Nom: Warfront fantasies
Auteur: Rain
Disclaim': Vous connaissez la musique, rien ne m'appartient, ni la chanson ni les persos. Leur interprétation, peut-être, et les idées qui étaient pas là dans SK.
Soundtrack: Children Record (Jubyphonic) ((Chorus Version))
Personnages/Pairing: Les Gandhara, Haiti 800, l'équipe d'Hao, Seyram, Hao, Jeanne
Note:
Je voulais faire un truc avec Children Record. Je dois dire... entre eux, les drabbles de cette série sont pas forcément très liés, si ce n'est par leur écriture ces derniers jours. Mais je trouve le message de la chanson assez pertinent en ce moment, pour moi, déjà au niveau personnel, mais évidemment pas seulement.
Pour être honnête, le lien de cette section, c'est le dernier refrain, "Boys and girls it's time to look ahead/So we can fight that sun and live tomorrow". Plus le titre.
Avancer vers demain en dépassant l'horreur d'hier, uh.
(Also, you have no idea how cool I find the Haiti 800 designs, aka Chicori, Minder et Datura, ceux que Sâti écrase au premier round de la deuxième phase du tournoi. Dommage qu'on sache rien d'eux!)
Encore une fois, je retraduis pour éviter de mettre des trucs copyrightés ici. Mais la trad est encore plus éloignée ici pasque... vocaloid... dur à trad.
xXx Komeri xXx
C'était Mamy qui lui avait appris à faire ces bijoux. Mamy était très douée de ses mains; Komeri l'admirait beaucoup. Mais Mamy elle-même ne portait jamais de bijoux. Avec ses grosses lunettes, on eût même dit qu'elle cherchait à se cacher. Cela avait toujours intrigué la petite, d'autant plus qu'elle offrait tout. Elle disait préférer faire plaisir que conserver ses petits objets, mais la petite trouvait ça vraiment bizarre... uh.
Maître Sâti avait dit qu'elle était trop petite pour tout connaître de sa camarade, et qu'il était des choses qu'il vallait mieux laisser dans l'ombre, alors Komeri oublia la question.
xXx
"Tu ne vois toujours rien,
Même avec les yeux ouverts?"
Voilà venu le temps de reprendre ce qui m'appartient
Mais cependant, cette vie peut-être dure
xXx
Maître Sâti avait dit aussi qu'il y avait une grande valeur dans les cadeaux de Mamy, parce qu'ils permettaient de se lier, de se comprendre les uns les autres.
Komeri regarda le pendentif qu'elle venait de créer. C'était une simple boule de résine, avec une fleur prisonnière à l'intérieur; pour la première fois, l'objet n'était pas fendillé. Instinctivement, elle savait qu'elle devait le donner... Mais à qui?
... Une idée lui vint, et elle prit la route du village. Opachô aimait bien les bijoux, elle l'avait vu plusieurs fois avec des bracelets et des colliers; peut-être en aimerait-il un nouveau.
xXx
Bien qu'en une seconde pour l'abandonner je détruirais
Ce système nauséabond qui moque le destin
Sans moi le monde entier pourrait bien mourir
Chicori, Minder et Datura
Ils étaient frères jumeaux. Pas par le sang, évidemment pas, ils s'étaient juste trouvés dans le même caniveau au même moment. Il ne leur avait pas fallu longtemps pour comprendre que leurs histoires étaient parfaitement similaires. Ils pensaient pareil, bougeaient pareil, aimaient pareil.
Pas étonnant qu'ils tombent amoureux de la même fille, du coup. Elle était aussi dans la rue, ils la voyaient voler dans les marchés. Elle était aussi maline et belle.
