Titre : Carpe Diem Baby

Pairing : Il y en aura plusieurs tout au long de l'histoire (toujours yaoi)

Rating : M

Disclaimer : Tite Kubo, je ne désespère pas qu'il me les cède un jour.

Note : De la joie, du bonheur, du rire… Mais aussi du désespoir et des larmes. De l'amour et de la haine, il faut de tout dans ce bas monde.

Warning : Bah si j'ai dit que le chapitre précédent clôturait le concours du lemon, c'est que le citron se trouve un peu plus bas ^^ Profitez-en un maximum, c'est le dernier lemon de cette fic ! Y_Y

Réponse à Ninie-san : J'aime aussi le new Ichi… Il est tellement plus sexy avec ses cheveux longs… J'en bave toute seule ^^ Pour ce qu'il en est du petit Grimmy, c'est vrai qu'Ichigo n'y a pas vraiment pensé (surtout parce que l'auteure n'y a pas pensé…) mais bon, en même temps, il a tué son amant, on peut le pardonner de ne pas avoir la tête à ça.

Réponse à Bellya : Bah tu sais déjà tout, je t'ai répondu par mail :P

Réponse à Itachihaku : Non y'a pas Shiro… Et il est pas ici non plus… Bah euh, y'aura pas d'apocalypse, mais y'aura encore deux morts… C'est vrai qu'en y réfléchissant, j'ai vraiment pas été gentille avec mes bishos sur ce coup ^^ Par contre toi je te trouve un peu sadique avec ce pauvre Renji, je ne pensais pas qu'on puisse se réjouir autant de sa mort -_-' Au fait c'est comment à l'hôpital ? XD

Réponse à Moretsuna Abarai : Non tu ne peux pas me tuer ! Enfin, tu fais ce que tu veux, mais tu devras répondre de tes actes face à celles qui n'auront pas la fin de l'histoire XD Je sais que Renji est trop sexy, je bave rien qu'en fermant les yeux en voyant ses beaux cheveux flotter au vent et… Hem, je m'égare ^^' Bon, même s'il est plus là, j'espère que ça te plaira quand même.

Réponse à Crokante : Mon sadisme dépasse toutes les limites du raisonnable dans cette fiction, je l'avoue, mais je ne peux pas m'en empêcher :P Sans rentrer dans les détails, ton inspiration n'est vraiment pas mauvaise, mais je n'en dis pas plus, je te laisse lire et être heureuse :D Et oui, j'arrive vraiment près de mon but et je crois que je pourrais jamais assez vous remercier !

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Chapitre 35

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Ichigo voulut se redresser et se remettre sur ses jambes pour faire face à celui qui venait de le faire tomber à terre. Mais peine perdue, celui-ci avait posé son pied sur son dos à la manière d'un chasseur qui fait le fier pour la photo avec son gibier.

« Imbécile, abruti, dégénéré, connard, triple buse ! »

Et comme pour appuyer le point de vue qu'il venait d'émettre, une tong volante vint s'écraser sur le nez de Kurosaki.

Son sourire s'élargit plus encore et une fois remis de ses émotions et surtout des coups qu'il venait de recevoir, l'orangé se redressa sur ses genoux avant de déplier ses jambes et de se remettre sur ses pieds. Il se retourna et ne put s'empêcher de venir serrer cet homme dans ses bras.

« Toi aussi tu m'as manqué, Shinji. »

Les bras lui en tombèrent. Comment pouvait-il continuer à rester sévère si le rouquin venait l'étreindre comme ça ? Quand il l'avait aperçu, il n'en avait d'abord pas cru ses yeux. Presque quinze ans qu'ils ne s'étaient plus croisés et le gamin avait drôlement changé.

Ses longs cheveux roux flottaient dans la brise, l'entourant d'une auréole qu'on aurait dite de feu dans la lumière du soleil éclatant. Mais le plus étrange était qu'aucun reiatsu n'émanait de sa personne.

