Chapitre 36

Libre d'aimer, libre d'exister

Soul Society, colline du sôkyoku

Renji n'avait pas pu se résoudre à rejoindre la sixième division après avoir quitté Byakuya. L'esprit absent, il s'était retrouvé au sommet de la colline du sôkyoku, debout, face au précipice qui dominait la ville.

Le vent faisait claquer les pans de son vêtement de Shinigami contre son corps. Il croisa les bras contre sa poitrine, chassant la turbulence engouffrée dans ses manches. Mais il ne se réchauffait pas. Ce n'était pas l'air frais du matin qui le faisait frissonner. Abattu, il tremblait.

Ici, tout avait commencé. Ici, une fois déjà, il avait abandonné. Allait-il renoncer, une fois encore ?

« Non »

La réponse éclata dans sa tête aussitôt que la question fut posée.

« Il y aura bien un moyen. Je ne sais pas lequel mais je trouverai bien. »

Il n'avait pas traversé tant d'épreuves pour simplement laisser tomber. Il lutterait.
Byakuya l'aimait.
Fort de cela, il se sentait prêt à tout endurer.

Après tout, lorsqu'on lui avait dit que Rukia, adoptée par les Kuchiki, resterait dès lors, hors de son atteinte, s'était-il laissé influencer ? Non, il avait poursuivi son but sans relâche.

Lorsqu'il était tombé amoureux du chef de ce clan parmi les plus puissants de la noblesse, s'était-il arrêté à l'irréalité de son rêve ? Non, et il avait conquis l'inaccessible cœur du seigneur Byakuya Kuchiki. Il avait sauté par-dessus les barrières hiérarchiques ; il s'était affranchi des règles qu'il lui avait imposées ; il avait vaincu le souvenir de son épouse décédée. Son amour avait forgé, dans le plaisir, la tristesse, la colère et l'amertume, un lien impérissable.

Alors, aujourd'hui, un obstacle impossible à dépasser ne lui ferait pas peur. Il ferait front, sans reculer.

Lentement, Renji décroisa les bras et avança son poing droit en direction du manoir, défiant la famille Kuchiki toute entière.

Un sourire résolu sur le visage, il redescendit de la colline et entreprit de sauter de toits en toits pour rejoindre sa garnison afin d'y attendre le retour de son capitaine. Là, il songerait à leur prochaine nuit, parce qu'il ne reconnaîtrait à personne d'autre que Byakuya le droit de les séparer, et encore...


Hueco Mundo, camps de base

Bercés par les mugissements du vent s'enflant dans le vide du désert, bien à l'abri des courants corrosifs du sable à l'intérieur du kekkai qui entourait leurs installations, soustraits à la vue de chacun sous les toitures de leurs tentes, les Shinigamis dormaient.
Un murmure étouffé se faisait parfois entendre dans le silence relatif des lieux. Cinq membres de la dixième division veillaient sur le repos de leurs compagnons.

Dans un espace tenu volontairement à l'écart, se trouvaient les équipements médicaux. Là, quelques lits avaient été arrangés sous une grande toile, prêts à accueillir les blessés. Ils avaient été peu nombreux, jusqu'à présent. Aussi, le rare personnel de garde s'était-il assoupi.

Deux Arrancars étaient alités.

L'un deux râla dans son sommeil et ouvrit les yeux. Il s'agita sous l'effet de l'irritation que lui causaient diverses entailles se cicatrisant rapidement, avantage et nuisance tout à la fois de sa nature de Hollow. Il voulut ramener ses jambes vers sa poitrine, afin de soulager le tiraillement d'une blessure allant de sa cuisse à sa taille, mais il rencontra un obstacle qui l'en empêcha.
Il se releva légèrement pour découvrir une touffe verte émergeant d'un amalgame de vêtements, bras potelés et couvre-chef osseux, niché contre lui : « Nell... »

Les événements de la veille revinrent à son esprit et il se tourna vers son voisin.

