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Virg05 C'est clair qu'un père a toujours une image plus ou moins idéalisé de sa fille, surtout quand c'est sa fille unique. Ouf tu me rassures, cette discussion n'a ni queue ni tete mais elle nous occupes tous les deux MDR

Anaïs tu n'es pas obligée de poster à tous les chapitres. C'est clair qu'Harry est désormais très riche mais que va t il faire de cette fortune. Lol, je vais aller chercher mon dicotionnaire des synonymes ;)

Vinvin MDR mais attrape-moi ! Oui, je sais très bien que tu n'es pas réveillé le matin mais c'est aussi valable l'après-midi ou en soirée avec toi lol. merci de me le signalé mais tu aurais pu etre plus explicite dès le départ à moins que tu cherchais à me faire perdre mes cheveux. D'accord, le voila le mariage mais tu gaches toute la surprise, tu n'es pas drole, petite peste va.

Namyothis heureux de voir que ça te plait autant, le résumé est lisible juste après, j'espère que ce te sera utile.

Latitemery les lettres ont un peu été écrites pour ça, je voulais montrer le décalage entre ce que James et Lily imaginait pour Harry et la réalité. Quant à savoir si Harry a eu raison pour Zabini, l'avenir nous le dira.


rapide résumé de la prophétie : Il y a environ mille ans, le fondateur de la ligné Weasley a été victime d'une malédiction lancée par l'un des plus terribles mages noirs de l'époque mais dont le nom c'est perdu bien qu'on ait quelques doutes. Cette malédiction stipule qu'il ne naîtrait que des garçons mais lorsque sa lignée, celle du mage noir, serait près s'éteindre alors une fille naîtrait. Or à la même époque, une prophétie a été faite et elle aussi parle de la famille Weasley, elle dit que la première fille Weasley serait une faiseuse et que si jamais elle mourait avant d'accomplir sa destiné, la lignée Weasley s'éteindrait et le monde des sorciers connaîtrait une période de trouble sans fin.

Résumé de l'histoire : Lors de son arrivé à Grimmaurd Square, avant de sa sixième année, Harry apprends que la famille Weasley possède un livre de prophéties vieux de mille ans. Ron lui dévoile que d'après ce livre, la fille qui l'aime malgré lui prononcera des paroles qui sauveront sa soeur Ginny de qui Harry est tombé amoureux. Il lui révèle peu après qu'elle est rompu d'avec Dean. De leur coté, Ron et Hermione jouent au chat et à la souris, Ron surprend une conversation qui ne lui était pas destinée entre Harry, Ginny et Hermione et croyant que celle-ci n'est pas amoureuse de lui, quitte le chateau juste avant le bal de Noël. Quand il revient, il traite froidement Hermione et va jusqu'à l'insutler mais tout rentre dans l'ordre après une discussion et ils commencent à sortir ensemble. Ils découvrent dans la bibliothèque, gravé sur la pierre, un autre livre d' Helga Poufsouffle qui leur indique comment peuvent être détruit les protections de Poudlard. Après que Ron ai fait une blague à Drago, Hermione reçoit une lettre de Krum qui prétends que Ron l'a insulté, Hermione le menace de le quitter s'il ne s'excuse pas mais Ron prétends qu'il n'y ai pour rien, ils se séparent.


Chapitre 34

Le jour J était arrivé, Bill et Fleur allaient se marier. Le 12 Grimmaurd Square avait été nettoyé et entièrement repeint pour l'occasion. La maison commençait à devenir si ce n'est accueillante, du moins vivable. Il restait bien encore une ou deux toiles d'araignées par-ci par-là mais elles se trouvaient dans des placards que les invités ne devaient en principe, pas ouvrir ni même trouver.

Harry avait réussi à glisser à Bill et Remus qu'il aimerait qu'ils se chargent de créer le refuge pour jeunes sorciers que voulait Sirius.

-Sans aucun problème, fit Remus avec un sourire comme Harry ne lui en avait pas vu depuis la mort de Sirius.

-Vous allez devoir attendre que je revienne de mon voyage de noce, dit Bill avec amusement. Mais rien n'empêche que Remus se mette à la recherche d'un terrain. De toute manière, il faudra qu'Harry nous signe une décharge nous permettant de prélever des fonds dans ses coffres.

Harry repensait à cette discussion tout en s'habillant devant le miroir.

- Ramasses donc ce pan de chemise ! Et coiffe-toi donc mieux, ne cessait-il de lui dire.

Dans un réflexe, Harry essaya d'aplatir son épi avant de se rappeler que c'était peine perdue et il rangea son pan de chemise.

