Disclaimer : Les personnages de Vampire Diaries ne m'appartiennent pas, hélas, ils sont la propriété de L.J Smith et des créateurs de la série.
Bonjour les amis,
Je vous retrouve comme tous les dimanches, avec un nouveau chapitre. Et un titre qui veut tout dire ^^
Bonne lecture à vous !
La nuit avait été courte pour Caroline. Très courte. Lorsqu'elle avait regagné le confort et le silence de sa chambre, elle s'était retrouvée délicieusement piégée entre les bras de Klaus, qui s'était faufilé derrière elle après avoir verrouillé la porte de leur chambre. L'esprit encore embrumé par la fatigue, Caroline était allongée sur le côté, et un sourire se dessina sur ses lèvres quand elle ouvrit ses yeux et que la première chose qu'elle vit était la bague qui ornait son annulaire gauche. Son sourire s'agrandit lorsqu'elle sentit la bouche de son amant se frayer un chemin de son épaule à son cou, tout en faufilant sa main gauche sur sa cuisse nue recouverte uniquement d'un drap. Il se rapprochait dangereusement de sa région pubienne, ce qui la fit glousser.
« Encore ? » s'étonna-t-elle alors qu'il se collait dans son dos.
Elle pouvait sentir son érection se presser contre ses fesses, mais elle ne fit rien pour l'empêcher de faire quoi que ce soit.
« J'ai l'intention de te faire l'amour chaque fois que j'en ai l'occasion. » dit-il avant de mordiller la peau de son cou.
« Hum, c'est une promesse ? » demanda-t-elle en tournant la tête vers lui.
« Oh que oui ! » répondit-il, remontant sa main sur son ventre pour la tourner ensuite face à lui. « Bonjour Trésor ! »
« Bonjour beau gosse ! » sourit-elle contre sa bouche alors qu'il s'en empara pour un langoureux baiser matinal. « Hum, j'adore ce genre de réveil. »
« Tu n'auras pas à me le dire deux fois. » dit-il en roulant sur elle.
Se glissant entre ses cuisses, il entra doucement en elle et se délecta de voir le plaisir se peindre sur le visage de sa fiancée. Bon sang, qu'il détestait ce mot ! Pourquoi fiancée alors qu'il la considérait comme lui appartenant depuis le moment où il avait posé les yeux sur elle ? Ce n'était qu'un terme qui ne s'appliquait pas à eux. Elle était sa femme, qu'ils soient mariés ou non. L'excitation s'accentua à mesure qu'il se mouvait en elle, et les coups de reins de l'hybride devinrent de plus en plus puissant. Caroline enroula ses jambes autour de lui comme une seconde peau, donnant plus de puissance au mouvement de bassin de Klaus. Les gémissements emplirent la chambre, leurs regards ne se quittaient pas, et les mains de Caroline agrippèrent les épaules de Klaus avec une force qui colla leurs corps encore plus l'un à l'autre. L'orgasme les frappa, les laissant dans un état de béatitude évident. Peu à peu, Klaus sentit son corps se détendre, mais ne s'écarta pas de Caroline pour autant, restant enfoui en elle tout en s'allongeant davantage afin de se mouler à elle.
« J'ai envie de jurer, mais ça ne serait pas très classe. » dit Caroline, haletante.
« Lâche-toi, Trésor ! » lui dit-il, mordillant sa lèvre avant de glisser sa langue dans sa bouche.
« Hum, la prochaine fois ! » marmonna-t-elle. « On devrait peut-être rejoindre tout le monde et leur annoncer la bonne nouvelle. »
« Tu es si pressé que ça de t'échapper ? » plaisanta-t-il.
« Idiot ! » dit-elle en riant. Elle mit ses bras autour de son cou, et glissa ses doigts dans ses cheveux. « On a l'éternité devant nous pour rester enfermé dans notre chambre. »
« Oh je compte bien mettre cette idée à profit ! » dit-il en se levant.
