Bonsoir, bonjour et bienvenus pour ce nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira. Merci encore de toutes vos reviews (je n'ai pas eu le temps d'y répondre, vraiment navrée !) Ne me frappez pas s'il vous plait ._.
Sinon, j'ai publié une nouvelle fiction à l'occasion du premier avril, (à prendre au 36e degré) Intitulée Qu'est-ce qui ne va pas dans Voldemort Origins of the Heir ? Éteignez votre cerveau avant de la lire, ça sera mieux ;)
Playlist : John Williams : Leaving Hogwarts - John Williams : Meeting Tom Riddle - Imagine Dragons : Monster
Résumé des chapitres précédents : La main mise de Grindelwald et ses menaces se renforcent sur l'Angleterre. Charlus Potter a reçu une lettre, menaçant indirectement Lily, James et Albus. Cette dernière les avertit au plus vite.
Pourtant, l'un était victime d'une calamité qui le rongeait, tel un cancer, tandis que l'autre essayait en vain d'imaginer ce qu'était le poids du chagrin.
Les Grands-Mères, Doris Lessing
« Il faut absolument que vous surveilliez le château. Vite. Notre famille est en danger. Toute notre famille est en danger. Tu-Sais-Qui est calme.
Je passe du bon temps.
Il fait beau mais froid.
L »
—Vas-tu me suivre longtemps comme ça ? questionna Lily de plus en plus agacée à Mulciber regardant par dessus son épaule le contenu de sa lettre.
Il haussa les épaules. Manifestement lui aussi avait autre chose à faire qu'aller à la Volière. Elle attacha sa lettre à la patte d'un hibou petit duc qui s'envola, puis frissonna quand le froid de Décembre la saisit par les larges fenêtres.
—Tu préférais Nott ou Dolohov ?
Oh non. Dolohov ne lui avait pas adressé un mot depuis la rentrée. Il la toisait étrangement quand Tom ne regardait pas.
—Tom a dit que tu méritais d'être parmi nous. Alors j'imagine que je dois rester un peu avec toi pour lui faire plaisir, fit le grand jeune homme d'un ton égal. Puis j'adore la tête de Cordelia quand je t'accompagne. J'ai l'impression qu'elle va nous arracher la tête à tous les deux.
Il ricana dans son écharpe en poil de sombral.
—Et si ça t'inquiète, je suis fiancé. Et j'ai bien compris que tu étais chasse gardée de Jedusor.
—Je ne suis pas un objet, grinça la rousse.
Decimus lui coula un regard du genre « vois-ça avec lui, je ne m'en mêle surtout pas » puis lui proposa une cigarette qu'elle prit. Ils s'en fumèrent une, silencieusement en grelottant. Ils écrasèrent leur mégot dans la mangeoire délaissée d'un hibou, puis Lily reprit :
—Je vais à mon rendez-vous d'orientation. Je crois que tu n'auras pas besoin de me suivre. Je crois encore être capable d'aller d'un point A à un point B.
L'autre s'esclaffa :
—C'est qu'elle mordrait Pieters. Pas la peine d'être agressive. Allez, salut.
Il la laissa. Lily rajusta son manteau sombre et descendit vers les cachots pour trouver Slughorn. Il ouvrit son bureau et l'invita à entrer, son dossier sur le bureau. Il le feuilleta quelques instants en triturant sa grosse moustache de morse tandis que Lily jouait avec la sangle de son sac à bandoulière.
—Alors Miss Pieters, j'espère que vous avez réfléchi. Qu'aimeriez-vous faire plus tard ? J'ose imaginer que vous avez de l'ambition, vos résultats récents le prouvent.
Que voulait-elle faire plus tard ? Oh, peut être, survivre, empêcher Tom de devenir Voldemort pour de bon. C'est vrai que ça ne manquait pas d'ambition.
—Je… je n'y ais que peu réfléchi.
—Oh ! Voyons Miss Pieters, vous n'avez plus que quelques mois pour vous choisir une destinée. Il nous faut le voir ensemble.
Lily eut envie de répondre ce que James avait répondu à son propre entretien avec Londubat. « Je veux juste être heureux. C'est ça ce que je veux faire plus tard, du bonheur ». Mais non seulement cette phrase déclencherait des fous rires nerveux chez elle mais en plus elle ne serait pas comprise de son professeur. Alors elle garda le silence.
—Voyons, vous êtes si effacée. N'y-a-t-il rien ces derniers temps que vous ayez fait et qui vous ai rendu heureuse ou bien profondément satisfaite ?
Elle voulut répondre que non. Elle ne savait pas quoi faire de sa vie, puis un souvenir lui vint, heureux et amer, mais qui l'avait comblée.
La rousse hésita, cherchant à rassembler les bribes amères de ce souvenir pour répondre.
—Je… cet été, un de mes frères s'est blessé. Il était au plus mal, vraiment au plus mal et j'ai réussi à lui sauver la vie. J'ai senti que je pouvais faire quelque chose.
Slughorn éclata de rire, puis tritura sa moustache beaucoup plus enjoué cette fois.
—Et bien ! Guérisseuse ! Vous pourriez avoir de l'avenir là dedans. C'est une belle perspective de métier, et un métier noble qui plus est.
