Reviews anonymes :
Dravy : Merci pour ta review. Je suis contente que ce chapitre te plaise. J'espère qu'il en sera de même pour ce nouveau.
Inconnue93 : Ok je prends note de tes vacances. Merci de m'en tenir informée, c'est gentil. je suis ravie que cette partie de Draco te plaise. J'avoue que je l'aime bien moi aussi. Pour le reste, je te laisse le découvrir. J'avoue qu'en ce qui concerne la réaction des élèves, j'y suis pas encore. je n'y avais même pas pensé. Du coup tu viens de soulever un problème et j'arrive pas à trouver de réponse en plus. Rah ! Ces lecteurs... lol
Fan : Merci d'avoir répondu à mes petites questions concernant le chapitre. Je suis heureuse que tu aies aimé ce chapitre. C'est vrai que j'ai pris beaucoup de plaisir à détailler un Draco jaloux et chaud comme la braise. D'ailleurs, il m'a surpris par son comportement. Mais j'aime bien.
Ne te fais pas trop mal quand même. Je ne voudrais pas que tu t'abimes par ma faute.
Elodie : Bienvenue sur ma fic alors. Donc en premier lieu, merci d'aimer et merci de me laisser une review.
Ah ! La magie d'Harry. C'est presque un personnage à elle toute seule. Et en plus, elle a un rôle important dans la fic.
je n'aime pas non plus quand ça va trop vite entre les persos. C'est pas réaliste. Je crois même que parfois je prends un peu trop mon temps...
Valentine : Je suis contente que le baiser entre Harry et Draco t'ai plu. C'est un moment que j'apprécie particulièrement aussi. On voit une facette du caractère de Draco, on en appren un petit peu plus sur lui.
Pour Lucius, je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un bon père, mais je ne l'ai pas fait tyrannique, ça c'est sûr. Il est juste... pas trop méchant et avec un bon fond.
Pouvoir
Je lève ma main et fais léviter Pansy à quelques centimètres du sol, alors que de l'autre je formule la métamorphose d'un lustre en lit que je fais ensuite glisser sous Pansy pour l'y déposer le plus délicatement possible.
- Aïe ! s'écrie-t-elle lorsque ses fesses tombent un peu lourdement sur le matelas.
Je lui lance un regard contrit et m'excuse par un sourire. Puis je baisse les bras et pousse un énorme soupir bruyant avant d'essuyer la sueur qui glisse le long de mes tempes.
- Eh bien Monsieur Potter ! Cinquante points pour Serpentard, s'enthousiasme le professeur de DCFM. Voila une utilisation fort intéressante de la magie sans baguette et informulée. Je dois reconnaître que vous surpasser bon nombre de sorciers aguerris, y compris moi-même. Vous pouvez retourner vous asseoir et vous reposer.
J'hoche de la tête et rejoins ma place, entre Draco et Blaise. Ce dernier a encore la bouche entrouverte.
- Blaise, tu imites un peu trop Daphné, lui lance Draco.
Un grognement digne d'un buffle résonne et je ne peux retenir mon rire. Depuis que nous savons que Blaise et Daphné sont plus ou moins ensemble, nous n'arrêtons pas de leur lancer des piques. Surtout que Blaise réagit toujours au quart de tour et que Daphné arbore une jolie teinte rouge quasi-permanente.
- Monsieur Malfoy, si vous voulez bien venir faire l'exercice, nous interrompt le professeur.
Je suis du regard Draco qui se dirige vers le centre de la salle, baguette en main.
- Bien. Avec baguette et en informulé, je veux que vous lancier un sortilège de brouillard anti-gravité.
Je l'encourage avec un immense sourire et observe chacun de ses mouvements. Sa posture est correcte. Bon point. Je lis la concentration sur son visage et devine la tension dans sa nuque. Puis, doucement, un jet de brume sort de sa baguette et se répand sur le sol, sans sortir de la zone protégée. Il a magnifiquement réussi l'exercice.
- Bien, le félicite le professeur tout en faisant disparaitre le brouillard. Toujours avec baguette et sans formulation, je vous demande maintenant un sort un protéiforme sur cette table. Je veux… un chartier.
- Un chartier !? questionne Draco, autant surpris que moi.
