Bonjour à tous et à toutes! Bon les examens sont enfin terminés donc je me suis dit que ça valait bien un nouveau chapitre :) Je remercie Camelia Bella, lalichou, floriane13, Lea Michaelson, la-plume-du-temps et Anya pour leurs commentaires du dernier chapitre ainsi que tous ceux qui suivent ou ont placé cette fiction dans leur favoris. J'espère que vous trouverez cette lecture à votre gout.
Henry détestait être si petit. Son père lui avait promis qu'il allait grandir, mais Henry avait l'impression qu'il allait toujours rester petit. Il resserra sa prise sur la main de son père alors qu'ils traversaient la foule. Les petites jambes de Henry faisaient de leur mieux pour rattraper les grandes enjambées de celles de son père. Klaus s'en rendit compte et souleva son garçon de trois ans et demi. Henry adorait son père. C'était le meilleur papa au monde. Il ne se fâchait pas quand Henry mettait de la peinture sur les tapis ou quand Henry se collait à lui lorsqu'il avait peur. Ca ne l'embêtait pas de porter Henry jusqu'à son lit quand il était somnolent ou de le prendre dans ses bras pour qu'il puisse mieux voir. Il était le meilleur papa qui ait jamais existé.
Mais pas à présent. Henry pouvait se sentir exploser de rage. Il n'en avait rien à faire de qui il était, personne ne menaçait sa mère. Sa respiration devint erratique et quelque chose se déclencha en lui.
K&C
Caroline regarda les ongles de Henry se transformer en griffes et ses crocs faire leur apparition. Ses poils et ses cheveux commencèrent à tourner au blanc.
« Qu'est-ce que… » dit Klaus en regardant le garçon. Il tenait toujours Caroline sauf qu'il avait cessé de l'étrangler. Le garçon se transformait en loup, ce qui était impossible. La pleine lune était passée de 2 jours.
« Henry, » dit Caroline, « Henry arrête. Calme-toi. »
Il était trop tard. Caroline grimaça au son que firent les os de Henry en se rompant et regarda impuissante son bébé se transformer en loup. Elle se tourna vers Klaus qui semblait être stupéfait par ce qu'il avait devant les yeux. Où s'était tenu Henry se trouvait à présent un rare loup blanc. Il grognait et montrait les crocs à son encontre. Voyant que Klaus ne lui prêtait plus attention, Caroline réussi enfin par se dégager.
« Henry ? » dit-elle en se rapprochant, mais il se mit à gronder. Caroline recula stupéfaite. Le loup se tourna de nouveau vers Klaus et continua à gronder et à aboyer.
« C'est impossible, » dit Klaus émerveillé. Le loup se mit à regarder tour à tour Caroline puis Klaus avant de s'enfuir de la pièce.
« Il a déclenché une métamorphose, » dit Caroline pour elle-même. « Il a déclenché une métamorphose ! »
« Qu'est-ce qu'il se passe ici ! » dit Elijah en faisant irruption dans la pièce prêt à se charger de n'importe quel bazars dont son frère était responsable.
« Mon fils vient juste de déclencher une transformation, voilà ce qu'il se passe ! » dit Caroline et elle lança un regard aux deux hommes. « Ne restez pas plantés là comme des idiots, aidez-moi à le retrouver ! » Sur ce, Caroline se précipita hors de la pièce laissant les deux frères bouche bée. Personne n'osait jamais leur parler de cette façon. Elijah regarda Klaus dont le visage était vide d'expression.
« Plus vite que ça ! » appela la voix de Caroline, qu'ils entendirent seulement grâce à leur ouïe super développée.
« Satanée femme ! » dit Klaus mais il finit par sortir et partir à la recherche du garçon qu'il avait rendu tellement furieux qu'il s'était transformé. Elijah resta là, songeur. Niklaus n'essayait-il pas de tuer la fille il y a quelques minutes, et maintenant il l'aidait ? Caroline. Pourquoi ce nom lui était-il familier ? Cela n'avait pas d'importance. D'abord il fallait trouver son fils, il résoudrait le mystère se cachant derrière Caroline et son enfant loup-garou plus tard.
