Auteur: Bel Uriel Disreali
Disclaimer: Les personnages de Bleach ne sont pas ma propriété... *Récite Béli sur un ton monocorde* Bon, maintenant je peux avoir une chance d'avoir une réponse pour ma demande?
NOTE: Je m'excuse platement de ce retard! Ma pauvre lily n'a pas put me l'envoyer plus tôt. Puis j'ai eut un gros doute, puisque ce chapitre à la base est la suite du précédent et qu'elle m'a fait voir qu'il était sacrément brouillon! Donc, si vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à me laisser des review et je vous préciserait ce qui n'est pas assez clair. Un chapitre assez inquiétant en somme.
Couple: Bya/Ren
Résumé: Je m'étais promis de ne plus jamais me fier aux apparences, je m'étais promis de me battre pour mes convictions et ceux que j'aime! Mais que faire, lorsque les fils du destin nous tirent comme un pantin de bois jusqu'à la fin? Que faire… Lorsque tout est déjà écrit?
Il fut écrit...
Partie I Ce qui nous lie.
Chapitre XXXVI: Sonnera le glas...
« - Nous allons de suite prendre vos mensurations, puis choisir les couleurs que vous porterez tous les deux!
Trancha la femme. La journée risquait d'être vraiment très longue... »
O.o.O
« Au même moment »
Byakuya Kuchiki avançait d'un pas égal vers le lieu du bureau de la 1ére division, il n'y avait pas remit les pieds depuis... Depuis le début de toute cette histoire et depuis que son univers s'était renversé. La missive qu'il avait reçue le laissait perplexe et c'est avec un masque d'indifférence profonde qu'il poussa la porte. Songeant brièvement qu'il devrait allez sauver Renji des griffes de sa tendre mère.
- Kuchiki-Taïcho!
Yamamoto releva un peu son attention à son arrivée.
- Je suis ravie de constater que vous avez put vous libérer de vos obligations pour vous joindre à nous.
Cette entré en matière le laissa encore plus refermé.
* 11 heure 30 *
Renji soupira, au cadran du soleil l'heure du déjeuner approchait à grand pas. Subane l'avait bombardé de question qu'il ne comprenait pas alors qu'on l'habillait, et le déshabillait. Elle avait même posé des questions sur ses conquêtes, son goût pour les femmes, le plus embarrassant avait sans doute été lorsqu'elle lui avait demandé ingénument en choisissant la couleur des couverts et qu'on finissait de l'habiller s'il avait encore sa virginité. Il avait fusillé du regard le pauvre domestique qui lui serra trop la taille, choqué lui aussi.
- Ça suffit! Ça ne vous regarde absolument pas!
- Ce n'est qu'un renseignement qui nous vaudra d'éviter les mauvaises surprises lors de votre première nuit. Avez-vous un minimum d'éducation dans ce domaine? Vous pouvez faire preuve d'une telle brutalité vous les hommes avec votre ignorance...
Finit-elle par souffler pour elle même.
- Je me souviens que cela avait été un véritable carnage la première fois...
Il pâlit, ne voulant même pas songer à demander si elle parlait d'expérience personnelle.
* 12 heure 25 *
Actuellement, elle le traînait à travers le manoir, ils avaient prit un sentier bien détourné avant de trouver les bâtiments. Il en avait ras le katana! Si elle lui présentait un instrument avec tout le respect qu'il lui devait il l'assommerait avec!
- Kuchiki-dono, il vaut mieux s'arrêter pour aujourd'hui...
- Pas encore! Je veux vous montrer où aura lieu le mariage.
Elle poussa une palissade avec force, un peu essoufflée elle aussi du trajet.
- Nous sommes ici dans le domaine du clan. C'est ici que nous permettons en général les mariages de nos gens qui le souhaitent!
Souligna-t-elle en posant une main sur sa poitrine, rappelant au Abaraï qu'elle était une femme avant tout, et qu'elle aussi devait avoir du mal à tenir la mesure.
Le lieu où se mariait leur gens? Parlait-elle de leurs domestiques?
- Les domestiques?
La question fusa trop tard et il se traita d'idiot.
- Tous les mariages des Kuchiki se font sur le domaine du clan. Nous ne pouvons nous permettre de mettre en émoi l'aile principale pour la moindre union. Et dieu seul sait le nombre de mariage que nous avons le bonheur de célébrer!
Elle jeta un coup d'œil vers les meubles encore couverts.
- Et cela passe par tous ceux qui d'une façon ou d'une autre sont plus où moins proches de notre clan. Y comprit la classe de nos domestiques... Mais pour vous rassurer cette partie n'a pas servit depuis bien longtemps.
Elle se lança dans son avancée, il dû la suivre toujours un peu surprit.
- Vous devez de surcroit vous tenir tranquille. Plus loin nous serons mieux se sera, nulle besoin d'attiser la colère de la Chambre que vous avez déjà ébranlé. Votre premier éclat de courage ne saurait réussir une nouvelle fois.
Il fronça les sourcils, de quoi elle parlait.
- J'ai bien peur de ne pas comprendre...
Marmonna Renji en la voyant se diriger indéniablement vers le jardin.
- Alors c'était bien de l'inconscience... Elle sembla un peu déçue.
- Comment un être peut-il être autant dénué de bon sens.
Son silence la fit lever les yeux au ciel.
- Vous rendez-vous compte que vous vous êtes présenté devant la Chambre du clan jeune homme? Ne savez vous pas qu'aucun homme hormis le chef de clan ne peut pénétrer ce cercle! Savez vous que le reste du clan ignore même le nom de celles qui y sièges dans un désir de secret absolu et de complète sécurité!
Elle se tourna pour lui faire face.
- Avez-vous conscience d'avoir mit en danger les jours de toutes ces femmes en osant entrer ainsi! Si jamais leurs identités étaient révélées, il serait possible de faire pression sur ce cercle de haute instance qui rend les décisions les plus primordiales comme la nomination d'un nouveau chef de clan!
Elle fronça les sourcils, un peu énervé.
- Êtes vous aussi idiot?
- Je ne pouvais pas savoir que c'était sensé être un cercle si important!
Grogna Renji en faisant sa mauvaise tête.
- Puis si c'était si fermé et secret que ça, pourquoi c'est vous qu'on a chargé de faire ce mariage?
Demanda le roux avec un peu trop de mauvaise foi. Elle le dévisagea, avant de prendre d'une voix placide.
- Je n'ai jamais dit que cela n'était pas sans danger pour ma personne.
Cette révélation frappa son cadet. Que voulait-elle dire?
- Il va de soit qu'étant mère du chef de clan je siège au Conseil, mais le fait d'avoir été désignée comme directeur de conscience fait que je ne pourrai pas siéger après, de nouveau à la Chambre. En acceptant cette charge, j'y ai perdu mon statut.
Elle soupira.
- Ma voix ne compte plus, j'ai tranché, une autre prendra ma place.
Lentement il put prendre conscience du sacrifice que symbolisait tout ceci.
- C'est un magnifique jardin, mon fils aimait s'entraîner ici lorsqu'il était encore très jeune.
Souffla-t-elle, ce qui le fit lever son attention sur les lieux, en effet l'allée qu'ils arpentaient était tout juste dessinée. Il leva les yeux apercevant un peu plus loin sous les arbres des buissons de mûres. Elle capta son regard et sourit.
- Je suis sûre que si on lui tournait le dos, il serait capable d'aller dépouiller les arbustes de leurs fruits!
Alors qu'ils marchaient, elle traversa et quitta la petite route, foulant l'herbe pour se pencher sur les fleurs.
- Kyoko!
La domestique arriva d'un point opposé, le visage couvert de terre.
- Je... Je ne savais pas! PARDON! Milles excuses Subane-dono!
Elle s'agenouilla.
- Arrête donc, je suis en avance... Elles sont magnifiques, quand les as-tu planté ?