Aeneas était réveillé lui aussi, mais son visage ne portait aucune trace de frustration ou de malaise, si bien qu'au travers des orbites de son éternel masque, Grimmjow pouvait voir deux iris noirs qui le regardaient.
Au hasard d'un sursaut d'air, la lueur rouge d'une torche enflammée, plantée à quelques pas, était capturée par son regard. Celui-ci reflétait alors, l'espace d'un instant, l'étincelle de braise qui lui avait été coutumière.
Puis, elle disparaissait, emportée par un souffle.

Grimmjow se sentit aspiré dans la profondeur de ces deux yeux obscurs, où rien d'autre n'émanait plus qu'une admiration sincère, doublée d'une gratitude qui l'embarrassa au plus haut point.

« Personne... Personne n'était venu, Grimmjow. Mais toi, soudain, tu étais là.

— Ouais, ben, va pas en faire une habitude ! J'serai pas toujours là, grommela ce dernier.

— Si. Cet ange de la Mort n'aurait jamais pu me sauver, mais toi, tu l'as fait. Même si je devais ne plus jamais te revoir, je ne serai plus jamais seul.

— C'est pas vrai, ça ! Tu vas pas devenir tout guimauve et tout ça. Ils ont dit que t'avais gardé une part d'humain en toi, Aeneas, mais le Hueco Mundo n'est pas tendre avec ce genre d'attitude. Tu vas te faire tuer !

— Tu t'inquiètes ?

— Tu parles, je m'en fous ! C'est juste que je me suis pas donné le mal de te sauver pour qu'ensuite tu te fasses trucider.

— Il est fort, ce Zaraki.

— Fort ? Me fais pas rire. C'est rien qu'une bête qui balance des coups à tout va ! L'ennui, c'est sa pression spirituelle démente. On peut rien contre ça. Je me demande même si c'est pas pire qu'avec Kurosaki. Putain ! J'ai encore perdu...

— Pourquoi il ne nous a pas tués ?

— Bah ! Y en a, des Shinigamis comme ça... Ils font rien comme les autres. Celui-là, il s'est tout simplement lassé. Y a pas pire !

— Non, tu te trompes. Il souriait. Les gens ne sourient pas comme ça lorsqu'ils ne prennent plus de plaisir à leurs coups et que l'ennui s'installe. Ils s'énervent contre toi. »

La mine d'Aeneas s'était assombrie.

« Si c'est une récompense pour l'avoir distrait, je trouve pas ça beaucoup mieux ! s'exclama Grimmjow, dépité. Enfin, s'il nous avait pas épargnés, on aurait pu dire adieu à tous les mondes connus. J'ai pas l'impression que Stark aurait suffi pour reboucher les vortex. Dès que cette histoire sera finie, je te garantis que je lui ferai passer l'envie de rire, à Zaraki !

— Grimmjow ? interpella Aeneas, le visage à nouveau éclairé.

— Quoi ? grogna l'Arrancar, à la chevelure couleur des mers du Sud, si bleue qu'elle évoquait son parcours, d'un rêve à l'attrait trompeur à la découverte d'une vérité.

— Tu possèdes quelque chose de mieux que la puissance. Et je dis que c'est peut-être pour cela qu'il nous a laissé en vie.

— Qu'est-ce que tu racontes ? Y a rien de mieux que la puissance.

— C'est ce que je croyais.

— Plus maintenant ?

— Non, parce que je t'ai rencontré. Tu m'as délivré de cette recherche infernale. Je suis vivant et libre. »

Aeneas se tut. Tandis qu'il prononçait ces derniers mots, Grimmjow, lui, entendait dans son esprit une phrase qui n'avait pas encore trouvé de sens : « Il dotera leur monde d'un soleil éternel ». Grimmjow avait parcouru les sables du désert. Il avait fait de nombreuses rencontres tout le long de son périple. Toutes avaient été sources d'impressions différentes.

