Merci miss-acacia84. Je crains que tu n'apprécies pas beaucoup ce chapitre.
Para 36
Dimanche 31 mars 2019 : 1h24
Chuck passa dans leur chambre et se dirigea vers la salle de bain après s'être débarrassé de son nœud papillon et avoir ouvert le col de sa chemise.
Blair soupira, installée dans leur lit. Il n'avait pratiquement pas ouvert la bouche depuis qu'ils avaient quitté le cabinet du professeur Lockwood. Ils avaient été accaparés chacun de leur côté, ce qui lui avait permis d'éviter toute discussion.
Il avait organisé une soirée d'enterrement de vie de garçon pour Nate tandis qu'elle profitait de massages et d'une pédicure, manucure et tout un tas d'autres soins qu'elle avait personnellement sélectionnés pour la future mariée.
Henry avait passé la nuit chez sa mère et Cyrus et Chuck était allé le récupérer dans la matinée. Il n'avait pas dû beaucoup dormir. Elle l'avait sentit grimpé dans leur lit et venir se recroqueviller autour d'elle sur le petit matin.
Blair, elle, s'était levée aux aurores pour vérifier que tout soit bien organisé comme elle l'avait prévu. Elle était la championne en ce domaine et S lui avait donné carte blanche. Le plus difficile avait été de négocier avec Anne et Lily mais depuis le temps, la brune savait comment les manœuvrer.
C'était plutôt ironique que celle qui planifiait toujours tout à la perfection se retrouve à chaque fois, complètement prise au dépourvu quand elle tombait enceinte, même quand c'était prémédité.
Le beau brun ténébreux qui lui faisait office de mari revint dans la pièce et s'assied sur le bord matelas, de son côté, en silence.
Il s'était enivré la veille, pour éviter de penser. Il était rentré tard, ou tôt, et avait rampé dans leur lit jusqu'à son corps endormi pour les serrer tout contre le sien. Mais dés son réveil, tout ça n'avait fait que tourner en rond dans son cerveau. Toute la journée, sans qu'il puisse rien n'y faire, alors qu'il aurait dû être à l'écoute et être heureux pour son meilleur ami. Au lieu de ça, il avait participé à la fête s'en y être vraiment.
Il avait passé son temps à observer sa femme et à anticiper le moindre de ses gestes. Elle était, bien entendu, en charge de l'orchestration de l'événement en tant que demoiselle d'honneur et elle avait tenu à inspecter minutieusement chaque détail jusqu'à obtenir la perfection, comme elle le faisait pour tout le reste.
S'il avait pu l'empêcher de se démener toute la matinée, il l'aurait fait. Mais il était trop occupé avec Henry et bien trop tard pour changer quoi que ce soit à ce qui avait été préparé depuis des mois.
Sauf en ce qui concernait leur propre futur !
Elle passa un bras autour de sa taille et déposa un baiser sur son épaule. Elle savait pertinemment ce qui carburait dans sa cervelle. Il se reprochait à présent d'avoir accéder à sa demande insistante de faire un deuxième enfant.
Il s'accusait d'avoir été inconséquent et de la mettre en danger par sa faute quand il aurait dû camper sur sa position initiale, alors qu'elle avait l'intime conviction qu'il désirait être père à nouveau, également.
Mais voilà, ses envies et ses rêves à lui étaient toujours relégués au second plan. Il faisait, sans exception, passer leurs besoins avant les siens. Et maintenant, il était écartelé entre la joie d'avoir d'autres enfants et la culpabilité des conséquences hypothétiques. Le choc qu'ils soient deux et non un seul. Ce qui allait demander un aménagement et une métamorphose spectaculaire de leur vie dans quelques mois et surtout, la peur de la perdre lors de la prochaine césarienne et de se retrouver seul pour les élever ou de perdre un des bébés.
Chuck ferma les paupières au contact de sa peau sur la sienne. Le temps de la discussion était arrivé et il n'avait plus d'échappatoire.
- Moi aussi, je suis un peu effrayée, dit-elle, son menton posé sur son trapèze. Mais personne ne s'en ira, ni moi, ni aucun des bébés non plus.
