Salut tout le monde !

Bon, je vous rassure, la crise de narcissisme et mégalomanie de Momo0302 s'est calmée, elle se soigne et va beaucoup mieux. XD

Sinon, voici enfin la suite ! J'avais mis pas mal de suspens à la fin du dernier chapitre. ^^ En voilà la réponse ! ^^

J'espère que ce chapitre vous plaira.

Bonne lecture !


Réponse review anonyme :

Merci beaucoup ! Je suis vraiment contente qu'elle te plaise. ^^

Oui, en effet, je fais au maximum pour avoir des personnages avec des défauts, ça n'a aucun intérêt sinon. :-P Et puis, je déteste les Mary-Sue, tant mieux si je n'en fais pas ! ^^

J'espère que cette fic continuera à te plaire et à te faire rire. ^^ En tout cas, je pense que ce chapitre peut y arriver ! Du moins, j'espère...


Chapitre XXXIV : ALERTE ENLEVEMENT

« Céline, voici mon frère, Bastien. Bastien, ma petite-amie, Céline.

-Salut ! » fit cette dernière d'un ton enjoué.

Avec un grand sourire, la brune s'avança vers Alexander pour lui faire la bise mais l'adolescent eut un mouvement de recul et préféra lui serrer la main en la lorgnant d'un œil suspect. L'étudiante fut plutôt refroidie et jeta un regard au comte qui haussa les épaules pour lui signifier qu'il n'y avait rien à faire.

« Je suis enchanté, mais de combien de quartiers de noblesse disposez-vous mademoiselle ? interrogea-t-il sérieusement.

-P... Pardon ?! Mais... Pourquoi devrais-je avoir des quartiers de noblesse ?

-Laisse tomber, Céline ! répondit Richard en frappant Alexander à l'arrière de la tête. Il aime plaisanter...

-Mais je ne plaisante pas ! C'est important de...

-Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures ! coupa l'aîné avec acidité.

-En effet, intervint William en replaçant ses lunettes. D'autant que nous devons impérativement rentrer et ce n'est pas le moment de parler de ça.

-Excuse-moi Céline, je vais devoir y aller, un rendez-vous.

-Pas de soucis. »

Tous les deux s'embrassèrent pour se dire au revoir, sous le regard outré d'Alexander et celui surexcité de Grell qui n'arrêtait pas de piaillait autour d'eux qu'elle les trouvait mignons ensemble et qu'elle avait eu raison de dire qu'ils finiraient en couple.

Elle eut cependant un soupir triste en pensant à Undertaker. Son cœur se serra et elle dut faire appel à tout son self-control et ses talents d'actrice pour ne pas perdre son sourire.

Quand Céline et Richard furent séparés et qu'Emma crut s'être débarrassée de Druitt, ils partirent. Mais le vicomte les rattrapa et se planta devant son mignon petit coquelicot qui lui roula sans faire exprès sur le pied avec son fauteuil roulant.

« Aïe, aïe aïe ! cria-t-il en sautillant sur place. Quelle douleur s'empare de mes orteils ! Ô, belle Emma ! Nous voilà désormais liés par la souffrance du pied !

-À part que moi, je n'ai plus mal...

-Alors, c'est que j'ai pris toute votre douleur afin de vous soulager !

-Je vous jure... intervint William qui était visiblement pressé de rentrer. Nous n'avons guère le temps pour de tels enfantillages, vicomte.

-Ah ! Mon éternel rival ! s'exclama-t-il. Mais ne croyez pas que vous vous coifferez si facilement du homard bleu de l'amour !

-Comme si j'avais envie de me ridiculiser, soupira le chef de secteur en replaçant ses lunettes. Maintenant, je vous prierais de ne plus importuner Emma. »

Il se mit derrière la jeune femme et voulut pousser sa chaise roulante mais Druitt l'en empêcha :

« Attendez, attendez ! Je voulais proposer un travail pour cet été à ma petite fleur de coquelicot ! Ainsi qu'à ses amis, s'ils le veulent... Il se trouve que je viens d'acquérir un château non loin d'Aix-en-Provence afin de me rapprocher un peu plus de vous, Emma ! Je souhaiterais l'ouvrir au public et je sais que vous avez une licence Histoire et Patrimoine. J'ai besoin de personnel pour s'occuper des visites, tenir la billetterie, la boutique souvenir, les jardins et tout le reste... Emma ! Voulez-vous travailler chez moi ? Nous nous marierons ensuite !

-Euh... Je vais y réfléchir...

-Au mariage ?

-NON ! Pour le travail. Le mariage, c'est tout réfléchi : non !

-Je ne perdrais pas espoir malgré tout ! Emma, je vous aime ! Je...

