Bonjour ou bonsoir, peu importe l'heure qu'il est chez vous ! Voici le chapitre 36, je me rends compte que j'ai posté la semaine dernière seulement la dernière suite donc voici. Fin de l'enquête mais pas fin de l'histoire(vous allez encore me supporter longtemps). Et puis je suis gentille, vous avez tout d'un coup mais c'était long pour en arriver la hein ? :p.
Bonne lecture


En début de soirée, comme prévu, toute la petite équipe se dirigeait vers le chalet des Arnold. Hanson était à l'avant du groupe, il avait tellement hâte de leur mettre des bâtons dans les roues. Cela était sa petite vengeance personnelle.

Et justement, le petit couple de vieux, se préparait à se faire la malle car visiblement, ils avaient sentis que les ennuis arrivaient pour eux et comptaient s'en échapper.

- dépêche toi Georges ! On a pas de temps à perdre. Je suis certaine que les flics ne vont pas tarder à être derrière nous, il faut couvrir nos traces au plus vite.
- J'arrive Raymonde ! Tu as raison.. J'ai le sentiment que ces jeunes qui étaient la, la dernière fois, nous cachent tous quelque chose.. Surtout la petite bonne femme hispanique, elle a une tête de flic
- et tu crois que le beau gosse avec ses belles fesses n'y ressemble pas ? Ils sont la pour cette Diane, dépêchons, fuyons tant que nous le pouvons encore.

Pour deux personnes âgées, ils emballaient plutôt rapidement leurs affaires et préférèrent laisser certaines choses plus encombrantes dans leur chalet.
Ils sortirent par l'arrière, regardant de tout côté et virent la navette qui allait en direction de l'aéroport.

- c'est le moment. Personne n'est dans le coin.. Les flics vont trouver les traces du gamin, ses parents auront des problèmes et nous on sera déjà loin - chantonna Raymonde, en trainant son vieux mari.

Ils grimpèrent dans la navette en s'installant, sans avoir la moindre idée de ce qui les attendaient.
Raymonde demanda au chauffeur, qui était de dos, en train de pianoter sur son téléphone et ne leur avait pas adressé la parole au moment où ils étaient montés

- excusez moi.. serait ce possible de partir le plus rapidement possible, nous avons un vol dans deux heures.

Le chauffeur se retourna et le visage de Raymonde se décomposa, ains que celui de Georges. Hanson était assis à la place du conducteur et venait de se retourner en faisant un grand sourire.

- vous allez quelque part chers messieurs, dames ?

Le couple échangea un regard et Raymonde donna un coup de sac à son mari

- descends dépêche toi !

Il s'exécuta mais au moment où il allait poser le pied dehors, Jo se pointa devant eux avec son arme en avant, Henry et Lucas un peu plus loin et toute une bande de policiers, entourant la navette.

- descendez ! - Jo leur dit d'une voix ferme

Hanson se tenait maintenant de l'autre côté de la navette, un sourire crispé à Raymonde
- cela ne vous va pas au teint de faire la grimace
- et je m'en contrecarre complètement - répondit Hanson d'une voix sèche - je pense que vous avez faire assez de dégâts comme ça tous les deux. Faites ce que ma collègue vous a dit.

Ils descendirent de la navette, les mains derrière la tête. Jo les fouilla pour vérifier qu'ils n'étaient pas armés. Elle fit un signe de tête à Hanson

- je te les laisse, après tout, c'est ton petit cadeau.

Hanson n'avait jamais été plus heureux de devoir arrêter de suspects

- Raymonde et Georges Arnold; vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Diane Kay et pour avoir manipulé un enfant de huit ans et porter des accusations contre lui. Vous avez le droit de garder le silence et il vaut mieux que vous la fermiez. Tout ce que pourrez dire, sera retenu contre vous. Vous aurez le droit à un avocat de retour à New York et si vous n'en avez pas, nous vous en fournirons un d'office.

Il mit les deux menottes aux deux vieux et fit signe à ses collègues Canadiens de les embarquer
Raymonde fit un petit sourire à Hanson

- on pensait pouvoir tromper tout le monde.. Cette Diane était insupportable mais ce gamin semblait l'apprécier.. On s'était dit que personne ne verrait la différence.. Dommage, vous étiez plutôt mignon

Hanson leva les yeux au ciel et regarda les autres flics

- embarquez les ! Une équipe de la NYPD les attendra à l'aéroport et se chargera de les ramener au 11.

