Bonjour tout le monde,
Merci aux personnes qui continuent d'oeuvrer pour commenter et lire cette fiction. Je vous laisserai deviner l'identité de la personne à la fin du chapitre, histoire de voir si vous avez une petite idée.
Allez, ne vous inquiétez pas, ce chapitre est beaucoup plus gai. Bonnes fêtes de fin d'année et bonne lecture à tous.
Pijako est revenu deux jours plus tard avec un numéro de visiophone. Je l'ai entré dans l'ordi de tonton (qui m'a supervisée, car j'ai effacé toutes ses photos personnelles au début). Au fait, puisque je parle de lui, c'est un chic type tonton. Il m'en a pas voulu. A la place, je l'ai vu sortir et entendu hurler tellement fort qu'il en a fait peur à machin qui faisait la sieste. Ensuite la giga-bête est partie voir ailleurs, même si je voyais qu'elle aurait bien encore frappée quelqu'un si elle se retenait pas.
Ensuite, tonton est revenu en me disant que tout allait bien, et m'a expliqué comment rentrer les numéros. On a téléphoné à Mr Auguste, qui n'a pas décroché. A la place, c'est Mewtwo qui s'en ai chargé. Il n'a rien dit, juste écouté.
Puis la ligne a coupée toute seule. J'ai regardé mes pieds.
Ah, c'était donc le câble de l'ordi, cette chose ronde et longue ? Oups...
Tonton Patrick a eut l'air blasé. Il a tout rebranché, au moment où Mr Auguste (qui revenait d'une course) nous expliquait qu'il viendrait dès que ça nous arrangerait. Tonton a répondu 'Ben, maintenant si vous voulez.'
Aussitôt dit, aussitôt fait. Mewtwo et Mr Auguste se sont matérialisés dans la pièce, et j'ai reculé que pour aller buter l'ordinateur. Il s'est effondré, et le verre d'eau a finit d'achever ses circuits si jamais vous pensiez qu'il y avait encore un espoir. Bien sûr, j'ai pris le jus et Mewtwo s'est vu contraint d'utiliser Glas de Soin pour me sortir de ma violente paralysie.
- M... Merci..., lui ai-je dit.
Le pokémon m'a ignorée et m'a tourné le dos. Charmant...
Inutile d'être si dépréciative, m'a-t-il dit par télépathie. Je fais ça avec tout le monde.
J'oubliais qu'on pouvait plus penser librement dès l'instant où le pokémon le plus puissant du monde est apparu.
- Et c'était pas ironique ! Ai-je dit tout haut à Mewtwo, ce qui m'a valut des 'quoi ?' de Mr Auguste et de tonton.
- Nous irons à l'hôpital dès que j'aurais eu l'autorisation du personnel de pouvoir entrer avec un pokémon, proposa le champion de Cramois'île. Ne t'inquiètes pas Mitsumi, Mewtwo saura les persuader au besoin.
Cela m'a redonné espoir. Nous allions enfin savoir ce qui était arrivé à Hareta et pourquoi il voulait pas se réveiller. Tonton Patrick a proposé à l'homme de laisser ses pokémons jouer avec les miens et ceux du cousin.
- Et Giratina ? Que fait-il dehors ? M'a demandé Mr Auguste.
Mewtwo a sûrement dû lui envoyer un message télépathique, car le chauve s'est aussitôt excusé.
- C'est pas grave, vous pouviez pas savoir, lui ai-je répondu distraitement. Je vais chercher mes affaires, si vous voulez aller à l'hôpital. A moins que vous préféreriez vous reposer un peu...
- Me reposer de quoi ? Mewtwo m'a téléporté. Ce serait plutôt à lui de se reposer. Je vais aller voir ce qu'il en est.
Mr Auguste est sorti et n'a jamais pu aller à l'hôpital durant cette journée. Il avait eut le malheur d'adresser la parole à Giratina qui a été tellement content qu'il n'a pas voulu le lâcher. Du coup, c'est tonton qui s'y est collé avec ma personne.
J'ai nettoyé les badges d'Hareta distraitement, pendant que mon oncle discutait dans le couloir avec un médecin du service. Je ne comprenais pas ce qui se disait, mais je notais rien qu'aux sons de la voix que l'aide d'un pokémon Psy n'était pas vraiment bien vue.