-Je vous ai déjà dit d'arrêter ! s'imposa William. Vraiment ! Quel manque de savoir vivre... Vous lui avez dit ce que vous aviez à lui dire, maintenant, laissez-nous partir. »

Sans attendre sa réponse, il poussa le fauteuil et Druitt n'eut que le temps de se pousser pour ne pas se faire rouler à nouveau dessus.

« Je devrais peut-être te coiffer du homard pour avoir la paix... » plaisanta Emma.

Toute l'équipe éclata de rire.

« Je vous jure... »

Personne ne le vit, mais William avait pourtant un très léger sourire accroché aux lèvres.

.oOo.

À l'arrêt de bus du Domaine des Milles, William leur ordonna à tous de se cacher derrière l'abri pour que personne ne les voit. Il prit Éric et Grell avec lui pour aller inspecter l'appartement et être sûr qu'Amber et Sebastian ne s'y trouve pas.

Il dit en partant à Alan de ne pas perdre de vue Ronald. Après tout, il était mis à l'épreuve et ne ferait aucun travail seul, sans contrôle.

« Ça va me suivre toute ma vie, cette histoire... soupira l'Écossais.

-En même temps, tu sais très bien que ce que tu as fait est grave et que tu n'as pas eu grand chose, souligna Alan.

-Je sais, j'ai eu de la chance. Mais en attendant, je n'ai plus le moindre salaire et je dois être surveillé...

-Ça va durer jusqu'à quand ? interrogea Clémence qui était contre lui.

-Septembre ou octobre pour la retenue de salaire. Je ne sais plus...

-Vous l'avez bien cherché en même temps, railla Alexander.

-Ah ça va, toi... grogna Richard.

-Au fait... Vous croyez qu'ils vont mettre longtemps à revenir ? demanda Emma. On grille sous ce soleil... On est quand même fin mai maintenant... »

Le temps passa et plusieurs bus s'arrêtèrent et repartirent sans que William, Éric ou Grell ne donnent la moindre nouvelle. Enfin, le portable d'Alan sonna, le numéro de son époux s'affichant.

.oOo.

Amber et Sebastian arrivèrent devant le bâtiment. Alors que la rousse se dirigeait vers l'entrée où un gardien se tenait et où quelques personnes entraient et sortaient, son majordome attrapa son bras en s'excusant et l'entraîna leu plus loin possible.

« Que fais-tu ?! Lâche-moi, c'est un ordre ! »

Le Démon obéit aussitôt.

« Veuillez m'excuser mademoiselle. Mon acte est impardonnable. Cependant, cet immeuble n'est pas un lieu de résidence. Ce sont les locaux des Shinigami de ce secteur. C'était un dieu de la Mort à l'entrée et j'ai remarqué plusieurs Faucheurs emprunter le portail d'entrée.

-Je vois... J'ai fait l'erreur de les sous-estimer. Ils n'auront pas donné la vraie adresse, c'était logique finalement.

-Cependant, nous savons quelque chose d'important mademoiselle : nous savons dans quelle ville ils se trouvent et il est probable que la police lance une alerte enlèvement au moins pour Mr Alexander. Les Shinigami auront moins de marge de manœuvre désormais. L'étau se resserre petit à petit sur eux. »

.oOo.

« Allo ? Qu'est-ce que vous faites ? s'inquiéta Alan. Vous êtes tombé sur Sebas-chan ?

-Non, rassura Éric. Mais le patron a tenu à ce qu'on quadrille à nous trois tout le Domaine plusieurs fois afin d'être sûr qu'il ne soit pas là... Enfin... À nous quatre si on compte le Kami. Ça a pris beaucoup de temps.

-On peut venir alors ?

-Oui, aucun problème en vue ! »

Ils purent enfin rentrer à l'appartement. Alors que William venait leur ouvrir, Jérôme Martin arriva chez lui.

« Bonjour ! Comment allez-vous ?

-Ça va et vous ? répondit Emma.

-Bien, bien ! Oh mince... »

Il avait lâché les papiers qu'il tenait et les ramassa.

« Je ne voudrais pas les perdre ! Il y a mon ticket du loto de cette semaine. On ne sait jamais, si je devenais enfin riche !

-Oui, rit Ronald. Ça serait dommage pour vous !

-Je confirme... Allez, à un de ses jours !

-À bientôt !

-Au revoir ! »

Tout le monde rentra dans son appartement.

« Ça fait du bien d'être chez sois ! s'exclama Clémence en se vautrant sur le canapé.

-Tu sais qu'on repart pour ton entraînement ? sourit Ronald.

-Quoi ?! C'est obligé ? Je viens de me farcir un exposé, vous avez combattu et...

