Un jour je réussirais a poster à une heure raisonnable. Cette fois-ci, nous avons une combination de baby sitting + wifi capricieuse tsss.

M'enfin, comment allez-vous ? Il a fait un grand ciel bleu et du soleil ici, ça faisait un moment et c'est fou le bien que cela peut faire à mon moral mine de rien ! Et j'ai l'impression que les journées passent beaucoup plus vite ainsi.

J'espère que vous allez bien en tout cas :)

Je vous laisse avec le chapitre. Enjoy.

Disclaimer : Seule l'histoire est à moi, le reste est à JKR

Réponse aux reviews anonymes :

Cecile : Oui ahah, c'est toujours mieux de se mettre d'accord, sinon les enfants en profitent xD Voici la suite !

Uma : Ah non mais vu l'âge des gamins j'aurais eu la même réaction qu'Hermione.

Lucietvlli : Merci beaucoup ! Je suis ravie que tu aimes, et surtout que tu trouves mon histoire réaliste. Je ne suis pas sûre qu'Hermione apprécie que je prête Drago xD

Renata : On est bien d'accord pour les garçons et les balais, il ne faut en effet pas oublier leur âge ! Voici la suite :)

lilison42 : mais c'est tout à fait normal que je réponde :) Ravie que tu aimes !

Nanaki : Pas de soucis, tu reviews quand tu veux ! Avec les parents qu'ils ont, il fallait bien qu'ils aient des personnalités différentes hihi, il y a l'embarra du choix dans les gênes xD

Ahah, Blaise sera surement aussi bon papa qu'il est parrain, tu ne penses pas ? Voici la suite en tout cas !

Sarah : Ahah non, je ne m'inspire pas de mon enfance, je suis enfant unique, donc j'avais toutes les nuggets que je voulais xDD

ravie que tu ai aimé en tout cas ! Bisous Bisous

mok : Merci beaucoup ! ta review m'a fait super plaisir !

Megan : Hello, ! Hermione avait raison de péter un câble, tu ne penses pas ? Ils sont très jeunes pour petre sans surveillance ^^ Voici la suite

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Merci à Stéphanie


Episode XXXV : Un petit dernier pour la route ?

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Hermione rentra du travail tout bonnement épuisée. Elle adorait être membre du Magenmagot, mais lorsqu'il y avait des longs procès, elle avait parfois l'impression que sa tête allait exploser.

Elle arriva dans la cuisine, où Drago était déjà installé, et elle repéra également Caelum, qui était assis sur la « chaise de la honte ».

« Oh non... » Soupira-t-elle « Caelum, mon chéri, qu'est-ce que tu as encore fait ?»

Elle vit les narines de son mari s'agrandir et se rétrécir immédiatement, signe qu'il était en colère. Ce qu'elle pouvait comprendre, étant donné que Caelum se donnait du mal pour afficher un air je-m'en-foutiste.

Il n'avait que trois ans et demi, ce qui rendait l'exercice difficile, mais il y parvenait assez bien. Parfois, Hermione avait peur de ce qui arriverait quand il serait à Poudlard.

« Le petit Maître Caelum a voulu s'amuser un peu. » Intervint alors Tiby, tout en continuant à préparer le repas. « Il a ouvert le robinet de la baignoire, et il a versé dedans les produits de Maître Drago, parce qu'il voulait des bulles multicolores... Le petit Maître Caelum a voulu grimper dans le bain avec son frère, mais le petit Maître Leo est allé rapporter à Maître Drago... Caelum n'a pas aimé que son frère rapporte, oh non, il n'a pas aimé, et il n'a pas été gentil du tout avec son frère, oh non. Caelum a tiré les oreilles du petit Maître Leo. »

En entendant ça, Hermione se tourna vers son fils, et lui adressa son regard le plus noir. Caelum le soutint un instant, avant de baisser les yeux.

La brunette pouvait comprendre que Drago soit énervé pour ses produits de beauté, mais cela la faisait plutôt rire sous cape. Qu'il tire les oreilles de son frère par contre...

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« Je peux savoir ce qu'il t'a pris, Caelum ? » Demanda-t-elle sévèrement.