Le problème, c'est qu'elle était aussi très, très gay, et ne se privait pas de l'afficher, avec toutes les demoiselles du quartier. Alors ils avaient laissé tomber.
xXx
Boys and girls il est temps de regarder vers l'avant
Pour combattre ce soleil et vivre demain
Retournes le temps, ramène-le vers nous
Ce soleil qui brûle doucement là bas
xXx
Puis il y avait eu le grand coup de filet de police. Une balle avait touché Minder à l'épaule; Chicori avait dû le tirer pour qu'il ne s'arrête pas de courir. Bientôt, une ombre les avait rejoint, et ils n'avaient rien dit, il fallait juste courir.
Puis elle s'était arrêtée devant une cachette, à peine un trou. Ils s'y étaient terrés, dans le froid et la boue, et Chicori avait pu s'occuper de l'épaule de son frère. Et quand ils purent sortir, pour la première fois, la jeune fille leur adressa la parole: "Allez, les gars, on va s'en sortir."
xXx
Codant les messages avec des zéros désormais
Désormais abordant ce monde que nous appelons la vraie vie
Jusqu'à ces fantasmes de guerre
xXx Mathilda et Turbein xXx
Dans le camp, chacun se méfiait de Mathilda et Turbein. En effet, les deux camarades s'entendaient très bien, trop bien, et étaient engagés dans une perpétuelle compétition de blagues et autres joyeusetés qui se finissaient souvent avec des cheveux verts et des bains improvisés. C'était plutôt surprenant, d'ailleurs, quand on était là depuis longtemps. Blocken se souvenait de la première Macchi, sombre et presque muette, qui s'attaquait à tous ceux qui se rapprochaient trop. Il se souvenait aussi des cauchemars de Turbein, de son dégoût étrange des fillettes du camp, de son sérieux autoproclamé. Mais les choses avaient bien changé.
xXx
"Oh toi d'abord" alors que tu tirais la langue
Quel façon idiote de cacher notre peur
Une autre clef "Oui. Il est temps pour moi de briller"
xXx
Alors, le jour où Turbein rentra d'une mission de plusieurs mois, tout le monde resta sagement à l'écart. Il le prit plutôt bien, n'imaginant pas que la roussette ferait quoi que ce soit de dangereux. Et elle ne fit rien... jusqu'à ce qu'il aille se pencher au-dessus de la rivière pour se nettoyer le visage.
Quelqu'un lui sauta dans le dos, et il n'eut pas vraiment besoin de se demander qui c'était. Elle criait comme une cowgirl sur un pur-sang particulièrement revêche, et bientôt ils tombèrent tous deux à l'eau.
Des gamins, expliqua Kanna à un certain nouveau-venu en noir.
xXx
Et pourtant maintenant cet enfant ne pourra plus jamais dormir
Ce jour s'éteint plus vite que tu ne le penses
Pour les enfants brûlant tout le temps qu'ils ont encore
xXx Sâti et Jackson xXx
Chacun de ses muscles lui faisaient mal, et son crâne était un noeud de souffrance. Eh, il avait vraiment énervé les mafieux, cette fois-ci... Flottant à la surface de l'eau boueuse, le jeune homme savait bien qu'il était condamné. Même s'il nageait jusqu'à la berge, ils le chasseraient comme du gibier, jusqu'à l'éliminer. Puis il était gelé, il n'avait pas le courage de vraiment se dégager de cette gange de boue et de choses plus odieuses encore. Glisser au fil de l'eau était plus reposant... Avec un soupir, le jeune homme ferma les yeux, résigné à ne plus jamais bouger.
xXx
"Se rebeller" n'est ce pas la chose à la mode maintenant -
Dans le rythme tes yeux fixent les miens -
Ne penses tu pas que nous étions bien trop lents?
Alors viens tu es des nôtres
xXx
"Hé, toi!"
Surpris, il rouvrit les yeux, et perdit son équilibre. Un instant, il eut la tête plongée dans l'eau, puis battit des bras pour retrouver la surface. Il avala un peu du liquide infâme, crut sombrer.