-Ah nous, on a rien combattu ! rit Grell.

-De toute façon, vous entrez à l'Académie le deux septembre, Miss Curiel, intervint William froidement. Vous vous devez de rattraper le retard monstrueux que vous aurez sur vos camarades.

-Pourquoi je suis obligée d'entrer en dernière année ? grogna-t-elle. J'ai l'éternité pour faire mes études, je pourrais entrer en première année.

-Vous vous retrouveriez avec des étudiants de trente ans, nota William. Je doute que vous désiriez vous retrouver avec des enfants...

-Ça a quelle équivalence ? interrogea Clémence.

-Six ans ! répondit Alan. Un Shinigami grandit cinq fois moins vite qu'un Humain.

-Ah oui, quand même... Bah, si je me retrouve avec des gosses, ça m'entraînera pour quand on en aura... rit malicieusement la jeune femme en regardant Ronald.

-Rêve pas, on en aura pas un seul, grommela celui-ci. Je n'en veux surtout pas.

-T'inquiète pas, on n'en fera pas maintenant.

-Ni jamais, prévint-il.

-Rhoo ! Ronnie ! Moi j'en veux, je te convertirais ! Tu ne te vois pas avec quinze enfants autour de toi ? éclata-t-elle de rire. Ils te sauteraient dessus en criant Papa, papa ! Et ils te piqueraient ta Death Scythe pour rouler dessus pendant que tu leur courrais après... »

Tout le monde éclata de rire en imaginant la scène.

« De toute façon, il est impossible pour une Shinigami d'avoir autant d'enfant, prévint avec sérieux William qui n'0avait pas rit. Elle ne peut tomber enceinte que trois fois...

-Trois fois ?! s'exclama Emma. Que c'est triste ! Je suis bien contente de ne pas être Shinigami...

-Dis-toi que moi j'aimerais tomber enceinte et avoir un enfant ne serait-ce qu'une seule fois... répondit tristement Grell, imaginant un mini-Undertaker roux.

-Toujours est-il que cette conversation ne vous dispense pas d'aller vous entraîner Miss Curiel. Sutcliff, Knox, vous vous en chargez aujourd'hui. »

En grognant, Clémence suivit son amie et celui qu'elle aimait. Pendant qu'ils descendaient vers les jardins, elle les écouta discuter de ce qu'ils allaient lui faire faire. Elle espérait de tout cœur que Ronald ne retiendrait pas l'idée de Grell qui voulait qu'ils se battent tous les deux contre elle, maintenant qu'elle connaissait quelques mouvements à utiliser en combat.

Finalement, ils se mirent d'accord sur quelque chose à voix basse, sans qu'elle entende.

Une fois en bas, ils l'emmenèrent vers le pin le plus haut qui arrivait au-dessus de leur immeuble de quatre étage.

« Et maintenant, grimpe ! s'écria Grell.

-P... Pardon ?!

-Oui, on s'est rendu compte qu'on ne t'avait pas appris à monter sur les bâtiments et autres. C'est important pour un Shinigami en mission de fauche ou si tu dois combattre un Démon, expliqua Ronald. Alors tu vas t'entraîner à grimper aujourd'hui. Quand tu auras réussi, on t'apprendra les sauts.

-Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, je ne suis pas une kunoichi de Konoha et je ne sais pas malaxer mon chakra... ironisa-t-elle. Je ne savais pas que Naruto aussi était une histoire vraie...

-Tsss... siffla Grell. Fais preuve d'un peu de coopération. Tu n'as pas le choix.

-Je ne sais pas comment on fait.

-C'est tout simple, rassura Ronald. Il suffit de prendre quelques appuis. Regarde. »

L'Écossais sauta et fut très rapidement sur la plus haute branche pouvant supporter son poids.

« Tu vois ? Rien de plus simple ! »

Il se laissa tomber et atterrit gracieusement par terre en disant à Clémence de faire de même. La jeune femme regarda la hauteur de l'arbre depuis le pied au sommet.

« Prends de l'élan au début. » conseilla la rousse.

L'ancienne Humaine s'éloigna et courut vers l'arbre. Elle sauta et s'éleva d'une dizaine de centimètres. Elle s'appuya sur le tronc du pied droit mais retomba aussitôt.

« J'y arriverais jamais.

-C'est sûr que si tu ne sautes pas plus haut, tu n'y arriveras jamais... » commenta Ronald.

Les essais d'après ne furent guère plus concluants. L'Anglaise conseilla de s'accrocher avec ses mains pour s'aider. L'instant d'après, le blond et elle étaient explosés de rire en voyant Clémence entourant le tronc de ses jambes et de ses bras, à une cinquantaine de centimètres du sol.