K&C
« Henry ! » Appela Caroline, « Viens mon chéri. S'enfuir ne fait pas disparaitre les problèmes. »
« Il fugue beaucoup ? » demanda Klaus soudainement à ses côtés. Caroline retint un sursaut.
« Parfois, » dit Caroline, « Il… il est comme son père. Il n'est pas très fort pour gérer les émotions conflictuelles. »
« Si je vous aide à le retrouver, me direz-vous ce que vous faites ici ? » demanda Klaus.
« Non, » dit Caroline tout en s'arrêtant pour le regarder, « Mais vous le ferez tout de même. Ecoutez, je ne connais pas ces terres. Mais vous si. Aidez-moi à le retrouver et je vous fais la promesse que vous n'aurez pas à le regretter. »
« Qui vous a envoyé ? » demanda à nouveau Klaus mais cette fois-ci sans l'agresser.
« Moi-même, » répondit Caroline. « Il ne peut être allé bien loin. Tout comme moi, il n'est point familier de ces lieux. »
Il ne leur fallut pas longtemps pour le retrouver. Il était près d'un point d'eau, ce qui ne fut pas une surprise. Henry aimait l'eau. Il se tenait assis dans l'herbe sous sa forme humaine. Caroline le rejoignit et s'assit à ses côtés. Klaus resta là où il se trouvait, à l'écart à les regarder.
« Cela n'a pas duré, » dit Henry à sa mère, « Une fois calmé je suis redevenu moi-même. »
« Tiens, » dit Caroline tout en lui tendant des habits que lui avait donné Elijah pour lui. Il était comme ça, à penser toujours à tout.
« Merci, » dit Henry puis il commença à les enfiler.
« Je me souviens de quelques fois quand ton oncle Tyler se mettait en colère, son côté animal ressortait mais il ne s'est jamais vraiment transformé, » dit Caroline.
« Je suis désolé maman, » dit Henry et Caroline hocha la tête.
« Contrôle toi, » dit Caroline, « Et… »
« Laisse-moi deviner… pense à quelque chose de heureux ? » fini Henry à sa place.
« Quelque chose comme ça, » dit Caroline en lui tendant une main. Ils rebroussèrent chemin en direction de Klaus. Caroline se tint entre les deux hommes qui se jaugèrent du regard.
« Ma transformation était un avertissement, » l'informa Henry, « Touche encore ma mère, et tu comprendras la signification du mot souffrance, compris ? » A la surprise de Henry Klaus sourit.
« Compris, à présent retournons au château et essayons de s'entendre ? » dit Klaus, « Il semble que nous ayons beaucoup à discuter, mais je te jure que je ne blesserai plus jamais ta mère. » Henry ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais Caroline l'interrompit en posant sa main sur son bras.
« Assez, rentrons, » dit Caroline avant de s'éloigner, laissant les deux hommes derrière elle.
Présent
« Tu te sens mieux ? » demanda Elijah à Klaus qui se remettait d'une quinte de toux.
« Oui, j'ai juste eu l'impression pendant un moment que quelqu'un essayait de m'étrangler, » dit Klaus en se massant la gorge. « Peut-être ai-je déjà eu suffisamment à boire pour ce soir. »
« Pense tu que cela soit due à quelque chose d'autre… à la magie peut-être ? » dit Elijah en balayant du regard la salle bondé, pensant trouver une éventuelle sorcière parmi elle.
« Non… tout d'un coup je me suis senti comme si quelqu'un me broyait le cou, » se répéta Klaus, « Je pense que je vais m'en aller. »
« Non ! » cria Kol, « La nuit vient à peine de débuter Nik ! »
« Comment va Bonnie ? » demanda Klaus, essayant de ne pas rire lorsqu'il se rendit compte de l'état d'ébriété de son frère.
« Oh elle va bien, » répondit Kol en hoquetant. « Même si je pense qu'elle ait parlé de castration dans notre dernière conversation, mais je ne me rappelle pas pourquoi. »
« Je pense que je vais vous devancer, » dit Klaus puis il chuchota à Elijah, « Surveille-le. »
Klaus fit son chemin jusqu'à sa chambre d'hôtel et se mit au lit. Il était presque 2 heures du matin. Il fut un temps où se coucher à cette heure aurait signifié se coucher tôt, en fait avant de connaitre Caroline il dormait à peine. Klaus était étendu sur son côté du lit, à fixer celui où dormait habituellement Caroline. Cela ne faisait que deux jours qu'elle était partie, mais Henry et elle lui manquaient déjà terriblement.
