Bonjour à tous !
Grâce à la bêta merveilleuse qui est la mienne, vous avez ce chapitre en ce Samedi matin. Et je pense qu'on peut sacrément la remercier pour cela !
Alors ce nouveau chapitre est l'avant dernier, puisqu'il ne m'en reste qu'un après celui-ci ainsi que l'épilogue. Cela vous fait bizarre, à moi aussi... Je ne pensais sincèrement pas en arriver là aujourd'hui donc un grand merci à vous aussi. Et un grand merci à tous ceux qui me rejoigne jour après jour, je reçois les mails à chaque fois et je suis vraiment... heureuse de voir autant de personnes qui me suivent. Donc merci beaucoup !
En attendant, je vous souhaite à tous une excellente lecture, ce chapitre a des airs d'adieux en fait, quand je le relis je me dis que oui, on arrive bien à la fin :). Bonne lecture à tous !
PaulinaDragona : Un grand merci pour ta review ! J'en ai été très heureuse, tu n'imagine pas à quel point ! Et je suis aussi très contente de voir que ma fic te plait à ce point là. J'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes. Merci à toi !
Temperance18 : Merci beaucoup ! Je dois te dire que moi aussi je me suis prise à la nostalgie ! Cela fait vraiment bizarre d'avoir écrit autant de chapitres et d'être autant suivie. Pour moi, c'est vraiment incroyable ! Oui je comprends ce que tu veux dire, en tant que lectrice j'ai souvent ressentit cela. Envie de lire la fin parce que c'est interessant et pas envie parce que cela signifie que c'est terminée... Allez courage ! Il reste encore deux chapitres avant la fin ! Encore un grand merci pour ta fidélité ! A bientôt. Bizz
Agnes : Merci beaucoup ! Oui c'est bientôt la fin, moi aussi cela me fait bizarre ! Mais en même temps, j'en suis contente parce que cela veux dire que j'ai tenue jusqu'au bout ! Merci beaucoup pour ton compliment, il me fait toujours autant plaisir ! J'espère que celui ci te plaira autant ! A bientôt. Bizz
Il y a toujours un risque quand on entreprend quelque chose. Mais le risque doit être pris parce que le plus grand danger de la vie est de ne rien risquer. La personne qui ne risque rien ne fait rien, n'a rien et n'est rien. Il peut éviter la souffrance et le chagrin, mais il ne peut simplement pas apprendre, sentir, changer, grandir, vivre et aimer »
(Léo Buscaglia)
Assise dans le fauteuil qui se trouvait dans la cour extérieure du palais de Mirkwood bordée d'arbres, je berçais avec douceur ma fille de trois semaines contre ma poitrine tout en tenant la petite main de son frère jumeau qui se trouvait dans son berceau, à mes côtés.
Tous les deux étaient nés un soir de forte chaleur, ne m'accordant que très peu de répit lors de mon accouchement. Il ne s'agissait certes pas de mon premier, mais mettre au monde deux enfants en même temps était éprouvant. Et pourtant, je ne regrettais en rien les deux bambins qui se tenaient à mes côtés.
-Les elfes ont presque finit de déménager le palais,clama Legolas à son père un peu plus loin dans la cour en regardant à travers les arbres.
-Ils sont rapides, chacun pressés de quitter la Terre du Milieu pour les Terres Immortelles, expliqua Thranduil et je ne peux que être d'accord avec lui. Personne ne peut leur en vouloir, notre espèce n'est déjà que trop resté ici.
Dans mes bras, ma fille gesticula légèrement en ouvrant ces deux grands yeux gris pâle et je m'y plongeai dedans. Elle était magnifique, c'était peu de le dire.
Thranduil et Legolas se tournèrent vers moi et je leur adressai un sourire doux avant que Linaewen ne bouge légèrement dans mes bras. Contrairement à ces frères, elle était le calme absolu, bien loin du caractère téméraire de Aerandir et de celui turbulent que Seregon.
Leurs prénoms n'avaient pas été choisis au hasard, ils avaient été le fruit de longues discussions lors des longues nuits d'été qui avaient précédés leur venue au monde.
Tout comme pour leur frère ainé, nous n'avions pas souhaité leur donner de prénoms évoquant un membre de notre famille défunte. Chacun devait construire sa propre identité et cela ne se ferait pas en portant le nom d'une personne ayant marqué l'histoire.