-Harry ! Descends ! Ça va bientôt commencer, fit Ron en apparaissant en coup de vent dans l'ouverture de la porte.

-J'arrive, murmura-t-il.

Il avait le trac, comme si c'était lui qui allait se marier, Harry savait pertinemment que ce n'était pas le cas. Il n'osait imaginer le niveau de nervosité dans lequel se trouvait Bill. Lorsqu'il entra dans la pièce qui allait servir pour la cérémonie, il vit que le frère aîné de Ron, qui attendait à coté du professeur Dumbledore, qui allait officier, semblait être passé au-delà de la nervosité.

Harry s'assit à coté de Remus et observa Ginny qui se trouvait à coté d'Hermione et de Gabrielle qui avaient accepté de servir de demoiselles d'honneurs à Fleur tandis que Bill avait demandé à ses frères Charlie, Percy et Ron d'être les garçons d'honneurs, Mme Weasley ayant catégoriquement refusé qu'il prenne Fred ou George mais chacun s'attendait à un coup d'éclat de leur part à un moment ou un autre ils allaient tous faire très attention à ce qu'ils mangeraient ou toucheraient.

-Ça te donne des idées ? Murmura Remus à l'oreille d'Harry. C'est vrai que Ginny est particulièrement jolie dans cette robe.

-Oui… Non… Je ne sais pas… bégaya Harry en rougissant.

Remus se mit à rire doucement.

-Ne t'inquiète pas, c'est normal à ton age… En vérité, il n'y a pas d 'âge pour ça…

-Tu aurais quelqu'un en vue ? fit Harry sur un ton espiègle.

-Si je trouve un jour le moyen de guérir de ma lycanthropie…

Il ne put finir sa phrase, la marche nuptiale se fit entendre. Harry vit Bill se raidir en regardant un point derrière lui, il se retourna pour voir Fleur, vêtue d'une magnifique robe blanche, avancée au bras de père. Il la laissa à coté de Bill, devant l'autel.

-Nous sommes tous réunis aujourd'hui pour célébrer l'union de Fleur Delacour et Bill Weasley par les liens sacrer du mariage, lança le professeur Dumbledore. Il est important dans la période de trouble que nous traversons actuellement de continuer à vivre et ces deux jeunes gens l'ont fort bien compris. A vrai dire, leur union ne m'étonne guère. Les rares moments où j'ai pu discuter avec Fleur m'ont permis de voir en elle une jeune fille ouverte, pleine de vie et de charme. Quant à Bill, je l'ai vu devenir un homme lors des sept ans qu'il a passé à Poudlard. S'il l'un de vous s'oppose à ce mariage qu'il parle maintenant ou se taise à jamais !

Les convives se regardèrent les uns les autres pour voir si l'un d'entre eux allait oser se lever. Fred et George firent bien mine de vouloir dire un mot mais leur mère avait cessé de se moucher et de pleurer pour les foudroyer d'un regard qui les fit se rassoire. Dumbledore repris alors la parole.

-Bill Weasley, acceptez-vous de prendre pour épouse Fleur Delacour, ici présente ?

-Oui, je le veux, fit Bill en glissant un anneau au doigt de Fleur.

-Fleur Delacour, accepter vous de prendre pour époux Bill Weasley, ici présent ?

-Oui, je le veux, dit-elle en glissant à son tour un anneau au doigt de Bill.

-Je vous déclare mari et femme ! Vous pouvez …

Dans la seconde qui suivit, un pelage roux se mit à pousser sur le visage et les mains du jeune homme. Les cris de surprises furent bien vite remplacés par des rires, Bill en premier. Seule Mme Weasley ne riait pas, elle s'était levée pour obliger ses deux fils jumeaux à réparer leur bêtise.

-Comment avez-vous pu gâcher un jour comme celui-ci ?

-Molly, calme-toi, lui dit son mari en la retenant par la main. Je suis certain que c'est un petit tour innocent. Un simple Finite Incatatem ou un échange de bague et il n'y paraîtra plus.

-C'est ça ! Charlie à la bonne bague dans sa poche de droite, fit Fred en riant depuis le hall où il s'était réfugié avec son frère. C'est pour ça qu'on voulait se lever tout à l'heure, nous voulions prévenir Bill de l'échange mais tu nous en a empêché alors c'est aussi de ta faute !

La phrase provoqua de nouveaux éclats de rire alors que Charlie farfouillait dans ses poches et que Bill enlevait la bague farceuse et la remplaça par la bonne.

-Très bien, fit le professeur Dumbledore en essuyant une larme. Où en étais-je ?

