Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Rating : M

Je m'excuse énormément pour l'attente. J'ai dû passer mes examens, j'ai un travail à plein temps, j'ai commencé à écrire de nouvelles fictions, je travaille sur la réécriture de "A quoi bon résister" pour recommencer la publication dans quelques semaines. Et la lecture d'un Snarry m'a... chamboulée dirons-nous. Pour celles et ceux qui auraient pu la lire : Puppy. Ca a pas mal remit en cause mon style d'écriture et la qualité de mon intrigue. Je sais qu'on peut toujours s'améliorer et qu'il faut lire pour ça, mais quand je finis de lire ces chapitres, je n'ai pas envie d'écrire et juste d'aller me cacher dans un coin. D'autant plus que je suis en fascination devant les gens qui savent écrire de très bon BDSM, donc ça aide pas.

Mais bon. Je posterai quand même les suites et mes nouvelles fictions quand elles seront un peu avancer. Juste que là, c'est un peu dur.

J'espère que ce chapitre vous plaira

Marysol


Chapitre 35

— Cette fois-ci, c'en est trop !

— Calme-toi, Severus, supplia Harry qui craignit qu'on les entende.

Le maitre des potions était hors de lui. Son amant avait une nouvelle fois été blessé par ce monstre rose, et il n'avait rien pu y faire. Pendant son propre cours, de surcroît ! Elle avait renversé un chaudron sur Harry, faisant croire à un accident causé par Hermione… Et puis quoi encore ! Mais Severus n'avait bien sûr rien pu faire, à part le conduire à l'infirmerie lui-même, affirmant qu'il tenterait de sécher les cours du reste de la journée s'il n'était pas accompagné. Le professeur ne lui avait pas laissé le temps de protester. Il s'était emparé son élève par le bras et l'avait tiré hors des cachots. Désormais, ils marchaient dans les couloirs déserts et Severus tentait tant bien que mal de contenir sa rage.

— Je refuse de la laisser un instant de plus dans la même pièce que toi. La prochaine fois elle te lancera un impardonnable et dira qu'elle ne l'a pas fait exprès !

— Et que peut-on y faire ? soupira Harry. Nous avons eu cette conversation des dizaines de fois. La seule chose possible est d'attendre la fin de l'année scolaire. Tu as besoin de ce post comme j'ai besoin d'avoir mes ASPICs. Il n'y a rien que nous puissions faire. Et de toute façon l'année est bientôt finie. Les vacances sont dans dix jours, et après cela, il ne restera plus que deux mois. Et avec les examens, il y aura beaucoup moins de cours.

— Nous verrons. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle te laissera tranquille. D'autant plus que nous ignorons ce qu'elle cherche à faire, donc on ne peut même pas essayer de la contrer sur ces points.

Ils arrivèrent devant les portes de l'infirmerie, coupant court à la discussion.

— Je te laisse inventer ce que tu veux. Elle saura que tu mens dans tous les cas.

— Je te vois ce soir.

— Ce n'était pas une question, remarqua Severus.

— En effet, confirma Harry.

Le professeur s'éloigna avec un petit sourire. Cela faisait bien trop longtemps qu'ils n'avaient pas passé une soirée ensemble. Beaucoup trop longtemps…

HPSSHPSSHPSS

— Action ou vérité ?

— Harry.

— Répond, ordonna-t-il.

— Non.

— Pourquoi ?

— Parce que c'est stupide, répondit le ténébreux professeur en grognant presque.

Harry soupira mais n'en démordis pas. Il se leva du canapé dans lequel il était allongé, lisant un livre, tandis que son amant corrigeait ses dernières copies. De force, il s'assit sur les genoux de Severus, l'empêchant totalement de corriger ses copies.

— Harry… Je ne peux pas me permettre de rendre en retard. Ombrage serait capable d'en déduire quelque chose.

— Dans ce cas, je t'aide ! s'exclama Harry en s'emparant de quelques copies. C'est des troisièmes années. Je vais bien comprendre s'il y a des erreurs.

Severus soupira une nouvelle fois. Mais il voulait, tout autant qu'Harry, se débarrasser de cette corvée qu'ils puissent enfin passer du temps ensemble. Alors, il le laissa garder les copies et Harry retourna s'asseoir avec un plume et un encrier.

— Et ne tâche pas le canapé, murmura Severus en reprenant sa correction.

— Sinon quoi ?

— Sinon, je te punis ce soir, répondit-il avec un petit sourire qui en disant long sur ses intentions.

HPSSHPSSHPSS

— Hermione, tu te souviens de quand j'allais à dans les hôpitaux pour aider les gens ?