Chacun regarda le couple disparaitre dans la voiture de police. Évidemment, autant de mouvement avait un peu rendu curieux les autres vacanciers. Christelle, la réceptionniste qui avait tapé dans l'oeil à Lucas, se joignit à eux

- merci d'avoir arrêté les coupables. Je suppose que vous allez retourner à New York maintenant ?

Jo acquiesça, et fut rejoint par Lucas et Henry

- en effet, on ne va pas tarder. Nous sommes heureux, ou voir surpris du dénouement que cette enquête a prise mais au moins, nous avons les coupables.
- même si Diane était une peu froide, elle n'aurait jamais fait de mal aux enfants et elle appréciait le petit garçon. Merci d'avoir fait en sorte que notre station connaisse une meilleure tranquillité.

Jo ne lui fit qu'un simple sourire reconnaissant. Lucas se dandinait nerveusement et Henry lui donna une tape dans l'épaule, en le poussant vers Christelle

- allez, profite d'un peu de temps avec elle. On ne part pas tout de suite de toute façon

Le sourire du jeune homme s'élargit jusqu'à la pointe de ses oreilles

- merci boss !

Il passa un bras autour des épaules de Christelle et ils disparurent de leur champ de vision.
Hanson avait un grand sentiment de satisfaction et se mit entre le couple qui se dévorait des yeux, en passant ses bras autour de leurs épaules

- eh bien ma foi, je trouve qu'on a fait du bon travail. Enfin surtout vous Henry, comme d'habitude. Je vais prendre quelques photos, au moins Karen ne pourra pas m'en vouloir éternellement. À plus les amoureux.

Il déguerpit vite fait, ne leur laissant pas le temps de protester mais il fallait dire que ni l'un ni l'autre, ne cherchait à vraiment s'en défendre pour le coup.
Ils se regardèrent longuement, en se souriant timidement, avant de se faire une longue étreinte.

- je suis contente que ce soit fini.. Bien que ce n'était vraiment pas drôle pour Judd mais encore une fois, tu as su faire preuve de sang froid et de génie, tu as pu lui éviter un traumatisme encore plus grand.
- je n'étais pas convaincu qu'il ait fait ceci de son plein gré, il était évident qu'il s'en voulait et que cela le rongeait de ne pouvoir rien dire à personne, tout ça pour protéger sa soeur.

Henry secoua la tête, en poussant un long soupir et caressant le dos de Jo, de haut en bas.

- mais de la à ce qu'un vieux couple soit coupable.. Je serais éternellement surpris de la tournure que les événements peuvent prendre lorsqu'on travaille avec la police.

Jo rigola et releva la tête vers lui pour lui déposer un bécot sur les lèvres.. Elle voulut dire quelque chose mais Henry l'en empêcha en capturant sa nuque et faire du bécot, un baiser plus passionné et intense.
Quand le baiser se termina, Jo avait encore les yeux fermés et se détacha lentement d'Henry, encore un peu chancelante.
Il la regardait avec des yeux brillants, tout en repoussant ses mèches de cheveux sur le côté.

- tu crois qu'on arrivera à surmonter toutes les épreuves qui nous attendent dans les prochains mois ?

Jo glissa ses bras autour de son cou, en frottant son nez contre le sien

- je pense qu'on peut y arriver si on y met un peu du notre.. Je t'ai vu avec Judd, je ne doute vraiment plus de tes capacités à élever un enfant.. Tu es peut être, un peu usé puisque cela fait prés de 70 ans que tu n'as pas eu cette occasion mais je suis persuadée que tu as toujours la main.

Il lui fit un sourire charmeur, l'attirant contre lui en posant sa tête sur la sienne.

- j'espère que tu as raison.

Il regarda vers la piste de ski et le téléphérique qui montait au sommet, donnant une vue plongeante sur tout le village. De plus avec les lumières et cette brume, mi hivernale-mi printanière, donnait certainement un panorama à couper le souffle.
Il glissa ses doigts dans les siens et lui dit

- viens avec moi !