D'abord surpris, il s'était approché en douce pour vérifier qu'il s'agissait bien de son Ichigo. Pas de doute possible. Puis il comprit le pourquoi de son absence d'énergie spirituelle. Les bracelets qu'il portait aux poignets, made in Urahara, il les avait portés lui aussi.

Son sang ne fit alors qu'un tour. Il n'y avait qu'un seul moyen pour Ichigo de repasser du côté Vizard et c'était d'utiliser le Hogyoku. Sachant pertinemment qu'aucun Shinigami serait assez fou pour tenter ce genre d'expérience, pas même ce cinglé de Kurotsushi, et qu'Aizen était enfermé dans les tréfonds du Seireitei, cela ne pouvait vouloir dire qu'une chose. Que ce crétin avait fait ça tout seul comme un grand.

Il avait voulu le rouer de coups, lui faire mordre la poussière, le mettre à terre et lui faire ravaler son envie de vouloir jouer les scientifiques en herbe. Mais là, il venait de le déstabiliser d'un seul geste et de quelques petits mots.

Avec une force de volonté incroyable, il réussit à se défaire des bras de Kurosaki et planta son regard dans le sien.

« Mais bon sang, qu'est-ce qui t'a pris, gamin ?

- Je crois que j'ai fait une connerie.

- Une connerie ? Non mais franchement, y'a que toi pour faire des trucs aussi cons ! Franchement, je devrais te faire bouffer la perruque de Mashiro !

- Ta gueule Hiyori !

- J'ai pas de perruque petite peste !

- C'est qui la peste ?

- Oh ! Tout le monde la ferme ! »

La voix grave de Kensei résonna dans tout le sous-sol qui abritait le terrain d'entrainement des Vizards. Shinji ne put que lui être reconnaissant de son intervention, encore quelques secondes et tout aurait à nouveau dégénéré en bataille non rangée et puérile.

Le blond attrapa la main d'Ichigo et le traina un peu à l'écart de tout ce joyeux bordel.

« Allez viens, on va parler de tout ça en privé. »

Il conduisit Ichigo à l'étage, ou plutôt au rez-de-chaussée, pour l'amener dans une pièce qu'il n'avait pas encore vue jusqu'à présent. Pourtant, il en avait passé du temps chez cette bande de malades, mais jamais encore il n'était entré dans ce qui leur servait de dortoir.

L'orangé prit place sur l'un des futons, attendant que Hirako se place en face de lui. Il voyait bien la confusion dans son regard, l'incompréhension et surtout les reproches qui luisaient au fond de ses prunelles.

« Tes cheveux, tu les as laissé pousser ou c'est à cause de ta Hollowmorphose ?

- C'est le Hogyoku. Urahara n'est pas arrivé à temps pour qu'ils reprennent leur longueur normale. Mais bon, ça c'est pas bien grave, je me suis pas encore regardé dans une glace mais ça doit pas être moche, si ? »

Il vit le Vizard déglutir, comme s'il voulait ravaler profondément la pensée qui venait de lui traverser l'esprit.

« Si tes cheveux ne sont pas tombés c'est que ça devait être à un stade très avancé, tu peux t'estimer heureux de ne pas avoir plus de séquelles. On va faire ça progressivement, d'abord tu plongeras dans ton monde intérieur et ensuite on reprendra l'entrainement pour que tu soumettes ton Hollow.

- Il faudra que j'enlève mes bracelets ?

- Pour te battre oui.

- Alors ça va peut-être poser un petit problème.

- Pourquoi donc ?

- Ben, Urahara m'a dit que si je les enlevais, ma Hollowmorphose reprendra son cours.

- Ichigo, t'as fait quoi avec le Hogyoku ? »

Kurosaki baissa les yeux, sentant immédiatement les reproches qui ne tarderaient pas à pleuvoir. Certainement même se prendrait-il des coups, il devait s'y attendre.

Les mots ne suffisant certainement pas à se faire bien comprendre, l'orangé prit le parti de ne pas ouvrir la bouche et de simplement ouvrir légèrement son shihakusho afin de montrer l'objet qui trônait fièrement sur sa poitrine.