« Arrêtez de rire et donnez-moi plutôt d'autres infos ! répliqua-t-elle en s'approchant d'eux, toute écorchée de partout.

-Quand tu sautes, tu dois mettre plus de puissance dans tes jambes. Tu dois pousser beaucoup plus, expliqua Ronald.

-Et place ton pied plutôt comme ça sur l'arbre. » continua Grell en lui montrant.

Clémence soupira et s'exécuta. Trop concentrée sur les conseils donnés, elle glissa pendant qu'elle sautait. Déséquilibrée, elle tomba en avant et se cogna contre le tronc avant de tomber par terre sur les fesses.

« Ça va ?! s'écria le blond en se précipitant vers elle, voyant qu'elle saignait.

-J'ai maaaal... Je vous déteste avec vos idées à la con !

-Ça va vite passer ! tenta Grell. Et regarde ! C'est beau le sang, non ? »

Son amie lui jeta un regard assassin. Voyant que ce n'était pas grand chose et que ses nouveaux pouvoirs de Shinigami la guérirait vite, les deux Faucheurs éclatèrent de rire au souvenir de la scène.

« Ce sera tout pour aujourd'hui je crois... pleura de rire Grell. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi mauvais...

-Merci de ta compassion...

-C'était tellement beau !

-Allez viens, on rentre, continua Ronald dans le même état que la rousse. On te ramène à l'appartement ! Maintenant, on sait ce qu'il te faut travailler... »

Quand ceux qui étaient resté à l'appartement virent arriver Clémence ensanglantée, ils s'inquiétèrent et lui demandèrent ce qui lui était arrivée. Grell s'empressa de répondre :

« Elle a combattu vaillamment un arbre.

-Et alors ? interrogea Emma.

-L'arbre est sorti vainqueur ! »

Le portable de la brune se mit alors à sonner. Elle décrocha.

« Ah ! Ma chère et tendre petite fleur de coquelicot !

-Co... Comment avez-vous eu mon numéro ?! s'écria-t-elle en reconnaissant la voix de Druitt.

-Cela n'a point d'importance, mon amour éternel ! J'ai dû vaincre maints obstacles afin d'entendre votre belle voix !

-Écoutez, je n'ai pas envie de vous parler, alors...

-Non ! Non m'amie, ne raccrochez pas ! Ce que j'ai à vous dire est de la plus haute importance ! Je regardais la télévision quand votre portrait est apparu avec quelques uns de vos amis ! Ô merveilleuse fleur des champs ! Quel choc cela fut pour moi ! Vous êtes accusée de kidnapping et vous êtes recherchée par la police !

-QUOI ?! C'est quoi cette histoire ?! pâlit Emma.

-Regardez donc la télévision, c'est sur toutes les chaînes, il y a une alerte enlèvement... Mon amour ! Sachez que si vous le désirez, je fuirais à vos côtés ! Je mettrais ma fortune entière à votre disposition afin de préserver votre liberté ! Nous serons comme deux fugitifs, les Bonnie and Clyde du XXIième siècle ! Ah ! Quelle romance passionnée vivrons-nous là ! »

Emma lui dit rapidement au revoir et raccrocha. Elle alluma aussitôt la télé afin de vérifier ce que lui avait dit le vicomte. Elle tomba aussitôt sur les informations à l'heure qu'il était.

Un bandeau indiquait qu'il s'agissait d'un reportage sur un enlèvement de mineur étranger, d'où l'alerte qui avait été lancée. Le journaliste interviewait Amber Phantomhive, flanquée comme toujours de son diable de majordome. Elle pleurait et suppliait les ''kidnappeurs'' de lui rendre son petit frère, n'ayant plus que lui.

« Elle n'a pas le moindre talent d'actrice, critiqua Grell. Impossible d'y croire une seule seconde, elle n'y met pas assez de cœur et...

-J'espère que Céline ne verra pas ça ! s'inquiéta Richard.

-Nous allons avoir de très gros problèmes maintenant et notre marge de manœuvre sera restreinte... nota William. Regardez, ils passent nos portraits robots. Il n'y a que Sutcliff, Knox et Curiel qu'ils n'ont pas. Je vais de suite contacter Mr Schreiber pour savoir ce qu'il en dit. »

William se leva et partit aussitôt téléphoner au Chargé des Démons.

.oOo.

« Je pense qu'il ne fera plus rien avant un long moment. À vrai dire, il n'a absolument rien à faire pour l'instant et attendra le moment opportun.

-Tu ne m'apprends rien Yuki, répliqua Undertaker. Je t'ai demandé si tu avais quelque chose de nouveau, pas ce que je sais déjà.