Puis tonton a dû décliner l'identité du dresseur, car le ton de la voix a changé du tout au tout. Quand nous sommes rentrés, Patrick a expliqué que Mewtwo pouvait scanner l'esprit du cousin pour voir ce qui n'allait pas. Le pokémon Psy n'avait pas l'air très chaud pour ça, mais je lui avais demandé de regarder simplement si quelque chose empêchait le cousin d'émerger.
Mewtwo m'avait dit que ce n'était pas vraiment professionnel d'entrer comme ça dans la tête des gens, mais je lui ai répliqué assez sèchement qu'il l'avait bien fait avec moi sans mon consentement. Bon, on va faire court, au final, il était d'accord.
Par contre, on devait le laisser tout seul avec Hareta, ce qui dura assez longtemps. Ensuite, il nous a fait un topo télépathique.
Ton cousin ne veut pas revenir pour le moment.
- Quoi ? Mais…
Laisse-moi finir. Il refuse de rentrer...
- Mais pourquoi ?! On l'attend tous de pied ferme ici ! Ses pokémons ! Tonton ! Et tous ceux qui l'apprécient pour ce qu'il est et…
Mewtwo me bloqua via une attaque Psy. Il avait l'air de réfléchir, alors que moi, ce que je voulais, c'était aller secouer le pokémon comme un prunier afin qu'il force le cousin à revenir.
Je n'aime pas du tout faire ça, mais je vais quand même le faire si ça peut te calmer. Hareta s'est rendu compte que tu t'étais mise aux combats pokémon et que tu avais gagné deux badges...
- Je l'ai fait pour lui ! Moi, je m'en fous ! Ce sont ses pokémons qui ont fait le boulot ! Ce sont eux qui ont accepté ! Moi, je n'ai fait que les accompagner ! Les badges, ils sont pas à moi et ils le seront jamais ! Ils sont au cousin ! Si c'est ça, j'ai qu'à les rendre, parce que ça restera des victoires amères !
Hum... Laisse-moi voir avec lui…
- Mewtwo ? Tu peux lui dire... Que...
J'avais beaucoup de mal à dire ces lignes, car je n'avais toujours pas pardonné à la giga-bête, mais bon...
- Je pense que Giratina aimerait bien qu'il revienne aussi… S'il est là, c'est... Enfin, tu le sais déjà...
Non, je n'aime pas puiser dans les souvenirs. Ce que j'ai dû faire dans le cas de ton cousin, mais je trouve que c'est de l'irrespect total. Continue.
- J'avais jamais réussi à parler correctement à Giratina, et ça n'avait rien à voir avec le fait que j'étais muette. Mais on a eu une discussion et j'ai pas été tendre avec lui.
J'ai omis ce que le pokémon m'avait fait savoir en retour, mais je me doutais bien qu'il attendait que le cousin revienne.
Je peux le forcer à revenir. Il est désolé de ne pas avoir essayé de revenir de lui-même. Ses forces mentales ne sont pas assez puissantes. Je vais l'aider.
Mewtwo se concentra. Ses yeux devinrent violets et une lourde tension énergétique emplit la pièce. Je me suis plaquée contre un mur, pendant qu'Hareta grimaçait dans son sommeil. Puis le pokémon relâcha toute la tension et le cousin ouvrit soudainement les yeux. C'est à ce moment que je me suis rendue compte que j'avais gardé la bouche ouverte pendant tout ce temps.
Hareta cligna des yeux et tourna la tête pour voir où il était. Il écarquilla les yeux face à Mewtwo (qui fixait tout le monde avec cette expression flippante apparemment), puis il se rendit compte qu'il avait le respirateur et voulu le retirer.
- Hop, hop, hop, hop, hop ! L'ai-je coupé en allant à sa rencontre. Mieux vaut que ce soit le personnel de l'hôpital qui s'en charge. D'accord ?
Le cousin a hoché la tête et j'ai aperçu un sourire. Mewtwo s'est téléporté et je me suis assise sur le lit sans rien casser (ce qui était un miracle).
- Je suis contente de te revoir, abruti! Lui ai-je dit avec un grand sourire.
J'ai pressé le bouton d'appel en enserrant le cousin.
Quelques jours plus tard, Hareta était revenu à la maison. On avait tout eu le temps de discuter entre les examens de routine, mais ses signaux mentaux fonctionnaient au plus haut niveau grâce à Mewtwo.