-Vous pouvez embrasser la mariée, lui souffla le professeur McGonnagal.

-Qu'est ce que vous dites Minerva ? Pourquoi devrais-je embrasser Fleur ? Ça ne serait pas plutôt à Bill de le faire… Oh ! Mais bien sûr… Vous pouvez embrasser la mariée, fit Dumbledore.

Bill releva la voile de Fleur et embrassa sa désormais femme sous les applaudissements.

Ils sortirent un instant de la salle pour qu'elle soit transformée en salle de banquet. Fleur en profita pour jeter son bouquet. Ginny, Gabrielle, le professeur McGonnagal, Angelina et Alicia, invités par Fred et George, se regroupèrent.

-Vas-y Hermione! Celle qui l'attrapera sera la prochaine mariée, dit-on, fit Harry en la poussant vers les jeunes filles.

-Peuh ! C'est ridicule ! Ça dégénère toujours en bataille rangée entre filles pour l'avoir, elles ne se sentent plus !

-Ouste, Hermione ! Va vivre ta vie ! fit-il en l'envoyant rejoindre les jeunes femmes.

Hermione se fit bousculer de tout part et cela devint une véritable cohue lorsque Fleur lança son bouquet. Dès que l'une pensait l'avoir, une autre la poussait et le bouquait s'envolait de plus belle. La bousculade ne s'acheva que lorsqu'elles s'aperçurent que le bouquet avait disparu.

-Où est-il ?

-Ici, fit Hermione d'un ton désolé.

Tout le monde se tourna vers elle et ils la virent qui tenait le bouquet du bout des doigts.

-Quelqu'un voudrait m'en débarrasser ?

-Tut tut ! fit Fleur. Tu l'as attrapé, tu le gardes ! Maintenant passons à la cérémonie de la jarretière.

Elle remonta légèrement sa robe tandis que Bill retirait la jarretière.

-Viens Ron, il faut absolument que tu participes !

-Harry, non… C'est encore plus idiot que l'histoire du bouquet…

-Alors reste ! Les autres auront une chance de plus de tâter du bonheur conjugal !

-Tu te sens vraiment prêt ?

-Non… mais ne le dis pas à Ginny !

-Hardi, les gars, ça vient de suite, fit Bill en lançant le petit vêtement parmi les garçons célibataires.

-Accio Jarretière ! S'écrièrent en même temps Fred, Charlie, Harry, George et Remus.

Les traits de lumières sortirent du bout de leurs baguettes et essayèrent d'attirer le petit bout de tissu vers leurs propriétaires mais aucun ne réussit à l'avoir. Ils virent le morceau de dentelle tomber dans les mains de Ron.

-Que… que dois-je en faire ?

-La passer à la jambe de la jeune fille qui a attrapé le bouquet ! fit Mme Weasley avec un grand sourire. Qui est-ce déjà ?

Tous les regards se tournèrent vers Hermione qui affichait une mine sombre.

-Comme par hasard, hein ?

Elle accepta cependant de s'assoire.

-Merlin que c'est bête ces traditions ! fit-elle.

-Stupide, oui, marmonna Ron en glissant la jarretière à sa jambe.

-Enfin … Heureusement, ça n'oblige personne à se marier pour de bon.

-Non…

-Ce n'est pas le doigt du destin qui nous désigne pour vivre ensemble !

-C'est encore à nous de décider si nous voulons recommencer ou rester seuls. Il suffirait que l'un de nous s'excuse…

-Manquerait plus que ça ! Hermione en détournant son regard de celui de Ron qui souffla de soulagement.

-Le dîner est servi ! fit Molly en ouvrant les portes de la salle.

Durant le bal, Harry invita Hermione à danser.

-Ça ne te donne pas des idées ? Lui demanda-t-il.

-Toute jeune fille en rêve dès son plus jeune age….

-Alors le tien, tu l'imagines comment ?

Harry vit le regard d'Hermione se porter imperceptiblement en direction de Ron.

-Oh ça ! Il y a encore un mois et demi, j'aurai été ravie de te répondre mais aujourd'hui…

-Je me rappelle que tu nous as dis un jour que tu avais déjà planifié les moindres détailles de ton mariage mais qu'il te manquait le marié.

-… Harry… Je ne sais plus où j'en suis … Je sais qu'il m'aime … Je sais qu'il ne me mentirait pas … pas sans raison…

-Dis-le-lui alors !

-J'ai…

A cet instant, Ginny arriva en tirant Ron.

-Je voudrais danser avec Harry ! Hermione, tu n'as qu'à danser avec Ron.