- Ne fais pas de promesse que tu n'es pas certaine de pouvoir tenir, murmura-t-il.
- Je me plierai à absolument tout ce que me dira le professeur. Je parlerai à ma mère dés demain pour assouplir mes heures à WD et je te promets que je m'allongerai au moins deux ou trois heures chaque jour. Ça, je peux le mettre en application. J'aurai un rendez-vous tous les mois pour une écho en 3D. Si jamais, il y avait le moindre doute quand à ma santé ou celle des bébés, il le verra tout de suite et on prendra les décisions qui s'imposent. Je ferai des prises de sang régulièrement et il surveillera ma tension de près. Si je dois rester allongée dans ce lit jusqu'à la césarienne alors soit, c'est ce que je ferai. Parce que je n'ai aucune intention de vous abandonner ici ou de faire le deuil d'un enfant supplémentaire.
Elle glissa son autre bras autour de son cou et il agrippa ses doigts.
- Je t'aime. Tout se passera au mieux. On va avoir trois enfants au lieu de deux, c'est juste une question d'organisation et ça, c'est ma spécialité, crâna-t-elle.
Il sourit faiblement. S'il y avait bien une personne qui pouvait le faire, c'était Blair Waldorf.
- Je crois aussi qu'on devrait retourner voir le Docteur Sherman, par simple précaution, ajouta-t-elle.
Elle se rendait compte qu'elle avait les mêmes craintes que lui, même si elle tentait de le cacher pour ne pas l'accabler d'avantage. Ces nouvelles vies étaient quelque chose de positif et elle refusait de laisser leur passé et leurs angoisses tout gâcher. Elle voulait savourer chaque moment de sa grossesse autant qu'elle le pourrait.
Il acquiesça, il pensait également que ce serait une bonne chose. Il avait le sentiment que sa tête allait exploser tellement tout ça tournoyait à l'intérieur et il ne pouvait pas se permettre de déraper maintenant. Blair et les bébés allaient avoir besoin qu'il soit présent à cent vingt pour cent, sans parler d'Henry.
Elle l'attira doucement sous la couette avec elle puis se lova contre lui. Il plaça sa main sur son ventre.
- Je vous aime, déclara-t-il comme il l'avait fait pour leur fils.
- Je sais, nous aussi on t'aime et on ne s'en ira nulle part, réaffirma-t-elle.
Mardi 18 juin 2019 : 11h47
Bart frappa légèrement au chambranle de la porte communicante qui séparait le bureau de son fils du sien et pénétra dans la pièce en se raclant la gorge.
Il avait rarement été aussi nerveux, excepté il y a deux soirs.
Chuck releva la tête des documents qu'il inspectait et arqua un sourcil interrogateur.
- Un problème ? s'enquit-il.
Son père était rentré de Pékin dans le courant du week-end. Ils avaient remporté un nouveau marché et le coprésident de BI s'était rendu lui-même sur place pour sceller l'affaire tandis que lui-même restait ici pour s'occuper de la main courante.
Le big boss avait décidé de rendre leur « association » plus officielle au dernier anniversaire de son héritier. Il avait proposé le vote d'une modification du fauteuil directionnel aux membres du conseil d'administration qui, d'après ce que Chuck avait pu en conclure ensuite, avaient déjà été mis au parfum. Tout le monde était apparemment au courant, sauf lui.
C'était un cadeau et une preuve de confiance irrévocable de Bart envers son fils. Ils étaient à présent, à pouvoir égal au sein de l'entreprise. La signature de Chuck valait celle de son paternel, ni plus, ni moins. Plus de chaperonnage ou de relecture des dossiers qu'il traitait, même s'il était plus qu'évident qu'ils débattaient régulièrement des stratégies à adopter et des cibles à définir.
Chuck était d'ailleurs plutôt fier de lui. Le projet de Toronto, qu'il avait porté sur ses épaules, se concrétisait et il avait, en prime, réussi à éviter de s'absenter plusieurs jours d'affilés. Il faisait des voyages fréquents vers le Canada mais rentrait tous les soirs. C'était très éreintant pour lui, mais le principal restait qu'il ne passait pas une seule nuit loin de Blair et Henry, ni des jumelles.