Le niveau a considérablement augmenté. Je ne sais pas si Draco pourra le faire. C'est vraiment complexe. Mais il est déjà en position et une forte concentration peint son visage. J'ai envie qu'il réussisse. Si seulement je pouvais l'aider. Juste un petit peu…
Tout en focalisant toute mon attention sur Draco, je sens un picotement familier dans ma nuque. Je grimace et repousse l'envie de me retourner et de fusiller Xavier du regard. Je sais qu'il me regarde, mais notre histoire est terminée et je ne rentrerai pas dans son jeu. Alors je me mets à encourager Draco mentalement, même si cela ne sert à rien. Je suis concentré sur sa main droite. Et je ne comprends pas comment, ni pourquoi, mais ma magie se matérialise d'un seul coup sur ma main droite et s'enroule autour de mes doigts, alors qu'au même instant, un chartier apparaît devant nous et se met à nous injurier de tous les noms, blessants mes pauvres oreilles pour le reste de la journée.
- Félicitations Monsieur Malfoy ! s'étonne le professeur. Vingt points pour Serpentard. Je vous avoue que vous m'étonnez fortement. Il va falloir que j'augmente encore la difficulté il me semble. Et si nous tentions la magie sans baguette ? Avec formule bien évidemment.
Alors que je masse ma main et intime à ma magie de disparaître, j'écarquille les yeux à la demande du professeur. Autour de moi, un brouhaha s'est levé. Hormis moi, aucun élève n'a fait d'exercice de ce style. Mais c'est parce que je lui avais parlé il y a une semaine, lors de la rentrée de mon retour de vacances, des sorts que je lançais sans baguette et en informulé.
- Je ne sais pas monsieur, hésite Draco.
- Un simple sort de lévitation sur ce parchemin.
- Ce parchemin ?
- Oui Monsieur Malfoy.
Il soupire, tourne la tête vers moi, puis hoche celle-ci après avoir croisé mon regard d'encouragement. Il pose sa baguette sur le bureau du professeur, puis se frotte les mains tout en pinçant ses lèvres. Je n'avais jamais remarqué à quel point il pouvait être désirable quand il est concentré. Je chasse immédiatement cette pensée et me reconcentre sur Draco. Je ne sais pas si c'est grâce à moi ou non, mais ça ne peut pas lui faire de mal.
Rapidement, ma magie se manifeste à nouveau, cette fois sur mes deux mains. Elle bouge rapidement, mais ne me quitte pas. Je sens ses picotements remonter le long de mes bras, tandis que Draco tente de faire de la magie sans baguette.
Plusieurs minutes s'écoulent, sans succès.
- Désolé Monsieur, je n'y arrive pas, souffle Draco.
- Ce n'est pas grave, lui sourit le professeur. Retournez vous asseoir.
Une fois à mes côtés, un autre élève, de Serdaigle cette fois-ci est appelé.
- Tu as été impressionnant, je lui chuchote.
- Pas autant que toi, me répond-il sur le même ton.
- Je n'ai pas de mérite, je comprends à peine comme je fais.
- Dis…
- Hum ?
- J'ai cru t'entendre m'encourager tout à l'heure. Mais…
- Je n'ai pas parlé.
Aussitôt, je fais le lien entre mes encouragements mentaux et cette voix. Se peut-il…
- Je dois avoir rêvé, finit-il.
Peut-être que oui. Ou peut-être que non… Je ne sais pas trop.
oOo
Ma langue passe et repasse sur mes lèvres, alors que le déjeuner se matérialise devant moi. Je suis affamé ! Sans attendre plus longtemps, je me sers copieusement. Poulet rôti, pommes au four et haricots verts. Un délice. Face à moi, Blaise me dévisage.
- Eh ! Qu'est-ce tu crois ? Faire de la magie sans baguette ça creuse, je lui lance.
Puis je mords dans la cuisse de poulet qui a rejoint mon assiette et ne parle presque plus pendant le reste du repas.
Ce n'est qu'une fois mon estomac rassasié que je m'autorise à participer à la conversation.
- Vous tenez tant que ça à aller vous entraîner par ce temps ? grogne Daphné, peu enchantée.
- C'est rare d'avoir un cours qui saute et en plus le jeudi après-midi, explique Blaise.
- Mais tu fais même pas parti de l'équipe, répond-elle du tac-au-tac.
- Draco a besoin de moi pour son entrainement. Je ne peux pas le laisser tout seul quand même ?
- Si, rétorque Daphné.
- Qu'est-ce qui se passe ? je demande, ne comprenant pas vraiment leur échange.
- Querelle d'amoureux, m'explique Pansy, s'attirant aussitôt deux regards noirs. Draco a demandé à Blaise d'aller sur le terrain de Quidditch pour l'aider à son entrainement et Daphné ne veut pas parce qu'il neige fort depuis ce matin.