« Leo il a dit à papa. Cassie elle a dit c'est pas bien de rappoté. »

« On dit rapporter, pas rappoté. Et... et est-ce que c'est une raison pour lui faire mal ? »

« Oui. Leo il est méssant. Il a pas écouté moi. »

« Il ne m'a pas écouté ! »

Toujours à sa colère, Drago gardait la bouche fermée, mais Hermione savait bien ce qu'il pensait. Ils avaient déjà eu ce genre de conversation plusieurs fois. Tous les deux ne partageaient pas la même opinion sur le fait de « rapporter ». Drago disait qu'il ne supportait pas ça, tandis qu'Hermione lui rétorquait que ce n'était pas rapporter, mais « prévenir ».

« Où est Leo ? » Demanda alors Hermione.

« Avec Cassiopée. Tu le connais, il était bouleversé à l'idée que son frère lui en veuille. Cassie a décidé de lui changer les idées. »

Hermione poussa un petit soupir. Caelum et Leo se chamaillait souvent mais paradoxalement, il leur était impossible de rester trop longtemps éloignés l'un de l'autre. Elle savait bien que dès que la punition de l'aîné serait levée, Leo viendrait lui faire un énorme câlin et que tout serait oublié.

Ils pourraient alors d'ores et déjà planifier leur prochaine bêtise.

« Hermione... » Souffla Drago alors que sa femme amorçait un mouvement pour sortir de la pièce « Tu sais... j'envisage vraiment sérieusement le séjour d'immersion chez mes parents ! »

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Drago retomba sur le matelas, le souffle court, puis se pencha pour embrasser sa femme une fois encore et presser son corps nu contre le sien.

Hermione gémit et laissa échapper un petit gloussement.

« Deux fois de suite, je ne pense pas. »

« Et pourquoi pas ? » Répondit Drago en l'embrassant dans le cou « Tiby est là... »

Il se mit à suçoter sa peau juste sous l'oreille et Hermione sentit sa résistance faiblir. Après tout, elle n'était pas contre le fait de faire l'amour une deuxième fois de suite. Cela faisait un moment que ce n'était pas arrivé.

Malgré cela, Hermione avait bien conscience d'être chanceuse. Elle suscitait beaucoup d'étonnement, d'envie et parfois d'un peu de jalousie chez les femmes de son entourage. Celles avec qui elle en parlait le plus était Ginny et Luna – quand elle était là, puisqu'elle voyageait beaucoup – et la rouquine ne comprenait pas comment Hermione pouvait avoir une activité sexuelle aussi intense après trois enfants. Elle ne comprenait pas comment Hermione ou bien Drago pouvaient en avoir la force et l'envie après des journées de travail intense, et les enfants en plus de ça. Quand Hermione lui avait dit qu'ils faisaient l'amour trois fois par semaine minimum, Ginny en était presque tombée à la renverse, et avait déclaré : « Merlin, ça me fatigue rien que d'y penser. »

Sauf que le sexe n'avait pas cet effet chez Hermione. Quand elle rentrait d'une journée de travail épuisante, et qu'elle devait gérer un conflit entre Leo et Caelum, ou rattraper une de leur bêtise, ou bien qu'elle devait gérer Cassiopée et ses angoisses diverses, elle était épuisée, certes, mais faire l'amour avec Drago la relaxait. Elle se sentait tellement bien après, et elle dormait beaucoup mieux, l'esprit vidé de toutes pensées stressantes.

Elle avait l'impression d'être belle également... Si elle était toujours très mince – parce que le rythme qu'elle s'imposait au travail, et les repas qu'elle oubliait de prendre avait fait qu'elle avait perdu les kilos de ses trois grossesses – après trois enfants, son corps portait bien évidemment quelques stigmates : ses hanches s'étaient épaissies, son corps n'était plus aussi ferme qu'avant, elle avait des vergetures sur le ventre... et si elle n'y prêtait pas beaucoup d'attention, il lui arrivait parfois de s'arrêter devant son reflet dans le miroir et de se trouver horrible.

Cependant, le regard de Drago sur elle, quand elle était nue devant lui, lui faisait oublier le moindre complexe qu'elle aurait pu avoir. Elle se sentait belle. Attirante. Drago n'avait pas l'air de voir ses défauts. Jamais.

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Et alors qu'il continuait de l'embrasser, elle décida de le laisser faire, et de céder à son envie de faire l'amour deux fois de suite, comme avant, lorsqu'ils étaient jeunes et insouciants. Après tout, c'était le week-end, et Drago avait raison quand il disait que Tiby était là. L'elfe serait heureux comme tout de faire prendre le petit-déjeuner aux enfants, et de veiller à ce qu'ils ne fassent pas tomber la maison en ruine.