Le professeur Lockwood leur avait confirmé le sexe à la dernière écho 3D de la maman, qui était aussi ronde qu'une montgolfière déjà. Chuck ne doutait pas qu'elle surveille son poids de près et soit à présent celle qui endurait le supplice de porter deux enfants à la fois dans son utérus. Cependant, elle ne s'en plaignait pas trop et il s'appliquait de son côté à la rassurer de son mieux quant à ses complexes de toujours.
Il savait aussi que c'était parce qu'elle était celle qui était l'instigatrice de cette grossesse en tout premier lieu et qu'elle ne voulait pas avoir l'air de le regretter. Ce qui était une chose impossible en réalité. Malgré tous les inconvénients physiques que cela comportait, cette grossesse était finalement bien plus facile et bien plus paisible que la première. Du moins, jusqu'à présent !
Elle connaissait déjà les vergetures et le corps qui gonfle et se déforme, ainsi que les détours par les pipi-rooms tous les quarts d'heure, ou presque et s'y était déjà acclimatée une fois. Elle était également beaucoup plus sereine que pour Henry.
Elle avait, par ailleurs, promis de se plier à un protocole médical stricte et s'y tenait, bien qu'il soit bien plus allégé que ce qui avait été planifié au départ. Elle n'avait pas d'hypertension, ni de maux de tête et les fœtus accusaient une croissance très raisonnable pour des jumelles compte tenu de la morphologie de Blair.
Il parvenait même à se rassurer lui-même. Bien entendu, les séances avec le psychiatre et les longues explications et contrôles en tous genres pratiqués par l'obstétricien n'y étaient pas étrangers. Néanmoins, il tenait à rester vigilent et le mot avait été passé à tout un chacun pour éviter de fatiguer la future maman de quelque manière que ce soit.
Eléanor avait engagé une nouvelle styliste, tout droit sortie d'une des plus prestigieuses école de stylisme pour la seconder, afin que sa fille puisse prester des demies journées et faire de longues siestes l'après-midi.
Il était convenu avec Harold qu'ils partiraient pour Lyon à la fin du mois afin de l'écarter de l'effervescence des podiums parisiens, tout en laissant la possibilité à la jeune femme de ne pas être trop éloignée de la capitale française quand même. Pendant que sa mère s'occuperait des derniers préparatifs de l'organisation de la semaine de la mode à venir.
Était-ce la raison qui amenait une telle mine sur le visage de son père ?
Y avait-il eu de nouveaux événements qui tendraient à l'empêcher de voyager avec sa famille ?
- Non, pas de problème, affirma Bart.
Le jeune homme se sentit soulagé.
- Je ... me demandais juste ...
Chuck fronça cette fois les sourcils.
Depuis quand son père hésitait-il en s'adressant à lui ?
- Si tu étais libre pour le déjeuner, termina ce dernier.
Comme s'il n'avait pas pris la peine de le vérifier au préalable auprès de Marge !
Bart observait son héritier et comprit que celui-ci n'était pas dupe.
Pourquoi était-il si nerveux devant son fils, aussi ? Après tout, il n'y avait rien qu'il ne sache déjà et aucune raison qu'il refuse.
- J'ai demandé à ta mère de m'épouser, lâcha-t-il d'un coup, ne voyant pas d'autre manière de le formuler.
La diplomatie n'avait jamais été son point fort.
Un petit rictus ironique apparut aux coins des lèvres de Chuck à la manière adolescente dont se comportait son paternel.
- Et ? demanda-t-il, n'intégrant toujours pas pourquoi la discussion prenait une telle tournure.
Ses parents étaient en couple depuis longtemps, à présent. Qu'y avait-il donc de si extraordinaire à cette demande en mariage ? Même si ça lui faisait bizarre et chaud au cœur en même temps. Ce n'était pas comme s'ils avaient besoin de son consentement.
- Ta mère a dit qu'elle accepterait seulement si tu nous donnais ta bénédiction, expliqua finalement Bart.