- Et alors ?
- Elle s'inquiète pour son chéri.
- C'est pas mon chéri ! s'énerve Daphné.
Sauf que la moue que vient de faire Blaise me peine.
- Tu viens Draco, lance-t-il au concernant, la tête basse et le ton morne.
Alors qu'il se lève, suivi par Draco qui me fait un immense sourire et un bref signe de main, je me tourne vers Daphné.
- Tu l'as blessé.
Elle croise les bras sur son torse et boude.
- Tu devrais aller t'excuser, enchaîne Pansy.
- De quoi !? grogne Daphné.
- D'avoir sous-entendu qu'il n'y a rien entre vous, je rétorque.
- Mais il n'y a…
Sauf que le regard que Pansy et moi-même lui lançons la stoppe net.
- Je crois que vous devriez avoir une discussion et mettre les choses au clair. Vous êtes ensemble ou vous ne l'êtes pas. Mais ne faites pas comme si un jour vous étiez fou l'un de l'autre et que le lendemain c'est juste un copain.
Pansy la sage est de retour. Mais elle n'a pas tort.
- On pourrait aller les voir, je propose.
- Par ce temps ? s'étonne Daphné.
- Tu ne veux pas voir ton homme en plein effort, les cheveux au vent, chevauchant un balai ? rigole Pansy.
Daphné se met aussitôt à rougir et bégaye :
- Si-sisi.
- Alors debout demoiselle. Nous avons des mâles à aller admirer.
- Et moi !? je couine, me sentant un peu exclu.
- Oui, toi aussi tu viens, me sourit mon amie en me tendant sa main que je saisis aussitôt.
Mais alors que nous allons passer la porte de la Grande salle, le professeur Binns m'interpelle.
- Monsieur Potter.
- Oui Professeur ?
- Le Directeur souhaite vous voir dans son bureau. Maintenant.
Mon regard passe de Binns à mes amies et je finis par leur lancer un sourire d'excuse.
- On se retrouve après, leur dis-je, juste avant de m'éloigner et de me diriger vers les escaliers, Binns à mes côtés.
Lorsque nous arrivons devant la gargouille qui garde l'entrée du bureau de Dumbledore, Binns prononce le mot de passe et m'invite à rentrer sans lui. Je m'exécute tout en me préparant mentalement à une discussion vide et futile.
- Harry. Bonjour, me salue le directeur.
- Bonjour Professeur.
- Assied-toi. Un bonbon au citron ?
Je refuse de la main et attends la suite des évènements.
- Tu as passé de bonnes vacances de Noël ?
- Oui. Merci.
- Pas d'évènements étranges pendant cette période ?
Je fronce les sourcils. Où veut-il en venir ? Est-il au courant pour le Seigneur des Ténèbres ? Impossible. Et mon rêve ? Encore moins.
- Vu tout ce qui t'est arrivé depuis la rentrée…, continue-t-il, la phrase en suspens.
- Non, rien.
- Vraiment ?
- Oui Professeur. Est-ce tout ce dont vous souhaitiez me parler ?
- Pas vraiment. je suis juste étonné par tes propos. Je pensais… mais je me trompe apparemment. En fait, je voulais te voir pour deux choses. L'une concerne le cours de DCFM du mal de ce matin et l'autre… nous y reviendrons après.
- Je vous écoute.
Je m'installe confortablement dans le siège et croise les jambes. Il est important de faire croire à son interlocuteur qu'il a toute notre attention, même si ce n'est pas le cas. Et il ne faut pas dénigrer une conversation car elle peut recéler des messages cachés. Préceptes de mon père.
- Ton professeur m'a rapporté tes prouesses magiques de ce matin et je suis moi-même étonné par toute cette puissance. Je me demande même si tu as encore ta place dans cette école.
- Comment ça ?
- Si tu passais tes A.S.P.I.C maintenant, je pense que tu les aurais sans soucis. Mais là n'est pas la question. Nous ne pouvons pas non plus avancer une date d'examen officielle pour un seul élève, aussi doué soit-il. Je me dis juste que l'enseignement qui t'es fourni dans notre établissement n'est probablement plus adapté à tes capacités et… qu'il te faudrait un enseignement privé.
Je n'aime pas ses mots. Vraiment pas du tout. Mes lèvres se pincent et je le pousse du regard à continuer à exposer son idée.