— Oui, pourquoi ? Tu aimerais y retourner ? Tu sais que ce n'est pas une bonne idée, le prévint son ami, concernant par son état de santé depuis les évènements des dernières semaines.

— Non… Ce n'est pas ça. Enfin, pas totalement. J'avais été voir un enfant, et tu étais venue avec moi après, lui rappela Harry. Et j'y ai repensé… Je ne sais pas ce qu'il est devenu. Je lui avais promis de retourner le voir. Je voulais même l'aider à retrouver sa famille… J'ai toujours la couverture dans laquelle il avait été trouvé, et je n'ai même pas eu le temps de chercher à localiser sa famille.

— Harry, tu n'as pas à t'en vouloir pour ça, le rassura Hermione qui avait deviné dans quel état d'esprit il se trouvait. Tu as été malade, Ombrage est arrivé, tu es en couple je pense que tu as le droit de ne pas penser à tout. Mais si tu veux savoir ce qu'il est devenu, nous avons une sortir à Pré-Au-Lard d'autorisée ce weekend. Profites-en pour retourner là-bas ou chercher sa famille.

— Je comptais passer la journée avec lui, soupira Harry. Il sait que j'ai soigné un sorcier, mais pas que je comptais retrouver sa famille. De toute façon il a dû oublier.

— Je te déconseille de lui cacher des choses, pas avec la situation dans laquelle vous vous trouvez, pas avec Ombrage dans le château. Je suis d'ailleurs fortement étonnée qu'elle ne récupère pas d'informations sur vous, quand je vois ce qu'elle a sur les autres.

— Ah ? s'étonna Harry. Je n'écoute pas les potins je te rappelle, et je ne suis pas là souvent aux repas.

— Eh bien, tu te souviens cette histoire de potion dans les repas ? Si nous, nous n'avons plus à nous en soucier depuis un moment, ça ne va pas en s'arrangeant pour certains. Tu n'as remarqué qu'il y avait toujours du monde près de son bureau ?

— Penses-tu vraiment que je me promène, volontairement, près de son bureau ? remarqua Harry avec raison.

— En effet. Au temps pour moi. Mais, toujours est-il, elle sait exactement qui est en couple avec qui, qui sort la nuit sans autorisation, qui est dans la salle commune la nuit, ce qu'il se passe dans ces dernières. C'est presque si elle ne vérifie pas les livres que chacun emprunte.

— Dans ce cas, elle laisse faire quand c'est moi ?

— Je pense qu'elle l'ignore. S'il t'a autorisé à vagabonder dans tout le château à toute heure, elle ne peut pas savoir que tu es en faute, donc savoir tout court où tu es. Alors que les autres élèves sont soumis au couvre-feu, à l'assignation dans le dortoir la nuit, au respect des distances filles/garçons. Mais toi, tu passes totalement au travers. Et je pense qu'elle s'en est aperçue. Mais comme elle ne peut rien prouver, elle ne fait rien. Donc, pour en revenir au problème du début, elle chercher sûrement tout pour t'épingler mais ne trouve rien, alors met le de ton côté pour ta sortie de ce weekend. Il pourra te donner une retenue et comme ça tu auras une excuse pour sortir sans qu'elle te surveille, vu qu'elle pensera que tu es avec lui, à récurer le sol des cachots avec une brosse à dents.

Harry réfléchit pendant plusieurs secondes à la question. C'était un bien joli discours qu'Hermione venait de lui offrir mais ils n'étaient sûrs de rien quant à tout cela. Ombrage pouvait très bien être au courant et ne rien dire, pour le prendre sur le fait le jour où il ferait quelque chose de vraiment énorme. Ou elle pouvait ne rien savoir et ne pas chercher à savoir non plus. Mais cela l'aurait été étonné.

Si Severus apprenait ce qu'il comptait faire, il le traiterait sûrement d'inconscient comme presque tous les jours d'ailleurs. Puis, il l'aiderait pour ne pas risquer de se faire attraper, ou quelque chose dans le genre.

— Très bien, abdiqua-t-il. Je lui en parlerai.

— Ce soir, Harry. On est déjà mercredi et il devrait peut-être s'organiser en conséquence.

— Ne t'inquiète pas, ce sera fait.

— Mr Potter, Mrs Granger, claqua la voix de McGonagall. Je vous rappelle que nous ne sommes pas dans un salon de thé, et vous saurais gré d'arrêter votre conversation et d'aider vos camarades avec leurs métamorphoses pour le moins… laborieuses.

Ils échancrèrent un rapide regard. En effet, peut-être qu'un cours n'était pas le meilleur endroit pour discuter de tout cela. Mais au moins, Ombrage n'était pas dans les parages.