Caroline se mordit la lèvre en le regardant lui tourner le dos.
« Arrête de me mater et viens prendre ta douche avec moi. » dit-il en se rendant dans la salle de bain.
« C'est toi qui oses me dire ça alors que t'es le premier à te rincer l'œil à la moindre occasion ? » souleva-t-elle en quittant le lit à son tour. « T'es qu'un hypocrite, Klaus Mikaelson ! »
Elle eut à peine le temps de mettre les pieds dans la salle de bain que Klaus l'attrapa par la taille pour la coller contre lui.
« Un hypocrite, moi ? » répéta-t-il en arquant un sourcil. « Je crois qu'une bonne douche froide te ferait du bien. »
« Quoi ? »
La seule d'après, elle était happée dans la grande douche et de l'eau glacée s'abattit sur elle. Caroline essayait de s'échapper mais Klaus l'en empêcha en la portant par derrière avant de faire rempart entre elle et l'eau froide. S'attendant à recevoir une série insulte, il fut surpris de l'entendre éclater de rire. Sa joie était contagieuse. Après l'avoir reposé sur ses pieds, Klaus régla l'eau pour qu'elle soit plus chaude, et Caroline se retourna vers lui pour l'embrasser.
« J'aime t'entendre rire. » lui dit-il.
« J'ai toutes les raisons d'être heureuse, même en me recevant de l'eau glacée sur la tête. » lui dit-elle.
La douche fut plus longue que prévu. Klaus avait dû faire appel à toute sa volonté pour ne pas faire de nouveau l'amour à Caroline.
« Habille-toi, petit pervers ! » lui dit-elle en lui lançant un de ses pulls fins, qu'il se reçut sur la tête.
Elle retourna dans leur dressing tout en faisant négligemment tomber sa serviette par terre. Klaus leva les yeux au ciel et la suivit, mais pour s'habiller malgré l'appel de ses formes. Elle était parfaite, avait tout pour elle. Son corps était d'une perfection qui ferait bouillir de jalousie plus d'une femme, et il se félicitait de ne l'avoir que pour lui. Il s'habilla d'un jean, du pull qu'elle lui avait lancée à la figure, et d'une paire de chaussures simples avant de s'accouder contre un chambranle de la penderie pour regarder s'habiller sa moitié aussi sexy que les flammes de l'enfer. Il ne pouvait pas le nier, les vêtements de ce siècle lui allait comme un gant. Elle les revêtait comme s'il s'agissait d'une seconde peau.
« Toujours en train de mater. » chantonna-t-elle, passant ses bras dans les bretelles de sa robe moulante bleue marine. « Tu m'aides ? »
Ramenant ses cheveux sur le côté, elle attendit qu'il ne ferme la distance. Ce qu'il fit après avoir fait courir son regard sur la courbe parfaite de ses fesses. Il remonta la fermeture éclair jusqu'en haut, puis, posa sa bouche sur sa nuque.
« Comment espères-tu que je me concentre de la journée, si tu dois te balader dans une robe aussi moulante ? » demanda-t-il dans un murmure. « Hum ? Tu as idée de l'effet qu'elle me fait ? »
Elle se laissa aller dans ses bras, et le laissa l'embrasser jusqu'à ce que ses mains ne se frayèrent un chemin sous sa robe.
« Ok, on va s'arrêter là ! »
Elle réussit à s'éloigner de l'hybride, qui poussa un long soupir de frustration. En fait, Caroline eut l'impression que c'était plus un grondement qu'un soupir.
« Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour que tu acceptes de rester une journée entière dans notre chambre ? » demanda-t-il. « Et nue, si possible ! »
« T'assurer que les frères Salvatore ne nous causeront plus d'ennuis. » répondit-elle en enfilant une paire d'escarpins noirs.
« Oh, je peux toujours les tuer. » suggéra-t-il, la faisant rire.