- Il y a deux jours, puis j'ai entreprit de refaire le parterre derrière...
- Ne t'inquiète pas, tu es parfaite comme d'habitude... Prépare nous un thé, nous le prendrons à notre retour. Tu es bien dans les temps.
Elle hésita, jeta un regard au roux sans oser bouger.
- Kyoko... Quelque chose ne va pas?
- C'est à dire...
Elle jeta un regard lourd au roux.
- Tu passes ton temps le nez dans les plantes et tu ne sais pas qui c'est...
Soupira la noble.
- Que vais-je faire de toi ma petite... C'est le némésis de mon fils.. Tu en as entendu parler me semble t-il. Maintenant cesse de le dévisager et va nous faire le thé.
- Oh! Je suis désolé! Pardon! Je... J'y vais de ce pas!
Elle s'éloigna en trébuchant un peu, morte de honte.
- C'est la petite fille de Serizawa... Il en prend autant soin que d'une vieille guenille il n'a même pas prit la peine de faire son éducation, il en a fait une jardinière à la place...
Elle jeta un coup d'œil à Renji.
- Mokona désespère de faire d'elle ne serait ce qu'une future intendante... Elle n'est pas une mauvaise fille, mais le clan ne peut permettre qu'une descendante aussi directe de notre sang soit ainsi tenue. Avec de la chance nous en ferons peut-être une nourrice...
Elle sembla plonger dans ses souvenirs, le roux n'osa pas la déranger...
- Par là, il me semble qu'il y a un arbre auquel il aimait particulièrement monter.
Il leva un sourcil amusé en la suivant... Un mouvement attira l'attention du Abaraï, il se figea quelques minutes alors qu'elle disparaissait... Il tourna la tête avant d'être rappelé par la noble et de finalement la suivre.
O.o.O.o.O
« Au même moment »
- Et comment sont pressenties les réactions des nobles?
A cette nouvelle interrogation, le noble chef du clan Kuchiki, c'est à dire la capitaine de la 6éme Division posa un autre regard polaire sur l'homme dit le plus sage du Gotei.
Un regard qui aurait fait reculer même un espada suicidaire comme Grimmjow.
- Il me semble avoir eut écho d'un petit incident lors de la dernière soirée...
Nouveau silence...
- Quelle date avez-vous arrêté pour votre union?
Cette réunion des plus officielles était surtout un interrogatoire dans les règles. Un tic agita la joue du petit capitaine de la 10éme qui se remettait à peine de son coté de sa dernière altercation avec la fukutaïcho hystérique de la 11éme. Il avait encore à l'esprit la petite scène qu'il avait eut le privilège de suivre en direct, dans ses propres locaux...
Autant vous dire que lorsque la porte avait claqué, même lui Hitsugaya Toshiro n'avait pas put garder son sang froid. Même s'il persisterait à affirmer sur son lit de mort que son saignement de nez était dû à sa migraine et rien d'autre!
- Pourquoi sommes-nous obligez d'assister à pareille mascarade...
Demanda le petit capitaine en serrant les dents alors que Yamamoto semblait repartit dans une autre longue liste de questions auxquelles le brun semblait le plus visiblement opposé à répondre hormis occasionnellement par un irrévérencieux et glacial:
«Cela ne vous regarde absolument pas!»
Le noble qui n'arrivait toujours pas à croire qu'on l'ait fait déplacer pour si peu, commençait à voir son capital de patience éprouvé, il était bien à deux doigts d'éclater.
- Avec tout le respect que je vous dois je ne suis pas venu faire un rapport détaillé de ma vie privée à l'ensemble de la classe supérieur du Gotei 13 d'une part et d'autre... Pourrais-je avoir le fin mot de la présence de l'ancien capitaine de la 2éme division au milieu de notre réunion!
En effet, Yoruichi affalée le moins formellement possible dans des coussins disposés et placés là à cette fin, ne manqua pas lui faire un magnifique sourire en lui montrant toute ses dents.
- Voyons, voyons, Byakuya-boy! Ne sois pas timide! Je ne suis là que sur la demande exceptionnelle du Soutaïcho en personne!
Un tic d'agacement agita la main de Soi Fong, hésitant entre renier sa sempaï pour son manque de tenue, ou à assommer l'imbécile qui lui avait apporté les coussins qu'elle avait eut l'audace de demander.
- Vous n'êtes pas sans savoir, Kuchiki-dono que le clan Shihouin est responsable de la sécurité des quatre grandes familles, il va de soit que sa présence soit requise dans ce genre de figure.
Silence.
- Je suis parfaitement capable d'assurer la sécurité de mon propre clan, et de surcroit il me semble que la prêtresse a abandonné son temple en même temps que son poste
Yoruichi fit la moue.
- Byakuya! C'est méchant, si je ne te connaissais pas je jurerais que tu me déteste! Tu sais bien que de tout temps le clan Shihouin a veillé sur les chefs du clan Kuchiki... Et sinon, vous continuez de jouer à la dînette toi et Renji?
Cette question surprit jusqu'à Kyôraku qui pour le coup ouvrit de grands yeux une fraction de seconde avant de glousser comme un malade. Komamura porta la patte à sa tête en signe de désespoir et Kenpachi qui était pour une fois décidé à suivre les réunions roula les yeux au ciel marmonnant de façon audible.
- Un véritable gâchis... La dînette... Une honte. Encore une connerie de noble.
Unohana eut un sourire amusé, quant à Ukitake il se massa les tempes, il n'était pas en pleine forme. Une aura frigorifique tomba à ses mots. Lentement, très très lentement le brun tourna son attention vers son aînée, qui ne manqua pas lui faire l'un de ses plus beau sourire tordu qui eut le don de faire l'estomac de Byakuya se tordre immanquablement de colère.
« Au même moment»
- Dans un peu moins d'un mois...
Renji remonta à la hauteur de la noble qui lui fit de nouveau face avec un sourire de véritable joie.
- Dans vingt-huit jours exactement, nous célébrerons votre union. Et vous serez un membre a part entière de notre famille.
ARG! Il allait vraiment devenir noble? Du clan Kuchiki de surcroit... A vrai dire, il n'était absolument pas près à ce genre de chose, même mort il ne le serait pas! Kamisama, il allait se marier d'une part ce qui eut le don de lui glacer le sang... Et avec le noble par dessus tout... O.o Lui... Marié...
Cette vérité le laissa froid. Il allait devoir vivre ici. Avec le noble... Même Rukia avait décidé de partir! Il grimaça inconsciemment sous l'attention de la noble, se rendant compte qu'elle le scrutait il se gifla et lui fit un sourire commercial.
- Si tôt?
Il rigola absurdement, elle allait l'interroger lorsque son sourire disparut brutalement. Il leva la main dans sa direction lui faisant garder le silence. L'alerte sonna dans un coin de sa tête, une fraction de seconde plus tard, elle poussa une exclamation choquée alors qu'il la tirait en arrière faisant un bond de trois mètres alors que l'attaque déchirait un morceau de sa tenue. Une seconde de retard et le kunaï qui avait servit de projectile aurait frappé la femme en pleine gorge. Il avait perçut cette présence sans vraiment la localiser, il avait bien sentit ces regards sans comprendre d'où ils venaient, et son intuition ne l'avait pas trompé une fois de plus. Les ombres dansèrent sous les arbres plus loin, il repéra du premier coup d'œil au moins une dizaine d'intrus...
Le premier s'avança, il portait une tenue sombre et anonyme qui glaça le sang de Subane. Une tenue reconnaissable par le symbole d'une larme sanguinolente dessiné sur le masque que portaient leurs agresseurs... Des assassins.