HPSSHPSSHPSS

— Crache le morceau Harry, soupira Severus alors que son amant tournait en rond dans leurs appartements.

Depuis qu'il était arrivé, Harry n'avait cessé de marcher dans le salon, usant la moquette sous le regard interrogatif de son professeur.

— Je… Je dois sortir du château, j'ai besoin que tu m'aides ! Lâcha Harry en arrêtant enfin de marcher.

— Pourquoi ferais-je cela ? Interrogea-t-il en haussant un sourcil.

— Tu te souviens quand j'allais dans les hôpitaux moldus sans te le dire ? Eh bien, j'avais aidé un enfant, qui était un sorcier là-bas, je t'en avais parlé d'ailleurs, continua-t-il avant que son amant lui rappelle qu'il avait fait une belle bêtise en allant trop souvent s'exposer à des virus inconnus pour son corps.

— Oui, je m'en souviens. Il puisait dans ta magie donc j'avais stoppé le sort et avait mis en place un glamour pour les moldus, si jamais il faisait de la magie.

— Tu avais fait ça ? Murmura Harry, surpris de la considération qu'avait eu son amant pour cet enfant ou avait-il juste protégé le monde magique ? Et tu penses que je…

— Harry, le coupa Severus en comprenant pourquoi son amant lui en parlait. Tu ne peux pas aider tout le monde, et encore moins un sorcier qui vit actuellement dans le monde moldu.

— Je veux juste qu'il puisse grandir dans une famille qui va l'aimer et qui ne va pas le rejeter parce qu'il est sorcier…

Severus sentit en cet instant toute la tristesse et le vécu dans la voix de son amant. Il ne souhaitait pas que ce jeune sorcier puisse revivre ce qu'il avait vécu pendant son enfance, à cause d'une mauvaise idée de Dumbledore.

— Je ne peux pas te laisser sortir du château, c'est beaucoup trop dangereux avec Ombrage. Cependant, continua-t-il en voyant Harry pâlir, je peux y aller à ta place. Car je suis un professeur et ils ne peuvent pas m'interdire de sortir, et je connais des sorts de localisation bien plus puissants que les tiens et je pourrai beaucoup facilement trouver sa famille. Cela te semble-t-il raisonnable, Harry ?

Ce dernier l'observa pendant plusieurs secondes, voulant s'assurer qu'il ne disait pas ça uniquement pour qu'il arrête. Mais il semblait réellement sincère. Alors il alla chercher le vêtement dans son sac, essuyant un frisson au passage car repensant à Privet Drive et son placard quand il mit la main dessus.

— C'est à lui, lui apprit Harry en lui tendant le tissu usé. Il y avait aussi un panier, mais aucun sort n'a marché dessus, donc je ne l'ai pas pris. Peut-être est-il toujours avec lui.

— Très bien. Je m'occuperai de ça demain, pendant la sortie de Pré-Au-Lard. Toi, sors, va avec Hermione, amuse-toi, passe pour un étudiant comme les autres. Nous nous verrons demain soir.

— D'accord, merci Severus, murmura Harry en allant se blottir dans ses bras.

— De rien Harry, c'est normal.

Ils restèrent longtemps ainsi, chacun dans leurs pensées respectives. Severus mettant en place les différents sorts qu'il pourrait utiliser, Harry se rassurant face à cette situation qu'il avait négligée. Il espérait que Severus trouverait sa famille, ou au moins une famille qui pourrait s'occuper de lui. Dans d'autres circonstances, il aurait envisagé de s'en occuper lui-même. Mais il aurait dû convaincre Severus, ne plus être à Poudlard, qu'ils soient stables dans leur relation et leur emploi. Et ce ne serait pas tout de suite… Un jour, peut-être, ils auraient cette discussion et ils envisageraient d'avoir un enfant. Mais ce n'était pas tout de suite. Pourtant, il ne doutait pas qu'elle viendrait un jour.

— Harry ? L'appela Severus en le voyant perdu dans ses pensées.

— Oui ?

— Vérité, répondit-t-il avec un sourire.

HPSSHPSSHPSS

Severus avait mis toute la matinée à obtenir les informations nécessaires à la recherche de cet enfant. Tout d'abord, il avait fallu qu'Harry se souvienne du nom de l'hôpital où il l'avait trouvé, lui apprenant au passage que l'enfant n'avait pas de nom, facilitant encore plus sa tâche…

Quand il était arrivé à l'endroit en question, il ne lui avait pas fallu énormément de temps pour trouver quelqu'un pour le renseigner. Il aurait pu prendre son temps et interroger tranquillement et poliment les moldus de l'endroit. Mais il n'en avait pas l'envie ni le temps, alors il utilisa un léger Legilimens pour obtenir les informations dont il avait besoin.