-Elle est réveillée ? Me demanda Legolas en constatant que les doigts de notre fille se refermait autour de mon index.
-Et parfaitement éveillée,lui répondis-je en la regardant avec un sourire tendre avant de jeter un regard à Seregon qui dormait encore profondément.
D'après Thranduil qui avait assisté à ma propre naissance, Linaewen était mon portrait craché. Même cheveux roux sombres, même peau plus mate que celle des elfes, même regard. Mais ces yeux possédait la couleur de la maison des Sindar. Celle de Legolas. Elle avait hérité de ses yeux.
Seregon avait hérité d'un véritable mélange des deux. Contrairement à son frère et sa sœur, il possédait un regard où se mélangeait le gris et le vert, créant un bleu pâle véritablement époustouflant. Quand à ses cheveux, ils étaient blonds, mais étaient nettement plus sombres que ceux de Aerandir et Legolas.
-Ils sont adorables, murmura Thranduil quand il s'approcha de moi et que ma fille leva ses yeux pâles sur lui.
-Vous avez dit cela pour tous vos autres petits-enfants, fit remarquer Legolas, légèrement moqueur. Vous vous répétez Père, vous vous faites vieux !
Thranduil voulut fusiller son fils du regard, mais il fut trahit par la marque d'amour qu'on pouvait lire dans ses yeux. Avant de le connaître, j'avais tant entendu de rumeurs sur lui. Qu'il s'agissait d'un elfe mauvais, perfide et égoïste, ne pensant qu'à l'or et à la vie simple. Mais toutes ses rumeurs s'étaient avérées fausses. Ces gens là ne le connaissaient pas.
Quand je l'avais rencontré pour la première fois, j'avais vu un homme heureux de revoir ses enfants en vie. Quand il avait serré ma main, j'avais vu la mélancolie dans son regard en souvenir de son amie défunte. Quand il avait apprit que j'épousais Legolas, il m'avait offert sa confiance, tout comme il l'avait fait pour Léana. Jamais je ne m'étais sentis mise à part, jamais je n'avais eu cette sensation d'appartenir à deux mondes. D'être une étrangère.
Mais la plus belle preuve que je pouvais apporter, c'était sans nul doute la joie et la tendresse qui brillait dans ses yeux quand il regardait ces petits-enfants. Un elfe égoïste et sans sentiments n'aurait jamais pu ressentir de telles choses. Je remettrais ma vie entre ses mains. Et je n'accordais pas aisément ma confiance.
-Je vais aller vérifier les derniers déménagements, finit-il par dire au bout d'un long moment de silence où chacun se plongea dans ses pensées. N'oubliez pas de préparer votre départ vous aussi.
On hocha tous les deux la tête et Thranduil caressa la joue de Linaewen avant de tourner les talons et de rentrer dans le palais. Je relevai les yeux et me plongeai dans ceux de mon époux. Ce dernier m'offrit le plus beau des sourires et mon cœur s'envola. Je n'avais pas besoin de plus.
-Papa ! S'exclama soudainement Aerandir en entrant en courant dans la cour.
Il ne me vit pas et courut directement vers son père et soudainement, je me retrouvais projetée des années auparavant. A tel point que ma respiration se figea.
J'avais déjà vécu cette scène, lorsque mon propre père me torturait entre les ruines de Osgiliath, peu de temps avant la bataille finale de Minas Tirith. Quand chacune de mes cellules étaient sur le point de rendre l'âme, quand mon esprit était sur le point de céder. J'avais eu cette vision.
Aerandir riait à pleins poumons, tendant les bras en avant et le visage tellement innocent et aimant. Son rire résonnait à travers les arbres, faisant écho à la musique elfique qui se diffusait dans la forêt de Mirkwood. Il était cristallin, emplit de joie et de malice, semblable à celui qui m'avait sauvé.
-Regarde ce que j'ai trouvé !S'exclama-t-il en continuant de courir alors que Legolas pivotait sur ses talons pour le réceptionner, dans une parfaite imitation de ma vision.
La respiration calme de Linaewen contre ma peau me confirma que j'étais bien dans la réalité. Mais c'était étrange de vivre une vision. Jusqu'à présent, je n'avais fait que recevoir des visions du passé.