Leurs pressions spirituelles étaient quasiment nulle, il était quasi impossible de les repérer ce qui avait valut à Rukia ces longues secondes d'hésitations. Venus accomplir leur sombre besogne. Son regard se ternis, elle ne pensait pas que cela aurait été aussi loin, mais la première frayeur passée, elle se redressa froidement comme pour leur faire face. C'était pour elle qu'ils étaient venus... Uniquement pour elle.
Renji pesta! Et dire qu'il n'avait même pas son zanpakuto avec lui! Ce qui l'énerva amplement, depuis son arrivé ici, il n'avait même pas eut une seule occasion de poser la main sur sa garde. Le seul habilité à garder une lame de ce type étant le chef de clan, il porta un regard à son aînée, surprit de voir son impassibilité, elle semblait à peine surprise. Il ne lui fallut que quelques secondes pour se rendre compte qu'on leur avait coupé toute retraite ce qui était logique en soit. Il pria pour que ce ne soit qu'une brève séance d'intimidation et rien d'autre...
Il le vit dégainer deux autres lames et ses espoirs partirent en fumé.
- Kuchiki-dono...
Elle remarqua qu'il se glissa un peu vers elle, comme pour la garder.
- Seriez-vous capable de courir.
- Ils sont trop nombreux. Fit-elle platement.
- Peut-on contacter des gardes? Il me semble que...
- Non. Coupa-t-elle froidement.
- Ils tueront tous ceux qui auront le malheur de venir par ici. Il ne faut absolument pas que cela s'ébruite, ils ne feront pas la différence entre nous où les convives.
Voilà pourquoi Rukia n'avait pas cherché à se débattre. Renji tendit l'oreille, de l'autre coté d'un mur haut on pouvait entendre le rire des enfants et de servantes occupée à la lessive.
-Kyoko?
Elle se tourna inquiète, se demandant si elle allait bien, son geste fut arrêté par le roux.
- Et je suppose que si je fais un sort de kidô ici on nous remarquera aussi...
Marmonna Renji pour lui-même. Il n'y avait visiblement pas d'échappatoire.
- Ils sont venus me tuer.
Il fronça un sourcil.
- Pourquoi?
La question n'arrivait pas à s'éclaircir dans son esprit, pourquoi elle?
- L'affront... Juste pour l'affront que cela représenterait.
Fit-elle la gorge nouée.
- Ils sont là pour que l'on découvre ma dépouille et que le mariage soit annulé.
Il ferma brièvement les yeux... Puis les rouvrit.
- Vous savez nager?
- Comment?
- Vous pouvez retenir votre respiration combien de temps?
- Je... Quoi?
- On n'a pas le temps! Maintenant!
Elle hoqueta alors qu'il l'attrapait par la taille avec force, il fit un shunpô qui les ramena près d'une étendu d'eau, et avant qu'elle ne comprenne, il se retrouva au dessus de l'eau et elle dedans.
Renji n'était pas le meilleur dans les combats au corps à corps, il espérait gagner un peu de temps et assommer une partie de ses agresseurs, au moins la manœuvre surprit aussi bien leurs assaillants que la malheureuse! Subane refit surface en toussant et bu un peu d'eau alors qu'une main la tirait à l'air libre. Suspendue par la taille, elle reprit son souffle alors qu'il faisait de nouveau un shunpô. Subane posa un pied dans l'arrière cours que Kyoko fleurissait, la tenue du Abaraï était en lambeau à certain endroit, elle était trempée jusqu'à l'os et ses dents se mirent à claquer.
- Combien de temps? Demanda t-il, elle s'essuya le visage.
- Combien de temps avant qu'on nous envoie des renforts? Reprit Renji.
- L'alerte à sans doute été donnée, un quart d'heure.
Juste le temps de m'écorcher songea t-elle.
- Un quart d'heure...
Reprit pensivement le roux, il lui fallait tenir juste un quart d'heure. Il avait eut le temps d'arracher la lame qui s'était logé dans le haut de sa cuisse avant de la récupérer. Elle le vit ôter son chapelet, l'enrouler à son poignet. Il ne pouvait pas utiliser un sort de kidô n'étant pas sûr de le maîtriser suffisamment, mais il était bien capable de jouer les boucliers durant un quart d'heure... L'ombre se glissa enfin, le répit n'avait été que de quelques secondes, celui-ci n'était pas masqué, il portait une dague au manche ouvragée. Semblant être le chef du groupe expéditif, il s'inclina.
- Je vous prie de pardonner mon affront, nous vous avons sous estimé. J'essaierai d'être un adversaire à votre niveau...
Cette formule laissa le roux de marbre.
- Subane-san.
- Ne faîtes pas l'idiot!
Elle l'attrapa par une manche. Déjà il la repoussait durement, le niveau de close-combat était beaucoup plus élevé. Contre un sort il aurait put parer, mais contre la lame il ne pouvait faire qu'esquiver maladroitement, jouant de son corps pour l'empêcher d'atteindre la noble. L'estafilade de sa joue saigna abondamment, il porta une main au sang pour l'essuyer, l'autre ne s'était pas débarrassé de son sourire narquois. Il jouait... Une nouvelle attaque synchronisée fut portée par quatre d'entre eux, elle recula et Renji brisa le bras de l'un d'entre eux, brisa la nuque d'un autre sans pouvoir échapper à la lame de ceux qui restaient, en s'interposant. Le tempo avait été donné, il devrait se battre sur deux tableaux et à ce rythme c'était plus un carnage qu'une véritable lutte. Un shinigami était entraîné à vaincre des holows, pas une bande d'assassin professionnel.
Il avait le souffle court, et elle était encore intact, c'était sa seule victoire.
Pas de répit, il fit face de nouveau à son adversaire attitré qui pour le coup énervé de voir ses hommes maintenu en échec ne manqua pas lui entailler le flanc. Renji pouvait suivre ses mouvements des yeux, il pouvait capter sa présence. Le kunaï s'enfonça dans son épaule, le coup traître venu d'un angle mort le fit fléchir un peu. Le mur de reiatsu se dressa devant elle alors qu'elle recula, ils se heurtèrent violemment avant de reculer surprit. Les symboles du sceau devinrent sanguinolent...
La surprise marqua les traits de la noble, elle reporta son attention vers lui...
Peut-être qu'ils avaient une chance de s'en sortir. Peut-être...
* 12 heure 55 *
Alors que Byakuya se préparait à prononcer l'incantation d'un sort particulièrement puissant et douloureux,.
- Ne soit pas si ingrat Byakuya-boy! Tu sais bien que ta garde à des lacunes, il faut bien que je les taquine de tant en tant pour qu'elles ne perdes pas la main! Je te rassure, ma surveillance rapprochée est infaillible! J'ai au moins eut le plaisir de te voir jouer avec Renji-san!
Lâcha inopinément la femme chat, une veine visible apparut sur la tempe du brun, sa main se posa sur sa garde.
- Que ferais-tu sans moi?
Miaula t-elle presque en se gargarisant, le pied du noble glissa de quelques centimètres dans sa direction... Puis le shinigami apparût en une fraction de seconde au coté de la capitaine de la 2éme division qui se tourna vers lui, il se pencha à son oreille, Yoruichi se redressa. Yamamoto releva un sourcil alors que Soi Fong se tournait vers le Soutaïcho pour lui faire part de la nouvelle qu'on lui portait.
- On vient de me signaler qu'un groupe armée, masqué, d'une soixantaine d'homme se déplaçait au sein de Gotei.
Il y eut un silence à cette révélation.
- Quelle est leur signalement? Questionna Ukitake.
- Et leur destination? Fusa le petit capitaine qui n'aimait vraiment pas ça.
- Aucun de vraiment visible, vêtu de noir... On ne sait pas où ils se dirigent.
- Faîtes les suivre.
Ordonna le Soutaïcho. Elle fit de suite passer l'ordre, il disparût.
- Hitsugaya-taïcho.
Celui-ci se redressa.