Elle sortit du dressing pour retourner dans la salle de bain. Se sécher les cheveux ne lui pris que quelques minutes. Elle préféra les laisser boucler, leur forme naturelle, mais donna un petit coup de brosse pour éviter les nœuds. Satisfaite du résultat, elle se maquilla légèrement, et rejoignit Klaus dans la chambre, qui était en train de consulter son téléphone.
« Un problème ? » demanda-t-elle en s'emparant du sien.
« Non ! » répondit-il. « Melody m'informe juste qu'elle est partie rejoindre Tyler. »
« Oh, j'ai reçu le même message. » dit-elle en se rapprochant de lui. « Ils sont vraiment accros l'un à l'autre. »
« Oui, même si je dois t'avouer que ça me fait un peu peur, des fois. » dit-il en rangeant le téléphone dans la poche de son pantalon. « Je ne l'ai pas connu bébé, et là, c'est une jeune femme qui tombe amoureuse d'un hybride que j'ai créé… »
« Et en qui tu as confiance. » lui rappela-t-elle en se coulant dans ses bras. « Tyler est un type bien, et je vois bien la façon dont il la regarde. »
« Et, comment est-ce qu'il la regarde ? » voulut savoir Klaus.
« Comme toi, tu me regardes. » répondit-elle, un amour inconditionnel transpirant dans sa voix. « Il est fou d'elle, et ça ne m'étonnerait pas qu'elle veuille aller plus loin avec lui, si tu vois ce que je veux dire. »
« Oh non, je ne veux même pas y penser. » grimaça-t-il. « D'ailleurs, dis-lui bien que je ne veux même pas en entendre parler, ça m'évitera de tuer Tyler par mégarde. Ce serait bête, c'est un peu mon bras droit. »
« Arrête de faire ton homme de Cro-Magnon. » plaisanta-t-elle en lui plantant un baiser sur les lèvres. « Maintenant, descendons rejoindre le reste de la famille pour leur annoncer la bonne nouvelle, et pour manger parce que tu m'as fait transpirer. »
« Je ne t'ai pas entendu te plaindre. » dit-il en caressant ses hanches.
Les mains de Klaus commençaient déjà à se diriger vers ses fesses, alors elle s'écarta et sortit de la chambre en toute hâte. Lui, aimait la voir rougir de cette façon, parce que malgré son empressement à quitter ses bras, il avait eu le temps de voir ses pommettes rosir. Comme lorsqu'ils n'étaient que deux adolescents découvrant les joies d'être amoureux pour la première fois. Il finit par sortir de la chambre et il retrouva Caroline en haut du grand escalier.
« Je meurs de faim ! » lui rappela-t-elle.
« Tu me l'as déjà dit, Trésor. » dit-il en lui prenant la main pour l'attirer contre lui. « Demain matin, tu resteras au lit, nue, et j'apporterais le petit-déjeuner. »
« Tu n'arrêtes donc jamais ? » souffla-t-elle, plus excitée par ces paroles qu'elle ne l'aurait cru.
« Jamais ! » susurra-t-il.
Il eut un sourire en coin taquin, mais Caroline n'eut pas le temps de se poser la moindre question qu'en une seconde, elle se retrouva perchée par-dessus l'épaule de Klaus. Un léger couinement de surprise s'échappa de ses lèvres. Elle s'attendait à ce qu'il la ramène dans leur chambre, comme il en avait le désir, mais non. Il descendait les escaliers comme si elle ne pesait rien du tout. Arrivé en bas, il la reposa sur ses jambes.
« Quelle galanterie ! » souffla-t-elle en se recoiffant. « La prochaine fois que tu me portes comme ça sans me prévenir, je t'étrangle. »
« Ouh, j'adorerais voir ça. » dit-il en souriant.
Elle leva les yeux au ciel et alla dans la grande salle à manger, où toute la famille était réunie. Caroline était heureuse de revoir Sage, et cette joie fut partager par la vampire rousse qui vint la prendre dans ses bras. Elle avait troqué sa belle robe rouge pour une tenue plus confortable. Elles avaient à peine eu le temps de se parler la veille, durant le bal. Finn avait eu toutes les peines du monde à se détacher de cette femme qu'il avait transformé.