« Non mais t'es vraiment pas bien ma parole ! Tu as l'intention de tourner un film dans lequel tu tiens le rôle d'Aizen ? Ca tourne vraiment pas rond dans ta caboche ! Tu as soumis le Hogyoku ?

- Non. Il s'est volontairement soumis à moi.

- Tu… Hein ? »

Les yeux de Shinji devinrent ronds comme des soucoupes. Il fallait qu'il reprenne l'histoire depuis le début, parce que là, il avait vraiment l'impression d'avoir loupé un épisode, voire même deux ou trois.

Calmement, Ichigo lui présenta tous les faits. Il ne l'avait pas interrompu, il n'avait pas prononcé un seul mot, se contentant de hocher ou de secouer la tête par moments. L'explication tenait la route, mais il n'en revenait toujours pas que cette chose puisse délibérément le prendre pour son maitre.

« Mais bon sang, tu pourrais m'expliquer pourquoi tu as fait cette connerie ?

- Je ne sais pas trop. Je te l'ai dit, j'étais à Hueco Mundo, je l'ai entendu et puis voilà, j'ai pas réfléchi.

- T'as pas réfléchi ? C'était quoi l'idée principale ? Epater Grimmjow en devenant un Hollow toi aussi ? »

L'orangé baissa les yeux. Son cœur venait de se serrer douloureusement dans sa poitrine. C'était vrai que Shinji n'était pas au courant de tout ce qui avait pu se passer depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus.

« Quoi ? J'ai dit une connerie ?

- Grimmjow est mort il y a environ quatorze ans.

- Merde. Ouais, j'ai dit une connerie. On va passer à autre chose. T'étais seul quand tu as fusionné avec ça ? Quelqu'un est au courant ?

- A part Urahara et Aizen, personne.

- Aizen ?

- Oui. Je l'ai fait en sa présence, un peu comme pour le défier.

- Gamin !

- Oh tu peux parler toi, vous arrêtez pas de vous taper dessus avec Hiyori.

- Bon ça va. Urahara est de notre côté, il ne dira rien. Et Aizen est enfermé au Muken, donc tu ne devrais pas avoir trop de problèmes.

- Euh…

- Quoi ? Qu'est-ce que tu me caches encore ?

- Disons que… Quand mon reiatsu a explosé, ça a fait péter le Muken… Aizen s'est échappé. »

Pour simple réponse, il prit une claque derrière la tête. Mais à quoi il avait pensé ce gamin ? Si ça n'avait pas été Ichigo, il y avait fort à parier qu'il lui aurait fait avaler toutes ses dents. Tous les efforts qu'ils avaient faits étaient maintenant réduits à néant.

« Je te préviens que tu auras intérêt à mettre les bouchées doubles dans ton entrainement, parce que malgré toute l'estime que je peux avoir pour toi, sur ce coup là, tu te débrouilleras tout seul. Il est hors de question que je recroise Aizen de mon vivant ! Bon. C'est tout ou tu as encore d'autres catastrophes à m'annoncer ? »

Ichigo se racla la gorge. Il avait bien réussi à imprimer dans son cerveau qu'il avait éliminé Renji, mais le dire à voix haute à quelqu'un était une toute autre histoire.

« Quand mon Hollow a pris le dessus, j'ai tué Renji.

- Tu as quoi ? Attends, non, me dis surtout pas que tu as tué un capitaine du Gotei 13 ! C'est une plaisanterie là, c'est ça ?

- Tu ne sais pas à quel point j'aurais préféré. »

Silencieusement, une larme glissa le long de la joue de l'orangé, laissant Shinji complètement déboussolé.

« Tu as tué l'un de tes plus anciens amis ?

- Il était bien plus qu'un ami. Et non, ce n'est pas moi qui l'ai tué ! »

Un nœud serra la gorge du blond. Mais pour l'instant, il ne s'attarderait pas sur la révélation de la relation d'Ichigo avec celui qui était maintenant l'ancien capitaine de la troisième division. Ce qui importait le plus en ce moment était l'entrainement du rouquin.