Puis une main gigantesque fendit l'eau et l'attrapa, et il fut sorti de la rivière. Incrédule, il se laissa déposer aux pieds d'une demoiselle richement habillée. Qui... pouvait-elle être? Elle avait de magnifiques cheveux clairs. Cela devait être une princesse. Et lui qui était couvert de boue et d'immondices... Complètement abasourdi, il bafouilla, chercha ses mots.
"On attendait plus que toi. Tu viens?"
xXx
Un accord et tes yeux me fixent -
Ne peux-tu voir que ce n'est pas une blague
Ce tableau classe mais factice que nous voyons
xXx Seyram et Jeanne xXx
Seyram avait faim. Il ne lui importait pas qu'il soit plus de deux heures du matin, elle avait faim, et elle savait exactement où les bons sembei étaient rangés, alors elle était partie en quête. Dans l'auberge silencieuse, elle était sortie dans le couloir, avait glissé le long de l'escalier, courru à la cuisine. Il ne lui avait fallu qu'un instant pour escalader les placards et trouver son trésor.
Ayant pioché quelques gâteaux, la demoiselle commença à trottiner sur le chemin du retour. Personne ne l'avait vue, elle était en sécurité...
Soudain, un bruit à sa gauche; elle se figea.
xXx
Penses-tu que nous étions destinés à nous rencontrer?
N'est-il pas bizarre que nous pensions tous pareil?
"Ce n'est pas si mal, si?"
Tu ouvres les yeux et tu tends ta main fatiguée
xXx
Seyram savait que Mikky serait fâché de la trouver debout, surtout avec des miettes sur les babines, alors elle s'aplatit contre le mur, espérant qu'on ne la voit pas.
"... Je ne te veux pas de mal, tu sais."
Ce n'était pas la voix de Mikky. Surprise, Seyram leva la tête, et distingua deux yeux rouges la regardant depuis la table. Ah... Les X-Laws étaient restés là, trop fatigués pour rentrer chez eux...
Seyram se releva et avança jusqu'à l'autre fille, qui cilla.
"Je peux t'aider?"
La petite tendit la main et déposa un gâteau sur les genoux de Jeanne.
xXx
Hurles ces mots sans valeur et jettes-les au loin
Je ne sais pas pourquoi mais chacun d'eux m'appelle
Et tout cela m'aide à regarder vers l'avant
xXx Marco xXx
Il se découpait dans le paysage grisâtre comme s'il avait été collé dans l'image. Debout au sommet d'une colline, il sentait le vent glisser contre son costume, ébouriffer ses cheveux, faire claquer sa cape. Il devait bander tous ses maigres muscles pour ne pas reculer, mais cela ne faisait que contribuer à l'adrénaline qui courait dans ses veines. A une cinquantaine de mètres, la mer italienne venait se heurter aux cailloux de la plage, et l'écume portée par le vent venait frapper son visage.
En cet instant, il se sentait comme un super-héros, ou le commandant d'une armée de légionnaires.
xXx
Adieu demain, bonjour à un autre jour et
"Dis dis ce monde était vraiment plutôt méchant et
Dis peut-être que je ne faisais pas trop attention mais -
Voilà la fin de tout ça
xXx
Quiconque l'aurait vu, cependant, n'aurait pas partagé son sentiment. Il s'en fallait de beaucoup pour qu'on soit impressionné par ce jeune enfant maigrichon, aux cheveux sales et longs. Sa cape de héros n'était qu'un pauvre torchon de vaisselle rouge, son costume se résumait en un tas de haillons aux teintes fades, et son visage était barré de lunettes trop petites. Une matrone aurait noté ses joues rouges de froid, aurait critiqué la mère indigne, et surtout absente.
Mais Marco s'en fichait bien. En cet instant, il était roi.
"En avant," qu'il cria, avant de se précipiter vers le soleil levant.
xXx
Désormais abordant ce monde que nous appelons la vraie vie
Jusqu'à ces fantasmes de guerre qui n'en finissent jamais
Je suppose que ce n'est pas un jeu