« Comment te remercier de m'avoir appelé ? » demanda Sage en s'écartant.
« Tu n'as pas à me remercier. » lui assura Caroline. « Je t'ai fait une promesse il y a très longtemps, et je l'ai simplement honoré. »
« Ce serait plutôt à moi de te remercier. » intervint Finn, qui vint enlacer Sage d'un bras autour des épaules. « Hier soir encore, je me demandais si elle était encore en vie. Et la voilà qui apparaît comme par magie. »
« Vraiment, vous n'avez pas besoin de me remercier. » leur assura une nouvelle fois Caroline. « Je n'ai fait que ce que j'avais à faire, on peut passer à autre chose ? Je n'ai pas envie de revenir sur le passé. »
« Oui, restons au présent. » affirma Klaus en venant au secours de sa douce. « Caroline et moi avons une nouvelle à vous annoncer. »
Caroline leva sa main gauche, et le diamant rose sembla briller de tous ses feux. Comme Melody la veille, Rebekah poussa un cri strident de joie et se jeta dans les bras de sa meilleure amie. Les félicitations furent de rigueur quelques instants.
« Oh Mon Dieu, quand est-ce qu'on commence les préparatifs ? » demanda Rebekah, encore plus excitée que la future mariée.
« Oh euh, on n'en a pas encore parlé, mais je ne veux pas d'une cérémonie tape à l'œil comme l'aiment certains humains. » dit Caroline. « Une simple petite cérémonie entre nous me suffira. »
Elle regarda Klaus, espérant qu'il ne se fâcherait pas, mais il se contenta d'hausser les épaules.
« Tu décides, je paye ! » fut tout ce qu'il dit.
Elle lui donna un léger coup de coude, mais un sourire soulagé apparut sur son visage.
« Tout ce qui compte, c'est que vous officialisez enfin. » intervint Esther.
« Est-ce que Melody est au courant ? » demanda Kol.
« Oui, elle nous a surpris pendant qu'il faisait sa demande, hier soir. » répondit Caroline.
« Et si nous passions à table ? » suggéra Elijah. « Nous aurons tout le loisir de discuter tout en déjeunant. »
« Excellente idée ! » approuva Caroline.
Klaus lui apporta du sang qu'il avait versé dans une tasse, et il ne pu réprimer un sourire quand elle la vida d'une traite.
« Dis-moi que tu vas quand même porter une belle robe blanche. » la supplia Rebekah, assise en face d'elle.
« Oui ! » répondit Caroline, se retenant de rire devant le regard implorant de sa sœur. « Et oui, tu pourras m'aider à trouver la robe parfaite. »
Satisfaite, Rebekah s'empara d'un toast et le badigeonna de confiture d'abricot.
« Au fait, où est Matt ? » demanda Caroline. « Il a pourtant dormi ici. »
« Il a dû aller travailler. » répondit Rebekah. « Je vous jure, je vais tuer sa patronne pour le faire bosser autant. »
« Si je ne te connaissais pas sœurette, je dirais que tu es tombé amoureuse de cet humain. » lui dit Kol.
« Fais-moi plaisir Kol, et abstiens-toi de tout commentaire. » répliqua Rebekah.
« On se calme, s'il vous plaît ! » leur dit leur mère.
…
Melody aimait bien traîner dans son lit le matin, mais pas ce matin-là. Elle s'était empressée de se lever, de se faire belle et de descendre à la cuisine pour faire le plein. Sang et muffin, préparée par Sage. Quand elle eut fini de manger, elle envoya un message à ses parents pour leur dire où elle allait, et quitta le Manoir par le jardin. Ce serait plus simple pour rejoindre les falaises où l'attendait Tyler. Elle avait troqué sa belle robe et ses talons contre un jean très moulant, des bottines en cuir et d'un pull avec un col en V, et aussi moulant que le jean. Quant à ses cheveux, elle les avait coiffés d'un brushing, comme pour le bal. Elle avait bien remarqué la façon dont Tyler avait caressé ses cheveux tout au long de la soirée, raison de plus pour arborer la même coiffure. Elle le trouva aux falaises à son arrivée, perché sur le rebord. Elle essaya de le surprendre, mais il se retourna avec un sourire en coin, signe qu'il l'avait entendu approcher.