- Je pourrais t'apprendre des sorts qui ne sont pas au programme, te faire évoluer dans ta pratique de la magie.
- Et pourquoi donc ? je questionne d'un ton calme alors qu'une colère s'insinue doucement en moi.
- C'est là où j'en viens à la seconde raison de ta présence ici.
Il se lève et se dirige vers son phénix qu'il caresse, puis se tourne vers moi.
- Beaucoup pensent que lorsque tu as renvoyé le sortilège de mort à Tu-sais-Qui alors que tu n'avais qu'un an, il est mort, détruit par son propre sortilège. Hors… je mène des recherches depuis de nombreuses années. Je connaissais bien l'élève qu'il fut autrefois et ce que je redoutais s'est avéré vrai. Il a trouvé un moyen d'échapper à la mort.
Je me crispe sur le siège. Alors il sait que le Seigneur des Ténèbres est de retour.
- Et il a refait surface pendant ces vacances, finit-il en plongeant son regard dans le mien.
Que dois-je faire ? Dire la vérité ou mentir ? Je ne sais pas.
- Mais ça… je pense que tu le sais déjà, non ?
Apparemment, mentir ne serait pas judicieux.
- En effet.
- Avec des parents et un parrain ex-mangemorts, quoi de plus normal, se dit-il à lui-même tout en retournant s'asseoir dans son fauteuil. Donc je ne te cache pas qu'une nouvelle guerre se prépare. Voldemort va vouloir reprendre là où il s'est arrêté. Je sais que les Malfoy ont choisi en te cachant de désobéir à leur Maître, même s'ils m'ont refusé de me dire pourquoi toute cette mascarade. Soi-disant pour te protéger. Mais comme ce qui devait être ton futur a été changé, personne ne peut savoir réellement de quoi tu as été protégé. Bref. Je pense que tu as reçu une éducation aristocratique, mais du bon côté. Ma question est donc : avec ta puissance magique, acceptes-tu de nous aider dans cette guerre ?
J'ouvre la bouche, puis la referme. Je ne m'attendais pas à ça.
- Si tu nous rejoins, je pourrais te faire progresser et t'apprendre à maîtriser toute cette puissance.
- Je… je sais pas, je murmure.
- Tu as besoin de temps pour réfléchir. Prend-le. Prend tout ce dont tu as besoin.
J'hoche de la tête et me lève. Le regard perdu dans le vide, je quitte son bureau et me dirige vers le dortoir, tel un automate. Je sais que je devrais aller sur le terrain de Quidditch. Mais j'en suis incapable. Pour l'instant, j'ai juste besoin de me reposer, de faire le vide dans ma tête.
oOo
J'ouvre brusquement les yeux, l'air bloqué dans mes poumons et le corps en sueur.
- Harry ?
Je me tourne vers l'origine de la voix et me retrouve nez à nez avec Draco, allongé à côté de moi. Je le dévisage quelques secondes, étonné de sa proximité.
- Tu as encore fait un cauchemar, me dit-il en passant une main douce sur mon visage.
Je ferme aussitôt les yeux et m'appuis un peu plus contre cette caresse.
- C'était ta mère ou…
- Ma mère, je chuchote.
- C'est fini, dit-il tout en me prenant dans ses bras et en se serrant tendrement.
Je me laisse aller à cette étreinte, profitant de sa chaleur. Depuis que nous sommes revenus de vacances, nous ne dormons plus ensemble, même lorsque l'un de nous fait un rêve dérangeant. Cela me peine un peu, mais nous ne pouvons pas nous afficher librement devant tout le monde. Alors les mains enlacées et les baisers volés se font rares. Il ne nous reste plus que les regards et quelques mots. Sauf comme dans ces moments où nous arrivons à nous retrouver. Et je crois même que c'est encore plus agréable.
Je me blottis un peu plus et soupire d'aise. Sa main joue avec mes cheveux, les entortillant entre ses doigts.
- Pourquoi tu n'es pas venu sur le terrain ? me demande-t-il.
Aussitôt, je repense à mon entrevue avec Dumbledore et me crispe.
- Je… Dumbledore, il sait, je lance d'un ton las. Pour le Seigneur des Ténèbres. Il sait qu'il est de retour et veux que je participe à la guerre en rejoignant le côté du bien.
- Ah.
- Et il veut m'apprendre pleins de sorts qu'on enseigne pas à Poudlard.
- Ah.
- Alors je lui ai dit que je ne savais pas.
- Ah.