Avant qu'Harry, Hermione ou Ron ne puisse répondre, Ginny entraîna Harry avec elle.

-Mais arrête ! fit Harry. J'allais convaincre Hermione d'oublier l'incident de la lettre de Krum quand tu es arrivée.

Harry vit ses deux amis se regarder quelques instants puis ils allèrent s'asseoir chacun dans un coin de la pièce. Dumbledore s'approcha d'Harry, l'air triste.

-Excusez-moi, Miss Weasley mais je dois vous enlever votre ami… Harry, j'ai de biens sombres nouvelles à t'apprendre.

-Quelqu'un d'autre est mort par ma faute ?

-Non, heureusement non … Voilà, il semblerait que le sortilège qui empêchait Voldemort de trouver la maison de ta tante semble s'être dissiper…

-Ils sont morts ?

-Non … Par un fort heureux concours de circonstances, ta famille s'était absentée pour rendre visite à la sœur de votre oncle. Les Mangemorts n'ont donc trouvé qu'une maison vide et ils l'ont donc entièrement détruit. Arabella nous a prévenus mais les aurors qui ont transplané n'ont pas réussi à en capturer, ils avaient disparu. J'ai aussitôt prévenu ton oncle et ta tante, qui m'ont accueilli assez fraîchement, je dois le dire… J'ai toutefois réussi à les convaincre de ne pas retourner chez eux. Ils vont prolonger quelque peu leur séjour chez Marjorie Dursley mais ils exigent qu'ils soient protégés … et que tu payes la reconstruction de leur maison… A ce sujet, tu n'aurais pas un mot à me dire.

-Je ne crois pas.

-Ton oncle m'a informé d'une discussion que vous auriez eue quelques jours avant ton départ pour ce lieu. Tu leur aurais dit qu tu ne considérais plus leur maison comme la tienne.

-Oui, je leur ai dit ça, répondit Harry froidement. Vous savez comment ils m'ont traité ? Vous allez encore me faire un grand discours à ce propos ? Et je refuse de leur donner la moindre noise !

-Ne t'inquiète pas, Harry, je ne vais pas te critiquer. Tu as tenu bien plus longtemps que je ne l'aurai espéré. Tu es assez âgé maintenant pour prendre tes décisions quant à ta vie mais j'aurai aimé que tu m'en informes, nous aurions pu mettre en place des gardes pour les protéger.

-Je … Je …

Dumbledore mit une mais sur l'épaule d'Harry de la façon paternaliste.

-Ne t'en veux pas, Harry. Ils ne sont pas morts et il n'y a que des dégâts matériels... Tu m'excuseras, je viens d'apercevoir Alastor et j'ai quelques mots à lui dire.

Harry regarda son professeur rejoindre prestement l'ancien auror. Harry ne vit aucun des deux tournés la tête dans sa direction pendant leur discussion mais il était certain que l'œil magique de Maugrey était rivé sur lui. Que pouvaient-ils se dire ? Harry était tellement absorbé par ses pensées qu'il manque de sursauter quand Ginny arriva dans son dos et passa ses bras autour de torse.

-Je t'ai fait peur ? dit-elle d'une voix amusée.

-Non … enfin si un peu.

-A ha ! Et que te voulais Dumbledore ?

Harry hésita avant de répondre.

-La maison vient d'être détruite.

-Ta famille est morte ?

-Non… Ils étaient partis voir notre chère Tante Marge et ils vont loger quelques temps chez elle.

Il se tourna pour la regarder dans les yeux et elle vit sa détresse.

-Tu n'es pas responsable !

-Si, Gin, juste avant de partir de chez eux, je leur ai dit que c'était la dernière fois qu'ils me voyaient …

-Et alors, c'est tout à fait normal. Tu es majeur, tu n'as plus à vivre chez eux.

-Ce n'est pas ça… le sortilège qui me lie à Voldemort, celui qui m'a fait cette cicatrice et qui a tué ma mère… fait que le lieu dans lequel réside le sang de ma mère est aussi protégé par la protection qui l'empêchait de me toucher… et il le demeurerait tant que la considérais comme ma maison…

-Et ?

-Je leur ai dit que c'était le dernier endroit que je considérais comme ma maison et elle a été détruite à cause de moi … Eux aussi ont failli mourir à cause de moi….

-Shhh… Tu ne pourras jamais sauver tout le monde… De toute manière, ils ne sont pas morts et puis ça leur fera les pieds vu comment ils t'ont traité… Viens avec moi, je vais te montrer quelque chose qui va sûrement te remonter le moral !