Après un deuxième orgasme tout aussi puissant que le premier, Hermione posa sa tête sur le torse de Drago, et se racla la gorge, osant enfin prononcer des mots qu'elle hésitait à confier à son mari depuis quelques temps.

« Mon amour ? » Fit-elle « J'ai quelque chose à te dire. »

« Oui ? »

« Je... je sais qu'on avait dit qu'on arrêterait à trois enfants, mais... est-ce que tu aimerais qu'on en ait un dernier ? »

« Premièrement, « on » a pas dit qu' «on » arrêterait à trois. C'est toi qui as dit ça, et puisque c'est quand même dans ton ventre qu'ils restent pendant neuf fois, j'ai accepté ta décision. Deuxièmement : tu es sûre de ce que tu dis, ou tu t'es pris un coup sur la tête ? »

« Je suis sûre, ça fait un moment que j'y pense. Je sais qu'ils sont encore tous jeunes, et qu'on pourrait attendre plusieurs années mais... »

« Je ne veux pas un quatrième enfant à quarante ans ! » Grommela Drago « Tu imagines, ça voudrait dire que lorsqu'il passera ses ASPIC, j'aurais cinquante-sept ans, c'est-à-dire presque soixante. Rien que d'y penser, j'en ai des sueurs froides. Merlin... je ne veux pas vieillir... »

« Tu... tu es d'accord alors ? » Questionna-t-elle « Pour un dernier bébé. »

« Mon père va en faire une syncope, alors j'en suis d'autant plus d'accord. »

« Mais on est pas obligé de se presser. » Ajouta Hermione « On pourrait juste... arrêter de se protéger et voir ce que ça donnera. »

« Granger, tu ne pouvais pas dire ça avant qu'on fasse l'amour deux fois en se protégeant !? »

« Non, Malefoy. Je ne pouvais pas. On aura une bonne excuse pour recommencer maintenant. »

« Comme si nous avions besoin de ça... »

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OoO

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Hermione embrassa sa fille, puis lui fit un énorme câlin, avant de la laisser partir avec Drago.

Cela faisait une semaine que Daphné avait accouché d'un petit Basile, et à présent qu'elle était rentrée chez eux avec son bébé, il était temps pour Drago et Cassiopée de leur rendre une petite visite.

Drago était déjà allé voir Daphné lorsqu'elle était à Sainte-Mangouste, mais il y était allé sans sa fille.

Il avait croisé Astoria, Théo et leurs deux enfants, et Astoria avait le visage qui brillait littéralement de bonheur, à l'idée d'être enfin tante.

Le bébé de Blaise et Daphné semblait être le messie, tant leur entourage désespérait qu'ils aient enfin un enfant. L'idée qu'ils auraient pu ne pas en vouloir du tout ne semblait pas leur avoir traversé l'esprit.

Il n'y avait bien qu'une seule personne qui n'attendait pas avec impatience la venue de cet enfant, et cette personne, c'était Cassiopée.

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Comme Drago l'avait prévu, elle n'avait pas vraiment bien pris la chose, lorsque son parrain le lui avait annoncé. Elle avait beaucoup pleuré, et les paroles rassurantes de Blaise, et de ses parents n'y avaient rien fait. Cassiopée était intelligente, et elle savait parfaitement bien qu'elle ne pourrait jamais rivaliser avec ce bébé. Il aurait dans le cœur de Blaise une place qu'elle ne pourrait jamais avoir, et cela la rendait triste. Elle avait eu son parrain pour elle toute seule pendant sept ans et elle avait du mal à accepter qu'il aurait à présent moins de temps à lui consacrer, et ce, à juste titre.

Drago serrait la main de sa fille fort dans la sienne. Il savait qu'elle était triste. Il savait également qu'elle essayait de ne pas le montrer, parce que malgré tout, elle ne voulait pas faire de peine à son parrain. Il se demandait comment elle allait réagir en voyant Basile.

Lorsqu'ils arrivèrent à destination, Blaise leur ouvrit la porte, et souleva sa filleule dans ses bras.