- On m'a rapporté une activité suspecte dans le 53 éme district, une zone de trouble et de vide, assez inquiétante... Un trou est apparut dans le sol à cet endroit... Un certain nombre d'âmes on disparut... Je vous charge de mener l'enquête. Cela à s'en doute quelque chose à voir mais ce phénomène semble se reproduire dans un autre secteur. Rapprochez-vous du bureau des recherches. Enfin cette réunion prenait son sens. Toshiro acquiesça.
La lame se ficha dans le sol. Tous les capitaines se figèrent. Lentement le noble baissa les yeux sur l'arme qui venait d'être planté délibérément juste devant lui, à ses pieds. L'arme explosive fit son œuvre délivrant son message à retardement, le symbole sanguinolent avait éclaboussé la joue du chef de clan. Il y eut un flottement d'incompréhension. Yamamoto ouvrit les yeux et se redressa, tracé sur le sol, la déclaration fit à peine ciller Byakuya. Par la fenêtre celui qui avait osé jeter l'objet continuait de lui faire face, avant de s'incliner et de mettre fin à ses jours comme le voulait le code des assassins.
Le shinigami apparût quelques secondes après qu'il ait finit de flamber, Soi Fong sursauta.
- Ils viennent d'attaquer la 6éme Division! Clama t-elle sans se retourner.
Tous les capitaines furent surprit de la force de reiatsu qui tomba à cette nouvelle. Toutes les attentions se tournèrent vers le chef de clan, Yamamoto releva un sourcil vers lui alors que sans un mot Byakuya disparaissait dans un shunpô. Dans un ultime rappel à l'ordre, le Soutaïcho frappa de sa canne au sol.
- Il suffit!
Le silence tomba comme un couperet, tranchant net l'ambiance.
- Cette affaire ne nous concerne pas.
Reprit-il au bout d'un moment ce qui était parfaitement vrai, Ukitake se rembrunit.
- Que se passe t-il?
Finit par demander le petit capitaine de la 10éme, fronçant les sourcils alors que les symboles sur le sol continuaient de lui prouver que tout ceci n'était pas un rêve.
- Une guerre...
Les épaules de Kyoraku se voutèrent alors qu'il répondait, l'œil terni.
- Il y a qu'une guerre va sans doute éclater. Reprit-il.
- Une guerre de sang.
La voix profonde et rocailleuse du Renard résonna. Yoruichi avait perdu toute trace de frivolité. Son sang se glaça dans ses veines lorsque la silhouette apparut à ses cotés, la femme chat se figea alors qu'on se rapprochait d'elle. Elle était pourtant sûre, elle avait elle même choisit...
- Les gardiens sont morts.
Ceux qu'elle avait affecté personnellement! Non, ils ne pouvaient pas... La colère transforma son visage, elle releva son attention vers Yamamoto.
- Quelqu'un... Quelqu'un est touché.
Elle se leva sans que personne n'ait vue le mouvement, se dirigeant vers la porte, prête à livrer sa propre guerre.
- Encore une connerie de noble.
Soupira Kenpachi, il ne se sentait pas plus concerné, juste désappointé que le noble soit plus enclin à ce genre de passe temps que de se battre contre lui.
* 13 heure 02 *
Elle pressait le pas, en retard pour déposer l'un des innombrables dossiers qui ne cessaient de faire la navette dès que l'on sollicitait la 13éme. Rukia ne voulait pas réfléchir, elle tentait de se submerger de travail à tel point que même Ukitake lui avait demandé de baisser un peu la pression. Elle n'avait pas encore osé reprendre contact avec lui à son retour, les cernes légères qu'elles avait sous les yeux étaient le signe qu'elle recommençait à dormir un peu mieux la nuit. Il lui arrivait encore de se réveiller haletante et couverte de sueur, incapable de respirer. A vrai dire ses affaires étaient encore dans des cartons, elle n'avait même pas songé à chercher un appartement, partageant l'espace que lui avait léguée la fukutaïcho de la 4éme, de ses propres appartement, elle était la seule capable de la rassurer lorsque la panique lui glaçait le sang. Il lui arrivait fréquemment de rester sous l'eau brulante sans même y songer. Tendrement Isane fermait le robinet, et finissait immanquablement par la sécher. La tirant de son hébétude passagère...
L'onde de reiatsu la fit se figer, le monde trembla dans sa perception alors que les feuilles qu'elle tenait si fermement lui échappaient. Elle reconnu la pression spirituelle... Rukia sentit son cœur exploser de panique dans sa poitrine, ses nerfs montèrent d'un cran à vif. Le souvenir, le simple souvenir de la douleur la terrassa. Indicible, intolérable, insupportable, les battements charriaient une souffrance qu'elle n'arrivait pas à endiguer. Cela sembla durer une éternité, une autre éternité où sa raison vacilla. Le feu courut le long de sa peau, explosa dans chair, s'ancra en elle. Un mince filet d'air passa ses lèvres...
- Rukia!
Les bras qui cherchèrent à l'encercler la firent presque bondir de dégoût, son corps se révulsa presque de peur alors qu'elle repoussait Ichigo avec une force qui le fit heurter l'autre mur.
- Ne me touche pas!
Elle tenta de se convaincre qu'elle n'avait pas hurlé, les yeux fixés sur lui, elle reprit conscience du monde autour comprenant que ses jambes s'étaient dérobées sous elle. Elle porta la main à ses lèvres identifiant l'origine des halètements qu'elle percevait. L'onde de force passa, il n'y eut plus rien la laissant vide et hébété au milieu des feuilles de dossier.
Il savait que Rukia n'allait pas bien, son comportement ne lui avait pas échappé et il avait tenté à de multiple reprise de la faire parler. Il allait l'aborder lorsque la force du chef de clan s'était manifestée, surprenant sans doute le reste du Gotei, c'est à ce moment qu'elle s'était écroulée à deux pas de lui. Elle était tétanisée...
- Rukia...
Elle pressa ses tempes, tremblante et bouleversée... Serrant les poings jusqu'à se faire saigner.
- Ruk...
- Ni... Nii-sama...
Le murmure lui prit un hoquet. Elle ne voulait plus, elle ne pouvait plus, elle ne le supportait plus... Plus jamais de sa vie elle ne voulait faire face à cet homme.
- Nii-sama...
* 13 heure 10 *
Ils ne s'étaient pas attendu à autant d'acharnement, d'autres se seraient déjà effondrés depuis bien longtemps, le Abaraï continuait de tenir debout et cette vérité était de plus en plus intolérable à celui qu'on avait chargé d'en finir. Il essuya le filer de sang qui lui glissait sur le menton, le roux lui avait brisé deux cotes.
- C'est bientôt la fin...
Renji jeta un regard inquiet dans sa direction, même si elle ne le montrait pas la douleur devait être importante. Subane avait retiré le kunaï de son bras et se laissa tomber au sol. Ce petit jeu avait bien trop duré, il ne pouvait plus la protéger... Il se doutait que le fait que le monde commence ainsi à se troubler n'était pas le meilleur signe. La douleur explosa dans sa gorge avec le goulet de sang, il reporta son attention.
- Une Hatie... Murmura t-elle livide.
- Effectivement.
Conclut-il après lui avoir présenté le manche, Renji porta la conclusion que la lame devait être imprégner de poison. Il ne pouvait pas faire le choix, le prochain coup serait le dernier... Esquiver avec la noble était au dessus de ses forces.
….
Subane étouffa un cri de stupeur lorsque le corps du roux ne s'écarta pas.
- Je te tiens!
Le triomphe figea les protagonistes, la surprise de l'assassin fut passagère.
- J'irai au temple poser des fleurs... Murmura t-il à l'oreille du Abaraï.
- Fudô ne méritait pas d'être entaché dans cette guerre. Tu aurais dû t'écarter.