Il nota quelque chose dans son dossier, mais Lily protesta. Elle n'était pas intéressée par soigner de bêtes maladies :
—Si je le deviens, j'aimerais me concentrer dans ce qu'il y a de plus sombre. Tout ce qui est dans le domaine de la Magie Noire, ou les Sorts sombres sur les patients.
Encore une fois Slughorn fut surpris, il hoqueta.
—Mais pourquoi donc ? Cela me surprend de vous, Miss. Vous n'avez… comment le dire ? Pas la carrure pour vous frotter à de telles choses. La Magie Noire est violente.
La tête de son vieux professeur suffit à Lily à s'affirmer dans ses résolutions par pur esprit de contradiction. Elle n'en pouvait plus qu'on lui dise quoi faire.
—Je ne suis pas aussi impressionnable et faible que j'en ai l'air. Si je puis me permettre, je suis discrète car je ne vois pas l'intérêt de me pavaner pour venter mes compétences comme les autres élèves de Serpentard. Je travaille durement et avec passion si quelque chose m'intéresse. Tom pourra vous le confirmer.
Ils restèrent tous les deux une minute à se regarder, l'un comme s'il la rencontrait pour la première fois, la seconde surprise de sa soudaine pugnacité. À mesure qu'elle y réfléchissait, soigner par le Bien, le Mal était une alternative pour Tom. Simpliste, mais qui l'aiderait à se réaliser elle même avec ce qu'elle faisait depuis tout temps, aider les autres.
Le professeur de potion acquiesça, comme heureux de cette rencontre inattendue avec son élève et lui proposa des pâtes de fruits, soudainement bien plus intéressé :
—Eh bien, voilà une jolie démonstration de caractère, Miss. Il eut été dommage de ne pas la voir avant de quitter Poudlard. Guérisseuse contre la Magie Noire, donc ? Je pense que ce poste n'existe pas vraiment sous cette forme. D'après mes informations, il serait couplé avec la branche de Magielegiste.
—Ça semble intéressant.
—Sans doute, supposa le vieil homme visiblement peu d'accord avec son intérêt. Quant à vos résultats, vous avez d'assez bonnes notes en potion, il faudra continuer le travail. Vous êtes plutôt douée en Botanique, mais vous peinez encore en Sortilège et Métamorphose. Ce sont les matières qui vous sont nécessaires dans cette voie. Les Défenses contre les Forces du Mal sont vivement conseillées. Avez-vous d'autres métiers en tête ?
—Pour l'instant, non.
—Alors nous restons sur cette voie pour l'instant. Venez me voir si quelque chose vous vient en tête. Vous êtes bien indécise, Tom et vous, vous êtes bien trouvés, lui aussi ne semble pas savoir ce qu'il fera de sa vie.
Oh mais Lily le savait très bien. Inconscient, Slughorn gloussa en récupérant la dissertation que la jeune sorcière lui tendait.
—Je n'ai plus qu'à vous souhaiter bon courage dans votre recherche d'emploi, et à Noël. Au bal des débutantes.
—Le bal des débutantes ? Je n'ai pas très bien compris ce que c'était.
—Oh, vous souvenez-vous l'année dernière que lors de ma soirée de Noël, les invités ont été décommandés par le directeur ? Oui ? J'ai réussi à négocier avec le professeur Dippet et Albus Dumbledore de l'instaurer en beaucoup plus grand. Tous les jeunes sorciers dès l'instant où ils sont accompagnés pourront se mêler à une foule d'invités que j'ai sélectionné pour obtenir des contacts utiles à leur avenir et ce, dans une belle soirée au cœur de Pré-au-lard. Dumbledore ne pourra pas m'en empêcher cette fois !
—Ce n'est pas un peu dangereux, monsieur ?
—Mais pas du tout, des aurors sont prévus pour l'occasion. Tout sera très sécurisé, assura le vieil homme tout à fait sûr de lui. Je vous y vois donc avec Tom, il vous a invité, non ?
Non. Mais manifestement, il savait qu'il serait accompagné d'elle.
Lily sourit légèrement, récupéra son dossier puis sortit.
Ce fut à ce moment là qu'Ullah Sevisky débarqua toute essoufflée.
—Lina viens !
Elle lui empoigna le bras avec sa petite main.
—Ah ! Qu'est-ce qu'il y a ?
—C'est Miss Black ! Elle est dans les cuisines et-
Et ? Lily ne voulut pas en entendre plus. Elle se laissa entraîner par son amie à travers les couloirs des cachots. Les deux jeunes filles côtes à côtes courraient dans les couloirs, indifférentes aux regards curieux que leur lançaient quelques élèves. Qu'est-ce qu'il se passait avec Walburga ? Pourquoi était-elle dans les cuisines ? Arrivée devant le tableau, Ullah gratta la poire avec frénésie.
Elles entrèrent en trombe. Morgini était aux côtés de Walburga affalée dans un coin de la cuisine et entourée de bouteilles de bierraubeure et de whisky. Les elfes semblaient infiniment inquiets et tentaient d'apporter leur aide. Lily les évita du mieux qu'elle put pour s'approcher de son amie, Ul à ses côtés. Wally était recroquevillée sur elle même en sanglotant. Quand elle leva la tête à leur approche, la rousse vit son visage rougi et le regard torve dû à l'alcool.