Aizen, en utilisant le Hôgyokû, avait procuré aux Arrancars la faculté d'outrepasser leurs instincts et de raisonner. Mais, c'était lorsqu'il les avait laissés derrière lui que son véritable héritage était apparu : la liberté de choisir, d'abandonner, de lutter pour soi-même ou pour d'autres, de suivre ou de poursuivre, la liberté d'exister...


Soul Society

Pendant que Mayuri, dans son laboratoire, anticipait gaiement l'avenir et alimentait ses équipes d'instructions destinées à construire les appareils indispensables à la clôture des vortex, Byakuya progressait lentement le long des passerelles et chemins menant à sa division, la tête emplie de sombres pensées.

La vanité de sa vie lui apparaissait. Elle ne lui appartenait pas. Il se dédiait à son clan, il était un symbole de l'honneur de ses ancêtres, il servait le Gotei avec abnégation. Tout cela pouvait lui être arraché sans qu'il ait eu un mot à dire, par la décision d'instances sans visage qui tenaient entre leurs mains l'avenir des trois mondes.

Il n'avait réellement de pouvoir que sur une seule chose, et pour elle, il accepterait encore de taire son véritable souhait.


Après le départ des deux amants, le seigneur Ginrei Kuchiki s'était laissé envahir par des pensées dérangeantes.

Il avait agi pour le bien de Byakuya, pour que tout ce pour quoi il avait œuvré ne périsse pas. Ce faisant, il avait été délibérément cruel.
Pourtant, de quel autre moyen disposait-il ?
Il lui fallait exposer les faiblesses de leur couple. Il lui fallait savoir si leur lien méritait les risques qu'ils prenaient.

Lorsque plus tard dans la matinée, Byakuya, accompagné de Renji, se présenta chez lui, le seigneur Ginrei remarqua sa mine excessivement grave.

« Mon garçon, tu me vois navré d'ajouter à tes soucis », dit-il, de façon curieusement compatissante.

Renji et Byakuya notèrent, sans en comprendre la raison, ce changement de ton. Byakuya, sans s'appesantir, se glissa dans l'ouverture :

« Grand-père, vous m'avez demandé si j'aime Renji. Je vous réponds par l'affirmative. Je l'aime. Je n'admettrai pas que vous le maltraitiez plus longtemps, et si cela signifie me séparer de lui, je m'inclinerai.

— Non ! s'écria Renji, effaré de la direction qu'avaient prises les pensées de Byakuya en son absence.

— Renji, tu ne mérites point d'être insulté ainsi que tu l'as été.

— Cela m'est égal. Je sais qui je suis, cela me suffit.

— Tu ne peux point me mentir. Je connais tes blessures. »

Aussi difficile que cela pût l'être en présence de son grand-père, Byakuya mit dans ses mots toute l'affection et la tendresse qui traduisaient la profonde compréhension qu'il avait de son amant. Leur passé commun, leurs errances, les difficultés rencontrées, l'actuel présent si amer, apportaient une certitude à son choix. Il ne permettrait pas que la même erreur se produise une deuxième fois, il ne laisserait pas son amour l'aveugler, il sauverait Renji d'un monde qui ne le reconnaîtrait jamais.

« Ainsi, pour son seul bien, tu sacrifierais l'amour que tu viens de trouver ? interpréta Ginrei.

— Je ne le sacrifierais point, contesta Byakuya. Comme le printemps qui reste caché derrière l'hiver, il existera toujours.

— Je reconnais la valeur de ton attachement », concéda Ginrei, d'une voix sans saveur, « pourtant, grande est ma déception d'entendre que ta décision se base sur tes sentiments, et non sur ton devoir ».

D'un même ton inexpressif, le patriarche s'adressa ensuite à Renji :

« Toi, qu'en penses-tu ?

