Beta DrayMione Potter-Malfoy

- Parce que Pettigrew et sa bande d'idiots sont venus nous ordonner de le faire, rage Severus.

- Calme-toi mon ami. Il est plus sage de rester discret.

- Nous ne pourrons passer indéfiniment à travers le filet. Il nous veut.

- Je sais, dit Rabastan sombrement.

OoO

Je suis persuadée que vous avez déjà vu ce journal et que vous connaissez parfaitement son propriétaire.

J'espère que vous n'aurez pas la mauvaise idée de lui rendre, cela pourrait rendre nos actions passées inutiles.

Et, connaissant votre curiosité, je vous demanderai de ne pas l'assouvir. Vos réponses viendront un autre jour.

Vous savez quoi en faire.

- N'est-ce pas un peu trop direct ? s'inquiète Sirius

- Si, mais je n'ai pas la tête pour des jeux de mots et autre subtilité. Mais si tu as des suggestions, je suis pour, dit Hermione les yeux résolument fixés sur le parchemin.

- Tu as passé une mauvaise nuit Hermione, demande Remus qui voit son amie tendue.

- Ça se voit tant que ça ?

- Non, juste pour quelqu'un d'observateur, la rassure-t-il. Mange du chocolat, ça remonte toujours le moral.

- Merci Remus, dit-elle en lui souriant.

Certains pourraient être énervés de sa manie de proposer du chocolat, mais Hermione apprécie et surtout ça lui rappelle son ancien professeur qu'elle a apprécié.

Hermione retourne à son parchemin, et écrit autre chose.

S'il vous plaît n'écrivez pas dedans, je n'ai aucune envie de combattre un basilic. Vous savez ce qu'il vous reste à faire.

- Pas beaucoup plus subtil, grimace Sirius.

Hermione hausse les épaules, toujours sans regarder son ami. La journée va être longue. Non seulement elle n'a pas bien dormi, ses souvenirs de guerre sont venus la hanter et à cela est venu s'ajouter le baiser échangé avec Sirius, et par moment Rabastan et Severus s'y sont rajouté, ce qui donnait un joyeux mélange.

- On se voit en cours !

Hermione se lève et se dirige vers son cours de potion qui ne commence pas tout de suite mais c'est toujours mieux que d'être à côté de Sirius, vu qu'elle ne sait pas comment se comporter avec lui. Lui qui semble aller bien et faire comme si rien ne s'était passé ou comme si leur baiser ne l'avait pas perturbé.

- Qu'as-tu fait à Hermione ?

- Hein ? De quoi tu parles Moony, s'étonne Sirius.

Il a trouvé Hermione distante, et franchement, il en est étonné. Il la savait gênée, mais il ne pensait pas qu'elle le serait autant.

- Elle est bizarre, rajoute James.

- C'est peut-être avec ce qui s'est passé hier. Elle ne s'est pas complètement remise de ses évènements passés et cela l'a probablement plus perturbée qu'elle ne veut le montrer.

Sirius trouve qu'il s'en sort pas mal, ces mots peuvent avoir un double sens et il n'est pas prêt à leur parler du baiser qui, lui pour le coup, l'a fait bien dormir. Maintenant qu'il a eu un aperçu, il voudrait recommencer mais il ne pense pas qu'Hermione soit d'accord. Et comme à chaque fois que quelque chose le touche profondément, et que ce n'est pas le cas de l'autre, il fait comme si rien ne s'était passé et se comporte de manière désinvolte.

OoO

C'est en entrant dans la volière qu'elle voit Regulus assis sur les marches caressant les rapaces.

- Regulus ?

Lorsqu'il tourne le visage vers elle, Hermione voit qu'il a un œil tuméfié.

- Qui t'a fait ça ? Demande-t-elle en colère.

Il hausse les épaules.

- Ça ne te regarde pas.

Mais Hermione ne compte pas en rester là. Regulus, qui a vu son regard déterminé, veut s'échapper, mais la Gryffondor est pleine de ressources et ferme la porte d'un coup de baguette.

- J'envoie ma lettre, puis toi et moi, on parle.

