Bonjour tout le monde ! Voilà je suis à l'heure pour celui-ci xD

IMPORTANT : J'ai posté le précédant chapitre il y a deux jours avec du retard, donc vous ne l'avez peut-être pas vu. Si jamais c'est le cas je préfère vous prévenir ici, histoire d'éviter un spoil malencontreux xD

Ça y est, c'est déjà l'avent dernier chapitre de cette histoire, c'est allé tellement vite à partir du moment où j'ai commencé à poster !

En tout cas j'espère qu'il vous plaira :)

Bonne lecture !


Chapitre 35

Alix se souvenait de sa première rencontre avec l'Homme. C'était une nuit chaude bien que très pluvieuse du mois d'Août, elle était dans son appartement, n'attendait personne. Elle pensait ; perturbée depuis quelques jours par un rêve étrange. Un rêve dans lequel elle voyait le doux sourire de sa sœur qu'elle ne supportait plus. Un rêve où elle entendait encore la voix de Dave, lui disant qu'il aimait Lucy, qu'il ne voulait pas la perdre, qu'il allait alors la quitter, l'abandonner.

Ça l'avait rendu complètement folle. Il ne pouvait pas, il n'avait pas le droit de la trahir après toutes ses années et ses promesses.

Alors, à chaque fois qu'elle se réveillait, Alix était parcourut par une rage sans limite. Et elle se sentait envahit par l'envie de se venger, de faire du mal à Dave, de se débarrasser de sa sœur.

Ça l'avait obsédé, au point que, des heures durant, elle avait fait des recherches, monté des plans, avait trouvé des moyens qui lui semblait ingénieux de la tuer et de se venger de lui. Puis, elle était revenue à la raison, avait prit peur et s'était plongée dans un livre obscur, cherchant l'aide d'anciens esprits pour se remettre les idées en place.

Tous les matins, au réveil, ce petit manège recommençait.

Jusqu'à ce jour-là, où seule chez elle, alors qu'aucune visite n'était attendue et qu'elle se perdait dans la contemplation d'un ciel lourd d'orage, on avait sonné à sa porte.

C'était lui. C'était l'Homme.

Un parfait inconnu au regard qui sondait votre âme et au sourire charmant qui était rentré chez elle sans se faire inviter.

Il ne lui avait pas dit son nom, il avait seulement dit qu'il connaissait ses projets.

Elle avait frissonné. Elle avait failli le mettre à la porte et appeler la police.

Puis, il lui avait dit qu'i pouvait lui venir en aide. Que c'était en quelque sorte son métier et qu'il était le meilleur dans le domaine. Il lui fallu peu de temps pour la convaincre, encore moins pour la persuader que c'était la solution la plus efficace. Tous les mots qu'il avait employés étaient si rassurants et les plans qu'il lui énonçait si bien construit qu'Alix avaient eu l'impression qu'il y réfléchissait depuis de mois.

Quand elle lui avait demandé quel serait le prix à payer, l'Homme avait sourit et lui avait dit que ce petit meurtre se suffirait à lui-même, qu'il allait lui apporter la plus belle des récompenses.

Alix avait suivi les consignes de l'Homme à la lettre. Elle était allée voir sa chère sœur avec qui les relations s'étaient dégradé des années auparavant.

Elle avait cru que Lucy ne lui ouvrirait jamais la porte, mais elle avait employé un ton de détresse comme lui avait appris l'Homme. Ça avait fonctionné, Lucy, la charmante et bientôt morte Lucy l'avait laissé entrer.

En utilisant les mots de l'Homme, elle avait réussi à la convaincre. Faire une fausse tentative de suicide, pour faire payer à Dave de lui avoir menti. Lucy n'était pas du genre à se venger, mais là aussi, l'Homme avait su lui donner les bons mots.

Faire en sorte que le nœud coulant ne reste pas coincé avait été d'une simplicité enfantine. Et cette innocente petite Lucy qui n'avait rien remarqué. Cependant, elle avait parfaitement compris ses réelles intentions durant la dernière seconde de sa vie. Le regard plein de haine et de terreur qu'Alix avait lu sur son visage resterait à jamais son plus beau souvenir de sa très chère petite sœur.

Voir la vie s'éteindre dans ses yeux avait été une sensation vraiment étrange. Tout d'abord, l'espace de quelques petites secondes, Alix avait eu un terrible pincement au cœur et s'était sentie croulée sous la culpabilité. Elle avait tout doucement prit conscience de son geste. Puis, comme l'Homme le lui avait conseillé, elle avait ignoré tous ses sentiments dérangeant en les enfouissant au plus profond de son être. Après ça, elle s'était sentie plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été. Elle avait tué cette femme qu'elle haïssait tant depuis toujours et qui ne l'avait jamais comprise. Et, par la même occasion, elle allait se venger de l'immonde traître qu'était Dave.