« Tu es bien plus alerte que ce que je pensais. » dit Melody en se blottissant contre lui, les bras autour de son cou.
« Mon cœur s'est accéléré d'un seul coup. » dit Tyler. « Il n'y a que toi qui le rend aussi fou. »
« Hum, est-ce que tu me dis ça parce que je t'ai manqué ? » murmura-t-elle en cherchant ses lèvres.
« Aussi ! » dit-il.
Leurs lèvres s'effleurèrent dans un premier temps.
« Dis-moi que tu as gardé ta robe. » souffla Tyler.
« Elle est dans mon dressing. » répondit-elle en souriant. « Pourquoi ? »
« Si tu savais combien de fois j'ai eu envie de te l'arracher. » dit Tyler, le regard noir d'un désir inassouvi. « Je sais que tout ça, c'est nouveau pour toi, et je ne te pousserais jamais à faire quelque chose si tu n'es pas prête. Je t'aime, et j'attendrais le temps qu'il faut mais, si tu savais l'effet que tu me fais. »
« Tu… tu m'aimes ? » répéta-t-elle, complètement sous le choc.
« Oui, mais tu n'es pas obligé de dire quoi que ce soit. » la rassura-t-il. Tyler ne se souvint pas d'avoir jamais été aussi délicat avec une fille, pas même avec Vicki. « Je ne veux pas que tu me le dises parce que je l'ai dit le premier. »
« D'accord ! » acquiesça-t-elle. « Mais, j'ai des sentiments très fort pour toi, Tyler. Tout est si compliqué à cause de ma louve. Je ne sais pas la contrôler… »
« Tu es une hybride, pourtant. » lui dit-il.
Elle décida de lui raconter absolument tout. De sa première crise et perte de contrôle, jusqu'à la deuxième, le soir de leur rencontre. Elle ne se souvenait jamais de ce qu'elle faisait lorsqu'elle était sous le joug de la peur et de la colère. Elle ne se souvenait plus de tuer des gens innocents. Elle parla même à Tyler de la conversation qu'elle avait eu avec son père quelques jours plus tôt. Klaus pensait que Melody avait peur de sa louve, et il était dans le vrai. Se détachant de Tyler, elle alla s'asseoir sur la falaise, laissant ses jambes pendre dans le vide. Le jeune homme l'imita et lui prit la main, entrelaçant leurs doigts. Il ne dit rien, et la laissa poursuivre.
« C'est ridicule d'avoir peur de ce qu'on est. » dit-elle.
« Non, ça ne l'est pas. » dit Tyler, d'un ton très doux. « J'ai ressenti exactement la même chose que toi quand j'ai appris qui j'étais vraiment. »
A son tour, il s'ouvrit à elle. Il lui parla de la manière dont il avait appris qu'il était un loup-garou. De la venue de son oncle à Mystic Falls qui avait confirmé ses soupçons. Puis, de la mort de Mason, tué par Damon. Cet aveu donna encore plus de raisons à Melody de détester ce vampire. Quand elle entendit qu'il avait failli tuer Matt par accident, manipulé par cette garce de Katherine, sa colère ne s'amenuisa pas mais elle dû fermer les yeux pour maîtriser sa colère.