Renji acquiesça doucement, il le retenait avec la lame, les signes sanguinolent s'embrasèrent sur sa peau. Il brûla sur place alors que le roux relâchait la vague de force qu'il avait concentrée à cet effet...
- Technique numéro quatre: Les Larmes du soleil.
Il recula, emportant avec lui la dague plongée dans son ventre. Renji souffla, la vision de plus en plus floue alors que les intrus se retiraient. Subane se jeta sur lui, il respira doucement.
- Qu'est ce qu'ils ont tous à utiliser du poison. Marmonna le roux.
- Les renforts ne vont pas tarder maintenant...
Il se redressa, il sentait la chaleur brûler de plus en plus ses entrailles.
- Ne lui faîtes pas ça! Il leva son attention sur elle.
- Je ne vous le pardonnerais pas! Ne mourrez pas!
Silence.
- Abaraï-san!
« Au même moment»
Les travaux avaient à peine commencé, et les locaux de la 6éme avait vue le retour d'à peine un cinquième de sa garnison. L'affront était monstrueux...
Il avait anéantit la moindre trace de vie qui s'était dressé devant lui... Avec du retard, son regard se posa sur la dépouille de deux shinigami inerte, la nuque brisé. Il plissa les yeux, ce n'était qu'un premier avertissement, mais il fallait être suicidaire et fou pour avoir jeté un pareil camouflet.
Les portes avaient claqué derrière lui lorsqu'il était rentré les capitaines avaient levés leurs attention, et Yamamoto lui même sembla mal à l'aise.
- Kuchiki-Taïcho...
La porte fut de nouveau poussée, à bout de souffle elle se redressa. L'intendante se tint en recul, brutalement indécise.
- Mokona. Coupa le noble.
- Oui.
- Fait réunir le Conseil, fait faire l'appel au niveau des domestiques, lance aussi les festivités d'Automne. Elle tressaillit...
- Nous rentrons au manoir. Je n'accepterai aucune ingérence du Gotei.
La dernière remarque sembla contrarier profondément son aîné qui cependant ne dit rien. Il se tourna pour quitter les lieux, s'arrêtant au niveau de la femme, parlant tout juste un peu plus bas.
- Fais renforcer la garde au niveau de Rukia.
Elle baissa le regard, le cœur au bord des lèvres, alors qu'il disparaissait. Le chef de clan venait sans doute de rejoindre les abords du manoir et son intendante continuait de faire face au Gotei.
- Yamamoto-soutaïcho- dono...
Il baissa son regard sur elle. S'était sans doute la meilleure solution, que le Kuchiki l'ignore.
- Le... Le Clan Kuchiki souhaiterait faire appel à vous...
Ils furent tous choqué de voir le vieil homme se redresser.
- Vous êtes mandé par...
L'interrogation du Soutaïcho tomba avec ce qui semblait être de l'effroit pour ceux connaissant Yamamoto.
- La Chambre... La Chambre vous supplie...
Le sang déserta le visage d'Ukitake.
- Que se passe t-il Mokona-san!
- Abaraï-san... Ainsi que Subane-dono...
- Unohana-Taïcho.
Ils sursautèrent alors que Yoruichi disparaissait à son tour.
- Rendez-vous de ce pas, et ceci en toute discrétion au manoir Kuchiki pour y apporter votre assistance.
Il avait beau dire que cette guerre ne le regardait pas, si un seul convive où Kuchiki venait à mourir, la guerre serait véritablement inévitable.
* 21 heure 45 *
Lancer les festivités de l'Automne était sans doute la façon la plus flagrante de prouver à tous que le clan faisait fi de l'affront, faire comme si il ne s'était rien passé.
Inutile de rapporter l'émoi qui secouait silencieusement le clan, l'état d'urgence qui tenait sous tension le personnel. Pour la première fois depuis des décennies il fut donné l'ordre que tous les Kuchikis soient rappelés au manoir, sans exception, homme comme femme même la famille éloignée. Un véritable bouleversement de devoir vider l'aile principale dévolue aux invités et de les transférer dans une nouvelle partie et de réaménager ces appartements uniquement aux Kuchiki. Tout cela avec discrétion et rapidité...
Byakuya avait dû s'imposer pour faire revenir le calme, et tous s'étaient tournés vers lui pour avoir les comptes de ce qui c'était produit. On avait admiré sa détermination et son autorité, il avait lui même passé en revue la garde renforcé qu'il avait déployé afin de doubler la protection. Il avait donné précisément les directives dans l'avancement du programme, on avait bousculé et saigné les quatre coins du domaine afin d'assumer l'effectif doublé d'invitésdû au rapatriement de tout le clan. Jamais on ne vit autant de Kuchiki au mètre carré! Enfant, femme, homme, serviteur submergèrent le manoir.
Le noble ferma brièvement les yeux alors que Mokona finissait de serrer les tresses et de les fixer. Ce soir on ferait le lancement d'une grande cérémonie, il avait passé la journée à s'entretenir avec une multitude de représentants de toutes les familles qui ayant eut un vague écho s'inquiétaient du bon déroulement des affaires. Il devait faire face à cette demande et prouver avec une désinvolture feinte et assuré que le clan brillait encore plus.
L'euphorie avait gagné les moindres recoins de la classe des nobles! Les festivités d'Automne étaient le départ d'une semaine effrénée de plaisir et d'audace en tout genre. En effet, elles étaient lancées uniquement par l'une des quatre grandes familles, durant ce laps de temps, le protocole était mis entre guillemet, l'ordre pouvait être transgressée! Cette pratique était peu courante, mais dans le cadre de la noblesse, afin d'éviter les mariages entre deux branches déjà trop proches, cette cérémonie était une alternative non négligeable. Il arrivait qu'une famille bourgeoise assez honorable passe la grille du fossé de classe, qu'un couple émerge du courage inopinément. L'atmosphère y était électrique. Bien que tous les mariages soit par nature préparé et choisit d'office dès la naissance, c'était l'occasion de se rapprocher, de flirter avec l'autre sans vraiment transgresser l'honneur. Une semaine durant laquelle chacun pouvait selon son courage prendre les devant... L'inauguration allait être monstrueuse, des feux d'artifices, un banquet à ciel ouvert, il serait même possible de se mêler aux danseuses. Il était déjà tard lorsqu'il avait commencé à se parer, il tentait de se détendre. Ce soir il devrait sans doute faire face à celui qui avait osé lui lancer un tel défit, l'auteur aurait-il l'audace de le revendiquer? Il douta, même si la cérémonie avait été lancée, le code de neutralité qui touchait le manoir en lui même ne permettait pas une telle chose. Même dans les guerres de sang il y avait un protocole. Celui de ne jamais verser le sang d'un invité du clan adverse. Il aurait voulut fermer les yeux et s'allonger un peu, mais ce n'était vraisemblablement pas le moment. Sa main trembla imperceptiblement sur la table alors que l'intendante finissait de lui poudrer la peau, un long préparatif. Il en était malade...
Cherchant dans sa mémoire ce qu'il avait bien put faire de mal pour qu'on s'en prenne aussi ouvertement au clan. Deux cent ans s'étaient écoulés bien avant qu'il ne soit chef de clan lorsque la dernière guerre de sang, qui ne concernait même pas le clan Kuchiki avait prit fin. Il en avait eut vent, il avait étudié dans les moindres détails les causes et effets de ce fléau qui avait maculé la naissance de sa famille. Un frisson lui remonta dans le dos, incapable de rester calme il repoussa brièvement Mokona. Combien de morts? Combien de mort toute cette histoire allait-t-elle charrier? Du sang, son sang versé, celui de son clan allait-il abreuver la terre? Il eut des brûlures d'estomac en songeant aux conséquences, déterminé cependant à faire payer quiconque se dressant contre lui. Il jeta un cou d'œil à l'horloge qui indiquait maintenant 21 heure, il n'avait que trop tardé, la soirée exigeait sa présence. Mokona serra le bord de son propre kimono lorsque le brun quitta enfin la pièce sans même lui adresser un mot. Elle avait vue sur le sol la trace de l'annonce, un tremblement incontrôlable la secoua alors qu'elle portait la main à ses lèvres pour y enfermer sa plainte d'horreur. Ce n'était pas le moment de flancher, pas maintenant se fustigea t-elle. Il avait besoin de tout le soutient qu'on pouvait lui apporter. Son estomac se noua... Combien de temps? Combien de temps avant qu'il ne se rende compte? Avant que le brun ne découvre ce mensonge éhonté...