— Je... Je... Je ne veux pas nuire à Byakuya, non plus, répondit Renji. Je sais bien que je ne suis pas noble et, pire que ça, à vos yeux, je ne suis même pas du bon sexe. Mais je ne veux pas que nous nous séparions. On vient à peine de se retrouver, bon sang !

— Renji... soupira Byakuya.

— Comment comptes-tu ne pas nuire à mon petit-fils ? demanda Ginrei, sévère.

— Je vais m'entraîner ! s'exclama Renji avec conviction, à...à mieux occulter mon reiatsu ? », précisa-t-il plus bas avec une pointe d'hésitation, en s'apercevant après coup que cette action serait une goutte d'eau dans l'océan.

Il avait courbé la tête, attendant le réquisitoire de l'ancien chef de clan.

« Pitoyable, fut le commentaire sans surprise de Ginrei.

— Et alors ! s'écria une nouvelle fois Renji, en relevant brusquement le menton, accroché avec entêtement à l'amour qu'il venait tout juste d'obtenir, je ne vois pas comment je peux être ce que je ne suis pas. Si c'est l'unique chose que je peux faire, je la ferai. Ce n'est pas à vous de décider si cela convient ou pas. »

En disant ces derniers mots, il s'était tourné vers Byakuya. Étrangement, celui-ci restait coi.

« Es-tu conscient que si votre relation venait à se connaître, elle pourrait coûter à Byakuya sa position de chef de clan ? Tu prétends ne pas vouloir lui nuire, mais tu privilégies tes désirs, alors que Byakuya, lui, est prêt à endurer la solitude pour te protéger.

— Il n'a pas à le faire ! Après tout, il n'y a que vous, son grand-père, qui soyez au courant, pas vrai ? »

Ginrei se permit une pause. Renji Abarai s'était maîtrisé remarquablement bien pour un manant sans éducation lorsqu'il s'était attaqué à lui. À présent qu'il était lui-même sous le feu de ses exclamations véhémentes, et en dépit de ses arguments futiles, il était assailli à son tour, par ses propos vifs, par son obstination que rien ne semblait pouvoir abattre, pas même la raison ni la logique.

Ils étaient tous les deux si opposés. Comment pourraient-ils s'entendre ?

Byakuya s'étonnait. Il cherchait la signification de l'étrange revirement d'attitude de son grand-père. Quel était le véritable objet de cette discussion ? Pourquoi tergiversait-il ainsi ? Et plus que tout, Renji le surprenait. Il avait abandonné sa posture compassée et son silence contraint. Il se battait bec et ongle pour grappiller ce qu'il pouvait obtenir, sans chercher à remporter la victoire totale, concentré sur le problème présent, écartant ceux qui n'existaient pas encore. C'était une vision si totalement différente de la sienne qu'il n'avait pas envisagé la solution qui en découlait, alors qu'elle était si simple. Seul son grand-père les avait vus. Le convaincre de se taire, c'était pouvoir rester ensemble.

« Grand-père, où voulez-vous en venir ? »

Ginrei se reprit. Il était temps de s'expliquer.

« Vois-tu, Byakuya, le conseil pourrait tolérer une liaison, même de ce genre, à la condition que tu ne lui accordes pas plus d'importance qu'une simple distraction et qu'elle reste discrète. C'est la raison pour laquelle je ne suis pas intervenu lorsque j'ai soupçonné ces visites nocturnes. Cependant, il ne saurait accepter que tu te compromettes dans une union contre-nature qui ne produirait aucun héritier.

— Je ne demande point la reconnaissance officielle de Renji, grand-père.

— Ne sois point aveugle ! Je ne le suis point, pas plus que les membres du conseil ne le seraient. Accepterais-tu vraiment de convoler en justes noces, si cela signifiait rompre avec le lieutenant Abarai ?

— Je ne me remarierai jamais. C'est un fait connu du Conseil.