J'avais chaleureusement remercié le pokémon Psy, et j'avais en même temps eu la confirmation qu'il évitait d'entrer dans la tête des gens quand il m'a repoussé avec Frappe Psy quand je lui ai fait un câlin, parce qu'il ne s'y attendait pas. Ça a fait rigoler Mr Auguste qui m'a dit qu'il n'avait pas l'habitude de ce genre d'affection. Mewtwo, lui, s'était avancé avec un regard noir vers moi.
Tonton hésitait à intervenir, mais le pokémon me redressa avec une attaque Confusion pour ensuite me serrer à son tour contre lui avec beaucoup plus de force.
Je ne sais pas comment le remercier..., me suis-je dit en lui rendant l'accolade. Y a pas de mots pour ça.
Alors, ne dit rien, répliqua Mewtwo par télépathie.
- Oui, tu as raison...
Puis Mr Auguste et lui étaient repartis le matin où Hareta devait rentrer. Le cousin avait été amené par un taxi (qui a démarré aussi sec quand il a vu le truc dehors). Giratina a voulu lui foncer dessus, mais j'ai vu Hareta lui dire quelque chose et le contourner en vitesse. La légende a abaissé sa tête tristement, mais ça m'était complètement égal.
On a fait la fête à ne plus en finir, même si fallait que le cousin se repose (pourtant, il avait fait que dormir). Il a rangé le coffret des badges quand on l'a ramené chez ses parents. Sa mère m'a remercié de l'avoir ramené, et j'ai intentionnellement omis de lui dire que c'était plus ou moins de ma faute s'il avait fini dans le coltar.
- Sérieusement, t'as gagné deux badges d'arène ? M'a dit le cousin, une fois dans sa chambre.
- Oui, enfin… Ce sont tes pokémons qui ont fait le boulot.
- Oui, mais c'est toi qui les a dirigés. Donc ils te reviennent de droit.
Hareta m'a tendu la boite, mais je l'ai refusée.
- Si tu ne la prend pas, je vais rendre les badges à leur propriétaires. Je l'ai surtout fait pour toi. Je n'ai aucune prétention à aller gagner des badges pour la Ligue.
- Est-ce... Est-ce que Giratina t'a aidée sur ce coup-là ?
J'ai secoué la tête négativement.
- Je lui parles plus vraiment, tu sais.
- J'ai noté. Je range les badges, mais ça me ferait plaisir qu'on aille chercher les suivants ensemble.
J'ai souris et ai enlacé le cousin.
- Tu m'a trop manqué, abruti de service !
- Toi aussi, sale poissarde !
On a explosé de rire.
Le lendemain, une fois rentrée à Rivamar, je m'attendais pas à ce que Peter sonne à la porte. J'ai faillis lui refermer au nez, mais j'avais pas noté que j'avais mis mon pied (en pantoufle en plus), là où il fallait pas et je me le suis violemment pincé, ce qui m'a fait couiner pendant plusieurs minutes.
- Bonjour Mitami.
- C'est Mitsumi ! T'es vraiment lourd ! T'as du bol que Giratina soit parti je sais pas où, là...
- Désolé Mitsumi. Hareta est là ?
- Qu'est-ce que tu lui veux ?
- J'aimerais lui parler. C'est important. Est-il ici ?
- Non, il est rentré chez lui, alors, salut !
J'ai voulu refermer la porte, mais cette fois, c'est le pied de Peter qui l'a bloqué.
- En fait, j'ai quelque chose à vous dire à tous les deux...
Ça m'a surprit. Je savais pas ce qu'il nous voulait, mais de la part d'un crétin comme Peter, fallait s'attendre à tout.
- C'est bon, je vais te montrer où il habite. Donne moi deux minutes, que je me change et prenne mes pokémons.
Le maître des Dragons a attendu dehors. Je suis revenue avec le Tylton sur l'épaule, et l'insolourdo (qui a bien dû admettre qu'il savait vraiment pas voler) dans sa capsule. Il lui manquait vraiment une évolution à celui-là.
Quand je l'ai rejoins, Giratina y était déjà, et j'ai vu que Peter avait fait de sacrés efforts mentaux pour empêcher que le pokémon le bouffe.
- Tu permets ? Ai-je demandé à Peter.
- Heu... Oui.
Je me suis planté devant le pokémon avec un regard qui en disait long. La giga-bête a laissé tomber l'affaire et a suivi a distance.
- Tylton. Tu voulais m'aider, c'est le moment ! On va chez Hareta !