—Lina…
—J'étais venue chercher un goûter, on l'a trouvée comme ça, répondit Morgini les lèvres pincées.
Lily alla attraper un chiffon propre qu'elle trempa dans de l'eau froide. Elle se tourna vers un elfe :
—Depuis combien de temps est-elle comme ça ?
—Quelques heures, répondit timidement le petit elfes aux grands yeux bleus baissés de honte. Mais ce n'est pas la première fois. Yola est désolée. Elle aurait dû avertir quelqu'un, mais Mademoiselle Black frappait Yola et les autres quand Yola voulait aller chercher de l'aide.
Lily hocha la tête horrifiée et se tourna vers sa camarade, avec le linge imbibé, elle mouilla le visage de Walburga qui toussota. Elle leva à peine ses yeux vers elle, prise d'un haut le cœur.
—N-non, arrête, hips !
—On va t'emmener à l'infirmerie. Allez.
—N-non, surtout pas. Il faut pas, hips, qu'Orion me voie comme ça. Personne doit savoir.
—Ça dure depuis combien de temps, Wally ? questionna Lily d'une voix douce.
—Depuis qu'suis retournée à Poudlard.
Lily mit sa main devant la bouche pour cacher sa stupéfaction. Derrière elle, Ullah et Morgini se dandinaient d'un pied à l'autre, mal à l'aise.
—Ton bébé…
—Mon bébé est mort, Lina! Mort ! Je le sentais ce petit cœur battre en moi, cette toute petite vie qui me donnait des coups de pieds, puis il est mort, sans que je puisse rien faire. J'ai l'impression, hips, d'avoir reçu des coups de poignards dans le ventre. J'ai plus rien à part la honte d'avoir un ventre vide.
—Wally…
Walburga saisit sa bouteille entamée en l'entama à grandes lampée. De nouvelles larmes roulèrent sur ses joues creusées bien trop vites par des responsabilités qu'elle n'aurait pas dû avoir si tôt.
—Je suis la honte de la famille Lina ! Le Guérisseur a dit que je ne pourrais probablement plus jamais avoir d'enfants. Ma mère, hips, si tu savais comment elle m'a regardée. J'ai cru qu'elle allait me jeter un Doloris. À la place elle m'a jetée ici. À quoi je sers si je ne peux pas avoir de bébé ? Même Orion ne me regarde plus. Il va me rejeter.
—Tu as d'autres qualités qu'être mère, Walburga. Tu as pleins de qualités, tu es une bonne élève, tu es appréciée.
—À quoi bon si je suis rejetée des autres de mon rang ? Pourquoi il a pas voulu rester ce stupide, stupide, bébé ? Pourquoi il a pas voulu rester un mois de plus ? Il me détestait, j'en suis sûre ! hurla-t-elle hystérique.
Lily se mordit la lèvre, dépassée. Elle laissait Walburga, une Walburga plus fragile que jamais pleurer sur son épaule sans savoir quoi faire. Morgini alla chercher des petites bouteilles de bierraubeurre qu'elle leur tendit.
—Rien ne sortira d'ici Walburga Black, nous t'en faisons le serment.
Du bout de l'ongle, elle décapsula sa bouteille et commença à boire. Ullah la suivit à petites gorgées. Wally, elle continua sur une grande lampée de whisky sous le regard attristé des Elfes de Maison, à leur tour, dépassés.
—Comment je vais faire Lina ? Je supporte plus, hips, de sourire et faire comme si rien ne m'atteignait. Ça va pas du tout. Je veux pas rester ici, je peux pas retourner chez moi… Si Orion me quitte, je ne peux encaisser un tel affront. Notre famille est souillée par ma faute.
—Tu as fait une fausse couche ce n'est pas ta faute. Ça arrive, c'est tout.
—Si jamais j'ai un autre bébé… un autre, un seul, je l'aimerais de toutes mes forces pourvu qu'il naisse. Un petit Sirius que je chérirais de toutes les forces de mon âme. Un bébé parfait, heureux, en pleine santé, c'est tout ce que je demande. Je veux juste aimer quelqu'un.
Lily hocha la tête alors Walburga se tourna vers elle :
—Mais toi, hips, tu aimes Tom. Ça se voit. Tu l'aimes comme j'aimerais aimer un enfant ou Orion. Je t'envie tellement Lina.
—Tu n'as rien à m'envier. Ma vie est un sacré bazar. Je n'ai plus de parents, mes frères ne me parlent plus… et puis, Tom, Tom me terrifie.
La brune hocha vaguement la tête, indifférente à Morgini et Ullah dans un coin en train de siroter silencieusement leur boisson. Lily était heureuse qu'elles restent. Leur présence empêchait Walburga à qui il restait un peu de dignité de complètement s'effondrer. Elle n'aurait rien pu faire pour l'aider autrement.
—Il est terrifiant, oui. Mais tu as quelque chose à t'accrocher, une bouée.
—Plutôt une ancre. Il va me faire couler avec lui.
Elle frissonna.