« Prépare-toi gamin, tu as une masse énorme de boulot qui t'attends à partir de demain. Alors je te conseille de te reposer dès maintenant. Et mets-toi bien en tête que ce ne sera pas une sinécure, cette fois on ne t'attaquera pas chacun notre tour en face à face, tu auras plusieurs Vizards sur le dos.

- Ca te dérange si je passe la nuit ailleurs qu'ici ?

- Et tu veux aller où ?

- A la clinique Kurosaki. Mon père m'a dit qu'elle était fermée pour le moment, mes sœurs sont en vacances. Je serai seul là-bas. J'arriverai mieux à me concentrer qu'au milieu de votre bande de sauvages.

- Hem. Je ne sais pas si je peux te faire confiance à cent pour cent, alors je vais t'accompagner, au moins jusqu'à ce que je sois sûr que tu ne te feras pas la malle en cours de route.

- Comme tu veux. »

Hirako se releva et suivit l'orangé tout le long du trajet. Il avait menti, il faisait entièrement confiance à Ichigo, il savait que le gamin tenait toujours sa parole. Ce n'était qu'une lamentable excuse pour pouvoir passer plus de temps avec lui.

Mine de rien, cet imbécile lui avait manqué. Il ne s'en était pas rendu compte après tout ce temps passé loin de lui. Les années qui s'étaient écoulées avaient finalement amené Kurosaki dans un coin de son cerveau qu'il ne sollicitait presque plus.

Mais là, le revoir, ça avait tout réveillé. Et s'il devait user de subterfuges pour pouvoir rester avec lui, il en userait et abuserait. Il n'obtiendrait certainement pas ce qu'il espérait plus que tout, mais il se faisait à l'idée que ce serait mieux que rien.

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Debout à l'entrée de la pièce qui avait autrefois été la chambre d'adolescent d'Ichigo, qui n'avait pas changé depuis toutes ces années, Shinji le regardait fouiller dans ses vieux souvenirs.

« Ca fait tellement longtemps que je n'ai plus revu tout ça. C'est un peu comme si je me retrouvais dans la caverne d'Ali Baba. »

Le blond souriait de le voir ainsi. Avec tous les récents événements, il avait bien besoin de trouver un moyen de se détendre. Et apparemment, retrouver toutes ces babioles lui faisait oublier tout le reste.

L'orangé tira de son placard une vieille boîte à chaussure dans laquelle s'entassait tout un tas d'objets en tous genres. Au milieu de tout ce fatras, le blond pu distinguer la pochette d'un CD.

Le doigt de Kurosaki s'attarda sur le morceau de plastique, comme si c'était le bien le plus précieux que cette pièce pouvait contenir.

« J'avais complètement oublié qu'il était là. Attends Shinji, je vais te faire écouter quelque chose. »

Sans attendre la réponse de son ami, Ichigo se dirigea vers la chaine hi-fi et y inséra le disque, choisissant un morceau en particulier. Dès les premières notes, le visage de l'orangé se peignit d'un sourire triste.

« Quand j'étais encore vivant, j'adorais cette chanson sans vraiment faire attention à ce qu'ils pouvaient raconter. Maintenant, elle prend tout son sens. C'est comme si Grimmjow me parlait. » [1]

Hirako tendit l'oreille pour s'imprégner des paroles. C'était une chanson tellement triste et pourtant remplie d'espoir. Totalement contradictoire, mais tellement Ichigo.

A la fin du morceau, Kurosaki soupira et laissa le disque continuer en fond sonore. Le blond, lui, décida qu'il était temps pour lui de quitter cet endroit et de le laisser seul. Bien sûr, qu'il avait envie de rester, mais il valait mieux s'en aller, ne pas se bercer d'illusions. A force d'être trop proche, il finirait par en avoir mal.

« Je vais te laisser Ichi. »

Aucune réponse, simplement l'orangé qui le regardait faire demi-tour sans un mot avec son froncement de sourcil caractéristique. Mais quand il posa une main sur la poignée de la porte, une autre main se posa sur son épaule.

