« Eh bien, au moins on aura fait une bonne balade hm ? Oui oui je sais qu'on va au théâtre ce soir, je ne suis pas amnésique quand même... »
Défaire les sacs, retirer les vêtements mouillés, les mettre dans la machine à laver, se rouler sous les couvertures, se réchauffer mutuellement, voilà leur programme pour l'instant, et tant pis s'ils arrivaient en retard pour le ballet, le Bolchoï pouvait toujours attendre, John savait pertinemment que Jim avait été bien trop attentionné et tendre ce jour-ci pour simplement se contenter de prendre sa main timidement entre leurs deux sièges, puisqu'il se doutait bien qu'ils seraient dans une de ces loges comme durant la grande époque.
« James... Tu prends toute la couette et je ne suis même pas couché... Tu aurais pu amener tes affaires dans la salle de bain quand même, ne me prends pas pour ta bonne... Non l'uniforme ne m'irait pas ! »
Un véritable adolescent boutonneux, aux hormones encore toutes chamboulées, voilà à quoi se résumait le criminel britannique. Rien de plus, car quand il n'était pas armé, et bien que nôtre blondinet ne remettait pas les qualités intellectuelles de son amant, Moriarty ne faisait pas plus peu qu'un poussin agitant ses petite ailes toutes douces. Il soupira en se faxant à son tour dans le lit moelleux, se laissant serrer tout contre l'autre dans une étreinte d'ours. Jim devait confondre, ils n'étaient pas en Laponie, mais en Russie, quoi que les deux noms se terminant par les mêmes sonorités...
« Tu as fait quoi aujourd'hui ? Tu ne répondais pas à mes messages ce matin, je me suis un peu inquiété... »
Il s'était plutôt fait un sang d'encre, oui, s'imaginant déjà qu'il retrouverait son compagnon dans un lac glacé où on aurait fait un trou pour le faire passer et le coincer sous la glace. Bon, Watson s'était fait beaucoup de films, certes, mais tout de même... Il n'obtînt pourtant toujours pas de réponse plus claire que lorsqu'ils s'étaient retrouvés en ville, et laissa cette fois plus ou moins couler (sans mauvais jeu de mots).
« Fais attention à toi quand même, mon Jim... »
Sa main dans ses cheveux noirs, John ferma les yeux, caressant son crâne lentement, son corps se réchauffant peu à peu sous les plumes d'oie, il était paisible, et aurait presque pu s'endormir si son amant pubère n'avait pas décidé d'expérimenter quelque chose de nouveau, quelque chose de frais, quelque chose de froid, quelque chose dans la neige.
Je suis vraiment désolée du retard, merci de bien vouloir m'excuser, j'ai eu un travail à terminer pour les études. Passez une bonne journée, l'autre chapitre devrait venir le bon jour normalement. Kittens.