—Au moins, tu couleras avec quelqu'un, moi je suis seule, ma famille m'a pratiquement reniée, je les hais tous, je voudrais qu'ils souffrent comme je souffre maintenant, hips.
—Ne souhaitez pas ça Miss Black, s'insurgea Ullah. Vous ne pouvez pas souhaiter la mort de votre famille.
—Et pourquoi pas ? Ils pensent d'abord à ce qu'il y a ou non dans mon ventre avant de m'envisager comme personne.
—Ils vous aiment à leur manière, protesta la fillette avec virulence. Vous ne devriez pas nier ça !
—Oh mais tais toi donc, tu ne sais rien, hips, hoqueta Walburga avant que Lily ne l'empêche d'en dire plus.
La petite fille retomba contre le mur, prostrée et silencieuse. Avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit, la rousse vit de grosses larmes rouler sur les joues rouges d'Ullah, aussi grosses que celles roulant sur celles de Wally.
—Ul ! Qu'est-ce qu'il y a ?
—Miss Black ne sait pas ce que ça fait de voir un proche mourir, elle ne se rend pas compte. Les miens sont morts !
Les trois jeunes filles se turent face à la fureur soudaine de leur cadette qui enchaîna de plus belle :
—Lina tu sais ce que ça fait de perdre quelqu'un, vous aussi Miss Morgini, alors elle ne peut pas dire de telles choses, ou elle les regrettera. Les miens sont morts peu de temps après que je leur ai dit de telles choses, je n'ai pas pu changer les choses.
Lily songea à James et son cœur se gonfla de tristesse, tandis que Walburga attaquait violemment :
—Oh mais c'est la nature, des gens meurent tous les jours, des parents, des frères, ou un stupide bébé !
—Pas quand c'est Grindelwald qui vous le prend, asséna en retour Ul, son accent polonais revenant sous le coup de l'émotion.
…
—Grindelwald t'a pris tes parents ? demanda Morgini.
—Oui, fit-elle interloquée, je te l'ai déjà dit.
Lily et Ul jetèrent à la brune une œillade, puis Walburga, après avoir ingurgité une nouvelle gorgée continua :
—J'suis sûre qu'c'qu'elle veut dire, c'est comment il t'les a pris, hips.
—Tu as assez bu, tempéra Lily en reprenant la bouteille. Ça ne se fait pas de demander de telles choses, si tu étais dans ton état normal tu serais choquée.
—Oooh mais laisse moi donc !
—Miss Black a raison, elle s'est confiée, toi aussi Lina, je peux le faire aussi. Mes parents ont été tués par Grindelwald en personne, il leur voulait quelque chose de stupide et il les a tué. J'étais chez mon wujek, mon oncle et en revenant j'ai trouvé la maison en cendre. Il a tout détruit.
—Que leur voulait-il ? demanda Morgini.
—Morgi, ce n'est pas nécessaire qu'elle continue-
—Grindelwald est un fou. Il est persuadé que les reliques de la mort de Beedle le Barde existent ! Il s'est mit dans la tête de les trouver et a voulu utiliser ma famille pour ça. Mes parents ont refusés, il les a tués.
—Qu'ont tes parents à voir avec les reliques ? demanda Lily d'une voix blanche.
—C'est juste une vieille histoire de famille, répondit la fillette, hésitante. Mes parents me l'ont raconté, mais ça doit être faux… je sais pas… d'après eux, notre famille viendrait des quatre coins de l'Europe, mais aurait un filon commun. Beedle le Barde.
—Tu serais la descendante de Beedle le Barde ? lâcha Lily interloquée.
La fillette hocha timidement la tête, presque désolée de cette vieille légende. Ça ne pouvait pas être vrai, songea Lily. Cette petite fille qui était devenue son amie ne pouvait pas être la descendante de Beedle le Barde. Et pourtant, la rousse songea qu'être héritier d'une relique semblait tout aussi invraisemblable mais le Destin était farceur. Elle se rappela les paroles de Père Athénodore qui avait professé que des enfants de Beedle vivaient encore. Il ne savait pas à quel point il avait raison.
En ce cas, Ullah courrait un très grave danger. Car aux dires de ses frères, Grindelwald était sur le point d'attaquer.
—Nous n'en parlerons à personne, promit Morgini l'air inquiète.
—Tu es en sécurité, ici, acheva Lily.
Le dernier mot aurait pu revenir à Wally qui s'était cependant endormie sur l'épaule de Lily. Elle ronflait. La rousse tenta de la réveiller d'un léger coup d'épaule, mais elle semblait si sereine, qu'elle n'osa rien tenter de plus.
Morgini elle, se releva, elle les salua, embrassa Ul sur la joue et s'en alla, cependant, quand elle ouvrit le passage, une autre personne entra en même temps qu'elle sortait. Les elfes horrifiés, poussèrent des petits glapissements. Lily ne comprit pas la raison de leur frayeur dans la menue personne d'Orion Black.