Ichigo l'avait suivi sans bruit dans l'escalier et l'empêchait maintenant de mettre un pied dehors. Shinji croisa un regard étrange, à la fois espiègle et joueur mais aussi déterminé et mélancolique.

« Pourquoi tu veux partir ?

- Tu es arrivé à bon port, je voulais juste être sûr que tu rentres chez toi. C'est fait, alors je m'en vais.

- Menteur. »

Surpris par la réplique, le blond haussa un sourcil interrogateur pour que Kurosaki lui donne une explication valable à l'accusation qu'il venait de faire.

« Je n'en ai peut-être pas l'air comme ça, mais j'ai bien vu tes yeux Shinji. J'ai vu la façon dont tu me regardais, ta manière de te comporter avec moi. Tu n'es pas venu pour t'assurer que je ne m'enfuirais pas. »

Pris au piège par son propre comportement, Shinji tenta le tout pour le tout et nia tout en bloc en tentant de trouver une autre excuse plausible.

« Et pourquoi donc je serais venu si ce n'est pas pour m'assurer qu'une personne qui risque de tous nous éliminer s'il n'est pas assez prudent ne fasse pas de bêtise ?

- Peut-être juste pour rester avec moi. Parce que depuis longtemps tu te demandes quel goût je peux avoir. Dis-moi Shinji, quelles images t'ont traversé l'esprit quand tu étais dans ma chambre, quand tu as vu mon lit ? Est-ce que tu me voyais allongé nu dessus ? Est-ce que tu voulais te coller à moi et me toucher ?

- Arrête ! Ca va pas non ? »

Une chaleur étouffante avait envahi son visage et il sentait ses joues se colorer d'un rouge vif. Le plus embarrassant étant la sensation oppressante dans son pantalon rien que d'imaginer ce genre de situation, pourvu que l'orangé ne se rende compte de rien et qu'il le laisse fuir.

Mais avant qu'il ne puisse esquisser le moindre geste pour s'en aller, Kurosaki avait fait un pas en avant, réduisant dangereusement la distance entre leurs corps. Hirako n'eut pas le temps de faire un pas en arrière pour essayer de reprendre le contrôle de lui-même que le visage d'Ichigo se pencha vers le sien et que ses lèvres ne rencontrent les siennes.

Un frisson partant de la racine de ses cheveux et qui descendit jusque dans ses orteils en passant par la colonne vertébrale le fit trembler. Et il en avait envie, il en avait rêvé, il avait jalousé Grimmjow pour avoir eu droit à ce genre de baisers. Et Renji aussi depuis qu'il avait appris qu'ils avaient été en couple. Pourtant, une petite voix à l'intérieur lui disait qu'il valait mieux ne pas laisser les choses aller plus loin.

De ses mains, le blond attrapa les bras d'Ichigo et il le repoussa gentiment.

« Non Ichigo. Je… Il ne vaut mieux pas.

- Ose me dire que tu n'en as pas envie.

- Pas maintenant. Pas comme ça. Tu viens de perdre ton amant, je ne veux pas profiter de la situation.

- Et si moi j'avais envie que tu en profites ? Touche-moi Shinji. »

Il ne savait pas pourquoi il avait dit ces mots. Il n'avait jamais vu Hirako sous cet angle, il n'avait jamais pensé à lui autrement qu'en ami. Mais de le voir le lorgner du coin de l'œil depuis qu'ils s'étaient retrouvés l'intriguait.

Il ne l'aurait peut-être probablement pas remarqué, mais la chaleur qui se répandait dans son torse par l'intermédiaire du Hogyoku l'avait poussé à observer plus attentivement les faits et gestes du blond.

Après tout, quand il avait perdu Grimmjow, il avait immédiatement sombré dans les bras de Renji. Pourquoi ne serait-ce pas le cas maintenant ? Bien entendu, ce n'était pas la même douleur, ce n'était pas la même situation, ce n'était pas les mêmes sensations et il savait parfaitement qu'il n'oublierait rien dans les bras d'un autre, mais cette chaleur. Que ce soit une erreur ou non, il y réfléchirait plus tard. Le lendemain matin, quand il aura le temps d'analyser toutes les données. Et après tout, Carpe Diem, n'est-ce pas ?