Elle ne put protester qu'il l'entraina vers le fond d'une des nombreuses pistes et prit un aller-retour pour le téléphérique, où il n'y avait plus grand monde qui montait à cette heure ci mais quand même suffisamment, pour profiter pleinement du point de vue culminant.

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Pendant le petit trajet dans le téléphérique, Jo en oubliait presque ses nausées ou toutes autres douleurs dues à son début de grossesse. Non, tout ce dont auquel elle pensait, était à quel point, elle était chanceuse d'avoir un homme comme Henry dans sa vie.
À quel point elle l'aimait et la vie de famille qu'elle allait finalement avoir, alors qu'elle ne pensait pas ça possible; bien que tout ceci soit arrivé comme un cheveu sur la soupe.. Elle aurait dû être plus prudente, mais maintenant, elle ne changerait ceci pour rien au monde.
Sans un seul mot échangé, sans un seul bruit, il se glissa derrière elle, entourant sa taille avec ses bras, et posant sa tête sur son cuir chevelu. Elle se laissa fondre complètement contre lui et supprima toutes les choses alentour le temps d'un instant.

Ils arrivèrent rapidement au sommet et Henry éloigna Jo de la foule, pour qu'ils puissent avoir vue sur le village entier, en prenant un petit coin tranquille, où personne ne les dérangerait.
Il l'aida à monter sur un petit rebord, et resta derrière elle, tout en maintenant la position qu'il avait adopté dans le téléphérique.

Les lumières de la ville ainsi que le peu de neige fondue qui restait sur les toits, donnait un panorama vraiment très romantique et presque plein d'espoir.
Henry resserra son étreinte autour de Jo et lui murmura lentement à l'oreille

- ce n'est pas encore Paris mais un jour ou l'autre, je t'y emmènerais pour de bon et on admirera le coucher de soleil depuis la tour Eiffel.

Jo se retourna lentement vers lui et planta ses grands yeux marrons dans les siens, elle lui fit un sourire amoureux et Henry jurerait, voir des étoiles dans ses pupilles.

- tu dis ça sérieusement ?
- bien sûr que oui Jo. Rien ne me ferait plus plaisir que toi et moi, se perde dans les rues de Paris, à la recherche du bonheur..

Elle enfouit sa tête dans son cou et ne répondit rien pendant quelques secondes, jusqu'à ce qu'elle encadre son visage avec ses mains et souffle sur ses lèvres

- mais le bonheur n'est qu'à une porte de nous maintenant. Et le temps d'aller à Paris, le bout de chou sera peut être déjà la mais tant que je suis avec toi, le reste m'est complètement égal.

Il fit glisser ses mains sur ses hanches et posa son front contre le sien
- on se donne une chance alors ?

Jo acquiesça, une larme roulant sur sa joue. Henry l'essuya avec son pouce et lui embrassa les paupières.

- Les choses devraient tourner en notre faveur maintenant Henry. Je ne veux pas que d'une simple chance, cet enfant ça sera notre chaire à tous les deux.. Peu importe que ce soit arrivé bien trop vite mais je sais que c'est avec toi que j'ai envie de l'élever.

Il sourit et écrasa sa bouche délicatement sur la sienne, avant de la resserrer complètement contre lui, caressant machinalement son ventre

- je t'aime ! - lui souffla t-il, d'une voix qui sortait complètement de l'ordinaire.

Il n'arrivait pas à le croire lui même, qu'il venait réellement de lui avouer ses sentiments.
Il avait bien dit à Abe qu'il profiterait de ces instants sans qu'ils ne soient trop dérangés par les autres, pour lui parler de ce qu'il ressentait mais en réalité, il ne pensait vraiment pas trouver le courage si rapidement.
Un large sourire s'étira le long des lèvres de Jo et elle lui vola un autre baiser, avant que toute chamboulée par l'émotion, elle lui répondit

- je t'aime aussi !

Ils restèrent encore un moment, au sommet de la montagne, enlacés dans les bras de l'autre, et ne voyant pas le reste du monde autour d'eux. Ce soir la, les choses avaient changées et pour le meilleur. Ils allaient désormais traverser un long chemin ensemble et pas des moindres.