-C'est injuste. Tu demandes à être payé pour donner des informations et moi je devrais tout te dire sans rien en retour ?

-Tu deviens de plus en plus insupportable avec le temps. J'ai parfois l'impression d'avoir à faire à Alexander.

-Moi, être comme cet immonde gamin ? persifla Yuki. Tu te trompes. Je veux simplement passer du temps avec toi. Ça fait combien de temps que nous n'avons pas été rien que nous deux ?

-Je sais, je sais... Mais ton rôle est sûrement tout ce qu'il y a de plus déterminant dans cette affaire. J'ai besoin de tout ce que tu pourras me dire. Alors dis-le moi et, si tu y tiens tant que ça, viens ce soir.

-Bien sûr que j'y tiens ! répliqua Yuki avec véhémence. Je serais là à vingt heures tapantes, et tu n'as pas intérêt à te défiler.

-Tes informations s'il te plaît.

-Samaël est ici maintenant. Il a déménagé. Par contre, j'ignore ce qui s'est passé, mais il m'a complètement ignoré. Je ne sais même pas s'il m'a vu. Tu te rends compte ?! Moi ! Comment a-t-il pu...

-Rien d'autre Yuki ?

-Non. Mais tu te rends compte ? Il n'a absolument pas posé son regard sur moi. J'attire pourtant toujours les regards. C'est impossible que lui ou un autre ne me...

-À ce soir Yuki !

-NON ! Je t'interdis de couper comme la dernière fois ! Déjà que l'autre a... »

Mais l'argenté mit fin à la communication, au plus grand dam de l'autre. Kayden, qui était dans le salon avec Undertaker, lui demanda ce que Yuki lui avait dit.

« Ce n'est pas pour de suite que nous parviendrons à notre but, répondit simplement le dissident le plus âgé.

-Je vois... Qu'en est-il des Phantomhive ? Ne faudrait-il pas les prévenir des nouveaux problèmes ? proposa le Noir.

-Oui tu as raison. Mais je pense qu'ils doivent être au courant que leurs protecteurs sont recherchés. Cependant, j'aimerais savoir si tout va bien de leur côté après l'attaque du collège.

-Nous n'allons pas nous mettre en danger pour ça. Au fait... Je n'arrive pas à savoir si c'est une bonne chose que nos Traqueurs soient eux-même recherchés par les Humains. Pour nous, c'est sûr, cela nous arrange. Mais pour les Phantomhive... Ils risquent d'être plus exposés au danger que jamais.

-Oui. D'un côté, ça serait assez drôle de voir William se débrouiller avec cette histoire...

-J'ai parfois l'impression que Spears est votre souffre-douleur préféré, remarqua Kayden.

-Tout cette histoire est d'une telle absurdité... et lui est si sérieux... rit Undertaker. Je rêve de voir sa réaction s'il apprenait ce que nous voulons faire. Ce serait sûrement à mourir de rire.

-Si vous le dites... Je pense tout de même que nous devrions lui donner un coup de main pour cette histoire. Rien que pour tenir en échec Amber et son Démon. Nous devrions nous battre avec leurs propres armes.

-Des fourchettes et des couteaux ? éclata de rire l'argenté.

-Non, soupira l'aborigène. Et vous le savez très bien. Ils montent une histoire de kidnapping ? Démontons-là, prouvons aux autorités Humaines que ceux sont eux qui cherchent à faire du mal aux Phantomhive.

-Tu manques cruellement d'humour Kayden, bien que tu es beaucoup de bon sens, soupira Undertaker d'un air ennuyé. J'ai bien mieux que cela.

-Quoi donc ? »

Un large sourire éclaira le visage de l'argenté. Il pianota un instant sur l'ordinateur qu'ils avaient installé et tourna ensuite l'écran vers l'Australien. Dessus se trouvait la célèbre image de la comédie musicale de Black Butler réalisé par Yana Toboso où les Shinigami étaient réunis.

« Prouvons leur que c'est un canular. En plus, Amber a eu l'amabilité de donner le nom de Phantomhive, sans parler qu'Alexander est le portrait craché de Ciel, hormis pour la couleur des cheveux. Et c'est pareil pour Richard et Vincent...

-Dans ce cas, je suis d'accord pour trouver le comte à la faculté. Il doit au moins savoir ce que vous préparez pour ne pas être pris de court. »

.oOo.

Le lendemain, à neuf heures du matin, Grell, Ronald, Clémence et Richard entraient dans l'amphithéâtre où avait lieu leur dernier cours magistral d'Histoire médiévale. Les partiels auraient lieu dans quinze jours, et les étudiants ayant une semaine de révision avant.