Un silence s'ensuit où je devine le trouble croissant qu'essaye de masquer Draco dans son attitude désinvolte.
- Tu devrais peut-être le dire à Père et Mère, je reprends. Pour les tenir informé.
Cette fois, il se redresse, me forçant au passage à m'asseoir aussi.
- J'attends encore la lettre de Mère. Elle n'a pas répondu à la mienne. Ça fait une semaine.
Je sens une certaine inquiétude dans sa voix.
- Elle ne met jamais aussi longtemps.
- Peut-être qu'elle a eu un contretemps. Attend encore un jour ou deux, dis-je en me penchant au-dessus de lui et en posant mes lèvres sur les siennes.
- Peut-être, soupire-t-il tout en se rallongeant.
Je reprends ma pose initiale. Draco est allongé sur le dos et je suis lové contre lui, une main posée sur son ventre. Alors que mes doigts tracent des arabesques inventées, je me perds dans les souvenirs de mon enfance. Je ne sais pas trop pourquoi je me mets à penser à ces instants. Peut-être parce que je sens encore l'étreinte de ma mère biologique… Ce n'est pas la première fois que je me pose de nombreuses questions sur elle, tout comme sur mon père. Je me demande comment ils étaient, quel était leur caractère, leur façon de voir la vie et de la vivre ? Est-ce que mon éducation aurait été stricte et ponctuée de moments chaleureux ?
- Harry.
Mais de toute façon, je ne le saurais jamais. Je ne pourrais jamais me souvenir des vacances passées ensemble ou des Noëls en famille. Je ne connaitrais jamais les lettres racontant les moments passés loin de chez moi et les joies des retrouvailles auprès d'eux. Est-ce que j'aurais eu des frères et sœurs ?
- Harry.
Je ferme brièvement les yeux, chassant ces questions futiles. Sauf que de nouvelles viennent m'envahir et celles-ci prennent un autre tournant. Quelle aurait été ma vie si Père et Mère ne m'avaient pas recueilli et cachés ? Dans quelle famille me serais-je retrouvé ? Je sais que je n'ai plus de proches sorciers, alors ai-je des proches moldus ? Ou est-ce que mon enfance se serait déroulée dans un orphelinat ? Et puis, est-ce que j'aurais été heureux en grandissant avec cette vérité sur ma famille ?
- Harry, s'il te plait, grogne Draco sans que je ne l'entende réellement.
Quand je serais allé à Poudlard, me serais-je tout de même retrouvé à Serpentard ? Peut-être pas puisque mon éducation aurait été différente et donc mes valeurs et mon caractère aussi. Je me demande bien quel individu j'aurais pu devenir ? Et Draco ? Est-ce que nous serions tout de même devenus amis ? Aurait-il été le même, malgré le fait qu'il n'ait pas eu de frère ?
- Arrête ça. Tes doigts…
Et en cours ? J'aurais probablement eu de meilleures notes, ma magie étant complète. Mais aurait-elle été si puissante qu'aujourd'hui ? Je me demande vraiment quelle aurait été ma vie, telle que l'a vue Mère dans sa vision. Elle refuse toujours de me dire cette partie de moi, ce bout de passé changé pour soi-disant un meilleur. Je sais très bien qu'elle fait tout ça pour me protéger, mais ça me manque de ne pas savoir. Savoir si j'aurais été heureux malgré les épreuves que j'aurais eu à surmonter. Savoir si mon autre vie…
- Et merde !
Je cligne des yeux, ne comprenant plus à rien. Pourquoi suis-je allongé sur le dos, Draco à quatre pattes au-dessus de moi, ses mains emprisonnant les miennes au niveau de ma tête ?
- Je t'ai dit d'arrêter, me murmure-t-il en se rapprochant de moi.
Aussitôt, une chaleur enivrante nait au creux de mes reins et j'oublie toutes mes questions. Parce que Draco vient de poser ses lèvres sur les miennes et me domine de tout son poids, de tout son être. Et j'aime ça… J'arrête de réfléchir et laisse mon corps plonger dans cette volupté qui me fait chavirer. Au diable le passé et bonjour le présent. Mes mains glissent dans le dos de Draco et s'immiscent sous sa chemise alors que sa langue joue lentement avec la mienne, m'envoyant des milliers de frissons le long de la colonne vertébrale. Mes doigts se plantent dans ses omoplates et je rejette la tête en arrière tout en poussant un gémissement impudique. Merlin… ses mains… ses doigts… sa langue… ses iris… Tout son corps est un appel à la luxure et me pousse d'avantage dans le plaisir de la chair. Je veux le sentir sur moi, contre moi. J'ai ce besoin de contacts avec lui. Il me le faut... Il faut que Draco soit contre moi. Alors j'écarte les jambes et lui laisse alors toute la possibilité de s'installer entre elles. Je veux l'emprisonner, qu'il ne soit qu'à moi.