1492
Caroline se retourna et se retrouva face au côté du lit où Klaus avait l'habitude de dormir. C'était tellement dur de trouver le sommeil sans lui, surtout après la journée qu'elle avait eu. La plupart des gens aurait été furieux s'ils avaient été étranglé, mais Caroline ne ressentait que de la pitié envers Niklaus. Pauvre âme, incapable de faire confiance à quiconque. Quelle vie solitaire était la sienne. Sachant qu'elle n'arriverait pas à s'endormir Caroline s'habilla et descendit espérant trouver un livre ou une autre source de distraction pour l'occuper jusqu'au matin. Elle vit une lumière filtrer de sous une porte et s'arrêta.
« Entrez, » dit une voix venant de l'autre côté du battant. Caroline poussa la porte et se retrouva en présence de Klaus et d'Elijah. Klaus tenait en main un parchemin qu'il observait avec attention. Il y avait une fille qui virevoltait autour d'eux. Klaus leva les yeux vers elle. « Ce sera tout. » La fille hocha la tête et quitta la pièce.
« Vous ne trouvez pas le repos Caroline ? » dit Elijah quittant sa place derrière le fauteuil de Klaus.
« Non, pas vraiment, » dit Caroline, « Ais-je interrompu quelque chose ? »
« Nullement, » dit Klaus et il fit signe à un autre serviteur d'approcher, un homme cette fois, « J'ai remarqué que vous ne vous étiez pas nourrie convenablement ce diner, désireriez-vous y remédier ? »
« Non, je vous remercie, » dit poliment Caroline.
« Ne me dites pas que vous êtes une de ces pauvres excuses de vampires qui ne boivent pas directement à la source. » Dit Klaus et Caroline secoua la tête.
« Oh non, je bois directement sur des personnes mais pas… sur les hommes, » dit Caroline, Elijah et Klaus relevèrent un sourcil interrogateur.
« Et pourquoi cela ? » demanda Klaus.
« Mon marrie n'aime pas cela, » répondit Caroline.
« Il n'apprécie pas que vous vous nourrissiez sur des hommes ? » dit Klaus et Caroline hocha la tête.
« Il ne veut pas que je touche d'homme à part lui, » dit Caroline, « Ainsi je ne me rassasie seulement sur des femmes. »
« Un homme intelligent, » dit Klaus et un sourire malicieux apparu sur le visage de Caroline.
« Il en est convaincue, » dit Caroline.
« Est-il humain ? » demanda Klaus.
« Non, c'est un loup-garou, tout comme Henry, » dit Caroline, ce qui n'était pas vraiment un mensonge.
« Hum… » dit Klaus. « Une marque intéressante que vous avez là. » Les yeux de Caroline glissèrent sur son poignet. Zut. Elle avait oublié de le couvrir. « Je n'ai pas pour habitude de voir beaucoup de dames en porter. »
« J'essayais de me rebeller. » dit Caroline essayant de garder un visage neutre.
« Un colibri, cela à une signification pour vous je suppose, » dit Klaus et Caroline acquiesça.
« En effet, » dit Caroline, « Il vaudrait mieux que je tente de dormir tout de même. Bonne nuit. »
Elijah scruta la fille. Il était vraiment peu usuel qu'une dame porte un tatouage, mais le plus étrange était le tatouage lui-même. Un colibri. Un simple oiseau, qui avait cependant également de la valeur pour Elijah. Une fois, il n'y a pas si longtemps que ça, avait surpris Niklaus assis, à fixer ce même genre d'oiseau. Son frère s'était tenue immobile, admirant l'oiseau battre des ailes jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon. Il était étrange que cette fille porte un tatouage représentant une chose ayant une signification pour son frère. Très étrange.
« A quoi penses-tu mon frère ? » demanda Klaus.
« Je pense que tu devrais éviter d'essayer de la tuer une nouvelle fois, » répondit Elijah.