Ginny l'entraîna sur la piste de danse et lui désigna un couple. A son grand étonnement, Ron et Hermione dansaient ensemble.

-Comment as-tu fais ça ?

-C'est Fred et George, ils ont trouvé ou inventé (on ne sait jamais avec eux) une vieille coutume qui dit qu'en plus de mettre la jarretière à la jambe de celle qui a attrapé le bouquet, le jeune homme doit l'inviter à danser.

-Ça n'a pas du être facile de les convaincre.

-Maman, Papa, Bill et Fleur ont prétendu la même chose pour que Ron et Hermione obtempèrent.

Harry eut un petit sourire.

-Je ne pensais pas les voir ensemble aujourd'hui, fit brusquement une voix chaude à coté de Ginny et Harry.

Ils se tournèrent pour voir Betsy McClaggan leur adressé un grand sourire.

-Tante Betsy ! s'écria Ginny en se jetant dans ses bras.

-Ouch !

-Je t'ai fait mal ?

-Non mais je ne suis pas totalement rétablie. Bonjour Harry.

-Bonjour professeur.

-Je t'ai déjà dit de m'appeler Tante Betsy !

-Très bien … Tante Betsy. Qu'est ce qui vous est arrivé lors de l'attaque ? Personne ne l'a vu.

-Je me suis fait bêtement surprendre par un géant alors que je combattais un Mangemort mais la charge héroïque mais suicidaire d'un groupe d'élèves a, paraît-il, permit de repousser l'attaque et accessoirement de me sauver.

Harry rougit légèrement.

-Mais j'aurai vraisemblablement réagit de la même façon si j'avais été moiaussi élève…

-Alors tu ne seras plus là cette année ? fit Ginny en changeant de sujet.

-J'avais quelqu'un à voir … et apparemment il va très bien donc je suis rassuré.

-Tu voulais voir qui ? demanda Ginny avec curiosité.

Sa tante resta silencieuse un long moment, les yeux dans le vague.

-Le fils de ma sœur, il va entrer en deuxième année. Sa mère est morte peu de temps après sa naissance et son père ne pouvait pas s'occuper de lui et à l'époque moi non plus, il a donc été adopté par une famille de Moldus. Mais d'après ce que j'ai compris, son père lui a rendu visite plusieurs fois…

-On le connaît ? fit Harry, laissant la curiosité l'emporter à son tour.

-Severus a bien raison à ton sujet, fit Betsy McClaggan avec un sourire. Tu es beaucoup trop curieux pour ne pas rester tranquille un instant.

-Rogue ? Renifla Harry. S'il pouvait m'oublier un instant, ça me ferait des vacances.

-Tu ignores son histoire, fit gravement Betsy McClaggan.

-Je sais pourquoi il me hait et ça me suffit… Enfin non, j'aimerai aussi savoir pourquoi Dumbledore lui fait tant confiance mais ça, je peux toujours rêver.

-Je l'ignore pour ma part mais je peux te raconter une chose sur lui. Il y a une vingtaine d'année, il est tombé amoureux d'une jeune femme d'origine moldue. Elle travaillait au département des mystères. A l'époque, il l'avait sauvé d'une ou deux attaques de Mangemorts, cela renforça l'amour qu'elle lui portait mais un jour, elle appris quelque chose sur lui, j'ignore quoi, et elle le quitta. Severus a tout fait pour la récupérer mais rien n'y fit.

-Cette femme est encore vivante ? fit Ginny.

-Non, elle est morte quelques années après la fin de la première guerre…

-Vous la connaissiez bien ? demanda gravement.

Betsy McClaggan ne répondit pas, elle regardait les couples évoluer sur la poste. A un moment, celui former par Hermione et Ron, dont les joues roses dénotaient avec l'attitude froide et distante qu'ils essayaient d'adopter l'un envers l'autre, s'arrêtât devant leur ancien professeur de Défense Contre les Forces du Mal.

-Tante Betsy ! Je ne pensais plus te voir aujourd'hui, s'exclama Ron.

-Je t'avais dit que je viendrais. Ne serait-ce pour régler certains détails avec toi. Hermione, ça ne te dérange pas si je t'emprunte ton cavalier ?

-Sans problème, répondit la jeune fille avec un sourire crispé puis elle ajouta en marmonnant quand ils s'éloignèrent, tu peux même le garder.

Harry et Ginny regardèrent leur amie avec une grimace d'incompréhension.

-Je croyais que ça allait mieux tout à l'heure, fit Harry.

-Si certains arrêtaient de se mêler de notre vie, peut être, dit-elle en lançant un regard noir.