Prête ? »

Je hochai la tête et le suivais dehors jusqu'à sa voiture. Nous étions montés et il commença à conduire en s'éloignant de la ville.

« Ou allons nous ? » demandai je. La maison était dans l'autre direction.

Edward soupira. « Ouvre la boîte à gants et prends l'enveloppe à l'intérieur. » J'obéissais et prenais l'épaisse enveloppe blanche.

« Qu'est ce que c'est ? » demandai je avec curiosité.

« Ouvre la et regarde. »

Je décachetai lentement l'enveloppe et en retirai un billet d'avion. « Edward…que ? »

Le billet était un vol pour Forks, Washington.

Edward me regarda avec une expression de souffrance. « Ton père a été libéré de prison. Ils l'ont relâché il y a quelques semaines pour bonne conduite. »

Mon cœur cognait fort dans ma poitrine. « Je rentre à la maison ? »

Il m'observa un instant. « Oui. »

« P..Pour combien de temps ? » demandai je, nerveuse.

Il ferma ses yeux pendant une seconde, puis retourna son regard vers la route. « C'est permanent, Bella. Tu ne reviendras pas. »

Je le fixais pendant quelques secondes, hébétée. « Qu…quoi ? Je ne comprends pas. »

Il soupira. « Bella, ce n'est pas juste. On ne peut pas te garder enfermée dans notre maison pour le reste de ta vie. Tu as des rêves et des ambitions et si tu restes avec nous, aucun de ces rêves ne se réalisera. Mon père ne te laissera pas retourner au lycée ou aller dans une fac normale. Tu n'auras jamais un travail normal ou quoi que ce soit. Tu seras coincée à la maison comme ma mère et mes belles sœurs. Ce n'est pas la vie que tu devrais avoir. »

« Mais…je croyais…pourquoi est ce que tu fais ça ? » demandai je, essayant d'arrêter mes larmes.

Il soupira de nouveau et se pinça le nez. Nous étions sur le bas côté de la route à présent.

« Parce que, je … tant que tu es chez nous, tu es une prisonnière. On ne t'a jamais donné le choix de venir vivre avec nous. On t'a arraché à ton foyer de force. Je t'ai maltraitée pendant deux foutus mois et James a essayé de te violer. Tu as besoin d'être loin de tout ça. Tu as besoin d'être avec ton père. Je pensais que tu voulais rentrer chez toi. »

« O..oui, » sanglotai je. « Mais…pourquoi tu ne viens pas avec moi ? »

Il ferma ses yeux de toutes ses forces. « Parce que tu dois aller de l'avant, Bella. Tu dois grandir et épouser quelqu'un qui prendra soin de toi. Tu dois être avec quelqu'un qui ne t'a pas maltraitée. J'ai tué tes amies, Bella. Je t'ai enfermée au sous-sol pendant deux semaines et essayai de te rabaisser à un niveau ou la seule chose que tu savais était comment être à mes pieds. Je t'ai fouettée avec une ceinture à clous et je t'ai laissé des cicatrices indélébiles sur le dos. Je t'ai frappé avec un putain de fusil et je t'ai brisé la jambe. Je suis un monstre, Bella. J'ai essayé de te tuer auparavant. »

« Mais tu as changé ! » argumentai je. « Tu n'es plus la même personne. Et tu étais malade. »

« Ca n'a pas d'importance. Tu vas être traumatisée émotionnellement pour le reste de ta vie parce que mon père ne te laissera pas suivre de thérapie. Si tu rentres chez toi avec ton père, tu auras une chance d'avoir une vie normale. S'il te plaît, Bella, c'est ce qu'il y a de mieux pour toi. »

Je secouai la tête et essuyai les larmes de mes yeux. « S'il te plaît, Edward. Ne fais pas ça, » pleurnichai je. « Est-ce que tu ne m'aimes plus ? »