Comme l'on aurait put s'y attendre, la soirée fut gargantuesque. D'un bout à l'autre l'immense jardin était occupé par tout ce que le Seireitei comptait de noblesse! Il y eut une vague de silence lorsque le brun parut avec toute sa prestance habituelle. Les rires reprirent, les voix aussi, il posa son regard sur l'assistance. Le vert émeraude était la couleur dominante signe que le clan Kuchiki au grand complet arpentait la place. Il cru voir passer une petite silhouette à leur couleur, poursuivie par d'autres... Cette constatation le rassura, voir courir ses enfants lui prouva qu'il avait été assez rapide pour les épargner. Le clan Kuchiki était une famille, une immense famille et cette idée lui réchauffa absurdement le cœur. L'inquiétude revint comme un rat, glissant sournoisement sous le tapis de sa conscience... Rukia. Il n'avait même pas songé à demander à Mokona comment elle allait. Son sang se glaça alors qu'il comprenait qu'elle n'était pas là.
Son pas le mena à quelque mètre de la place qu'on lui avait réservé.
Il eut du mal à masquer son recul lorsqu'il capta leur présence.
- Byakuya!
Un immense sourire aux lèvres il se leva aussitôt pour l'accueillir.
Le capitaine de la 6éme jeta un regard polaire à son aîné, Yamamoto n'avait pas hésité à lui fourré dans les pattes ses deux sempaï! Kyôraku tenait son éternel verre de saké. Et Ukitake lui fit un sourire contrit.
- Nous ne sommes là que sur demande de nos familles respectives Byakuya.
Corrigea le capitaine aux cheveux blanc, le brun eut un vague remord en se disant que s'était fort probable.
- Et c'est sur demande de vos familles qu'il vide le saké du manoir?
Siffla narquoisement le brun en prenant place. Kyôraku lui fit un sourire et un clin d'œil.
- Mais c'est parce que tu as le meilleur saké qui soit, Byakuya-san!
Ukitake se pinça l'arrête du nez, et jeta un regard suppliant à son cadet comme pour lui demander d'oublier l'ivrogne. Il fallut une demi-heure de bavardage intempestif du capitaine sur les bienfaits du saké pour qu'il se rende compte que la présence de ses aînés le rassurait. Coincé entre ses deux aînés, il sentit ses épaules se décrisper un peu. Ukitake avait connu la dernière guerre lui semblait-il... Il se demanda s'il y avait perdu un être cher. Il chercha du regard la chaîne qu'il lui avait vue... C'est à ce moment qu'il se rendit compte qu'elle était là, à quelque pas buvant négligemment.
Kaori Nanaya était superbe. Il fut lui même surprit que son attention soit attirée ainsi. La courbe lascive de sa taille, et de ses épaules l'avait frappé, il avait arrêté d'écouter la voix de Kyôraku. Ce qui l'avait tant frappé était le fait qu'elle avait à son cou un collier de perles sombres qui contrastait avec sa peau, et qui mettait en valeur sa nuque dévoilée indécemment, offerte même au regard. Ses cheveux d'un blond ambré cascadaient en boucle folle sur sa peau, la moitié retenue en un chignon, une coiffure invitant au plaisir. Elle ne portait que des couleurs sombres. L'arc de son cil relevé avec inconscience elle croisa son regard. Une bouffé la fit tressaillir, il fut déconcerté de voir une légère rougeur orner sa nuque, elle redevint plus pâle et il capta dans son regard une dureté surprenante.
- Mais vas-tu te taire!
Siffla Ukitake, de plus en plus indisposé des remarques stupide de son ami. Il souffla en lui versant un autre verre pour lui occuper la bouche. Byakuya se redressa, les surprenant tous les deux.
- Bonsoir, Kuchiki-dono.
Les trois hommes se regardèrent, le noble rendit la salutation, se demandant qu'elle mouche avait bien put la piquer. Devant eux, Tamaki Okomo était vêtu d'un adorable kimono en soie rouge pimpant, orné de fleur d'or, les cheveux relevé très haut afin de leur donner plus d'effet dans une cascade soyeuse. Elle lui fit un petit sourire qu'il eut du mal à s'empêcher de lui rendre. Cela crevait les yeux qu'elle était encore une enfant!
Elle tenait plutôt bien son rôle, mais il ne comprit pas pourquoi elle était venue si directement à lui. Elle jeta un coup d'œil aux hommes autour ce qui leurs rappela leurs textes. Ukitake ne manqua pas se présenter à elle, et Kyôraku lui fit un compliment qu'elle ne comprit sans doute pas.
- Et bien, et bien... N'est-elle pas adorable cette enfant?
La voix les fit tiquer, Byakuya se rendit compte que la Nanaya avait franchit la distance.
- Et que veut-elle?
Demanda narquoisement la femme, consciente de mettre l'enfant dans l'embarra.
- Je...
Le chef de clan sentit la colère lui mordre la conscience.
- C'est une agréable soirée, n'est ce pas, Dame Okomo?
L'insulte fut à peine voilée, il ignora la Nanaya.
- Magnifique en effet. J'aimerais vous inviter à danser.
Il y eut un silence. Même l'autre femme en fut profondément choquée! Cette fillette venait de... Non, c'est quelque chose qui ne se faisait pas. Les femmes se devaient d'attendre d'être abordées. Le chef de clan ouvrit les yeux, elle continua de le fixer. Il avait bien entendu? Ce fut un coup de coude élégamment placé de Kyôraku qui le rappela.
- En voilà de l'audace!
- C'est totalement...
- J'accepte.
Coupa le brun alors que la Nanaya s'apprêtait à lui faire la remarque qu'elle ferait mieux de rejoindre sa représentante avant de ne faire encore plus honte à son grade. Le noble se leva et sous les yeux amusés de l'assistance ils se dirigèrent vers un espace. Kyôraku siffla avant de se pencher à son tour sur la Nanaya.
- Et bien, et bien, cette soirée est pleine de surprise, vous ne trouvez pas? Me ferez-vous l'honneur de m'accorder à moi aussi une danse?
La demande heurta la Nanaya. Elle aurait put l'ignorer et s'en aller avec dédain, mais lors de la cérémonie d'Automne, les femmes se devaient d'accepter la première danse demandée. Autant dire que personne n'avait eut la folie de l'aborder. Un sourire des plus faux étira ses lèvres, elle s'inclina et prit les devant.
Un peu plus loin on avait laissé la place au couple absurde du chef du clan Kuchiki et de la future dame du clan Okomo. Elle lui arrivait tout juste à la taille, il y avait quelques violons qui pleuraient une mélodie orientale sur lequel ils prirent le pas. Les petites mains se posèrent sur son kimono et il baissa la tête en se concentrant pour ne pas rigoler. Elle fixait le tissu au niveau de ses yeux et il ne lui fallut qu'un pas pour se rendre compte d'une autre évidence... Elle ne savait même pas danser!
Un petit pli amusé releva le coin de sa bouche, la représentante du clan Okomo devait en faire une syncope.
-Je... Je suis désolé...
La phrase lui parvint tout juste, il n'aima pas le timbre de voix.
- Ce n'est rien.
Reprit-il en pensant qu'elle s'excusait de lui avoir marché sur le pied, ce qu'elle fit de nouveau.