Le pokémon a piaillé de joie et a décollé en m'oubliant.
- Hé, ho ! Ai-je protesté.
Giratina est arrivé par-derrière et m'a flanqué sur son dos pendant que Peter sortait son dracolosse.
- Pose-moi tout de suite ! Lui ai-je dit. J'ai plus besoin de toi, si t'as pas encore compris ! T'es pas le dieu de la mort pour rieeeeeeeeeeeen !
Il a décollé. Donc, j'ai fait un truc stupide. J'ai sauté de son dos et ai prié pour m'écraser quelque part. Le tylton m'a rattrapé et s'est mis à utiliser Vitesse Extrême quand il a vu ce qui nous suivait. Même le pokémon de Peter (alors que son dresseur gueulait des 'attends, mais attends') a eu du mal à nous suivre.
Le tylton m'a déposé sur le toit, le dracolosse l'a imité et la chose a suivit le mouvement. La mère d'Hareta est arrivée au pas de charge une fois que mon pokémon m'a descendue vers la porte d'entrée, mais je l'ai devancée aussi sec en lui disant rapidement un :
- Je-sais-que-tout-est-de-ma-faute-mais-vous-constaterez-que-les-trois-pokémons-ici-sont-de-type-Dragon-et-que-Peter-qui-est-ici-avec-moi-contrôle-justement-les-types-Dragon-et-que-c'est-lui-qui-a-demandé-à-Giratina-d'aller-se-poser-sur-votre-toit !
- T'as de la chance qu'on ai changé de type de brique pour les murs et le toit, m'a simplement répondu la dame.
Tiens, maintenant que je note, la maison ne s'est pas encore écroulée. A mon avis, ça va pas tarder à arriver...
- Mais c'est Peter ! S'est-elle exclamée. Peter du Conseil 4 de Johto.
- Oui, a-t-il répondu. Enfin, de l'ancien Conseil 4.
(Giratina s'est ramassé au sol en dérapant du toit et a tout fait trembler au passage).
- Incroyable ! Je suis votre plus grande fan ! J'ai suivi tous vos exploits à la télévision ! Puis-je avoir un autographe ?
On était pas censés voir Hareta ?
- Oui, bien sûr !
S'il avait pu (contrairement à Giratina) Peter se serait redressé de plusieurs mètres. A la place, il a cherché un stylo dans ses poches, a fait sauter le bouchon qui s'est retrouvé dans mon œil droit et m'a fait pleurer pendant trois minutes, et a griffonné quelque chose que je n'avais même pas envie d'essayer de lire.
Peter a sourit de toutes ses dents, content d'impressionner quelqu'un. Puis il a suivi la mère d'Hareta alors que je marmonnais :
- Et dire que je pensais qu'il s'était calmé...
Giratina était d'accord, mais je me suis empressée de rentrer à mon tour en l'ignorant aussi sec.
Jamais la mère d'Hareta n'avait été aussi cool avec moi, et je pense que la présence de Peter n'y était pas pour rien. Le cousin était content de me voir, un peu moins de voir le maître des Dragons, mais Peter était surtout venu pour présenter ses excuses les plus plates.
Ça nous a surpris, et du coup, Hareta s'est aussi fait pardonner pour l'incident avec la troisième couil... Boule ! J'allais dire « boule » !
Puis on s'est mis d'accord pour laisser sa mère avec Peter, et on s'est éclipsés discrètement. On a libéré nos pokémons dehors et on a été faire un tour. Le truc n'a pas tardé à nous rejoindre et Hareta est bien resté derrière moi.
- Euh, t'es sûr que ça va ? Ai-je soufflé.
- Ouais, mais ça serait bien qu'on avance.
On a fait de notre mieux pour éviter machin qui nous suivait toujours. Au final, il est resté bien loin, déçu.
- Ça me fait de la peine, mais il me prend aux tripes depuis que...
- N'importe qui voudrait être pris au tripes après ce qu'il t'a fait. Ce n'est pas de ta faute Hareta.
- Je veux dire... Quand il s'approche, j'ai les jetons ! Impossible de me calmer ! Et c'est pas que je veux pas qu'il s'approche, c'est juste que je ne peux pas !
- Prends ton temps, d'accord. De toute façon, je n'ai pas l'intention de lui pardonner pour le moment. L'essentiel, c'est que tu te remettes. Et si on parlait de ces badges d'arène ?