C'était terriblement excitant.

Elle avait tout mis en place comme l'Homme lui avait demandé. Elle n'avait pas vraiment compris comment son plan pouvait aboutir, mais ne s'était pas trop inquiété. Il était si sûr de lui.

La première rencontre avec Holmes avait été angoissante. L'Homme lui avait dit qu'il n'aurait pas supporté qu'elle échoue et que, malheureusement, ça risquait d'arriver, car Holmes était très intelligent et que si elle ne jouait pas la comédie à merveille en suivant à la lettre toutes ses instructions, il comprendrait la supercherie. Dans ce cas-là, tous leurs efforts seraient réduits à néant.

Alors, L'Homme lui avait fait répéter encore et encore, jusqu'à ce que tout soit parfais. Quand le jour de la représentation arriva, tout le fut.

Ensuite, il avait fallu tuer un autre homme dans une chambre froide et répandre du sang sur les murs. Dommage collatéral, avait dit l'Homme. Ça n'avait pas dérangé Alix, elle s'était prêté à l'exercice avec plaisir.

Dave était en prison, accusé d'avoir tué la femme qu'il aimait. Il devait être terrifié et effondré. C'était jouissif. Il le méritait. Après toutes ses années, il n'avait pas le droit de l'abonner.

Tous les autres savaient ce qu'elle avait fait avec l'Homme et tous étaient très heureux. Ils n'aimaient pas Dave et haïssaient Lucy. L'Homme avait été accueilli à bras ouverts parmi eux. Il avait vite été considéré comme leur chef. Tous le respectaient et le craignaient. Tous se jetaient à ses pieds pour l'aider. Ça tombait bien, car il avait besoin de certain d'entre eux.

Parmi leur petit groupe, il y avait un homme prénommé Alexeï. Un Russe à qui Alix n'avait jamais pu faire confiance. Il n'était pas vraiment des leurs et elle le savait. Il se cachait parmi eux pour exécuter ses crimes plus discrètement et faire accuser quelqu'un d'autre en cas de difficulté.

Alix avait parlé de ses craintes à l'Homme, il avait observé Alexeï de loin pendant plusieurs jours et avait décrété qu'il avait le profil idéal, que c'était lui qu'il leur fallait pour mener à bien la suite du plan.

Alors un jour, l'homme avait eu une longue conversation avec lui et le lendemain, Alexeï avait l'air de quelqu'un qui venait de passer un marché particulièrement arrangeant et déclara à qui voulait bien entendre que désormais, il s'appelait Boris.

L'homme avait dit que Holmes ne resterait pas longtemps inconscient de ce qui se tramait dans l'ombre. Pour remédier à ça, il fallait attirer son attention ailleurs. Alix avait dû retourner dans l'appartement de Lucy pour lancer une fausse piste. Cela lui avait procuré une sensation étrange, le fantôme de sa sœur l'observait. Et elle avait souri. Qu'elle l'observe tant qu'elle le désire, de là où elle se trouvait, elle était impuissante.

Quand l'année s'était terminée, Dave croupissait toujours en prison et Sherlock Holmes n'avait toujours pas remonté leur piste. C'était satisfaisant. Pour fêter cette belle victoire, l'Homme lui avait fait un cadeau. Il lui dit un soir qu'il avait encore besoin de Boris et il lui présenta sa tête dans une jolie boite. Elle avait été aux anges.

Il y avait cette vieille maison abandonnée dont ils se servaient pour leurs réunions. L'Homme avait estimé que l'endroit serait idéal pour sa grande révélation. Alors, comme à chaque fois qu'il lui demandait quelque chose, Alix s'était exécutée. Elle avait préparé le terrain.

Elle avait compris l'ampleur de la folie et du génie de l'Homme le jour où elle l'avait vu s'amuser comme un enfant à la fabrication d'un château de cartes. Il lui avait alors appris comment détruire une personne. Il fallait s'attaquer à ses proches en s'approchant toujours plus de sa proie. Ça fragilisait. Puis, il fallait frapper un bon coup pour que la victime franchisse ses propres barrières émotionnelles. Ce jour-là, l'homme l'avait demandé de massacrer une jeune femme dans la chambre à coucher de l'autre Holmes.

Après ça, l'homme avait dit qu'il fallait attendre le bon moment pour donner le coup fatal, celui qui achèverait définitivement Sherlock. Pour ça, il lui avait expliqué qu'il fallait arracher le cœur. Alors il lui avait enlevé Watson.