-Je vous oblige à vous ridiculiser devant tout ce monde... Pardon.
Il la sentit serrer le tissu.
- Non, tout va bien.
Il était simplement en train de montrer à tous la sympathie qu'il éprouvait pour elle. Ce qui en soit ne pouvait nullement nuire au clan Okomo.
-Vraiment?
Demanda t-elle ne levant enfin les yeux dans les siens. Il songea que sa famille aurait du souci... Si naïve. Il acquiesça. Elle ne fut rassurée qu'à moitié.
- En vérité... Si je suis venue vous voir...
Reprit-elle au bout de longues minutes.
- C'est que...
La phrase mourut. Elle se mordit la lèvre en hésitant.
- Je me demandais si Abaraï-sama allait bien.
Il y eut un silence.
- Il avait dit qu'il viendrait... J'espérais lui parler un peu, mais...
Il y eut un éclair dans sa conscience. Elle poursuivit.
- Byakuya-dono... Je veux dire Kuchiki-dono... Je ne l'ai pas vue, il n'est nulle part, et je m'inquiète... J'ai peur.
Il dû faire un effort pour ne pas se figer.
- La rumeur... J'ai entendu...
Elle leva de nouveau son regard sur lui.
- Mais il va bien n'est ce pas? Abaraï-sama va bien, sinon vous ne seriez pas ici, il n'y aurait pas cette grande fête!
Elle baissa les yeux de nouveau.
- Je suis désolé de vous ennuyer. Mais... Abaraï-sama est quelqu'un de bien et... Enfin je veux juste savoir s'il va bien.
Finit-elle par marmonner, pivoine.
Se pourrait-il qu'elle éprouve quelque chose pour le roux? Toute cette histoire pour avoir des nouvelles de Renji? Elle avait dû prendre sur elle pour se décider à lui parler aussi franchement.
- Pourquoi est-il absent? Est-il souffrant?
Finit-elle par demander en tirant un peu sur le kimono.
- Il va bien.
Il avait répondu par réflexe.
- C'est une histoire de protocole, les moines ne peuvent pas participer à ce genre de cérémonie.
L'excuse lui vint tout naturellement. Il eut l'impression de la voir briller de soulagement!
- Ah! Je suis bien bête, pardon, j'aurais dû penser à ça, c'est vrai!
Il cru qu'elle allait taper dans ses mains, ou encore se cogner le front comme l'aurait fait Renji dans pareil cas. Il sourit.
- Vous voilà rassurée je l'espère.
Il avisa du coin de l'œil la représentante devenu livide qui les dévorait des yeux.
- Cette danse fut très agréable Dame Okomo.
Il lui baisa doucement la main pour finir la danse et la ramena auprès de son aîné qui devint verte en balbutiant des excuses.
C'est sans vraiment voir où il allait qu'il rejoignit sa place, l'esprit tiraillé et embrouillé par ce que la fillette venait de lui dire. Il tenta de ne pas sauter à des conclusions trop hâtives, cherchant à rester calme, il n'avait pas de raison de s'inquiéter après tout...
Il ne releva même pas le fait que Kyôraku se soit éclipsé sur la piste avec la Nanaya. C'est avec agacement qu'il se rendit compte qu'il cherchait dans la foule la couleur tapageuse de la tignasse de son cadet. Totalement absurde, si Renji avait été présent, il aurait été d'office placé à coté de lui! Il savait, sa conscience le lui criait que le roux n'était pas là.
C'est énervé qu'il se rendit compte que son aîné venait de les rejoindre de nouveau. Kyôraku pesta dans sa barbe.
- Cette petite ne me dit strictement rien.
Le Kuchiki eut l'occasion de comprendre ce que voulait dire son fukutaïcho par fluctuation et sensibilité lorsqu'il se rendit compte que la pression spirituelle de Kyôraku avait tendance à déborder. Il avait l'impression de ressentir le goût de l'ivresse sur sa langue. La capitaine à la cape rose lui fit un grand sourire et il eut toutes les peines du monde à le dissuader de lui servir quoique ce soit.
- C'est ton principal défaut, Byakuya-san! Tu ne sais pas t'amuser!
Cette remarque lui donna une envie de meurtre, ce n'était pas le moment de s'amuser, et il le savait pertinemment! La soirée avançait, les néons se multipliaient au point qu'on pouvait se croire en plein jour. L'ambiance devenait de plus en plus suffocante, l'ivresse par procuration que subissait le chef de clan commençait à l'éreinter. Il n'y avait pas que l'alcool qui coulait dans les veines de son aîné, pour une raison qu'il ne saisissait pas son reiatsu avait quelque chose de sirupeux et moite. Une sensation qu'il ne comprenait pas et qui ne lui correspondait vraiment pas. Kyôraku était plongé dans une discussion qu'Ukitake semblait tenir lui aussi avec grande peine. Le capitaine aux cheveux blanc eut un geste qu'on lui pardonna d'office, il repoussa vertement son ami et s'écarta, fermant les yeux pour ne pas laisser voir les éclairs de colère qui vrillaient ses prunelles.
- Ça suffit!
Siffla estomaqué le malheureux malade en respirant, il se sentait mal. Kyôraku se redressa inquiet.
Byakuya se leva, à demi choqué et dégoûté d'avoir enfin identifié ce qui le tracassait. Du désir, c'était un désir latent qui émanait de lui, un désir refoulé mais omniprésent. Cette découverte lui donna la chair de poule, il jeta un coup d'œil au regard opaque de Kyôraku qui s'interrogeait sur le fait qu'il ait dépassé ou non la limite.
- Arrêtes, arrêtes ça tout de suite!
Marmonna entre ses dents Ukitake, l'esprit rendu confus, son ami ferma les yeux puis les rouvrit.
- Peux pas...
Lâcha t-il en levant les épaules. La capitaine aux fleurs se rendit compte que leur cadet les dévisageait, il fit un autre sourire à Byakuya debout, se levant pour le rejoindre, il lui tomba presque dans les bras.
- Voix comme il est cruel avec ma pauvre personne!
Se plaignit-il. Le noble du se battre contre lui même pour ne pas jeter son aîné loin de lui, totalement vautré dans sa pression spirituelle il réprima un haut le cœur.
- Veux tu que je te jette un sort afin que tu reprennes tes esprits?
Ukitake le débarrassa de ce poids, il écarta d'office l'autre capitaine, parlant d'une voix coupante. Kyôraku ne sembla pas ému le moins du monde, preuve en est qu'il lui tira la langue. Byakuya et Ukitake semblèrent prendre la même décision qui fut de s'éloigner de l'ivrogne. Ils marchèrent en silence, tous les deux soulagés d'échapper à cette chope d'émotions, s'éloignant par la même occasion du tumulte de la fête.
- Je suis navré...
Il prit la parole au bout d'un temps.
- Kyôraku s'est vraiment laisser aller. Je suis mort de honte.
Avoua t-il à son cadet, le brun releva un sourcil se demandant si Ukitake savait. Il était désormais évident pour le Kuchiki que l'autre brun devait éprouver une profonde attirance pour lui.
- Ce n'est...
Sa phrase mourut sur sa langue, il tiqua et serra les dents alors que Kyôraku les rejoignait. Le chef de clan se hérissa net lorsque son aîné posa les mains sur ses épaules.
- Trouvé!
- Je n'ai pas besoin de chaperon!
Coupa le brun en cherchant à se dégager de sa prise.
- Kyôraku!
Gronda le blanc en le tirant par une manche. Bien décidé à ennuyer son cadet, l'autre l'attrapa en lui passant les deux bras au cou, le tenant de dos.
- Mon «petit» chef de clan et devenu grand et va de nouveau se marier!
Gagatisa t-il ce qui fit le corps de son cadet se hérisser d'horreur, alors qu'il entreprenait d'essayer de le décoiffer. Le chef de clan eut le souffle coupé.