Ce dernier avec ses yeux bleus, toisa sa fiancée si durement que finalement Lily se dit que l'adolescent pouvait être impressionnant. Ullah ne tarda pas à sa carapater non sans lui dire rapidement au revoir. Lily fit un geste d'impuissance vers la petite serpentarde. Il fallait s'assurer au plus vite qu'elle serait en sécurité pour les jours à venir. Mais le plus urgent était Wally. Avec douceur, Orion se pencha vers la brune et la réveilla.
—Walburga ? Allez, réveille-toi.
La serpentard papillonna des yeux, poussa un léger grognement, puis quand elle se rendit compte de la présence d'Orion, blêmit. Comme une enfant, elle voulut se cacher derrière l'épaule de Lily. Le jeune serpentard soupira encore, puis lui tendit une main que bon gré malgré elle saisit.
—On va t'emmener à ton dortoir. Pieters, peux-tu m'aider ?
La rousse voulut refuser, mais elle ne pouvait laisser son amie dans cette cuisine. Elle vint soutenir Wally en glissant son bras sous ses épaules, et ce fut clopin-clopant que le trio de serpentard sortit des cuisines sous l'œil désolé des elfes. Walburga ne parlait même plus, elle comatait à moitié sur l'épaule d'Orion qui peinait à avancer sous son poids.
—Tu ne dois rien dire de ce que tu as vu. À personne, grogna le brun en vérifiant les couloirs des cachots d'un air fébrile.
—Ce n'était pas mon intention, s'offusqua Lily.
—Tant mieux, notre famille n'a pas besoin de ça en ce moment, ce souci en plus de sa fausse couche pourrait nuire à Walburga.
—Mmmh… grogna la brune.
—Ce qui pourrait aider grandement Wally en revanche, c'est que vous la traitiez comme une personne, toi en particulier, c'est ta future femme.
—Ça, ça ne te concerne pas, Pieters. Ce sont les problèmes de notre famille. Je suis promis à Wally depuis l'enfance, je la protège et continuerai aussi longtemps qu'il faudra. C'est tout.
—Elle n'a pas besoin de protection, mais d'amour, protesta la rousse en continuant de soutenir sa camarade.
—Mais ça je ne peux pas lui en procurer. Personne ne le peut. Les sangs purs ne tombent pas amoureux comme dans des livres idiots, ils s'aiment, c'est différent. Se protéger, c'est s'aimer, c'est la seule façon que nous avons de nous montrer que nous tenons aux autres. Les filles t'ont protégée au début de l'année, c'était leur façon à elles de te montrer qu'elles t'aimaient bien. Si tu ne peux pas le comprendre, je suis désolé pour toi.
Lily resta muette de stupeur alors que plus satisfait, Orion continuait à supporter sa fiancée avachie contre lui. C'était ça l'amour selon les serpentards et les sangs purs ? Une définition bien terne.
Au détour d'un couloir, ils croisèrent un élève de serpentard qui les regarda avec de grands yeux étonnés, s'apprêtant à dire quelque chose, jusqu'à ce qu'une forme bien connue se dessine pour l'en empêcher. Tom.
—Retourne dans ton dortoir, aboya-t-il à l'élève de troisième année sans doute. Dis aux autres de retourner dans le leur également. Et si tu parles… il t'en cuira.
Le badge de préfet du brun à sa poitrine, fit blêmir le garçon qui s'en alla au plus vite. Tom ensuite se tourna vers le trio, de Walburga endormie, à Orion transpirant sous l'effort, ou encore à Lily interdite, il n'ajouta rien.
—Merci de ton aide, fit le jeune Black.
Là encore, il resta muet, tranquillement les mains dans les poches. Orion à son tour blêmit. Il prit tout le poids de sa fiancée sur lui, laissant Lily au milieu du couloir avant de se carapater, non sans avoir salué son chef.
—Je vais y aller. À plus Pieters. Merci encore Tom !
Alors aussi vite qu'il était arrivé, Orion avec Walburga dans les bras disparut, laissant Lily et Tom seuls dans le couloir. La rousse eut un mouvement de recul quand les yeux noirs du brun s'abattirent sur elle.
—Où étais-tu passée ?
—J'avais mon rendez-vous avec Slug. Mulciber ne te l'a pas dit ? Et ensuite j'ai croisé Wally. Et puis, pourquoi je m'explique auprès de toi ? Je n'ai pas de compte à te rendre à ce que je sache.
—Non, grinça Tom. Mais j'aime être au courant de ce que tu fais. N'est-ce pas la preuve que je m'intéresse à toi ?
—Oh ça tu peux l'être. Mais que tu terrorises Charlus Potter pour avoir des informations sur moi, ça ce n'est pas tolérable. Que lui as-tu demandé ? questionna-t-elle à brûle-pourpoint.
—J'ai remarqué la petite ressemblance entre Potter et ton frère Albus après l'incident du lac. Je lui ai simplement posé des questions. Cela te gêne-t-il ? demanda-t-il très satisfait.
—Pas du tout ! se rebiffa la jeune fille en se mettant à marcher pour cacher son trouble.
Il ne manquait plus que Tom découvre la vérité. Si auparavant cela ne l'aurait pas dérangée outre mesure, maintenant c'était impensable. Un futur Voldemort ne devait pas avoir connaissance du futur, jamais. Elle se fustigea mentalement. Non, Tom ne deviendrait pas Voldemort.