« Par Salazar, bientôt, je ne pourrais plus te porter, tu commences à peser ton poids ! »

« Je suis en pleine croissance. » Répondit la petite fille « Mais tu pourras toujours me porter, parce que tu portes Daphné, et papa, il porte maman parfois, et je suis moins lourde qu'elles. »

Blaise et Drago échangèrent un regard, et ce dernier haussa les épaules d'un air de dire « je décline toute responsabilité, c'est le gène d'Hermione qui parle. »

« Comment va ma Cassiopée préférée ? » Demanda Blaise.

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La petite fille haussa les épaules, et Blaise lui fit des chatouilles pour la dérider un peu. Et puis il décida de l'emmener au salon, où Basile était installé dans un petit couffin, dormant paisiblement.

« Où est ta chère et tendre ? » Demanda Drago.

« Elle fait la sieste. Je crois qu'elle essaye de dormir plus que Basile. Elle me laisse tout le sale boulot. Je crois qu'elle n'a pas changé une couche depuis qu'on est de retour à la maison. »

« Je sais changer une couche. » Intervint Cassiopée. « Je pourrais te montrer comment on fait. »

« Volontiers petite princesse. »

Cassiopée se pencha sur le couffin, et observa celui qui lui avait d'ores et déjà volé son parrain. Son crâne était recouvert de cheveux tous bruns et qui bouclaient déjà, le faisant vaguement ressembler à un mouton. Drago en arriva à la même conclusion, ce qui le fit sourire intérieurement.

Puis tout doucement, elle toucha la joue du bébé, et se tourna vers son parrain.

« J'aime bien sa couleur. Elle est un peu comme du caramel. J'aime bien le caramel, même si j'ai pas trop le droit d'en manger parce que ça colle beaucoup aux dents. »

« ... »

« Mais pourquoi il a tout plein de cheveux comme ça ? Caelum et Leo ils avaient pas autant de cheveux quand ils sont nés. Lily et Albus non plus. »

« Fais-moi penser à te montrer une photo de moi quand j'étais bébé ! » S'exclama Blaise « Tu comprendras rapidement pourquoi il a tout plein de cheveux. »

Cassiopée hocha la tête, notant mentalement l'information, puis elle s'éloigna quelque peu du bébé, qui n'avait pas bougé d'un poil.

« Cassie, vient me voir, s'il te plaît. » Demanda alors Blaise, d'un ton devenu beaucoup plus sérieux.

Il s'était installé sur le canapé, et Cassiopée alla le rejoindre, les sourcils légèrement froncés. Elle n'était pas habituée à voir son parrain aussi sérieux.

Blaise lui attrapa la main, et la regarda droit dans les yeux.

« Ma chérie, j'ai quelque chose de très important à te demander. Enfin, à te proposer, plutôt et sache que tu as le droit de dire non, je ne t'en voudrais absolument pas. »

« ... »

« Tu es une grande fille maintenant, et si tu le veux bien, j'aurais une grande responsabilité à te confier. Cassie, si tu le souhaites, Daphné et moi aimerions beaucoup que tu sois la marraine de Basile. »

Cassiopée écarquilla soudainement les yeux, se sentant tout à coup très importante. Elle ne savait pas très bien si elle avait le droit de faire cela, mais le simple fait que son parrain le lui propose la remplissait de joie.

« Mais, je peux ? Parce que je n'ai que sept ans. »

« Bien sûr que tu peux. Et nous sommes certains que tu seras une marraine formidable. »

« Mais... mais comment je vais faire pour acheter des cadeaux à Basile. Maman elle a dit que ça servait à rien que j'ai de l'argent de poche avant d'aller à Poudlard. »

« Tu n'as pas à lui acheter de cadeaux. » La rassura Blaise « Tu peux lui faire des dessins, lui chanter des chansons ou lui raconter des histoires. Et si tu veux lui offrir quelque chose pour son anniversaire, tu n'auras qu'à me demander, et je te donnerai les Gallions nécessaires. »

Cassie hocha lentement la tête, assimilant lentement les informations qu'elle recevait. Elle imaginait déjà tout ce qu'elle pourrait faire en tant que marraine, et un immense sourire fleurit sur ses lèvres.

En face d'elle, un poids s'enleva des épaules de Blaise. Cette idée lui était apparue comme une illumination, et il ne pouvait que remercier son esprit de l'avoir eue. Il espérait qu'ainsi, elle digérerait mieux l'arrivée du bébé, et que ce serait plus facile pour elle d'accepter de ne plus avoir la première place dans son cœur. Et en voyant son expression, il sut qu'il avait gagné.