Regulus n'essaye pas de bouger. Il sait qu'il n'a aucune chance. Bien qu'il ne soit qu'en sixième année, la réputation de la Gryffondor en cours est arrivée aux oreilles des plus jeunes.

Hermione attache son colis à un hibou de l'école qui s'envole vers sa destination. Elle se retourne vers le Serpentard qui semble bouder.

- Tu ressembles à ton frère. Vous avez la même tête quand vous n'obtenez pas ce que vous voulez, sourit Hermione.

Regulus reste la bouche close. Le faire parler ne va être une mission facile.

- J'imagine que ce ne sont pas les Gryffondors qui t'ont fait ça ?

- Bien sûr que non, les parfaits Gryffondors ne peuvent pas faire quelque chose de mal.

- Tu savais que Godric Gryffondor était pour son époque considéré comme un guerrier, maintenant il serait juste une brute avec une épée. J'imagine que si nous sommes dans sa maison, c'est que nous avons certains de ses traits de caractères.

- Et Salazar Serpentard, tu le décris comment ? Ne peut s'empêcher de demander Regulus qui se dit que pour une Gryffondor, elle est rusée.

- Serpentard ? Comme un homme de science, un homme rusé, parce qu'à cette époque, ce n'était pas ce que l'on attendait d'eux. Il en a subi les conséquences et il est devenu aigre avec ses semblables… Mais nous ne sommes pas eux. Je pense que la couleur de ton œil a un lien avec la conversation que j'ai eu avec deux septième années de ta maison.

- Conversation ?

- Mise en garde si tu préfères, ou menace. Donc, même si ce n'est pas lui qui a porté le coup, je parierai ma baguette que cela a un rapport avec l'attitude de Sirius à ton égard.

Hermione attend une confirmation, mais Regulus reste muet. Néanmoins, il croise les bras, comme pour se protéger.

- Je ne veux pas te dire quoi faire de ta vie, je pense que beaucoup de personne le font, mais j'espère sincèrement que ça ne va entacher la relation que tu as avec ton frère.

Voyant que la conversation n'ira pas plus loin, Hermione lève le sort et s'en va. Regulus attend quelques minutes avant d'aller rejoindre son repère.

- Parce qu'elle croit que c'est facile de leur dire non ? Dit-il pour lui-même. Et Voldemort, lui non plus n'aime pas qu'on le contredise. Comme si j'avais le choix. Comme si quelqu'un me laissait faire ce que je veux de de ma vie. Et cette Gryffondor. Elle vit dans son monde où tout est facile.

Regulus, qui était perdu dans son monologue, ne se rend compte que maintenant qu'il y a un chien assis en face de lui qui le fixe.

- Euh, salut toi.

Patmol s'avance et s'assoie juste en face de son frère et penche la tête sur le côté en sortant sa langue.

Regulus sourit et approche sa tête de la truffe du chien. Patmol ne peut pas s'en empêcher et lèche la moitié du visage de frère, ce qui après quelques réflexions est dégoûtant.

- Beurk, Sirius c'est baveux et sale.

Sirius se retransforme, étonné que son frère est découvert que c'était lui. Peut-être que tout espoir n'est pas perdu. Il s'assoie à côté du Serpentard.

- Comment as-tu su ?

- Ça fait longtemps que tu n'as pas ouvert un livre sur la noble et ancienne famille Black.

- Non j'ai toujours détesté ça, même quand Grand-père me forçait.

- Tu n'es pas le premier animagus de notre famille et pas le premier chien, ou Sinistros selon les superstitieux.

- Génial, moi qui étais fier de ma forme.

- Elle reste cool.

- Je peux t'apprendre… Enfin si tu veux.

Regulus tourne la tête étonné vers lui. Il ne doute pas de la sincérité de son frère. Sirius a toujours été ainsi.

- Et comment feras-tu ?

- Déjà, je vais avoir une explication avec ceux qui t'ont fait ça, ensuite, je ferai ce qu'il faut pour que tu ne sois plus confronter à ce genre de problème quel qu'il soit.

- Ton amie ne t'a pas parlé ?

- Mon amie, ce n'est plus cette Gryffondor ?

Regulus rougit.

- Elle peut être horripilante.

Sirius hausse un sourcil.

- Elle m'a enfermé dans la volière pour parler.