Les doigts de Shinji qui s'emmêlaient dans ses longs cheveux roux pendant qu'il déposait de petits baisers dans son cou stoppèrent sa réflexion. Il réfléchirait à tout ça demain. Pour le moment, il devait se concentrer sur la situation présente. Il était dans l'entrée de la maison familiale avec un Vizard auquel il avait accepté de s'offrir.

Un Vizard, qui malgré tout, semblait hésitant. Pourtant Ichigo sentait à quel point le blond pouvait en avoir envie. Hirako n'osait pas franchir le seuil de ses vêtements, toucher sa peau ou poser ses mains ailleurs que sur sa crinière.

Il fallait dire également, que le lieu n'était pas non plus le mieux choisi pour se laisser aller à cette situation. Il stoppa alors Shinji dans son élan pour le reconduire dans la chambre. Lentement, il l'avait amené près du lit et l'y avait fait s'asseoir, le regardant dans les yeux.

« Ne pense à rien, oublie tout, laisse-toi guider. »

L'orangé repartit dans un profond baiser, forçant Hirako à enrouler ses bras autour de sa nuque. Doucement, il fit basculer le poids de son corps au-dessus du Vizard afin que celui-ci s'allonge sur le matelas.

Kurosaki mit fin au baiser et vit que Shinji le regardait toujours, les yeux grands ouverts, toujours aussi hésitant. Plus encore lorsque le Shinigami déboutonna sa chemise et posa ses mains chaudes sur son torse. Ichigo se pencha alors près de l'oreille du blond.

« Ferme tes yeux Shinji, laisse-toi aller. C'est toi qui es amoureux de moi, tu devrais savourer cet instant. »

Ce n'était pas qu'il ne voulait pas savourer, il ne demandait que ça. Il était simplement en train de se demander s'il n'était pas en train de rêver. Garder les yeux ouverts, voir Ichigo, sentir ses mains sur son corps lui prouvait que c'était bien la réalité.

Cependant, il consentit à obéir à son rouquin, fermant ses paupières et s'agrippant à ses épaules pour demander un nouveau baiser. Les mains qui couraient le long de ses côtes lui semblaient plus brûlantes encore maintenant qu'il ne voyait plus rien et son impatience grandissait à chaque fois qu'il sentait l'homme qu'il désirait s'éloigner de ses lèvres et de son torse.

Il essayait de deviner où les doigts d'Ichigo se poseraient, sans jamais y arriver. L'orangé le surprenait toujours, allant titiller de ses mains ou de ses lèvres divers endroits de son corps à moitié dénudé.

Maintenant qu'il se sentait libre, il aurait très facilement pu rouvrir les yeux, mais il ne voulait plus, il avait pris goût à ce petit jeu, attendant qu'enfin Kurosaki veuille bien le toucher à des endroits qui le feraient frissonner.

Les baisers dans le cou, les caresses sur le ventre et les côtes, tout ça était bien entendu très plaisant, mais sentir une langue chatouiller ses boutons de chair ou sa verge serait nettement meilleur et il s'en mordait la langue d'impatience.

L'orangé rompit soudainement tout contact et Shinji était sur le point d'ouvrir ses paupières quand il le sentit s'affairer sur sa ceinture pour faire glisser son pantalon et son caleçon le long de ses jambes.

Ichigo prit un moment pour détailler le corps qu'il avait sous les yeux. Les vêtements qu'il portait ne rendaient vraiment pas justice à ce qu'il voyait. Certes, Hirako était très fin, mais ses muscles étaient bien dessinés et fermes.

Un soupir, probablement d'impatience, se fit entendre du côté du blond, obligeant le Shinigami à retourner à sa dégustation. Les lèvres, le cou, les épaules et enfin, enfin ! La langue passa une rapide fois sur un mamelon dressé. Ce fut à peine perceptible, mais le Vizard l'avait bien senti et un miaulement s'était échappé de sa gorge.