Le comte rejoignit aussitôt Céline qui était vers le haut de l'immense salle, inquiet de savoir si elle avait regardé les informations ou non.

« Salut ! fit-elle joyeusement en le voyant.

-Salut. »

Il l'embrassa du bout des lèvres puis s'empressa de demander :

« Tu as regardé la télé hier soir ?

-Non, j'en ai pas, je suis dans une petite chambre du CROUS, donc bon... Pourquoi ?

-Il y avait un documentaire sur les Girondins, inventa-t-il soulagé. Je sais que tu adores cette période, j'ai pensé à toi.

-Ah ? Tu as besoin d'un reportage pour penser à moi ? répondit-elle malicieusement.

-Bien sûr, je ne te vois pas assez... répondit-il au tac au tac. Au fait... Je suis désolé pour mon frère, hier... Il a un sens de l'humour assez déplorable.

-C'est pas grave, ne t'inquiète pas. Pourquoi tu ne m'avais pas parlé de lui avant ?

-Je ne le supporte pas, alors moins j'en parle, mieux je me porte.

-Vous ne vous entendez pas ? s'étonna-t-elle.

-C'est compliqué entre nous, soupira-t-il. Nous sommes deux opposés. Complètement opposés je veux dire, on ne se complète même pas. Mais il reste mon petit frère malgré tout et... Disons que nous avons vécu certaines choses qui font que nous sommes obligés d'être soudés. Sans ça, je suis certain que nous ne serions absolument pas proches du tout.

-Que s'est-il passé ? s'étonna Céline.

-Je n'ai pas vraiment envie d'en parler, répondit sombrement Richard. Tout ce qu'i savoir, c'est que depuis ma majorité, c'est moi qui ait sa garde.

-Oh ! Ça ne doit pas être facile, Nicolas...

-Je con... confirme...

-Un problème ? demanda la brune en voyant que son petit-ami avait froncé les sourcils en fixant tout à coup quelqu'un.

-Non, j'ai cru voir une connaissance, mais j'ai rêvé. »

Il était quasiment sûr d'avoir vu Kayden Tjinmin se glisser parmi les autres étudiants, mais c'était complètement impossible.

La professeur arriva et commença son cours sur la fin du Moyen Âge. Clémence, peu passionnée par cette période et connaissant déjà le cours, se mit à bailler et posa la tête sur l'épaule de Ronald.

« Tu finis ta nuit ? demanda-t-il en embrassant son front.

-Oui... J'ai pas très dormi cette nuit.

-Comment ça se fait ?

-T'as bougé plus que d'habitude.

-Si tu me collais pas aussi, je ne te gênerais pas, nota Ronald dans un sourire.

-C'est pas ma faute ! se défendit-elle. Même si je me mets loin de toi, pendant mon sommeil, je me colle automatiquement.

-Fais comme Grell : elle s'est déjà endormie, rit l'Écossais.

-J'dors pas, hein... grommela la concernée en ouvrant les yeux. Je fais semblant. Comme ça, je surveille les environs.

-Mais oui, on y croit, se moqua Clémence.

-Toi, si tu te fous de moi, je te poursuis avec ma tronçonneuse jusqu'à ce que tu saches grimper à un arbre.

-Moi aussi je t'aime, Grell... grogna la jeune femme.

-Tes exploits n'ont pas été concluants, ma chérie ! s'exclama Ronald. Même mon petit frère y arrive beaucoup mieux que toi.

-Il a quel âge ?

-Quarante-deux ans. En équivalence, il n'a pas huit ans et demi.

-Je sais que je suis ridicule, pas la peine de rajouter que même un gosse est capable de me battre. »

Clémence promena son regard dans tout l'amphithéâtre. Elle vit alors un grand Noir, quelques gradins plus bas et décalé sur le côté par rapport à eux, qui était retourné et lançait quelques regards à Richard qui se trouvait juste devant elle. Elle donna un coup de coude à son amie.

« Hey Grell...

-Quoi encore ?

-T'as vu le Noir là-bas ?

-Mmh... Oui, je le vois. Il est mignon, hein...

-J'avoue... Mais t'as vu, il arrête pas de regarder Ri... Nicolas.

-Il regarde bien qui il veut, répliqua la rousse en haussant vaguement les épaules.

-Non mais regarde comme il insiste. Nicolas a peut-être une touche.

-Hu hu hu ! Tu les imagines tous les deux ?

-Je crois que Nicolas n'aime pas le yaoi, mais pourquoi pas ! Ils seraient mignons ensemble, confirma Clémence. Mais qui est le uke ?

-Ah ben Nicolas bien sûr ! Quand tu vois la carrure de l'autre par rapport à notre Nicolas, tu as du mal à l'imaginer en uke, non ?