- Il y a pire que d'être enfermé avec une jolie fille, tu ne crois pas.

- Oui, dit-il les joues légèrement rouge, mais c'est la tienne.

C'est au tour de Sirius d'avoir les joues rouges. Il est rare que Regulus s'exprime si clairement surtout sur un sujet délicat.

- Je n'en suis pas si sûr, dit Sirius en pensant au comportement distant d'Hermione toute la journée. Peut-être regrette-t-elle leur baiser. Peut-être s'est-elle rendue compte qu'elle voulait juste être son amie ?

- Je ne pense pas que Lord et Lady Black aient offert un tel présent à une femme qui ne t'est pas destiné.

- Tu les as vu ?

- L'ensemble des vingt-huit sacrée l'a vu. Mais elle ne sait pas ce que ça veut dire, conclut le cadet des Black.

- Non.

- Tu devrais lui dire.

- C'est compliqué.

- Pourquoi ? Demande timidement Regulus.

- On s'est embrassés.

- Ce n'est pas la première fois...

Regulus regarde son frère qui est gêné, autant qu'il peut l'être.

- Si ? Oh, on pensait que ça faisait longtemps que vous aviez passé cette étape.

- On ?

- A peu près l'ensemble de Poudlard.

Sirius se laisse tomber au sol, étonné de la passion des adolescents pour la vie sentimentale des autres. C'est là qu'il se souvient qu'il a été adulte et qu'il pense parfois différemment des autres élèves.

- Le truc c'est que je ne sais pas si elle a apprécié.

- Je ne suis pas expert en relation, mais elle n'aime pas en parler et apparemment vous avez besoin… Puis, tu es un Gryffondor oui ou non ?

Sirius se redresse brusquement et prend rapidement son frère dans ses bras.

- Merci. Les confidences entres frères m'ont manqué.

OoO

Le lendemain Albus entre dans son bureau, il y voit un hibou endormi sur le dossier de son fauteuil. Il fait venir des biscuits et de l'eau pour l'animal qui doit être là depuis un bon moment.

Albus n'est pas étonné d'y trouvé un paquet avec une lettre.

- Qu'avons-nous là ?

Albus jette ses sorts habituels et comme d'habitude, il n'est pas piégé mais il vaut mieux être prudent. Le directeur sent que quelque chose se prépare, ce n'est pas le moment de faire une erreur.

Doucement, il déballe le paquet pour y trouver un journal avec le nom d'une personne qu'il n'est pas prêt d'oublier. Bizarrement, il est plus intrigué par la lettre et tous les mystères de son expéditeur et une nouvelle fois, il n'est pas déçu.

Vu ce que cet objet d'apparence banal peut faire, je vous conseille de le détruire le plus rapidement possible sans chercher à assouvir votre curiosité.

Mais Albus bien déterminer à savoir qui lui envoie ces objets fait des tests sur le parchemin. Cette fois, contrairement aux autres, il voit des phrases apparaître de plus en plus lisiblement.

S'il vous plaît n'écrivez pas dedans, je n'ai aucune envie de combattre un basilic. Vous savez ce qu'il vous reste à faire.

- Basilic ? Qu'as-tu fait Tom, soupire le directeur.

Albus baisse les yeux sur le parchemin qui laisse apparaître un autre texte :

Je suis persuadée que vous avez déjà vu ce journal et que vous connaissez parfaitement son propriétaire.

J'espère que vous n'aurez pas la mauvaise idée de lui rendre, cela pourrait rendre nos actions passées inutiles.

Et, connaissant votre curiosité, je vous demanderai de ne pas l'assouvir. Vos réponses viendront un autre jour.

Vous savez quoi en faire.

Qui que soit la personne qui lui envoie ces colis, elle a une connaissance du directeur et de Tom impressionnante. Albus se dit qu'il est heureux que cette personne soit dans son camp. Et qu'il va suivre les conseils de cette inconnue. Il a hâte de parler de cette histoire à Maugrey.

- La vie est intéressante Fumesec, tu ne trouves pas ?

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Le directeur n'est pas le seul à recevoir une lettre ce matin. C'est fébrile que Sirius ouvre la lettre de son grand-père.

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A suivre...