Comme dans mes souvenirs, Legolas et Aerandir étaient magnifiques, l'un autant que l'autre. Leurs tenues étaient les mêmes, blasonnées aux armoiries de la Forêt Noire, de même que leurs coiffures. A travers les rayons du soleil qui traversaient les feuillages des arbres, les cheveux blonds de mon fils paraissaient même un peu auburn.
Legolas s'écarta de l'arbre où il se tenait et se baissa pour réceptionner notre fils qui se jetait dans ses bras. Aerandir éclata de rire avant de montrer ce qu'il tenait à son père.
Ils rirent quelques instants avant que Aerandir ne lève les yeux, constatant ma présence et celle de son frère et de sa sœur. Aussitôt, son regard se fit sérieux tandis qu'il m'adressait un sourire enfantin. Comme dans ma vision.
-Maman !S'exclama-t-il doucement en me montrant du doigt.
Aussitôt, Legolas pivota sur ses talons et se rapprocha de moi. Il reposa Aerandir au sol et ce dernier courut dans ma direction. Le voyant chercher s'il pouvait monter sur mes genoux sans me faire de mal ou sans écraser sa petite sœur, je souris et lui fis un peu de place. Il en fut ravi et se serra contre moi avec toute sa force d'enfant.
-C'est Linaewen ?Demanda-t-il encore peu habitué à vivre avec la présence de ses deux cadets.
-Oui, répondis-je en souriant. C'est ta petite sœur. Et dans les bras de ton père, c'est ton petit frère.
Aerandir se redressa sur mes genoux et analysa le visage de Linaewen qui s'était rendormie dans mes bras. Son visage fin se fit sérieux, puis il sourit en approchant sa main de sa cadette. Analysant sa posture, je finis par prendre une décision.
-Tu veux la prendre ?Lui demandai-je doucement et il leva des yeux craintifs sur moi.
-Je veux pas lui faire de mal,lâcha-t-il en ramenant ses bras contre lui. Elle est fragile. C'est grand-père qui l'a dit.
-Et il a raison, murmurai-je doucement. Mais je suis là, donc elle ne risque rien. Et tu feras attention.
Il finit par hocher la tête en tentant des bras tremblants. Souriant devant son sérieux, je fis basculer Linaewen de mes bras aux siens, tout en gardant la main sous sa tête au cas où Aerandir ne serait pas assez fort pour la tenir.
Mais j'avais tord, il s'en sortit à merveille et rapidement, ses craintes s'évaporèrent. Il se mit alors à la bercer doucement comme il m'avait tant vu le faire. Aucun doute qu'il aurait fait un bon souverain. A l'écoute des autres et très attentif à leurs gestes.
Relevant les yeux sur Legolas, je vis son regard attendrit et je lui rendis. Seregon se réveillait dans ces bras et bientôt, il aurait à s'en occuper car j'étais bien trop occupée avec nos deux autres enfants.
-Je t'aime,me lança-t-il et je fus surprise qu'il le clame ainsi. Je sais que tu le sais déjà. Mais je voulais te le dire.
-Tu pourras le dire autant de fois que tu le voudras, le rassurai-je tendrement. Je ne me lasserais jamais de l'entendre. Et je t'aime aussi !
A cet instant, Seregon se réveilla et se mit à gesticuler dans les bras de mon mari tandis qu'une de nos servantes apparaissait à nos côtés, en douceur et avec respect.
-Mon Seigneur, fit-elle en s'inclinant. Ma Dame. Il faudrait que vous veniez terminer vos bagages. Le départ étant prévu dans deux jours, nous ne devons rien oublier.
-J'arrive !M'exclamai-je en récupérant Linaewen tandis que Aerandir bondissait sur ses pieds.
Elle me remercia d'un sourire avant de prendre délicatement Seregon pour que Legolas puisse rejoindre son père en salle du trône pour régler les derniers préparatifs. Quant à mon fils ainé, il disparu aussi rapidement qu'un fantôme lorsque ses cousins apparurent quelques mètres plus loin.
*0*0*
Refermant ma dernière valise, je jetai un regard mélancolique autour de moi. Notre chambre était presque entièrement vidée et demain, il faudrait prendre la route pour un dernier voyage. Je me sentais à la fois heureuse de partir, espérant revoir toutes les personnes que j'avais perdu. Mais en même temps, j'appréhendais les adieux. Notamment avec Arwen.