-Attends, c'est peut-être comme Éric et Alan... Ils cachent peut-être leur jeu... Ça ne veut rien dire. D'ailleurs, ils vont peut-être échanger les rôles.

-J'aime ça ! Hu hu hu ! gloussa Grell. Chacun leur tour...

-Non mais vous allez arrêter toutes les deux ?! s'écria Richard en se retournant vers les deux femmes. Ne croyez pas que je ne vous entends pas !

-Il n'y a que la vérité qui fâche ! rit la rousse.

-Ah non ! intervint Céline, visiblement furieuse. Nicolas est mon copain ! Il n'est pas gay ! Pas vrai ?

-Ne me dis pas que tu pourrais croire leur délire ?! s'indigna-t-il.

-Mais c'est vrai que ce mec te regarde avec insistance...

-Calme-toi Céline, fit Clémence d'un ton apaisant. On rigolait. Mais c'est vrai que R... Nicolas doit avoir une touche. Même s'il n'est pas intéressé !

-En tout cas, commenta Grell, celui qui est à côté du Noir est tout à fait à mon goût aussi...

-Celui aux cheveux courts et châtain ? demanda Clémence.

-Ouiii ! Hu hu hu ! Qu'est-ce que tu en penses ?

-Pas mal, pas mal...

-Non, il n'est pas bien, grogna Ronald. Arrêtez un peu de délirer toutes les deux.

-Oh ! Mon Ronnie ! Tu es jaloux ? pouffa celle qu'il aimait.

-On fait un deal ? Je ne parle plus jamais de mes ex devant toi et tu ne dis plus jamais que tu trouves un homme mignon devant moi, d'accord ? proposa Ronald.

-Ça me va. Mais tu sais bien qu'il n'y a que toi dans mon cœur. »

Elle l'embrassa sur la joue, tout en s'accrochant à son bras.

« Je t'aime, Ronald... » lui chuchota-t-elle à l'oreille.

Il déposa un baiser sur son nez. Elle reprit alors à voix basse :

« Tu sais quoi ? Cet homme me fait de la peine.

-Lequel ? interrogea l'Écossais sur le même ton.

-Le Noir. Il a l'air à fond sur Richard. Je crois que j'irais lui dire que Richard est hétéro et casé.

-Ce Noir ne le regarde plus.

-Normal, il a vu qu'on l'avait grillé. »

En effet, quelques gradins plus bas, Kayden avait pâli en voyant que les Shinigami officiels le regardait. Il n'avait pas été assez discret en tentant d'attirer l'attention de Richard pour lui signifier qu'Undertaker et lui étaient là.

« Nous sommes repérés... souffla-t-il au fossoyeur qui était en vérité l'homme châtain repéré par Grell.

-Eh eh... Je dirais plutôt... Tu es repéré...

-Que faisons-nous ? Je les attire pendant que vous allez voir le comte ?

-Si tu veux. Amuse-toi, c'est la fin du cours. D'ailleurs, Clémence Curiel vient par là. Excuse-moi, j'ai autre chose à faire. »

Il se leva ainsi que divers étudiants pour se fondre dans la foule et tenter d'approcher Richard malgré les Traqueurs. En vérité, il resta peu loin de l'Aborigène afin de voir ce qui allait se passer.

Clémence arriva, un peu gênée, vers Kayden.

« Salut...

-Bonjour. »

Le déserteur était sur ses gardes, prêt à matérialiser sa Faux de la Mort.

« Voilà... J'ai vu que tu regardais Nicolas. Le blond bouclé, là-bas...

-Et alors ? se méfia-t-il.

-C'est très gênant de te dire ça mais... Enfin... Il est hétéro et il a une copine alors... Voilà, je veux pas que tu te fasses de faux espoirs... »

Kayden resta stupide, ne sachant comment réagir. Lui qui était persuadé qu'il était repéré... Non loin de lui, il entendit Undertaker éclater de rire. L'amphithéâtre était désormais quasiment vide. Il ne restait plus que les Shinigami et Richard, même Céline ayant dû partir car elle travaillait l'après-midi.

Ils reconnurent tous aussitôt son rire.

« Undertaker ! »

Ronald attrapa aussitôt sa Death tablet pour déclencher une nouvelle fois l'alerte rouge. Comment avaient-ils pu ne pas se rendre compte de sa présence ? L'argenté reprit avec un grand sourire sa véritable apparence, tout comme Kayden levait sa métamorphose sur ses yeux qui reprirent leur couleur naturellement phosphorescente.