« Je me suis longtemps considéré comme un monstre. » poursuivit Tyler. « Mais je n'en suis pas un. Je suis simplement moi, mais je détestais me transformer, parce que je savais que je traquerais les vampires, ou d'autres gens qui n'avaient rien fait de mal, et Klaus m'a transformé en hybride. J'avoue, il ne s'y est pas pris de la meilleure des manières, mais il m'a changé la vie et je lui en serai éternellement reconnaissant. Aujourd'hui, je peux me transformer quand j'en ai envie, et non à chaque pleine lune. Je n'ai plus à m'enchaîner dans une crypte poussiéreuse, je peux courir dans la forêt et être maître de mes gestes. »
Il porta à Melody un regard rempli d'amour.
« Tu y arriveras toi aussi. » lui promit-il. « Tu n'as plus aucune raison d'être en colère. Tu as retrouvé ta famille, et tu ne pourras jamais blesser ta mère. Si un jour tu sens que tu es sur le point de perdre pied, pense à quelque chose de bien précis, et raccroche-toi à ça. »
« Comme… une ancre ? » demanda-t-elle.
« Oui, exactement. » dit-il. « Pense à quelqu'un, ou à un moment de ta vie qui t'aide à aller bien quand tu y repenses, et raccroches-toi à cette personne ou à ce souvenir. Il t'aidera à ne pas t'égarer. »
« Tu es bien sage, dis donc ! » plaisanta-t-elle, mais reconnaissante pour ce conseil.
« Disons que c'est la solution la plus sage que je pouvais te proposer. » dit-il.
« Oh, et, quelle est la solution la moins sage que tu as en tête ? » demanda-t-elle d'une voix trop aguicheuse au goût de Tyler.
Il ne répondit pas. A la place, il se pencha et l'embrassa.
« Je crois que je préfère cette solution. » chuchota Melody.
Sentant le désir de goûter ses lèvres plus en profondeur, Melody quémanda un autre baiser, qui s'envenima au point qu'elle se retrouva allongée sur Tyler, qui avait inversé leur place pour éviter à Melody de se décoiffer. Elle rit à cette réponse. Ils s'embrassèrent encore de longues minutes, jouant de leur langue pour prendre la dominance de l'autre. La température grimpa d'un cran lorsqu'elle sentit la main droite de Tyler s'enfouir dans ses cheveux, et l'autre se frayer un chemin au creux de ses reins. Un délicieux frisson l'a parcouru lorsqu'il glissa sa main sous son pull pour toucher le grain de sa peau. Elle ne fit, cependant, rien pour l'en empêcher.
« Bébé, on ferait mieux d'arrêter. » dit Tyler.
« Pourquoi ? » demanda Melody.
« Parce que c'est moi qui risque de ne pas réussir à me contrôler. » dit-il d'une voix rauque.
Elle se redressa pour le regarder dans les yeux, et elle y lut un désir, une luxure qui la fit déglutir. Elle comprit qu'il était en train de perdre pied, et que son état lupin rendait son besoin physique bien plus important que s'il avait été un simple humain. Elle s'excusa et se rassit correctement. Elle réarrangea ses cheveux comme elle put avant de se lever et de s'éloigner du bord. Tyler ne la rejoignit que lorsqu'il se fut calmé.
« Je te demande pardon pour ce petit égarement. » dit-il en calant son dos contre son torse.
« Oh, ça va ! » lui assura-t-elle. « Ça ne m'a pas vraiment déplu. »
« Ne dis pas ça alors que je suis calme. » dit-il en l'embrassant dans le cou. « Viens, allons marcher. »
Ils n'avaient pas fait plus de quelques pas quand, dans l'échancrure de son pull, se planta trois fléchettes de taille moyenne. Le liquide qui se répandit dans son organisme l'arrêta net. Elle pu sentir le mélange d'Aconite et de Veine de Vénus pénétrer son sang, brûlant chaque particule de son corps. Sa vision se troubla et ne vit pas distinctement la forme sortir de l'orée des bois. Elle sombra dans l'inconscience…
Et nous approchons de la fin, avec trois chapitres restant.
J'espère que ce chapitre vous a plu, malgré le petit cliffhanger mais je pense que vous vous douter de ce qui va se passer...
A la semaine prochaine !
Aurélie !