L'enfant avait en effet été ici pendant plusieurs mois. Il avait été retrouvé dans une ruelle sordide du Surrey mais vivait désormais dans un orphelinat moldu, car ayant guéri quand tout le monde le pensait condamné. Une fois l'adresse récupérée, il transplana sans attendre à l'orphelinat qui se situait dans la banlieue de Glasgow et qui semblait pour le moins miteux vu la devanture…

Il se vêtit de la cape d'invisibilité d'Harry, qu'il avait emprunté de manière à être plus libre de ses actes et mouvements, et rentra dans l'orphelinat qui n'était absolument pas fermé, attestant une première fois du niveau de l'endroit.

Une fois à l'intérieur, il se força à ne pas sortir sa baguette pour colmater les fuites d'eau, les trous dans les murs, et réparer les charnières des portes. Il se promena dans le bâtiment, cherchant cet enfant dont il avait vu le visage dans la mémoire du médecin.

Il le trouva finalement, dans un coin d'un immense dortoir, seul, à jouer avec un ours en peluche. Il s'approcha silencieusement de lui, et sortit sa baguette afin de lui lancer un léger sort pour obtenir des informations sur sa magie, sur son identité, et tout ce qu'il aurait pu obtenir. Malheureusement l'enfant ne savait rien sur lui-même et n'avait aucun souvenir de sa vie avant l'hôpital où il avait rencontré Harry. Il ne restait que ce vêtement, avec lequel Severus n'avait pu retrouver de localisation. Il s'apprêtait à lancer un sort silencieux puis repartir quand, d'un mauvais mouvement au sol, il fit craquer le parquet, se faisant se retourner l'enfant vers lui.

— Harry ? Chouina le petit garçon.

Il s'immobilisa. Il n'avait pas rêvé, l'enfant avait prononcé le prénom de son amant. Il verrouilla la porte du dortoir et retira sa cape, apparaissant aux yeux de l'enfant.

— Pas Harry, murmura-t-il en baisant la tête.

Severus sentit son cœur se serrer à cette vision. Cet enfant n'avait pas sa place ici, lui plus que les autres car étant sorcier. Il devait faire quelque chose pour l'aider. Mais il devait commencer par trouver qui était sa famille.

— Je suis un ami d'Harry, lui apprit le professeur en s'approchant du jeune sorcier.

Ce dernier vu ses yeux s'illuminer.

— Harry gentil ! S'exclama-t-il en serrant son nounours contre lui.

Severus réalisa qu'il était le seul enfant qu'il avait vu à posséder une telle peluche. Il s'agissait d'un ours de belle qualité, qu'il soupçonnait être protégé par un sort. C'était sûrement Harry qui lui avait donné. Harry qui avait soigné cet enfant, qui avait sûrement été le seul adulte à être gentil avec lui. Il n'était donc pas étonnant que l'enfant tiennent autant à ce cadeau.

— Je te promets, je vais te sortir d'ici, souffla Severus en posant sa main sur la touffe brune.

C'est à contre cœur qu'il se releva et transplana, mais sans avoir, juste avant, lancé le sort pour retrouver sa signature magique. L'enfant était jeune, n'avait pas voyagé, il serait donc facilement de retrouver où il avait été. C'était tout de même impressionnant tout ce que l'on pouvait faire avec de la magie quand on connaissait les bons livres.

Sa promenade –pour le moyen longue- le mena finalement dans le Surrey, là où avait été trouvé le jeune sorcier. Elle y était le plus importante, il avait donc dû y vivre quelques temps. Il avisa le quartier où il se trouvait. Une simple banlieue pavillonnaire, où toutes les maisons se ressemblaient, où tout le monde exposait ses voitures pour montrer qui avait la plus grosse. Ces moldus étaient déprimant, pensa Severus en avançant vers la maison. Il pensa tout de même à changer ses vêtements –apparaitre en robe de sorcier devant des moldus qui avaient abandonné un enfant n'était pas une très bonne idée.

— Ouais ? Grogna le gros moldu qui lui ouvrit.

— Bonjour, je viens vous…

— Vernon ! Qui c'est ? S'exclama une voix insupportable et aigüe.

Non, ce n'était pas possible. Il retint un éclat de rire en réalisant la situation dans laquelle il se trouvait. Harry Potter n'échapperait donc jamais au mauvais sort. Severus prit une profonde inspiration et prit un air des plus dégoûtés pour saluer la nouvelle arrivante.

— Bonjour, Pétunia, quel plaisir de te revoir.

Devant lui, se tenait la dernière famille d'Harry Potter ainsi que leur fils, Dudley Dursley dont la culpabilité se lisait sur son visage.