Elle ferait tout pour l'en empêcher. Avec son amour ? L'amour prôné par les serpentards ? Se protéger les uns les autres ? Là, il fallait simplement protéger Tom de lui même.
En pleine réflexion, elle ralentit le pas, Tom posa alors sa main sur son épaule.
—Excuse-moi. Je ne voulais pas paraître grossier, dit-il d'une voix de velours. Mais tu sembles très tendue ces derniers jours.
—Je n'aime pas qu'on parle de mon passé, grinça la rousse.
—Et moi je veux savoir ce qui te tracasse réellement, souffla-t-il.
Quand elle se retourna vers lui, ses lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres des siennes. À nouveau, Lily fut prise d'un accès de frayeur qui la fit reculer, dos contre le mur avec la cruelle et soudaine impression d'être piégée dans ce couloir.
—C'est toi. Oui c'est toi qui me tracasses. Je n'aime pas ce que tu prépares.
—Je prépare ma grandeur, dit-il lentement.
—Non, ta chute... et… beaucoup de souffrances, parvint-elle à articuler.
Pour la première fois depuis longtemps, Tom parut réellement troublé par sa réponse. Il s'écarta, retira son masque charmeur pour un visage soumit à d'intenses réflexions.
—Je vois. Ça reste ton avis.
—Un conseil, rectifia-t-elle. Pour te protéger. Je souhaite que tu l'écoutes. Je veux t'aider. C'est ce que je fais de mieux.
À nouveau le Tom charmant reprit place comme si cette seconde d'hésitation n'avait été qu'un rêve. Il se mit en marche vers leur salle commune et ce fut à la rousse de le suivre cette fois.
—Ne t'avises pas de baisser tes ambitions Lily. Tu vaux mieux que ça. Je suis sûr que tu as déjà des pistes d'avenir.
Il lui parlait de son avenir à elle après avoir laissé sous entendre son envie de domination du monde ? Allons bon.
—Peut-être... J'ai… pensé à Mage-Légiste. Slughorn n'a pas parut emballé du tout en tout cas.
—Il est sous doute plus intéressé par sa soirée idiote. Il n'a fait que me parler de ça ces derniers jours.
—Si elle est si idiote pourquoi tiens-tu à y aller ?
Tom esquissa un sourire dévoilant une lignée de dents parfaitement blanches brillant dans le noir.
—Parce que le ministre sera là. Quoi de mieux pour s'insérer dans la société que de se faire bien voir du ministre ?
—Je pensais que lécher les bottes des politiciens n'était pas ton ambition ?
—Comme si j'allais m'abaisser à ça ? Les autres s'en chargeront. J'aurais le bénéfice de cette action, une confiance des hauts gradés pour m'aider à monter et assurer ma tranquillité quand j'aurais quitté Poudlard, souffla-t-il.
Il sembla assez satisfait de lui même, car son sourire grandit comme s'il voyait déjà là une victoire. Il voulait être parfait, ou juste le paraître pour que ce Ministre comme tant d'autres se laissent berner par cette image lisse.
Cette image lisse se brisa encore une fois quand il tourna vivement la tête vers le bout du couloir où se trouvait une forme énorme à contrejour penchée sur une porte. Lily pensa une seconde à une statue colossale, mais quand la forme bougea, elle comprit que ça ne pouvait être ça.
C'était Hagrid. L'adolescent aux cheveux hirsutes voulut se cacher derrière ceux-ci quand Tom arriva vers lui.
—Que fais-tu dans les cachots ? Tu n'as rien à y faire, siffla-t-il d'une voix sèche.
Était-il soucieux d'avoir été entendu du demi géant ? Sans doute, car il paraissait vraiment en colère.
—Désolé, se mortifia le grand garçon… J'allais… nourr- non… mais j'ai…
—Tu allais nourrir quoi ?
—Per-sonne ! R-r-rien ! protesta le garçon.
—Du calme, fit doucement Lily. Que se passe-t-il ?
Hagrid se tourna vers elle, heureux de recevoir de l'aide, puis reprit.
—En revenant, j'ai entendu du bruit, il venait de ce cachot. J'ai pensé que c'était Peeves… mais… je suis pas sûr. Je crois qu'il y a un animal coincé à l'intérieur.
Tom soupira, las de ces sornettes. Lily se dit qu'il devait penser qu'Hagrid trop occupé par sa bestiole ne s'était pas une seconde intéressé à leur discussion.
—Si c'est juste un idiot de chat qui s'est perdu, ce n'est pas mes affaires.
Pourtant il fut bien vite détrompé par un bruit sourd émanant du cachot à intervalles réguliers, trop réguliers, presque humains. Lily comme lui se figèrent et tirèrent leur baguette de leur poche, imités par Hagrid.
—La porte est verrouillée plusieurs fois, souffla Lily. C'est un stade avancé de magie.
—En effet, grogna Tom.
Quelque chose ou quelqu'un était à l'intérieur, prisonnier. Tom se pencha vers le verrou et le fit sauter. Puis dû s'y reprendre à deux fois pour faire bouger la porte. Ils entrèrent, Hagrid frémissant derrière eux. L'intérieur était sombre comme dans un four. Il n'y avait qu'une grosse malle au milieu de la pièce. Lily s'en approcha et à nouveau un gros bruit en émana.