Hareta est parti dans des théories et des explications de combats qui tournèrent au ridicule. On déconna tout en marchant le long du sentier sur toutes les manières dont on pouvait gagner/perdre les matchs et les combats.
- Plus sérieusement, dit finalement Hareta. Penses-tu qu'on a une chance contre Cynthia ?
- Non, pas une seule.
- Et Pourquoi ?
- Parce que tu m'as moi et surtout ma malchance !
Le cousin a explosé de rire.
- Je te rappelle que je suis pas Miss Poissarde pour rien, hein ?
- Et que je suis un abruti de service qu'on apprécie bien.
Nos rires ont résonné dans la clairière.
- Une formation pour devenir Ranger ? Pourquoi faire ?
Hareta me tendait une brochure que je parcourais, sceptique.
- Parce que depuis que Giratina m'a flanqué ce coup de queue, j'ai la trouille face aux pokémons sauvages. Ça passe avec les miens et les tiens, mais impossible de tolérer les autres.
L'abruti de service me faisait de la peine, vraiment.
- Et tu veux que je participes ?
- Ben ça serait plus facile pour moi.
- D'accord. Si t'as pas peur de devoir faire équipe avec Miss Poissarde. Je vais prévenir tonton.
- Ok, je me charge de mes parents. Je doute qu'ils refusent.
Je n'en étais pas si sûre, mais je raccompagnais le cousin à la porte. Au début, j'avais cru que c'était le gars qui vendait les revues pornographiques qui était revenu m'incendier une deuxième fois (faut dire que j'avais complètement oublié de dire que je démissionnais), puis non, c'était Hareta.
Tonton n'était pas contre quand je lui ai annoncé l'idée.
- Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Lui ai-je demandé quand j'ai vu l'état de son blouson et des poils gris de partout.
- Oh, Giratina voulait pas me lâcher. Je pense que tu devrais lui par... Parler. J'allais dire, parler. Pas pardonner.
- Écoutes tonton, le seul moyen pour que je lui pardonne, c'est qu'Hareta le fasse aussi. Et encore, même si ça arrivait, je suis pas sûre que ça soit une bonne idée. La prochaine fois, il risque de carrément tuer quelqu'un.
- Je comprends, mais au moins, tu devrais lui dire de s'en aller. Ça lui éviterait de coller ceux qu'ils connaissent.
- Je lui ai déjà dit, si tu veux savoir.
Mon oncle soupira de lassitude.
- Bon, je suis pas contre devenir Rangeur, ai-je dit au cousin plus pour lui faire plaisir que je ne le pensais vraiment. Mais comment comptes-tu faire pour y arriver ?
- Ils recrutent chaque année. Faut se renseigner à l'Aire de Combat.
- A Sinnoh ? Ils recrutent là-bas ? T'en es sûr ?
- Non, mais comme l'auteur de cette fiction ne sait absolument pas où se rendre, il a décidé que ça serait là-bas qu'il y aura la concentration des rangers cette année...
- N'importe quoi cet auteur... Je suis sûr que c'est lui qui m'a forcée à être malchanceuse.
[SCENE COUPEE/PRISE DEUX]
- Bon, je suis pas contre devenir Rangeur, ai-je dit au cousin plus pour lui faire plaisir que je ne le pensais vraiment. Mais comment comptes-tu faire pour y arriver ?
- Ils recrutent chaque année. Faut se renseigner à l'Aire de Combat.
- Bref, allons-y !
J'ai fait sortir le tylton de sa pokéball, et Hareta s'est chargé de Pijako. Les pokémons ont décollé, puis le mien a utilisé Vitesse Extrême et a largué celui du cousin, parce que El-gigabête était derrière nous.
Arrivée au secteur Combat, j'ai pu observer la tour de très (trop) près, car mon pokémon a oublié de freiner. J'ai débaroulé du toit et suis tombée en plein sur la tente des rangers. Inutile de préciser que ça a été coton de leur expliquer que je voulais suivre la formation avec le cousin, après ma « tentative d'attentat terroriste ratée ». La venue de Giratina n'a en rien arrangé les choses, car la plupart des dresseurs voulaient le capturer.
- Bien sûr, il est à personne ! Ai-je lâché d'un air morne.
Pour une fois, je l'avais vexé.
- Bon, a cédé une femme qui portait l'uniforme. Avant de recruter, on va voir si vous savez lancer un Joystick.