Mon cœur se brisa en deux alors qu'une unique larme coulait sur son visage. « Bien sûr que je t'aime, Bella. Je t'aimerai toujours. Mais… je t'aime assez pour te laisser partir. Je veux que tu sois libre. »

« Je suis libre ! Je n'ai pas le sentiment d'être retenue prisonnière dans votre maison ! S'il te plaît, Edward ! »

Il prît une profonde inspiration, et remit la voiture en marche. « je t'ai préparé une valise et un bagage à main. Dans ton sac, il y a un portefeuille qui contient les informations nécessaires pour une banque. Quand tu seras prête pour l'université, contacte la banque. Ils paieront ton inscription et s'occuperont de ce qu'il te faudra. »

Je retenais mon souffle pour tenter de maîtriser mes émotions. Mon torse trembla quand j'expirai.

« S'il te plaît, Edward. Ne fais pas ça. »

« Tu ne veux pas rentrer chez toi ? » demanda-t-il, sans me regarder.

« Bien sûr, je veux y aller, mais…je veux que tu sois avec moi. »

« Bella, si je viens avec toi, ils m'arrêteront. Une fois que tu seras rentrée, il n'y aura plus de marche arrière. »

« Je leur mentirai. On dira que James m'a enlevée et m'a frappée à la tête et que j'ai été amnésique. » Il soupira. « Et tu m'as trouvée et ramenée. Edward, ils ne te soupçonneront jamais. »

« On ne peut pas tenter ça. Tu mérites d'être avec ton père, Bella. Il te faut une vie normale. »

« Ma vie n'a jamais été normale, » marmonnai je.

Il secoua la tête.

« Edward, s'il te plaît, ne me force pas à partir. »

« C'est pour ton bien. »

« Non ! Ca ne l'est pas ! Edward, tu es la seule famille que j'aie jamais eue ! Ma famille s'est disloquée il y a des années ! Esmé est la seule mère que j'aie jamais eue. S'il te plaît, Edward, je veux rester avec vous ! »

Il se dirigea vers l'Aéroport National de Yellow Stone, et trouva une place de parking près du terminal. Il soupira et me regarda. « Bella, je veux que tu restes. Je le veux vraiment, mais… ton père a besoin d'un aboutissement. Les Mallory et les Stanley ont besoin d'un aboutissement. Tu es la seule qui puisse le leur apporter. »

« On peut les appeler. Je ne veux pas y retourner si tu ne peux pas être avec moi. »

Edward regarda l' heure. « Tu as cinq minutes pour rentrer. »

Je remuai la tête. « Je n'y retourne pas. »

« Bella, ne fais pas ça. Il y a quelques mois, tu serais montée dans cet avion sans te retourner. »

« C'était il y a quelques mois. C'est maintenant. Je veux être avec toi. »

« Tu ne devrais pas vouloir être avec moi. Je suis un monstre. »

« Non, tu ne l'es pas, Edward ! Tu es quelqu'un de bien. C'en est la preuve ! Si tu étais un monstre, tu m'aurais gardée enchaîné pendant tout ce temps. Tu ne me donnerais pas la possibilité de rentrer chez moi. »

Il secoua la tête et sortît de la voiture. Je restai dans le siège passager alors qu'il faisait le tour de la Volvo, ouvrit le coffre, et en retira ma valise et mon bagage à main. Il vint vers mon côté de la voiture et ouvrit la porte. « Allez, Bella. Tu dois y aller. »

Je fis non de la tête et regardai obstinément devant moi. Il soupira. « Bella, ne fais pas ça. » comme je ne répondis pas, il s'accroupît pour être à ma hauteur. « Bella, viens. Tu dois rentrer chez toi. »

« Non, » dis je hargneusement.