—Révèle tout tes secrets, chuchota-t-elle avant que Tom ne puisse lui même lancer le sortilège.
La malle grandit d'un coup dans un cliquetis furieux, pour atteindre plusieurs petits étages successifs. Elle s'ouvrit alors et un autre bruit sourd en sortit. Tom se pencha vers l'ouverture.
—Bordel, jura-t-il.
Lily et Hagrid s'y pressèrent à leur tour. À l'intérieur de la malle, dans une espèce de donjon, il y avait une personne, dans des vêtements déchirés et attachée. Morgini.
…
…
.
.
—Oh Douce Helga Poufsouffle, cette jeune fille est traumatisée, souffla l'infirmière choquée.
À l'extérieur de l'infirmerie, Lily, Tom, Hagrid, Dumbledore et Dippet hochèrent la tête avec gravité.
Morgini avait été attaquée dans l'enceinte de Poudlard. La rousse s'en voulait terriblement. Il lui semblait bien que Morgini n'allait pas bien. Elle avait eut de mauvais résultats tout le semestre, était distante et plus encore. Elle était partie quelques minutes avant Ullah et quelques minutes avant elle même. Quand son agression s'était-elle produite ? Dippet voulait savoir.
—Pourquoi quand quelque chose d'étrange se produit, Miss Pieters et Mr Jedusor sont toujours là ? soupira le vieil homme.
Lily aurait pu répondre que le gêne des Potter y était pour quelque chose, mais l'heure n'était pas à l'esprit ni même à la plaisanterie. Elle n'avait pas pu aider son amie. Elle avait été attaquée par surprise et enfermée dans une malle insalubre. Pourquoi ?
Par Merlin, à quelques minutes près. Et au regard de Morgini cela avait l'air d'avoir duré des semaines, elle était livide et s'était arrachée des cheveux. Ce n'était pas une simple blague ayant mal tournée.
—C'est de la malchance… ou dans le cas de Miss Véronèse, de la chance, répondit tout de même Tom d'un ton compatissant.
Dumbledore acquiesça, légèrement méfiant.
—Ce qu'il faut désormais savoir c'est qui a attaqué cette jeune fille et pourquoi.
—Vous avez raison, approuva le professeur Dippet. Cette attaque ne peut rester impunie. Les élèves, les fantômes, les tableaux doivent être interrogés. Tout comme cette jeune fille. A-t-elle dit quelque chose ?
—Non, fit doucement la vieille femme. Elle ne parle plus. Elle ne m'a pas laissée l'examiner, mais je crois… qu'on l'a empêchée de parler. On l'a réduite au silence par la force.
Un silence accueillit ses paroles. Merlin… pauvre Morgini. Lily était horrifiée.
—Un élève ne ferait pas une telle chose Armando.
—Nous avons déjà parlé de ça Albus.
—Professeur Dippet, protesta Lily. Le professeur Dumbledore a raison. Morgini n'était pas bien depuis le début de l'année. Elle a eu des problèmes de famille et ce, lié à la guerre. Quelqu'un lui a fait du mal et pour un but précis. Grindelwald.
—Stop, vous partez trop loin jeune fille. Ce château est sécurisé. Personne n'aurait pu rentrer. Croyez-moi, Albus y a personnellement veillé, personne ne peut entrer ni sortir !
—Et pourtant, une personne a réussi à passer nos défenses. Nous avons un espion dans le château. Il nous faut nous rendre à l'évidence. Nous devons le rechercher au plus vite. Sauf s'il s'est déjà enfuis, ce dont je doute.
—Peut être parmi les étrangers arrivés cette année, souligna Tom en croisant les bras sur sa poitrine.
—Ils sont pour la plupart très jeunes. Cela me semble peu probable, rectifia Dumbledore. Bien, jeunes gens, je pense que cette conversation n'est plus de votre ressort désormais. Merci pour votre réactivité, vous avez grandement aidé votre camarade.
—Non, attendez, Morgini est mon amie. Je veux rester auprès d'elle !
Il le fallait ! C'était la moindre des choses à ce manquement de sa part. Si elle ne pouvait réparer ce qui avait été fait, elle devait être là pour s'excuser mille fois de n'avoir pu aider et réconforter de son mieux l'italienne.
—Il n'est rien que vous puissiez faire mon petit, soupira l'infirmière. Vous feriez mieux d'écouter le professeur Dumbledore et d'aller dans votre salle commune. Vous aussi Rubeus, pour une fois que vous ne venez pas pour des griffures et des morsures suspectes !
Tom à nouveau coula un regard suspicieux à Hagrid que Lily et Dumbledore remarquèrent. Le demi géant esquissa un pas en arrière, puis partit tout bonnement vers son dortoir.
—Pourrais-je revenir plus tard ? demanda Lily à l'infirmière qui ne sut que répondre.
—Nous verrons ça plus tard, maintenant dans votre salle commune jeunes gens. Vous avez encore une fois bien réagi, Tom, lâcha Dippet.