Hareta et moi nous sommes regardés, puis on s'est tenus prêts. Elle nous a dit s'appeler Marion et nous a montré plusieurs fois de suite la manœuvre.
- Pichu fera office de pokémon sauvage. Allez-y.
Hareta a saisit le Joystick comme indiqué, et l'a pointé en direction du pokémon en gueulant « CAPTURE » tellement fort que tous ceux qui étaient sur le site (pokémons et caméras de surveillance compris) se sont arrêtés et l'ont regardé pendant trois secondes avant de retourner à leurs tâches.
Le cousin a pressé la détente, la toupie est partie a toute vitesse, a loupé le Pichu, a fait le tour de ma taille super vite, et je me suis fait attraper par le cousin.
- Attends, je recommence ! A-t-il hurlé en pointant le Pichu avec le Joystick.
Le pokémon s'est foutu devant moi et j'ai vu la toupie arriver un peu trop vite vers ma tête. Le choc m'a fait basculer en arrière, tandis que les rangers annulaient la capture ratée.
- Ben si on m'avait dit qu'on pouvait capturer des gens, lâcha le cousin mort de rire en m'aidant à me relever.
- Je-suis-pas-un-putain-de-pokémon, ai-je répliqué, alors que j'acceptais qu'on vérifie que j'ai les soins appropriés.
J'avais donc une poche de glace sur mon œil droit, car le second essai du cousin avait envoyé la toupie là où il fallait pas.
- N'empêche, je comprends pas qu'ils aient pas voulu de moi, a noté Hareta.
- Bien moi, si ! Ai-je rétorqué en me massant la paupière.
Pour se faire pardonner, Hareta m'avait ramené une boule menthe-chocolat et léchait une glace à la vanille. La mienne a finit sur mes genoux en moins de deux, mais c'était le geste qui comptait surtout.
- Au fait…, commença l'abruti. Il est passé où, Giratina ?
Tiens, c'est vrai ça ? On l'avait planté sur le secteur Combat, mais on ne le trouvait plus.
- Allez, on s'en fiche, ai-je dit.
- Ecoute Mitsumi, je comprends ton problème, mais ce qui m'inquiéterait plus, c'est qu'il soit tombé entre de mauvaises mains.
- Mais non ! S'il se trouve un nouveau dresseur, c'est très bien. Il ne sera plus seul.
Le cousin n'a pas répondu. On a sortit les pokémons qui pouvaient voler (rentre dans cette capsule, Insolourdo, merci ! Tu voles toujours pas, j'te rappelle !) et on leur a demandé de nous amener chez moi.
- Le plus simple serait de faire des combats pokémon, ai-je proposé au cousin. Y en a plein aux alentours. Si t'y arrives, ça pourrait peut-être te redonner confiance en toi.
Hareta n'avait pas l'air convaincu, mais il a essayé quand même. Deux minutes plus tard, il se ruait dans la maison comme s'il avait un tueur en série aux fesses. J'ai jeté un coup d'oeil par la fenêtre, des fois que Giratina aurait pris idée de revenir, mais non, il n'y était pour rien.
Vous savez quoi, le cousin m'a vraiment fait de la peine. Hareta avait peur des pokémons...
Donc, on n'a pas réessayé de tenter d'autres combats que ceux contre moi. Je voyais bien que le cousin tremblait un peu quand il approchait ses pokémons, même s'il arrivait à les toucher et restait le même avec eux. En revanche, s'il tolérait les miens, il n'appréciait pas vraiment qu'ils soient trop près.
- J'ai une idée, a un jour dit tonton en revenant du boulot. Pourquoi ne pas tenter d'aller demander au professeur Sorbier s'il n'a pas besoin d'aide ? Hareta et toi pourriez vous occuper de ses pokémons comme aide-soigneurs.
Moi, ça m'allait. Le problème, c'était le cousin.
- Je... Je veux bien essayer !
- Bien parlé Hareta. Je le contacte aussitôt.
Mon oncle s'est jeté sur le visiophone. Sorbier était d'accord pour faire un essai.
- Mieux vaut que tu y ailles tout seul, ai-je dit au cousin. Avec moi, va encore y avoir un os.
Effectivement, il y a eu un os. Mais je n'avais rien à voir avec tout ça. Quand on est sortis de la maison, des distortions emplissaient l'air. Hareta et moi nous sommes regardés, et on a aussitôt sus qui avait réussi à attraper Giratina au secteur Combat.