Grell sentit son cœur s'accélérer à lui en faire mal en voyant l'argenté. Ses joues de porcelaine s'empourprèrent légèrement quand elle croisa son regard durant une fraction de seconde. Elle avait tellement envie de lui hurler son amour, de se blottir à nouveau contre lui...

Kayden matérialisa sa Death Scythe, un couteau-scie avec un très long manche, typique des Aborigènes. Il attrapa le bras de Clémence qui cria de surprise et la retourna, sa lame sous sa gorge. Un éclair de terreur passa dans le regard désormais vert-jaune de la jeune femme. Ronald hurla un non ! retentissant.

« Si vous voulez revoir votre âme sœur en vie, Knox, je vous conseille de ne pas nous suivre et de convaincre Sutcliff de faire de même. »

Il obligea Clémence à descendre les marches de l'amphithéâtre pour sortir par la porte d'en bas.

« Je partirais plutôt de l'autre côté ! » déclara d'un ton amusé Undertaker qui regardait la scène comme si rien ne le concernait.

Il interpella Richard et lui lança un papier, où il lui avait écrit de lui donner des nouvelles écrites en se débrouillant pour les mettre sur le balcon mitoyen de Jérôme Martin, puis sauta en haut des gradins. Kayden disparut par la porte du bas et lâcha Clémence, la poussant à l'intérieur de la salle. Il irait bien plus vite sans elle. Ronald se précipita vers elle, tandis que Grell déclarait qu'elle se chargeait d'Undertaker.

« Mo ruin ! Comment vas-tu ? Tu n'as rien ?!

-Non, ça va... rassura-t-elle malgré ses tremblements et ses larmes aux yeux.

-Reste ici et protège Richard s'il le faut, je me charge de ce sale lâche qui t'a prise en otage.

-Ronnie, je... »

Mais il ne l'écouta pas et partit à la poursuite de Kayden. Elle ne l'avait jamais vu aussi en colère.

.oOo.

Ronald n'eut que le temps d'apercevoir Kayden disparaître à l'angle d'un couloir. Il courut pour le rattraper. Alors qu'il tournait à l'angle, il reçut un violent coup au front qui l'assomma à moitié et lui fit perdre ses lunettes. Il tomba en arrière.

« Pathétique. »

À travers les points noirs qui dansaient devant ses yeux et le flou de sa myopie qui l'obligea à plisser les yeux, Ronald distingua celui qu'il poursuivait surgir du couloir dans lequel il voulait tourner.

« Et ça se dit Traqueur... »

L'Écossais sentit la lame du couteau-scie sur sa gorge. Il lança un regard plein de haine à l'Australien.

« Ne croyez pas vous en sortir si facilement ! »

Il matérialisa sa tondeuse et donna un violent coup dans la Death Scythe de son ennemi.

« Je te conseille de ne pas te battre dans ton état, répliqua Kayden en se reculant.

-Je n'ai pas de conseils à recevoir d'une saleté de dissident comme toi ! cracha Ronald en se relevant.

-Sans tes lunettes ? Même moi qui sait sûrement mieux que toi utiliser la perception, je n'y arrive pas. Et ne crois pas que je te laisserais les reprendre. »

L'Écossais sauta sur Kayden. Avant même qu'il puisse fait quoi que se soit, l'Aborigène était derrière lui et lui assénait un violent coup de pied au dos. Ronald se retrouva à nouveau à terre.

« Tu vois ? Tu ne peux rien contre moi. »

Ronald avisa ses lunettes à quelques centimètres de lui. Il tendit la main vers elle mais Kayden fut aussitôt sur lui. Il avait visiblement prévu le mouvement. Il le frappa à l'arrière du crâne avec le manche de sa Death Scythe. Ronald s'effondra et Kayden en profita pour partir.

.oOo.

Undertaker avait disparu par la porte du haut. Grell se précipita à sa suite en matérialisant sa Faux, sans faire attention à Clémence et à Ronald ni à Richard qui allait rester seul. Elle n'eut aucun mal à rattraper le déserteur. Elle se demanda un instant ce qu'elle allait faire. L'attaquer, le laisser partir ?

Il s'arrêta tout à coup et se retourna vers elle, lui lança un sotobari. Elle n'eut aucun mal à l'éviter. La longue Faux au squelette d'Undertaker apparut dans sa main. Il la sortait déjà ? pensa Grell avec un pincement au cœur. Elle n'était vraiment qu'une Traqueuse pour lui...

Le temps sembla se suspendre complètement pour la rousse quand elle croisa à nouveau le si beau regard du dissident.


Prochaine chapitre : "'Merci"

Au programme : Grell face à ses sentiments pour Undertaker, des recherches à la BIS et un mystérieux mot...

A la prochaine !