Repoussant ma cape dans mon dos, je m'approchai de la fenêtre et sortis sur le balcon. L'air frais du soir caressa mon visage et je laissai mon regard divaguer sur l'immense lac qui me faisait face, puis sur les arbres, le jardin floral. Les derniers elfes circulaient à l'intérieur, par couples ou seuls.
Le palais avait été vidé des objets de valeurs remis aux royaumes qui nous entouraient. Aragorn avait même été jusqu'à émettre l'idée d'en faire un musée. Pas si mauvaise idée si on y réfléchissait bien. Mais les compositions florales, les monuments et les statues resteraient en place.
-Un peu mélancolique ?Me demanda la voix de ma sœur et je hochai la tête tandis qu'elle me rejoignait au balcon. C'est étrange de quitter à jamais la Forêt Noire. Et encore plus étrange de se dire que l'on part à jamais.
Mes doigts parcoururent le bois du rempart nous empêchant de tomber dans le vide et je hochai la tête à nouveau. C'était surtout le «jamais » qui nous faisait vraiment étrange.
Je jetai un coup d'œil à ma sœur et constatait qu'elle aussi regardait les jardins avec mélancolie. D'autant plus qu'elle avait grandit ici. Cela devait être d'autant plus dur.
-Tu crois qu'on reverra nos parents ? Demanda-t-elle en posant la question que je me posais souvent. En Terres Immortelles ?
-Je ne sais pas, avouai-je franchement. J'imagine que oui. Je l'espère.
Tauriel avait bien changé, ses deux grossesses l'avaient rendu plus mature, plus sûre d'elle et moins tête brûlée. Car de nous deux, et malgré mon éducation plus rude que la sienne, elle avait toujours été le garçon manqué. Aujourd'hui, elle s'habillait comme une vraie princesse, se comportait comme telle. Bien loin de ses réticences à entrer dans la famille royale.
-Tu as connu nos parents, même si je sais que ce n'était pas sous leurs meilleurs jours, murmura-t-elle en tournant les yeux vers moi. Tu pourrais m'en parler ?
Je m'attendais à cette question. Et à vrai dire, je m'attendais à ce qu'elle la pose bien avant. Mais peut-être avait-elle eu besoin de temps. Ou peut-être avait-elle comprit que je ne désirais pas en parler au départ.
M'accoudant contre la balustrade, je me plongeai dans mes souvenirs. De ceux que j'avais de mes parents à l'époque où le mal n'avait pas encore ravagé l'âme de notre père.
-Père était un homme assez impressionnant, débitai-je lentement, les yeux dans le vide. Il possédait toute la grâce de son rang, et personne n'aurait oser remettre en question son statut. Quoi que j'en dise, il a toujours veillé à me protéger, et je suis sûre que mon père était toujours là, en dessous du Nazgul.
Je marquai une pause tandis que Tauriel me dévisageait. Je ne savais pas vraiment comment lui décrire nos parents. Les quelques années que j'avais pu passé avec eux deux étaient considérablement réduites.
-Notre mère était la bonté et l'amour absolu, repris-je en écoutant le chant d'un oiseau. Elle l'a suivit en Mordor, et elle a veillé sur moi jusqu'à la fin. Elle a donné sa vie pour nous et c'est, à mes yeux, le plus beau des sacrifices. C'était vraiment une femme d'une grande beauté de cœur qui n'a pas mérité le sort qui a été le sien.
-Je me suis souvent questionnée sur ce que tu avait pu vivre en Mordor, avoua Tauriel. Quand je t'ai rencontrée, j'ai vu une femme à la froideur impressionnante, à la vie marquée par l'horreur et la guerre. Quand j'ai appris que nous étions sœurs, j'ai eu peur. Je ne voulais pas que tu me vois comme une ennemi parce que j'avais reçu la vie que tu n'avais pas eu. Et j'avais tant rêvée d'avoir une sœur que l'apprendre a été pour moi à la fois une joie immense et une terreur sans nom.
Je la regardais à nouveau, attendant la suite. Elle sourit évasivement.