Quelques secondes plus tard, Cassie lui sautait au cou, et le serrait aussi fort qu'elle le pouvait dans ses petits bras.

« T'es le meilleur parrain Blaise ! Je veux bien être la marraine de Basile. Je serais la meilleure marraine du monde ! »

« Je n'en doute absolument pas. Et surtout, Cassie, même si maintenant je suis papa, je t'aimerai toujours, d'accord ?! »

« Tu promets ? » Murmura-t-elle.

« Je te promets. »

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OoO

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Le niveau de décibel produit par Caelum et Leo baissa vivement, et le transplanage n'y était pour rien.

La simple vue du Manoir par contre...

Les deux petits garçons pouvaient être impressionnés par leur père, lorsqu'il devait hausser la voix pour leur inculquer un peu de discipline. Drago sentait tout de même qu'il devrait y mettre plus de cœur à l'ouvrage les années passant, parce que Caelum arrivait de mieux en mieux à tenir avant de flancher.

En revanche, les deux garçons étaient littéralement terrorisés par Lucius, ce qui faisait bien rire Cassiopée, qui ne comprenait absolument pas ce qui pouvait faire peur chez son grand-père, qu'elle idolâtrait.

La petite fille marchait d'ailleurs bien loin devant son père et ses frères, surexcitée à l'idée d'annoncer à son grand-père qu'elle était la marraine de Basile.

A peine entrée dans la demeure, que Cassie snoba totalement Narcissa – qui ne s'en offusqua pas, et porta immédiatement son attention sur ses petits-fils prodiges – et partit à la recherche de Lucius, qu'elle trouva rapidement.

« Grand-père ! » S'exclama-t-elle, se précipitant pour l'enlacer.

« Tu deviens trop vieille pour ce genre d'effusions, jeune fille ! »

« Tu dis n'importe quoi grand-père. J'ai que sept ans. Je vieillis pas encore, je grandis seulement. Je suis en pleine croissance ! D'ailleurs, pour bien grandir, j'aurais besoin de chocolat. T'as du chocolat pour moi grand-père ? »

Lucius ne put empêcher ses lèvres de se retrousser en un petit sourire. Evidemment qu'il avait du chocolat pour elle. Il avait toujours tout ce que Cassiopée voulait.

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Il prit la main de sa petite fille, et suivit le bruit. Le Bruit. Sa petite Cassiopée était tellement douce et calme. Ce qui n'était certainement pas le cas des deux garnements. Certes, il s'agissait des ses petits-fils, des héritiers Malefoy, mais ils étaient bien trop Gryffondor à son goût. Et les piaillements désagréables de sa femme, qu'elle émettait chaque fois qu'elle voyait l'un ou l'autre de ses petits enfants lui cassait sérieusement les oreilles.

Il apprécia le silence qui se fit immédiat dès lors qu'il mit un pied dans le hall.

Leo se colla à la jambe de Drago, mais ce dernier le repoussa, avec une trace de sadisme dans la voix :

« Mais qu'est-ce que tu as voyons ? Il ne faut pas avoir peur de ton grand-père. Lucius Malefoy ne te feras jamais de mal. »

« Cesse donc d'être si sarcastique ! »

« ... »

« Et où est donc ton insupportable femme ? Elle travaille, encore ? Au lieu de s'occuper de ses enfants ?! »

« Les femmes ont le droit de travailler grand-père ! » Intervint Cassie « Moi plus tard, je vais être avocate ! »

« Très bien. » Félicita Lucius « Comme ça tu pourras défendre les gens comme moi, qui subissent des injustices. »

Drago fut prit d'une quinte de toux très étrange, cependant que Caelum s'avançait finalement d'un pas timide vers son grand-père.

« B'jour. » Marmonna-t-il.

« Plaît-il ? » Répondit Lucius. « Ce n'est pas comme ça qu'un Malefoy doit saluer ! »

« Bonjour grand-père ! » Rectifia Caelum, qui était bien loin de faire le malin.

Cassie se mit à pouffer de rire. Pour elle, son grand-père n'était absolument pas sérieux, et elle riait de voir à quel point ses frères pouvaient tomber dans le panneau. Sa grand-mère également, puisqu'elle était à présent en train de reprocher à son mari de terroriser ses petits-enfants. Elle disait que s'il continuait de la sorte, ils ne voudraient plus venir au Manoir.