-Arrête!
Reprit Ukitake qui voyait pâlir le malheureux.
- Tu l'étouffes!
Siffla t-il la cause perdue, en tentant de défaire la prise.
- Mais tu vas arrêter pauvre idiot!
Le blanc tapa sur la tête de l'autre ce qui eut le dont de le faire lâcher, choqué que Ukitake est levé la main sur lui.
- Shiro-chan!
Il aurait sans doute reçu un coup dans l'estomac, mais il poursuivit le Kuchiki qui venait de s'éloigner à grand pas de ces deux là. Le cœur au bord des lèvres, cherchant à respirer.
Il fit quelques pas, déstabilisé et lorsqu'il se rendit compte que Kyôraku était sur ses talons il s'arrêta net.
- Ça suffit!
Claqua sa voix, il tremblait sentant les émotions briser ses remparts.
- ARRETE DE ME COUVER! RENJI!
Il y eut un vide dans sa mémoire, un immense blanc alors que les mots résonnaient.
Les deux autres capitaines se figèrent. Byakuya inspira enfin alors que son masque se brisait, il écarquilla les yeux sous la surprise alors qu'il prenait conscience...
Le lapsus le laissa pantois, le doute frappa à grand coup de hache dans sa poitrine.
Il n'était pas là.
Alors que sa place était auprès de lui, Renji n'était pas là.
Kyôraku grimaça inconsciemment, Ukitake se rembrunit. Sans même leurs accorder un regard, le Kuchiki les laissa sur place. Le capitaine aux fleurs soupira.
- Il s'en est rendu compte bien plus vite que ce que je n'aurais cru.
Kyôraku se frotta la nuque, puis se passa la main sur le visage.
- J'espérais le retenir jusqu'à l'aube. Yamaji-san ne va pas être content.
Il jeta un coup d'œil à Ukitake qui vacilla, le brun eut le temps de le soutenir.
- Je suis désolé de t'avoir infligé ça.
Marmonna le brun.
- Au moins tu as conscience de ce que tu fais.
Cingla le blanc, incapable de se détacher de lui, rendu trop faible.
- C'est pour cette raison que tu t'es autant relâché.
Siffla Ukitake.
- Je pensais que son état ne lui permettrait pas de faire la différence, mais il faut croire qu'il a vraiment atteint l'éveil.
- Nous devrions le retenir encore un peu.
Tenta de se reprendre le capitaine de la 13éme.
- Ton état ne te le permet pas, vient on rentre. Je m'en veux déjà trop pour toi, cela ne servirait à rien de rester dans les parages, nous ne pouvons pas l'aider.
- Tu es vraiment...
- Oui?
La question du brun fut poser un peu trop près de son visage, alors qu'il allait lui cracher quelque chose de bien sentit...
- Incorrigible.
Souffla Ukitake les dents serrées, se forçant à sourire. Kyôraku venait de lui faire payer assez amèrement son attitude, mais il n'en avait que faire d'un amant belliqueux. Un éclair passa dans le regard du brun, ils se défièrent puis Ukitake se dégagea alors que l'autre se retenait de le retenir par le bras.
- Je rentre seul.
Souffla Jûshirô. Il ne releva pas le ton acide, fermant les yeux Kyôraku soupira tout en le laissant filer.
Un feu d'artifice fila droit dans l'obscurité un peu plus loin alors qu'on faisait moucher les lumières, il y eut des exclamations de ravissement.
Son pas sonna, il avançait sans savoir où aller de plus en plus inquiet.
Renji.
L'intendante se figea, et tenta de se composer un sourire lorsque la main la tire fermement. Puis son regard tomba dans celui de son cadet...
- Où est-il?
Silence.
- Mokona, où est Renji?
0.o.0.o.0.o.0.o
AND THAT'S ALL?
0.o.0.o.0.o.0.o0
Voilà! Un chapitre fini! Il m'a prit du temps. J'ai écrit tout ce que j'avais à écrire et du coup il fait une longueur stupéfiante! J'espère que cela vous a plus! Donc, petit topo de fin.. Je voulais absolument faire un petit brin sur Mokona que l'on sache d'où elle vient et pourquoi elle est comme ça aussi. Elle n'est pas méchante dans le fond, disons simplement que le clan la «marqué» ( sans mauvais jeu de mot) et qu'elle ne veut pas que Byakuya ou quelqu'un d'autre ait à souffrir ce qu'elle a vécut.
Ensuite, l'un des passages que je voulais absolument caser: l'interrogatoire d'Ichigo.
Parce que je voulais absolument de ce baiser! Moi aussi il m'a particulièrement énervé Ichigo, d'ailleurs ça a fait ressortir un trait de son caractère que j'avais toujours fait passé au second plan. Son complexe du héros! Il éprouve le besoin de sauver tout le monde, lui!
Bah en même temps, sa vocation de shinigami viens de là alors...
Le passage qui après lecture me déçoit: Escapade dans la réserve.
^_^ Je voulais absolument un lime dans une réserve avec une pile de drap. Moment de bonheur lorsque Byakuya vend Renji (voir épisode avec Senbonzakura)
Puis il y a la fin... C'est atroce, moi qui m'était promit de ne plus jamais finir de chapitre sur ce ton... -_- Mais il était déjà hyper long! Le prochain sera difficile aussi.
Il y a la petite scène ambigüe entre Kyôraku et Ukitake. Je ne sais pas encore si je vais pousser dans cette voie, il faudra que je pense à faire un sondage pour le couple Uki/Toshi ou Ichi/Toshi.
Merci d'avoir attendu ma publication, deux semaines... c'est long, comme mon chapitre!
A ma Lily, j'espère avoir comblé tes attentes! Il ne me reste que deux chapitres.
Le titre: Dernière épreuve.
Gros bisou ma Lily!
Lily : je mets une review tout de suite, alors que je n'ai lu que l'intro de moko paske, je veux te dire l'impression que sa ma donné…. Tu viens de me planter un coup de dague dans le cœur très chère Béli… pourtant, cette histoire, (de mokona) est écrite d'une manière sublime (si on ne compte pas les fautes d'orthographe) , c'est une histoire super « intéressante » et tout et tout.. franchement poignant, mais mon dieux, pourquoi ? pourquoi ? je ne comprends pas pourquoi tu as voulu teinter un personnage d'un passé aussi lourd , d'un fardeau aussi lourd à porter. Un personnage qui a tout sa d'année sur son dos, tu penses franchement que je peux supporter d'imaginer qu'elle a vécu avec sa sur ses épaules pendant tout sa de temps ! tu oublie comment je suis empathique ? je sais que sa pourrait très bien correspondre , dans un tel manga, et dans un tel univers, franchement sur ça rien à dire.. l'histoire est plausible et bien faite, mais tu sais combien JE souffre en lisant ça ? tu sas que tu bouleverse toute l'image du personnage attachant qu'était Mokona ? sa ne l'a rend pas plus , ni moins attachante, mais tu a changé son aura.. quand après on pense à comment Byakuya , (qui est plus jeune qu'elle) la traite (même si il ne la maltraite pas) , on a envi qu'il soit bien plus respectueux à l'égard de quelqu'un qui a vécu un tel enfer… BELI, je t'interdis de lui faire sa, on va en reparler ce soir, paske là je suis pas d'accord -_-…
Béli: Ce blabla de fin est presque aussi long que mon chapitre! -_- Au final on a été obligé de le couper en deux, et je ne sais pas si je ne ferais pas pareil pour le prochain chapitre... Plutôt sombre, je l'avoue. Le prochain sera tout autant mitigé. J'ai tenté de faire le plus clair possible. Je m'excuse platement d'avance si ce chapitre vous paraît trop confus, c'est l'un de mes pires défaut! J'ai rajouté des heurs entre étoiles. ENcore merci de me lire!