« Isabella, sors de la voiture ou je te… »

« Ou quoi, tu vas me faire sortir et me traîner dans l'aéroport ? Ca fera un vrai scandale. Je n'y vais pas. »

Il gronda. « Bordel, Bella ! Pourquoi est ce que tu fais ça ? Tu devrais courir aussi vite que tu le peux jusqu'à cet avion. »

« Je n'y vais pas. Je te l'ai déjà dit. Je ne vais nulle part sans toi. »

Il émît une autre plainte de frustration, puis se pencha sur moi pour détacher ma ceinture de sécurité. Je haletai quand il me tira littéralement de la voiture et essaya de me mettre sur mes pieds. Au lieu de ça, mes jambes se dérobèrent sous moi, et je m'effondrai au sol. Tout mon corps tremblait, parcouru par de violents sanglots qui s'échappaient de ma gorge. Edward soupira et se pencha vers moi.

« Bella, s'il te plaît, ne pleure pas. Tu sais que je ne le supporte pas quand tu pleures. »

« A…Alors ne me fais pas partir, ! » suppliai je. J'enroulai mes bras autour de son cou et m'y accrochai avec une force écrasante. « S'il te plaît Edward ! Ne me fais pas partir ! Je t'aime ! Ne me fais pas partir. »

Je le sentis lentement faire remonter ses mains dans mon dos. Finalement, il passa ses bras autour de moi et m'attira plus près.

« Putain, Bella. Pourquoi est ce que tu fais ça ? Tu devrais monter dans cet avion en ce moment. »

Je fis non de la tête. « Non, je veux rester avec toi. Promets moi que tu ne me forceras jamais à te quitter, » le suppliai je.

Il pressa son front contre le mien. « Comment puis je dire non quand tu me supplies comme ça ? Bella, je veux simplement que tu sois heureuse. »

« Je suis heureuse, » dis je en embrassant le coin de sa bouche. « Je suis heureuse avec toi. »

Il prît mon visage en coupe et s'empara de mes lèvres. « Tu es tellement insensée, Bella, » dît il entre ses baisers.

« Je… m'en…moque. »

Quelqu'un s'éclaircit la voix en passant. Edward renifla, puis me releva du sol. Il me tenait contre son torse alors qu'il retournait vers la Volvo. Il me plaça délicatement à l'intérieur, puis se pencha pour m'embrasser.

« Dernière chance, » murmura-t-il.

Je secouai la tête et l'embrassai à nouveau. Il soupira, puis caressa ma joue.

« Alors, rentrons à la maison. »

Il ferma ma porte, et marcha autour de la voiture pour récupérer ma valise et le bagage. Je séchai mes yeux quand il s'installa dans le siège conducteur. Il inspira profondément, puis mît la clé de contact.

« Je suppose que tu vas aller au bal après tout, » dît il, en avançant.

Je riais et continuai de sécher mes yeux. « Ouais, je crois bien. Est-ce que tu pensais réellement ce que tu disais à propos de m'emmener à Cheyenne ? »

« Bien sûr. Je réserverai un hôtel là bas quand nous serons à la maison. »

Il se pencha et prît ma main. Il la tint tout le long du trajet de retour à la maison. Je hoquetai la moitié du temps, alors nous dûmes nous arrêter dans une station service pour m'acheter quelque chose à boire. Quand nous fûmes rentrés à la maison, Edward me tapota légèrement la main pour me dire de rester dans la voiture.

« Ne parle de ça à personne, » dît il doucement. « Mon père n'est censé jamais le savoir. »

« Est-ce qu'il te ferait du mal si il le savait ? » demandai je prudemment.

Il secoua la tête. « Non, bien sûr que non. Mais je ne veux pas lui donner une raison de m'avoir à l'œil. » Il amena ma main à ses lèvres et y déposa un chaste baiser. « Rentrons. »

Il sortît et fît le tour de la voiture jusqu'à mon côté. Il ouvrît ma portière et me souleva contre son torse. « Je peux marcher, tu sais, » dis je.

« Je sais mais je ne veux pas te laisser partir. »

Je frottai mon nez contre son buste alors qu'il me portait jusqu'au garage. « Est-ce que tu voulais vraiment que je parte ? » murmurai je.