— Dès le moment où les sentiments se sont mêlés à votre relation, votre couple a été mis en péril. Le descendant d'une lignée telle que la nôtre se doit d'honorer son devoir de procréer. Or, tu ne peux plus avoir recours à l'excuse de ton deuil pour y échapper.

— Allez-vous nous dénoncer ? »

Byakuya avait finalement posé la question-clé. Dans l'affirmative, son grand-père lui refuserait à jamais le droit de vivre en tant qu'individu à part entière ; dans la négative, il lui accorderait enfin une part égoïste de bonheur. Il ne bougeait plus d'un pouce. Ni ses mains, ni les traits de son visage, ni son souffle.

Renji s'était fait silencieux. Son regard, opiniâtre et buté, signalait à chacun qu'il n'accepterait pas une réponse qui conduirait à leur séparation.

« Ce matin, je me suis rendu compte que j'avais commis une erreur. J'avais mal jugé de la qualité de ce qui vous liait. Il était trop tard. Mes paroles discourtoises n'avaient pour but que de vous mettre à l'épreuve. Je n'aurais rien pu faire si vous n'étiez pas restés maîtres de vous-même. Votre relation aurait été en danger d'être exposée au moindre dérapage émotionnel. Mais vous avez su résister à mes provocations, vous avez conservé votre calme. Gardez cela bien en mémoire si le jour arrive où vous serez confrontés. Que votre amour vienne au grand jour, et ce n'est pas seulement votre couple qui sera jugé, mais l'honneur du clan que Byakuya représente. Renji Abarai, tu portes avec toi une grande responsabilité. »

Renji regardait Ginrei sans comprendre. « Qu'est-ce que ça veut dire ? Nous pouvons rester ensemble ? »

« Renji Abarai, continuait Ginrei sur un ton presque cérémonial, aimes-tu mon petit-fils ? »

Un moment, toujours confus, Renji se tortura l'esprit : « Je... Je peux ? J'ai passé le test ? C'était un test ? ».

Heureusement, lorsque ses yeux se posèrent sur Byakuya, plus rien n'eut d'importance que de répondre à la dernière question de Ginrei. Parce qu'il ne put s'empêcher, à ce moment-là, de concrétiser le lien qui les unissait, il alla chercher la main de Byakuya et déposa, frôlant la mitaine qui la couvrait, un baiser sur ses doigts fins.

Il garda sa chaleur contre lui, paume sur paume, lorsqu'il confia : « De toutes mes forces, de tout mon cœur », en enveloppant de son regard le visage de celui auquel ces paroles s'adressaient.

Byakuya sourit doucement. Sa réponse, Renji ne la donnait pas à son grand-père, mais à lui. Renji était ainsi, une nature pleine de vie, impulsif, une source infinie de surprises, qui trouvait le moyen d'effacer toutes les horreurs entendues grâce à la sincérité de paroles si ridicules de mélodrame. Même son geste, si osé, paraissait naturel. En sa compagnie, rien ne paraissait impossible.

« Hum, je ne prétends point comprendre pourquoi ni comment, mais je sais que tu apaises mon petit-fils », interrompit Ginrei.

Renji, comme s'il se rendait compte soudain des libertés qu'il avait prises, piqua un fard et lâcha Byakuya.

« Il me reste un dernier avertissement à vous faire. Vivre dans le mensonge est difficile. Ne perdez jamais de vue les enjeux qui sont cachés derrière. Taisez votre amour. Restez maîtres de vous en toutes circonstances. N'oubliez pas : si vos sentiments réels venaient à se savoir, je ne pourrais rien faire pour vous. »

Byakuya et Renji hochèrent la tête, soupesant la portée des dernières paroles du seigneur Ginrei. Renji, surtout, voyait le spectre de certains articles du contrat maudit revenir le hanter.

Puis, tous les deux ensemble, ils furent traversés par une même pensée. Ils se regardèrent, envahis brusquement d'une gêne identique : plusieurs partageaient déjà leur secret !