Depuis le début, tout s'était incroyablement bien passé, la dernière ligne droite aurait dû être franchie sans le moindre problème. L'Homme lui avait dit qu'il n'avait aucun risque que tout échoue maintenant, il lui avait promis. Et pourtant quand tout avait semblé sur le point de s'effondrer, quand les renforts de Holmes étaient venus forçant l'Homme à prendre la fuite, il n'avait pas semblé aussi en colère où déçu qu'il aurait dû l'être.

Lui aurait-il menti ?

Il lui avait ordonné de ne pas bouger. Elle l'avait écouté. Elle lui obéissait aveuglement depuis le début, alors pourquoi arrêter ?


Alix Cunningham se fit passer les menottes, un policier lui lu ses droits. Elle fulminait, jetant sans cesse des regards autour d'elle.

-Il ne reviendra pas pour vous, dit Sherlock.

- Non…non il a un autre plan. C'est impossible, il ne peut pas échouer.

-Je crois que Moriarty a réussi à devenir leur nouveau gourou, marmonna John.

-Ça lui ressemblerait bien. Oubliez-le, Alix. Vous n'étiez qu'un pion parmi les autres.

Elle écumait de rage. John était persuadé que si un policier ne la retenait pas, elle se serait jetée sur eux pour les étrangler à main nue.

-Sherlock, appela discrètement Lestrade, qu'est-ce qu'elle vient faire là-dedans ?

John aussi était un peu perdu, mais il y avait dans l'expression de Sherlock cette profonde satisfaction qui se manifestait à chaque fois qu'il parvenait à résoudre une enquête. Le médecin compris qu'il n'allait ne pas devoir attendre longtemps avant d'obtenir enfin des réponses à cette affaire qui avait été éprouvante pour absolument tout le monde.

-Moriarty avait besoin d'une mise en scène pour me faire marcher. Alors il a trouvé quelqu'un qui projetait un meurtre.

Il braqua ses yeux perçants sur Alix.

-Je suis passé à côté de beaucoup d'éléments important, mais maintenant que je sais que c'est vous, tous s'éclaire. Laissez-moi deviner. Jalousie ? Vous n'êtes pas sortie avec le petit ami de votre sœur, c'est elle qui s'est mise à fréquenté votre ex. Comment ça à commencé ? Amourette de lycéen.

-Enfant, corrigea Alix. On vivait dans le même village. Dave et moi on a toujours été ami. Déjà petit on partageait les mêmes centres d'intérêt.

Elle fit une pause puis ajouta d'un ton venimeux.

-Je ne sais pas ce qu'il lui trouvait ! Elle ne l'a jamais compris !

-Une double vengeance. Vous vous débarrassiez de votre sœur et faisiez payer à votre ex en même temps. Décidément, Moriarty sait vraiment bien choisir ses clients !

-Sherlock, gronda son frère un peu plus loin.

Il n'appréciait apparemment pas autant d'euphorie dans une situation pareille. Pourtant, le détective se délectait de cette situation. Son esprit fonctionnait à toute allure et il trouvait enfin les pièces manquantes du puzzle.

-Et dire que les indices étaient tous là, sous nous yeux. Je suppose que c'est Moriarty qui vous a glissé la marche à suivre à l'oreille. Brillant, vraiment. Vous nous avez montré très clairement la preuve de votre culpabilité.

Elle ne dit rien, mais un sourire mauvais étira ses lèvres.

-De toute évidence, il avait raison. La preuve était accablante et je suis passé complètement à côté.

-Je ne te suis pas Sherlock.

-Tu te souviens de ses boucles d'oreille ?

-Pas vraiment.

John se souvenait vaguement avoir pensé que le style de bijoux que portait cette jeune femme n'était pas du meilleur goût ; il n'y avait plus pensé après.

-Des petites clés. Et si je ne me trompe pas, fabriquées par vos soins avec la vrai clé de l'appartement de votre sœur.

Et soudain la mémoire revint à John

-Je savais que cette clé n'avait pas simplement été jetée dans la tamise. Sa présence chez vous n'aurait pas été suffisante aux yeux de Scotland Yard pour vous considérer coupable, mais pour moi, si. Moriarty savait que le meilleur moyen pour la cacher était de la mettre le plus en évidence possible.

-Bien, vous être brillant, monsieur Holmes et vous lui avez échappé, cracha Alix, mais lui à pu s'enfuir et un jour où l'autre il finira ce qu'il a commencé !

-Il ne restera pas en liberté bien longtemps, tonna Mycroft.

Sur ce, il colla son téléphone contre son oreille et sortit de l'entrepôt.

-Fidèle malgré le fait qu'il vous ait abandonné. Décidément, il sait se faire aimer.

Il adressa un léger signe à Lestrade et celui-ci hocha la tête et ordonna à ses hommes de faire sortir la jeune femme.