Ichigo l'excitait comme jamais personne n'avait réussi par le passé. Peut-être était-ce parce qu'il avait attendu ce moment depuis si longtemps, mais il n'avait pas souvenir d'avoir autant désiré quelqu'un.

Le blond tortillait son corps de gauche à droite, d'avant en arrière, redressant son torse par moment, n'importe quel mouvement, n'importe quelle position, pourvu qu'elle l'aide à entrer plus en contact avec l'orangé.

Et les vêtements que Kurosaki portait toujours commençaient à l'agacer sérieusement. Toujours dans le noir le plus total de ses paupières closes, il se débattit tant bien que mal avec le shihakusho qu'il réussit à faire glisser le long des bras de son amant.

Aussitôt le bout de tissu à terre, il attrapa Ichigo par les hanches pour le forcer à se coller à lui. Cette chaleur. Cette incroyable chaleur qui se dégageait de sa peau. Elle le brûlait, faisait bouillir le sang dans ses veines. Shinji aimait cette chaleur, il la voulait, qu'elle ne soit que pour lui et si possible encore la faire augmenter de quelques degrés.

Le corps du blond se raidit lorsque les mains vinrent s'aventurer vers ses cuisses. Encore cette brûlure. Mais il la voulait ailleurs et son corps bougea à nouveau de lui-même afin de montrer à l'orangé ce qu'il attendait réellement en cet instant.

« Ichigo… »

Cette voix cassée, ce timbre foncièrement provocateur dans la façon de prononcer son prénom. Kurosaki étira un sourire carnassier qu'Hirako ne vit pas et pendant que sa main se frayait lentement un passage vers le sexe douloureusement érigé de son partenaire sa bouche vint à nouveau se poser sur ses tétons.

Il avait directement empoigné le membre et y appliquait un lent mouvement de vas et viens, son pouce roulait sur le sommet par moments pendant qu'il suçotait les boutons de chair maintenant rougis sous ses attentions.

Il voyait le corps du blond se courber dans tous les sens, ses mains se cramponner à tout ce qu'elles trouvaient pour garder contact avec le monde réel. Les gémissements totalement indécents de Shinji se répercutaient dans ses oreilles, l'excitant un peu plus. L'orangé sentait clairement qu'il ne tiendrait plus longtemps emprisonné dans son sous-vêtement. Le Vizard l'avait à peine touché et pourtant il était déjà au bord de l'explosion.

S'occuper du corps d'un homme est toujours une expérience plaisante et il avait toujours été excité quand il touchait ses partenaires, il aimait penser à la suite des événements tout en glissant sa langue le long de leur corps, mais là, il semblait avoir atteint le cran supérieur.

Celui où il ne serait plus capable d'attendre une minute de plus avant de sentir un sexe s'enfoncer en lui.

Il se détacha vivement d'Hirako et se débarrassa du reste de ses vêtements et afin de faciliter au mieux sa pénétration, il s'accorda quelques secondes pour prendre le sexe du Vizard en bouche, l'humidifiant le plus possible de sa salive pour qu'elle glisse plus facilement à l'intérieur de son antre.

A califourchon au dessus du bassin du blond, Ichigo dirigea la verge vers son orifice et au moment où il poussa sur ses hanches pour le faire entrer, il ferma ses yeux pendant que Shinji les ouvrit.

C'en était trop pour Hirako, il fallait qu'il le voie maintenant. Jamais il n'en avait espéré autant. Il avait tant de fois rêvé ce genre d'instant tout en se faisant à l'idée que ça n'arriverait jamais, qu'il devait le voir de ses propres yeux.

Ce corps bouillant était déjà recouvert d'une fine pellicule de sueur, sublimant sa peau mate et ses muscles contractés. La petite grimace sur son visage, unique témoignage de la légère douleur qu'il ressentait rajoutait encore plus à sa beauté.

Le blond ne bougeait pas, il le laissait faire, il voulait profiter pleinement de cet instant, ressentir absolument toutes les petites décharges, tous les petits pincements à l'intérieur de ses veines pendant qu'il sentait ce fourreau étroit descendre de plus en plus avant de l'enserrer entièrement.