« Jûshirô Ukitake doit avoir quelques sérieux doutes », songea Byakuya, en faisant ironiquement la liste de tous ceux pour qui leur amour n'était déjà plus un mystère, « du côté de Kan, il n'y a rien à craindre, il ne nous trahira pas ». Mais surtout, il se rappelait les trois Arrancars devant lesquels ils s'étaient embrassés voluptueusement. Pour combler le tout, l'un des deux était une fillette bavarde ! Il n'arrivait même pas à imaginer comment réagirait son grand-père, si d'aventure cette histoire venait à ses oreilles...

Tout à sa joie, Renji haussa imperceptiblement les épaules, comme s'il se débarrassait du problème, d'ailleurs plus que lointain, et entama les politesses d'usage pour prendre congé de leur hôte.

Byakuya décida alors de suivre la légèreté de Renji. Le cauchemar de leur séparation forcée s'étant éloigné, la menace de l'anéantissement possible des mondes revenait en force. « Après tout, qu'est-ce qui pourrait être plus ennuyeux que cela ? » philosopha Byakuya.

fin du chapitre 36


Faisant suite à ce chapitre, une histoire bonus sur "Rikichi et son Zanpakutô" existe.


NdA : Halte là ! Ne vous endormez pas derrière l'écran aussitôt après avoir lu le chapitre.

Courage ! Lancez-vous, et "une petite review", s'il vous plaît. cela me fera plaisir !

D'ailleurs, bientôt la 100ème !
Je promets un "cadeau" du genre qui conviendra à l'auteur de ce bienheureux commentaire (OS, événement dans les foudres, autre idée qui vous viendra à l'esprit, ou parmi celles que je peux vous proposer...).

Hum, je me fais l'effet d'un commercial essayant de refourguer une carte de fidélité à son client ! Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire !

Plus sérieusement, si vous ne communiquez pas, quel intérêt pour moi de prendre du temps à uploader mes chapitres, je vous le demande ?

Enfin, je ne suis pas ingrate et je n'oublie pas tout ceux et toutes celles qui ont déjà reviewé. Un grand merci !
Ah, j'oubliais ! J'observe des lecteurs et lectrices provenant de tous pays : c'est extraordinaire. Don't hesitate to write a review, I'll answer it for sure. I understand english. Entiendo español.

Malicieuse comme je suis, je me suis dit que j'allais vous mâcher le travail et vous proposer une série de phrases types. Un copier-coller de celle qui vous va le mieux, et le tour est joué : les excuses "je n'ai pas le temps" ou "je ne sais pas quoi dire" ne tiennent plus. Et moi, j'ai votre pseudo tout chaleureux à la place d'un vilain hit.

1 = Je ris, je pleure et je souris quand je lis les foudres de Renji.

2 = C'est trop long. J'aime bien, mais cela dure trop en longueur. C'est quand la fin ?

3 = Je suis perdu(e) dans l'intrigue. Elle parle de quoi, au fait, la fic ? De Byakuya et Renji, ou de l'équilibre des Mondes et de Mayuri ?

4 = J'aime pas mais je lis quand même ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ..(*euh, à vous de développer un peu là...*)

5 = Un petit chapitre des foudres de Renji suffit à mon bonheur ... ... ... ... ... ... ... ... ... (*je peux rêver*)

6 = Ils deviennent quoi Yumichika et Ikkaku ?

7 = Du lemon, du lemon, du lemon !

8 = J'aime : un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ... ... ... ... ... ... ...(rayer les mentions inutiles !)

9 = Les mots me manquent pour dire le plaisir que je prends à lire cette fic... ... ... ... ... (*a priori, les mots sont là, non ?*)

Bon, j'arrête le délire. Vous pouvez rajouter quelques superlatifs par-ci par-là, et hop, Post review.

Enfin, vous voyez, ce n'est pas très compliqué. Du nerf, que diable ! et pianotez, cliquez, que sais-je !


Prochain chapitre : D'une dimension à l'autre