« J'aimerais bien voir ça ! » Rétorqua Lucius « Ils ne viennent pas assez souvent ici, Cissy ! Si c'était le cas, ils ne ressembleraient certainement pas autant à des Gryffondor. Je ne sais vraiment pas ce que tu fais de ton éducation, Drago ! Ce sont les héritiers Malefoy ! Pas Granger ! »

« Oh, je vous en prie Père. » Fit Drago d'un ton moqueur. « Nous savons tous très bien que vous allez tout donner à Cassiopée de toute façon. »

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OoO

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La porte de la chambre grinça tout doucement, et Drago attrapa instinctivement son oreiller, et l'appuya sur sa tête.

Il ne savait pas grand-chose. Juste qu'on était dimanche et qu'il était beaucoup trop tôt – d'autant plus quand il avait passé une bonne partie de la nuit à travailler sur bébé numéro quatre.

Et pourquoi, malgré toutes ses suppliques mentales, il entendit des gloussements, puis des bruits de pas sur le sol.

Et brutalement, l'air froid vint s'échouer sur son corps, alors même que la couette était violemment arrachée.

Puis il y eut une bataille, des protestations, on lui marcha dessus, on l'arracha à Hermione, on se disputa la même Hermione – il fallait croire qu'il était un paria, tout le monde voulait la place à côté de maman, mais lui, il puait visiblement. Ce fut les pires dix minutes de sa semaine. Et non, il n'exagérait pas.

Et enfin, tout se calma. Il entendait les petits bruits que faisait Leo, qui suçait son pouce, il sentait les pieds glacés de Cassie, qui les avait collés sur ses propres jambes, et il percevait les remous de Caelum, qui devait être au milieu, et voulait s'installer plus confortablement.

« Mes amours... » Souffla alors Hermione.

Elle devait être en train de les contempler en souriant. Mais lui n'avait pas envie de sourire. Il était épuisé et sa nuit n'était pas terminée.

« Je vais commander un plus grand lit. » Finit-il par grogner. « Je n'ai pas de place, quand ils viennent tous ! »

« C'est toi le plus gros papa. » S'exclama Cassie.

« Tais-toi Cassiopée ! Et fais dodo. C'est pas encore l'heure. Il n'est que six heures du matin ! Pourquoi vous êtes tous réveillés à six heures du matin ! »

« Peut-être parce qu'il est neuf heures quarante cinq. » Ricana Hermione.

« N'importe quoi ! » Fit Drago.

« Pote quoi ! » répéta Leo avant de partir dans un grand éclat de rire, partagé avec Caelum « Pote quoi, pote quoiiiiiiiii ! » Se mirent-ils à chantonner.

« Taisez-vous ! »

« Papa, s'est réveillé du pied gauche. »

« On dit se lever du pied gauche, ma princesse. » Corrigea Hermione.

« Sauf que papa n'est pas levé. Donc ça ne marche pas. C'est pour ça que j'ai utilisé le verbe « réveiller ». »

« Oh... »

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Cette fois-ci, Drago ne put s'empêcher de rigoler. Ce n'était pas la première fois qu'Hermione se faisait rabattre le caquet par sa fille, et il trouvait cela particulièrement amusant, surtout que Cassiopée faisait ça en toute innocence. Il en aurait presque retiré l'oreiller qui était toujours sur son visage, mais l'idée de la lumière lui donnait déjà mal à la tête.

« J'ai faim. » Déclara alors Cassie.

« Moi aussi ! Faim ! » Affirma Caelum

« Coco ! » Renchérit Leo

« Si on demandait à Tiby de nous apporter le petit-déjeuner ici. »

« Ma chérie... » Commença Hermione.

« TIBY ! »

CRAC !

Drago finit par enlever son oreiller, alors que Cassie énumérait tout ce qu'elle voulait manger, ainsi que ses frères et ses parents, tout en insérant des merci et s'il te plaît tous les deux mots.

Sa grasse matinée était bel et bien terminée, mais en les voyant là, glissés dans le lit à ses côtés, il ne pouvait que se dire qu'il avait la meilleure femme et les meilleurs enfants du monde, et qu'il les aimait de tout son cœur...


tadaaaaaa ! Encore une petite transition. Je ne voulais pas sauter trop vite les années jusqu'à la naissance d'Elizabeth afin que vous puissiez bien voir comment les choses se passent pour eux. Comment la petite famille évolue ! J'espère que ça vous a plu. Donnez-moi vos impressions !

Bisous Bisous