Après quelques secondes où ils étaient restés immobiles tous les deux, Ichigo se pencha en avant pour se coller à nouveau à Shinji et rouvrit ses yeux, plongeant son regard dans les yeux admiratifs du Vizard.

« Pose tes mains sur moi Shinji. »

Ses doigts glissèrent lentement le long de ses côtes avant de se poser sur ses hanches pour l'aider dans ses mouvements. C'était tellement lent, tellement doux, l'orangé allait et venait sur lui d'une manière sensuelle qui aurait damné le plus pieux des saints.

Seuls des souffles rauques s'échappaient de la gorge de Kurosaki, pourtant on pouvait clairement lire sur son visage tout le plaisir qu'il prenait, surtout lorsque le blond l'obligeait à descendre plus rudement sur son membre en enfonçant ses ongles dans la fine chair de son bassin.

Le Shinigami s'était redressé et avait posé une main sur le torse d'Hirako pour donner plus d'ampleur et de vitesse à ses gestes. Voyant ce sexe gonflé et suintant déjà des prémices du plaisir, Shinji ne put s'empêcher de lâcher les hanches de son partenaire pour y poser les doigts.

Ce n'est qu'à partir de ce moment qu'Ichigo fit entendre sa voix. Il avait ouvert la bouche et ses cordes vocales laissaient de profonds gémissements franchir le seuil de ses lèvres.

La tête rejetée en arrière, ses longs cheveux caressant les jambes du blond, ses mouvements d'avant en arrière qui accéléraient indubitablement, ces sons. Trop. C'était trop pour Hirako qui donna également des coups de reins pour frapper plus rudement la prostate de l'orangé et l'amener à sa jouissance.

Un ultime baiser et Shinji se colla contre le dos de Kurosaki, entourant sa taille de son bras, certain de pouvoir trouver un sommeil réparateur et serein.

« Shinji… Je… Je ne veux rien te promettre, vivre avec moi ce ne sera pas facile.

- Je ne te demande rien. Etre près de toi me suffit pour le moment. Tout ce que j'espère, c'est de ne pas laisser mes sentiments pour toi empiéter sur ton entrainement. »

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[1] Non ! Je ne vous donnerai pas le titre de la chanson. Pas maintenant en tout cas, vous saurez pourquoi dans mes notes ;)

Note 1 : Et voilà, j'espère que ce dernier lemon vous a plus. Mais je vais être gentille avec vous. Vous avez été tellement nombreuses à me demander des Kyoraku/Ukitake et des Isshin/Kisuke que deux OS seront dérivés de cette fiction pour exploiter ces couples. Rendez-vous à la fin de Carpe Diem Baby !

Note 2 : Eh bien, eh bien… Je n'ai eu qu'une seule gagnante pour ce lemon ! Crokante, j'attends le pairing de ton choix par review. Et franchement Lovely, désolée, tu dois vraiment t'en vouloir… Tu l'avais ! Et tu as changé d'avis à la dernière minute -_-'

Note 3 : Etant donné qu'il n'y a qu'une gagnante pour ce concours et que je ne serai donc pas submergée de travail, j'en lance un autre. Le titre de la chanson que je n'ai pas voulu vous donner en fin de chapitre. C'est une chanson que j'ai vraiment adoré quand j'étais adolescente et le scénario de cette fiction m'est venu en la réécoutant. Que celles qui trouvent le titre et l'interprète soient récompensées d'un OS ! Ca parait compliqué sans indication supplémentaire, pourtant ce n'est pas bien difficile. Réponse à ce jeu à la fin de l'histoire.

Note 4 : Plus que 6 reviews pour atteindre les 200 ! Je suis vraiment touchée et je remercie infiniment les revieweuses anonymes qui ont poussé le vice jusqu'à laisser plusieurs commentaires d'affilée, ça m'a vraiment fait rire et ça m'a mis un sacré baume au cœur. J'atteindrai mon but avec ce chapitre 35 alors vraiment, vraiment, merci à vous.

Note 5 : A bientôt !