Chuck en resta coi.
Il s'était fortement rapproché de ses parents et principalement d'Ève, depuis la naissance d'Henry. Tout comme pour la chambre de leur aîné, elle avait proposé d'aider Blair pour la décoration de la future nursery et cette dernière avait répondu par l'affirmative, fidèle à sa promesse de se ménager.
Son épouse avait choisi un thème chic et soft, digne de ses petites princesses et futures reines de l'UES. Les tons rosé et chocolat, mariés à des meubles blanc, donnaient une atmosphère douce et tendre à la pièce. Elles avaient partagé l'espace en deux et en miroir, afin que chacune des filles puisse avoir son propre espace au fur et à mesure qu'elles grandiraient.
Blair n'avait pas attendu la dernière minute, cette fois. La crainte d'une fausse couche n'obnubilait plus ses pensées en permanence. En fait, elle tenait plutôt bien le coup et étonnamment, lui aussi.
Même lorsqu'ils étaient allés se recueillir à l'endroit de l'accident, il y a quelques jours, la chose lui avait semblé différente, moins ardue. Non que ce soit quelque chose de bénin, ce ne pourrait jamais l'être, mais c'était un fait qui appartenait désormais à leur passé et qu'ils pouvaient évoquer sans trop de heurts. A sa plus grande surprise, Blair avait été elle-même acheter les pivoines mauve symboliques, signe que pour elle aussi, le temps accomplissait finalement son œuvre.
Le plus difficile pour lui était de faire abstraction de ce qui s'était passé après la césarienne en urgence et il avait du mal à ne pas harceler littéralement le professeur Lockwood à toutes heures du jour et de la nuit. Heureusement, il travaillait là-dessus avec le thérapeute.
- Alors ? Qu'est-ce que tu en dis ? l'interpella son père. Elle nous attend au Beacon à treize heures.
- J'en dis que j'ai un faim de loup, railla son fils.
Il n'avait pas l'intention de lui donner sa réponse avant d'être assis en face de sa mère biologique. Bart pouvait bien mariner un peu.
L'homme au regard acier comprit qu'il ne tirerait rien de plus de son héritier jusqu'à ce qu'ils soient attablés au restaurant avec Ève.
Soit, ce n'était pas comme s'il avait le choix de toutes manières.
Et puis Chuck n'avait aucune raison d'être contre leur union, non ?
Mardi 18 juin 2019 : 13h07
Ève observa les deux hommes entrer dans l'établissement et s'approcher de la table ou elle était déjà installée.
Elle sourit à leurs attitudes si similaires, alors qu'ils étaient si dissemblables physiquement. Le même port de tête, le même regard franc et incisif bien que leurs iris soient d'une couleur différente, la même manière de carrer la mâchoire, le même esprit mathématique, la même approche rationnelle des éléments, la même aptitude à négocier avec férocité, les mêmes verbes acerbes ... et la même capacité à enfouir leurs sentiments si profondément en eux.
- Chuck, sourit-elle à leur fils.
- Ève, la salua-t-il en retour.
Elle avait renoncé à ce qu'il l'appelle jamais « maman », ce titre était réservé exclusivement à Lily, parfois. Elle n'avait aucunement le droit d'y prétendre et ne le revendiquait en aucune manière. Elle était déjà plus qu'heureuse de faire pleinement partie de sa vie et de celle de sa famille.
Elle s'était finalement bien acclimatée à sa nouvelle vie new-yorkaise et ne retournait en Europe que lorsqu'elle y voyageait avec Bart. Elle s'absentait également de temps à autre pour passer un peu de temps avec sa sœur, toujours très occupées par son job à Washington.
Elle avait été comblée de joie quand leur fils lui avait demandé d'assister à nouveau Blair pour la décoration de la future chambre des jumelles. C'était une reconnaissance tacite de son affection pour elle et de la confiance qu'il lui témoignait dorénavant.
C'est la raison pour laquelle son approbation à son futur mariage avec son père était si importante à ses yeux. Elle ne voulait rien faire qui puisse lui faire perdre son fils à nouveau.