K&C
Henry n'arrivait pas non plus à dormir. Il faisait les cents pas dans sa chambre. Comment son père avait-il pu s'attaquer de la sorte à sa mère ? Oui, Henry savait que cet homme n'était pas vraiment son père, pas encore. Henry savait aussi que son père avait fait des choses terribles, même si une part de lui avait toujours refusé d'y croire. Comment aurait-il pu ? Klaus était un si bon père et il aimait tellement Caroline et sa famille, cependant il en avait la preuve à présent. Henry avait fini par être témoin des ténèbres qui habitaient son père. Henry se frotta les yeux. Il était exténué, pourtant il lui était impossible de dormir.
Quand Henry n'était encore qu'un enfant, il y avait deux choses qui pouvaient l'aider à trouver le sommeil. Les berceuses que lui chantait sa mère et les histoires que lui racontait son père. Il avait en réserve bien 1000 ans d'histoires, mais il avait apparemment toujours évité de raconter les mauvaises. Klaus ne les avait pas mentionnées pour protéger Henry. Il l'avait toujours protégé. Henry aurait aimé que son père soit là pour les protéger lui et Caroline de sa personne, mais il ne l'était pas. Henry devait assurer ce rôle cette fois. Et s'il prenait à Niklaus l'envie de s'en prendre de nouveau à sa mère, Henry lui montrerait qui de eux deux était le véritable alpha.
K&C
Ils devraient partir. Ils devraient partir tout de suite. Henry et elle devraient juste faire leurs valises, essayer le sort une autre fois et quitter ce château immédiatement. En ce moment même ils prenaient leur petit déjeuné, ou plutôt Henry mangeait pendant que le reste d'eux sirotait leur sang. On aurait pu couper la tension de l'air au couteau. Caroline avait essayé d'orienter la conversation vers un sujet léger mais avait misérablement échoué.
« J'avais espéré que Henry et moi puissions nous rendre au village aujourd'hui, » dit Caroline, brisant le silence, « Ou allez-vous essayer de nous retenir prisonniers de nouveau ? » Henry retint un rire.
« Non, il se trouve que j'ai également le besoin de me rendre au village, je me joindrai peut-être à vous, » dit Klaus et Caroline reprit une gorgée de sang. Oh, cela allait être divertissant.
Henry insista pour se tenir entre Klaus et Caroline pendant qu'ils traversaient le village. Tous les regards étaient tournés vers eux, probablement en raison des rares apparitions que faisait le seigneur Niklaus. Caroline les ignora et s'arrêta chez un vendeur qui avait un bon nombre de châles exposés. Des épées anciennes (ou neuves vu le contexte) avaient attiré l'attention de Henry. Caroline caressa de sa main l'étoffe de soie rose de l'une d'elles.
« Le bleue vous irait mieux, » dit Klaus et Caroline se tourna pour lui faire face, « Le bleu mettrait bien mieux vos traits en valeur que le rose. Tenez. » Klaus paya pour le châle bleu à la place du rose devant les yeux écarquillés du marchant avant de le donner à Caroline.
« Vous avez payé, » dit Caroline légèrement choquée.
« Il nous arrive de faire attention à sauver les apparences, ma chère, » dit Klaus et Caroline sourit.
« Merci, » dit-elle puis elle passa le châle autour de ses épaules.
« Ce n'est rien, » dit Klaus.
Henry jeta un coup d'œil dans leur direction et vit la façon dont Klaus regardait sa mère. Henry voyait enfin quelque chose de familier chez cet homme. Klaus regardait Caroline de la même manière que le faisait son père. Henry sourit et retourna à ses épées, espérant que sa mère lui permettrait peut être d'en acheter une.
…
Enfin nous voyons le début d'une entente.
Pour ceux qui se posent la question, oui j'ai jonglé entre la deuxième personne du singulier et du pluriel par le passé et c'était un choix personnel. Comme vous le savez en anglais dans les deux cas nous avons "you". J'ai donc décidé d'opter pour le tutoiement lors de leurs échanges menaçants puis de revenir au vouvoiement afin de respecter les convenances de l'époque. Je n'ai pas trouvé cela très gênant à la relecture, j'espère qu'il en a été de même pour vous.
Sur ce, à bientôt.