« Je voulais que tu sois libre. Est-ce que je voulais que tu partes ? Non, bien sûr que non, Bella. Te conduire à cet aéroport a été la chose la plus difficile que j'aie jamais faite. Je pleurais de soulagement tout à l'heure. » Je riais alors qu'il ouvrait la porte du garage et me portait à l'intérieur.

Heureusement, il n'y avait personne au salon pour nous accueillir. Edward me porta à l'étage, jusqu'à notre chambre, puis m'installa sur le lit. « Je pense que ce soir nécessite un long bain chaud, » dît il, en enlevant sa chemise. « Qu'est ce que tu penses d'un jacuzzi ? »

« Parfait, » dis je.

Il s'inclina pour me donner un rapide baiser. « Je le prépare pendant que tu te changes. »

« Ok. »

Il trottina jusqu'à la salle de bains. Je me levai du lit et marchai vers ma commode où se trouvaient tous mes maillots de bain. J'en pris un bleu tout simple, et l'enfilai avant qu'il ne revienne. Je retirai mes cheveux de la barrette quand j'entrai dans la salle de bain. Edward était assis sur le rebord du jacuzzi dans son slip de bain. Quand il me vît, ses yeux détaillèrent lentement mon corps.

Je mordis ma lèvre alors que je me dirigeai doucement vers la baignoire. « C'est chaud ? » demandai je, innocemment.

Il se leva et passa ses bras autour de mon buste. « Oui, » dît il d'une voix tremblante. « Très. »

Il m'attira jusqu'au jacuzzi et m'autorisa à rentrer dans l'eau. C'était tellement chaud et relaxant. Je fermai mes yeux un instant et autorisai mon corps à se détendre. J'aurais pu m'endormir là, mais Edward était juste à côté de moi. J'étais complètement consciente de sa présence. Quand je rouvris les yeux, il fixait mon corps avec un regard sombre.

« Viens là, » murmura-t-il.

Il m'attira contre son torse et promenait ses doigts le long de mes côtes. Je frissonnai alors que ses doigts parcouraient mon estomac, ma taille et mes cuisses. Je haletai quand ses doigts touchèrent le bas de mon maillot. Avant que je ne puisse réagir davantage, il releva mon visage et captura mes lèvres dans un baiser passionné.

Je gémissais dans sa bouche pendant qu'il suçait ma lèvre inférieure. Ses doigts continuèrent d'explorer vers le haut jusqu'à ce qu'elles atteignent ma poitrine. Il se recula un moment et me regarda pour avoir ma permission. J'acquiesçai et il retira les bretelles de mon haut. Je frissonnai quand il ôta le haut de mon maillot et m'attira de nouveau contre son torse.

« Tu es magnifique, » souffla-t-il.

Il refît bouger ses lèvres vers ma bouche et continua son assaut. Sa langue poussait délicatement contre mes lèvres, essayant d'obtenir l'accès. Je leur permettais de s'écarter légèrement et sa langue s'immisça à l'intérieur. Je poussai un gémissement quand je sentis son pouce toucher ma poitrine avec délicatesse. C'était un simple toucher. Il passait doucement ses pouces sur mes tétons, mais c'était ça. Il rendait ça simple et tendre. Il n'y avait rien de brutal dans ses mouvements. Ils étaient tous lents et doux.

Nous devions y aller doucement.

Nous ne devions pas nous précipiter dans quelque chose pour lequel aucun de nous n'était prêt. Je savais que je n'étais pas prête pour avoir des relations sexuelles, mais je savais que j'étais prête pour Edward.

J'étais prête à commencer ma vie avec lui.

Alors, vous avez aimé ????

Je me suis dépêchée pour réussir à vous poster ce chapitre avant Noël, c'est mon cadeau, lol !!!

Je vous souhaite à toutes un très joyeux Noël et d'excellentes fêtes et à bientôt…

Gros Bisous !!!!

Vanessa