Ils l'embrassèrent sur la joue chacun leur tour mais tirèrent leurs chaises en même temps et s'assirent au même moment. Elle remarqua cependant que Bart était hyper tendu.
Le serveur apporta la carte et prit note de la commande des boissons et le jeune homme s'absorba dans la contemplation des plats proposés.
Bart, lui, bouillonnait intérieurement. Chuck connaissait le menu par cœur, c'était un de ses restaurants préférés, ce qui expliquait pourquoi il l'avait précisément choisi. Il jeta un œil à son rejeton et sut qu'il ne lui faciliterait pas la tâche.
Était-ce une sorte de test pour évaluer ce qu'il était prêt à faire par amour pour sa mère ?
Ou bien tout simplement une possibilité de prendre sa revanche sur lui pour toutes les erreurs qu'il avait commises lors de son éducation ?
Sans doute un peu des deux !
Très bien ! Si son fils voulait une preuve de son attachement à Ève, il l'aurait.
Il s'éclaircit la gorge et entra dans le vif du sujet, réitérant la raison de leur venue en cet endroit et la demande qu'il avait faite en rentrant de son voyage d'affaire à la seule femme qui ait jamais réellement fait battre son cœur.
Chuck croisa le regard noisette, si identique au sien et à celui d'Henry, de la femme brune assise en face de lui. Elle attendait véritablement qu'il lui donne son approbation à son union officielle avec son père.
- Je ne vois pas quelle raison j'aurais de m'y opposer. Il est évident que vous êtes fait l'un pour l'autre et que vous avez connu votre part d'épreuves. Je n'en serai pas une supplémentaire, que du contraire. Tu n'as jamais été aussi épanoui que depuis qu'elle est revenue à Manhattan, confia-t-il à son paternel.
Il avait assez d'expérience lui-même en matière de lutte contre le mauvais sort que pour leur compliquer l'existence.
Bart ne releva pas la remarque mais poussa un soupir de soulagement et s'empressa de sortir la bague de sa poche pour la passer au doigt de la femme de sa vie.
- J'ai une autre requête, indiqua Ève en reportant son regard sur leur fils, après avoir admiré une fois encore le scintillement des diamants qui ornaient l'anneau d'or qui brillait maintenant à son annulaire gauche.
Le garçon revint avec les apéritifs commandés et interrompit momentanément la conversation.
- Est-ce que tu veux bien être celui qui me conduira jusqu'à l'autel ? demanda-t-elle ensuite au jeune homme.
Avoir son soutient était réellement d'une importance capitale pour elle. Elle avait pensé que si elle revenait un jour à Manhattan, ce serait pour l'homme qui avait su faire vibrer son cœur comme nul autre.
Cependant, depuis, elle avait appris qu'il y en avait bien un autre qui avait le pouvoir de faire battre son palpitant également.
Elle se croyait incapable d'être une mère à la hauteur, mais depuis qu'elle s'était réinstallée dans l'UES, elle avait vu avec ravissement sa relation avec son fils se resserrer et elle n'imaginait plus aujourd'hui passer plus d'une semaine sans le voir ou l'entendre.
Sans même parler de son petit-fils et des bébés à venir. Elle avait également un lien solide avec Blair, car elles avaient toutes deux à cœur le bien-être de Chuck. (le conseil de Lily avait été plus qu'avisé)
- J'en serai honoré, répondit-il.
L'émotion était soudain palpable dans sa voix et se répandait en lui comme une onde positive. Il venait de réaliser qu'il se trouvait attablé avec ses parents et qu'ils ne faisaient pas semblant quand ils disaient que son opinion était primordiale. Ils voulaient réellement être certains qu'il approuvait leur décision.
Il ne se souvenait pas avoir jamais compté à ce point ni pour Ève, ni pour Bart et c'était une sensation indéfinissable, celle qui lui avait tant manquée quand il était enfant. Cela ne pourrait jamais combler le manque mais le fait était que ça jetait un voile de douceur sur ses anciennes souffrances.
Il leva son verre et trinqua avec ses parents à leur future mariage et à leur futur bonheur.