Uniquement à moi…
Et alors qu'il bouge ses jambes et son bassin pour trouver une position agréable, son sexe dur se presse hasardeusement contre ma cuisse. Immédiatement, un gémissement franchit ses lèvres et il niche son visage dans mon cou.
- Tes doigts m'ont achevé, grogne-t-il, le souffle court.
Je fronce les sourcils, cherchant en quoi mes doigts sur son dos peuvent être responsables de son état. Puis, d'un seul coup, je fais le lien entre les arabesques que je traçais sur son ventre il y a quelques minutes et notre position devenue soudainement très intime. Ma réaction est immédiate : je suis gêné et heureux. D'une certaine manière, je suis le responsable de l'état d'excitation dans lequel se trouve Draco et même si je n'ai jamais voulu que nous en arrivions là à la base, j'en suis très satisfait. Je crois même que je suis content de savoir qu'il éprouve du désir pour moi. Et je me demande… jusqu'où je pourrais aller comme ça…
Me sentant d'humeur joueuse, je laisse mes doigts dériver jusqu'à ses fesses que j'effleure doucement avant de migrer vers le devant de son corps. Je ne touche pas son sexe, mais n'en suis pas loin. J'ai les pouces accrochés à la ceinture de son pantalon, griffant légèrement sa peau brûlante et humide et les autres doigts qui reposent sur son aine, sans bouger. Je sens le tissu se tendre sous ma peau et je devine son érection qui vibre de frustration. Il y a sa chaleur qui s'échappe au travers de ses habits et la mienne monte de plusieurs crans aussitôt. Surtout que la bouche dans mon cou n'est pas inactive et commence sérieusement à me faire durcir. Sa langue lèche, suce et mordille ma clavicule que je lui offre sans aucune retenue. C'est si bon… La peau du cou a toujours été une zone extrêmement sensible. Je ferme les yeux et tente de calmer mes ardeurs. Je ne dois pas céder. Je ne dois pas… Trop tard. Pantelant, je gémis et me cambre contre Draco, frottant mon érection par de légers mouvements de bassin. Mes doigts s'enroulent dans les draps et seul le feu dans mes reins compte.
- Harry, gémit Draco en embrassant brièvement mes lèvres.
- Oui, je souffle.
- Tu sais ce qu'on est en train de faire ? me demande-t-il tout en décalant légèrement son bassin afin que nos sexes soient en contact et calquant son rythme sur le mien.
- Oui, je gémis.
Et je ne sais pas trop si je viens de répondre à sa question ou si c'est un cri d'extase qui vient de sortir.
- Tu es vraiment sûr ? reprend-il tout en posant son front contre le mien.
- Certain, je réponds cette fois en accélérant la cadence.
Et nos virilités tendues de désir, serrées dans leur prison de tissus se frottent l'une contre l'autre. Rapidement je sens le plaisir monter et je crois que ma magie qui, une fois de plus s'est manifestée, n'aide pas à calmer mes ardeurs. Les mains agrippées aux draps, je me frotte outrageusement contre Draco qui se met à trembler et ferme les yeux.
- Je… tente-t-il. Je…
Mais il n'a pas le temps d'en dire plus que je le sens se crisper contre moi et appuyer fortement contre mon sexe, m'emmenant sur le mont de la jouissance en un éclair. Je me mords les lèvres et relâche les malheureux draps torturés, alors que Draco retombe lourdement sur moi. Encore fébrile, j'arrive néanmoins à enrouler mes bras autour de sa taille et à le serrer doucement.
- Tu as vraiment un pouvoir délicieusement effrayant sur moi, soupire-t-il, me faisant sourire.
S'il savait seulement que la réciprocité est en train de fleurir en moi…
A suivre...
Piouf ! Fait chaud, non ?
Franchement, plus ça va et moins je les contrôle. Je ne pensais pas qu'ils iraient si vite sur ce point là. Mais bon, je ne pense pas que ça vous déplaise...
C'est quand même pas allé trop vite dans leur relation ?
Prochain chapitre : Le trouble d'une nuit