Alix braqua son regard dément sur Sherlock une dernière fois.

-Vous direz à votre frère que les agents qui devaient garantir ma protection ne sont plus aussi opérationnels. Il avait raison, ajouta-t-elle avec un léger sourire.

-Qui ? siffla Sherlock entre ses dents.

-L'Homme. Moriarty. Il m'a dit qu'on prenait goût à tuer. C'est vrai.

-Faites perquisitionner l'appartement, souffla Sherlock à mi-voix à l'intention de Lestrade. Elle n'a pas tué une demi-douzaine d'hommes armée toute seule, ses amis ne doivent pas être des gens fréquentables.

Alix Cunningham fut embarqué. John se sentit étrangement vide. Il n'arrivait pas à croire que toute cette histoire était enfin finie.

-On va devoir rouvrir l'enquête, grommela Lestrade. Il y a un innocent qui pourrit en prison depuis des mois. On peut être sûr que ça ferra la une des journaux.

-Mycroft arrangera ça. Mais vous auriez dû m'écouter. J'avais raison depuis le début, remarqua Sherlock avec satisfaction. Browner n'était pas coupable.

-Tu étais aussi perdu que nous avant d'arriver ici !

Sherlock allait répliquer, mais John n'était pas d'humeur à entendre les chamailleries, il voulait sortir de cet endroit et retrouver Baker Street, son fauteuil, et son chat.

-Vous aurez tout le temps d'en débattre un autre jour Sherlock. On rentre ?

Sherlock le dévisagea un peu inquiet de son ton fatigué, puis finit par lui adresser un doux sourire.

-Tout ce que tu voudras.


Ils étaient rentrés épuiser, mais soulagés. Le trajet s'était fait en silence et Sherlock avait gardé ses doigts entremêlé à se de John tout du long. Peut-être que certains membres de Scotland Yard les avait vu grimper dans le taxi ainsi ; aucun des deux ne s'en était soucié. S'il était encore en mesure d'entendre des imbéciles jaser dans les jours à venir, ça signifiait qu'il était encore en vie et c'était le principal.

A peine la porte s'était-elle refermée qu'une boule de poils noire fonçait droit sur eux. Arsenic gratta furieusement ses griffes contre le panneau de bois déjà bien abîmé. Ils avaient commencé à faire sortir le chat de temps à autre et celui-ci semblait beaucoup apprécier. La plupart de temps, ses envies soudaines de liberté subvenaient aux alentours de quarte heures du matin. John songea qu'il devait vraiment installer une chatière.

-File d'ici sale bête, s'amusa Sherlock en entrebâillant un peu la porte.

Arsenic ne se fit pas prier.

L'appartement était bien trop silencieux, Mrs Hudson devait être de sortie. Ils montèrent l'escalier sans prononcer un mot, mais alors que Sherlock s'apprêtait à rentrer dans l'appartement John le retint.

-Sherlock…

Le médecin posa doucement une main sur la hanche du détective pour attirer son attention. Sherlock lui lança un regard interrogateur.

-Moriarty est toujours en liberté, souffla le médecin.

Un voile d'ombre couvrit les traits de Sherlock.

-Je sais. Mais il ne se montrera pas tout de suite. On a fini son jeu, résolut sa petite enquête. Et puis les hommes de Mycroft ont désormais une piste pour le retrouver. Il ne pourra pas leur échapper éternellement.

Sherlock l'attira vers lui pour presser délicatement leurs lèvres ensemble dans un baiser rassurent.

-Il ne nous aura pas. Personne ne le peut tant qu'on est ensemble.

John lui sourit tendrement. Il décida de le croire. Moriarty frapperait à nouveau un jour, mais personne ne pouvait savoir quand. Des mois, voir des années peut-être. Ils n'allaient pas passer ce temps là à l'attendre sagement dans l'angoisse ; ils allaient vivre.

John glissa ses mains sous la chemise de Sherlock, ses mains froides le faisant agréablement frissonner. Son sourire devint quelque peu lubrique.

-Il ne devrait pas nous déranger pour les prochaines heures, n'est-ce pas ?

Sherlock rit tout près de son oreille, c'était un son des plus délicieux.

-Heures ? Tu es bien ambitieux.

John avait beau être fatigué, il se sentit soudain un peu mieux.

-Je relève le défi, susurra-t-il en le poussant dans l'appartement, déboutonnant au passage la chemise de Sherlock.

D'un léger coup de talon, il repoussa la porte. Elle se referma sur eux.


L'avant-dernier chapitre se termine déjà, j'espère que ça vous a plu.

L'épilogue est pour la semaine prochaine, en attendant, n'hésitez pas à me laisser votre avis.