Le brun s'inclina légèrement, puis comme une façade, prit la main de Lily avant de tourner les talons. La rousse lui jeta un regard courroucé que le directeur ne parut pas remarquer :
—Ne sont-ils pas charmants ? Quelle belle jeunesse.
—Si vous le dites, fit lentement Dumbledore dans leur dos avec l'air de désapprouver. Je suis néanmoins catégorique, nous devons encore renforcer la sécurité, interroger les élèves et ne pas laisser des évènements potentiellement dangereux se préparer.
—Oh, si vous parlez du Bal des Débutantes, il n'en est pas question… Horace m'a déjà assez harcelé à ce propos, il aura lieu…
Le reste se perdit alors que Tom et elle descendaient les escaliers. En haut des marches, il eut un petit rire.
—Qu'y a-t-il ?
—Rien… Quelqu'un dans le château attaque les élèves et manifestement il a un but précis. Je veux savoir de qui il s'agit. Les choses commencent à prendre un tournant vraiment intéressant.
oOo
—Assez pour aujourd'hui, lâcha Lily à bout de souffle. Je n'en peux plus.
—Merci pour ce témoignage. Vu l'heure, nous ne pouvons nous permettre une séquence de plus, répondit Percy Weasley après avoir consulté sa montre. Nous allons vous laisser vous reposer désormais.
—M-merci.
Harry retint un soupir. C'était la première fois que sa fille remerciait quelqu'un depuis le début de ce procès. Mais là, exténuée, pâle, elle s'adressait à l'oncle plutôt qu'au Secrétaire d'État, car même Percy comprit.
—Si on suit la continuité de nos souvenirs… la suite va être violente, prévint James.
Bon sang. Qu'avaient-ils traversé de plus ? Leurs souvenirs laissaient déjà prévoir le pire. Grindelwald. Un homme auquel Harry ne s'était jamais intéressé dans le passé, avait torturé ses enfants. Le coup était terrible.
—Dans ce cas, proposa Susan Bones, nous diviserons les séquences entre vous pour ne pas vous brusquer.
Elle jeta un coup d'œil à ses collègues peu amènes, puis à Percy. Il hocha gravement la tête, puis laissa les trois enfants se lever encadrés d'aurors aussi pâles qu'eux et de magicogardes prêts à intervenir au moindre souci.
Ils quittèrent la salle alors qu'Harry et Ginny faisaient de même. Hermione les salua rapidement avec un sourire plein de compassion avant de partir au plus vite vers le département des Mystère plusieurs dossiers dans les bras.
—Des nouvelles de Bittersweet ? grinça son épouse entre ses dents.
—Toujours pas. Aux abonnés absents, chuchota le brun conscient qu'ils pouvaient être entendus. Je sais qu'Audrey encore et toujours auprès de Susan et Percy cherche à soulever la moindre info, mais rien. On essaie encore d'entrer en contact avec les enfants pour leur poser des questions, mais jusqu'à présent je ne vois pas comment on peut l'organiser. Je t'envoie un patronus à la moindre chose, okay ?
—Entendu. Je file au journal glaner ce que je peux, puis je vais aider McGonagall et Neville pour les patrouilles autour de Poudlard. Ils ont besoin de renfort, non ?
Il hocha la tête. Ils lièrent leur main ensemble une ultime fois avant de se quitter l'un l'autre pour prendre des chemins différents.
Harry pénétra dans son bureau, donna ses directives au plus vite, approuva le nouveau tableau de garde, après quelques modifications, puis prit le rapport rendu par Candle sur McFleetwood. Alors qu'il allait s'enfermer dans son office, il fit un détour par les archives.
—Vous cherchez quelque chose, chef ? questionna Rajesh qui consultait à toute hâte un dossier de la seconde guerre à propos de mangemorts.
—Oui, je voudrais savoir ce qu'on a sur Grindelwald dans nos archives.
L'indien hocha la tête, puis d'un coup de baguette lui tendit le dossier en question. Harry le trouva étonnement léger. Il l'ouvrit rapidement, il n'y avait que quelques feuillets.
—C'est tout ?
—Oui, enfin je crois, constata le jeune homme mal à l'aise. J'l'ai lu une fois, la plupart des choses qu'on a sur lui chez nous, datent de 1943, avant… il y a rien du tout.
Ça ne correspondait absolument pas avec ce qu'avaient vécu ses enfants… Il y avait eut des attaques relatées dans la gazette, une intrusion à Poudlard, plusieurs autres petits éléments, mais rien n'était noté. C'était insensé.
Il se pencha vers les premiers feuillets, ils étaient au plus vieux de cette date, certes, mais un détail attira son attention. Les feuillets dataient d'après le départ de Thaddeus Nott, le chef du bureau à cette époque. Une petite note de service le signalait dans un coin.
Tiens donc. Il remercia Rajesh puis retourna pensivement rapports et dossier en main vers son bureau.
Il avait un très mauvais pressentiment.
Mouhahaha.
Hum, le prochain chapitre sera tout plein d'action. Préparez-vous... vous n'êtes pas prêts '-'
Encore une fois merci infiniment de tous vos petits mots, je les adore, les chéris, bref, je vous aime les gens.
Love,
Hugs,
Reviews ?
La chauve souris requin transgénique