-Moi, j'avais toujours rêvé d'être une excellente combattante, de me battre mieux que quiconque. Et je m'en veux d'avoir pensé cela, mais je me suis dit que tu avais de la chance. Que toi tu savais te battre mieux que n'importe qui. Puis je m'en suis atrocement voulu, surtout quand j'ai vu dans tes yeux tous les fantômes de ton passé. Toutes les horreurs que j'ai entendu à Minas Morgul, je sais que toi tu les as vu de tes propres yeux. Et c'est tout simplement la chose la plus horrible que l'on puisse souhaiter à quelqu'un.
Je ne cillais pas, écoutant avec attention ce qu'elle me disait. C'était important pour moi de savoir ce que ma sœur avait pensé.
-A une époque, j'avais eu des vues sur Legolas et j'ai été profondément choquée de voir qu'il était finalement tombé amoureux d'une femme issue d'un royaume maudit, continua-t-elle. Évidemment, il ne s'est jamais rien passé entre Legolas et moi, et Bard est l'homme de ma vie. Mais je pense que Legolas représentait le succès ultime. Puis j'ai appris à te connaître et j'ai découvert que je n'aurais jamais pu souhaité mieux comme sœur.
Je la regardais, surprise.
-Tu es forte, expliqua-t-elle. Tu es intelligente et courageuse. Tu es la sœur dont tout le monde rêverait. Tu as eu peur de m'accorder de l'amour et de la confiance, mais tu l'as fait parce que nous étions du même sang. Ton courage m'a sauvé dans ces cachots. Et ton courage m'a permise de me sentir pleinement en vie aujourd'hui. Alors oui, je suis fière et heureuse d'être ta sœur Alzena. Plus que tout !
Je me sentis profondément émue par ses propos. Tout le monde souhaiterait un jour entendre cela, mais le fait que ces mots proviennent de la bouche de ma sœur me touchait d'autant plus.
-Quand j'ai appris que tu étais ma petite sœur, fis-je au bout d'un moment. Je t'en ais beaucoup voulu. Tu avais eu l'enfance que je n'ai pas eu, tu était mariée et heureuse, dans la limite du possible après ce que tu avais vécu. Tu avais une vie à reprendre alors que moi j'étais obligée de construire la mienne, sous les préjugés de beaucoup de personnes qui considéraient que je me devais de mourir en tant qu'ancienne combattante du Mordor. Je t'en ai voulu pour le choix de notre mère. Pendant de longues journées, je me suis demandée pourquoi toi et pas moi. Pourquoi on t'avait sauvée au détriment de ma vie.
Je pivotai vers le lac.
-Il m'a fallu du temps pour comprendre la raison du choix de notre mère,repris-je. Aujourd'hui, étant moi-même mère, je comprends son choix mieux que jamais. Mais à l'époque, je sortais d'un enfer incroyable et je peinais à me projeter dans le futur. Plus tard, j'ai compris. Et j'ai accepté. Ma vie était déjà gâchée, mais notre mère pouvait sauver la tienne. Et elle l'a fait. Et j'en suis heureuse.
Tauriel avança la main et serra doucement mes doigts.
-J'ai décidé d'apprendre à te connaître parce que Legolas me l'a demandé, expliquais-je. Dans un premier temps. Mais ensuite, je l'ai fais de moi-même parce que malgré tout, la famille a toujours été ce qu'il y a de plus important dans ma vie. Et tu es de ma famille.
Je me tournai vers elle et l'attrapai par les épaules, la forçant à me regarder.
-Je suis heureuse que tu aies eu la chance que je n'ai pas eu, finis-je. Que tu aies eu une enfance et une vie heureuse. Aujourd'hui, tout cela appartient au passé et je suis contente de savoir que j'ai une sœur à qui je peux parler de tout. Parce que une sœur, c'est ce qu'il y a de plus important au monde.
Visiblement touchée par mes mots, elle m'attira contre elle et me serra dans ses bras. Je souris en constatant que c'était la première fois qu'elle paraissait si fragile.
Posant ma tête sur son épaule, je jetai un dernier regard aux alentours, sachant qu'à présent, le décompte de nos dernières heures en Forêt Noire était lancé.
Alors voilà, chapitre 34 terminé, qu'en avez vous pensé ? J'attends avec impatience vos avis. J'espère qu'il vous a plu et je vous dit à la semaine prochaine pour la suite. En attendant, bon week end à tous et bonne semaine en espérant que le soleil tienne !
