Blabla de l'auteure : Et oui chers amis vous ne rêvez pas j'ai bien réussi à trouver un ordi pour vous taper ce chapitre et une connexion internet pour vous l'envoyer ! Miracle lol. Alors je tenais à dédicacer tout spécialement ce chapitre à un tout nouveau lecteur (ou lectrice ?) même si cela n'est pas dans mes habitudes. Mais son commentaire m'a tellement fait plaisir que je ne pouvais pas ne pas le/la remercier à ma manière.
Donc un gros gros merci à toi SWO', considère ce chapitre comme le tien !!!!
Tu ne m'as pas laissé d'adresse mail par contre donc je n'ai pas pu répondre à ta magnifique rewiew. Si tu veux rester en lecteur anonyme je pense que tu dois comme même avoir un moyen de laisser ton adresse mail ou au pire envoies moi un mess perso depuis mon profil, je te répondrais promis !
Voilà ceci étant dit, bonne lecture à tous et à toutes, merci de me suivre encore dans les aventures d'Eiden
A la prochaine update (la plus rapide possible je vous le promets)
Anonyma
Chapitre 37 : Avant les vacances
Le retour d'Hermione dans sa salle commune suscita de nombreuses réactions de la part de ses condisciples. La plus drôle était sans contexte celle des jumeaux Weasley qui tournèrent autour de leur préfète tels deux requins pendant cinq bonne minutes, égrainant à voix haute la liste de tous les changements qu'ils pouvaient noter.
Il fallait bien reconnaitre que la métamorphose était presque totale. Hermione s'était fait couper les cheveux dans un dégradé dont la pointe lui arrivait à la base de la nuque et ils avaient été rendus lisses grâce à une lotion particulièrement efficace qu'elle devrait réappliquer tous les mois. Elle s'était également fait percer les oreilles, de trois trous de chaque côté qui étaient tous ornés d'un petit bijou différent en argent: oiseau, tortue, rune celtique, soleil, fermeture éclair et enfin sucette. Ses yeux étaient légèrement maquillés d'un peu de mascara noir et d'un trait marron qui faisait ressortir la couleur chocolat de ses prunelles. Enfin elle portait un haut à col marin sur une jupe kaki qui lui arrivait légèrement au dessus des genoux et qui avait divers décors en strass dessus. Cela la faisait paraître plus adulte mais surtout beaucoup plus féminine et elle était vraiment très joli dans sa tenue originale sans être déplacée ou vulgaire.
La préfète éclata d'un rire cristallin quand George lui demanda d'un air tragique si « elle allait aussi déserter la bibliothèque maintenant ».
Aucune chance, fut sa réponse accompagnée d'un clin d'œil.
OoOoO
Dire qu'il était agacé à ce moment là aurait été l'euphémisme de l'année. Pour qui se prenait ce bellâtre pour oser déshabiller du regard SON petit ami? Sous son nez en plus ? Le serpentard serra les dents pour retenir sa frustration de transparaître alors qu'à ses côtés Eiden, complètement inconscient du manège du serdaigle, continuait de lire son livre paisiblement, prenant de temps à autre une bouchée de son toast distraitement.
Draco avait pourtant été d'une très bonne humeur la veille et le matin avant de descendre au petit déjeuner. Sa propre sortie à Pré-au-lard en compagnie de Blaise et Pansy avait été géniale et les trois amis avaient apprécié de retrouver leur « petite bande d'avant » même si dans le fond y inclure Eiden leur avait tous fait beaucoup de bien et les avaient même rapprochés pour certaines choses plus qu'avant. D'ailleurs, lorsque le jeune slave les avait croisé en compagnie d'une Hermione métamorphosée en fin d'après-midi, les trois vert et argent s'étaient rapprochés d'eux et ils avaient fini la sortie tous ensembles, dans la joie et la bonne humeur. Draco avait également glissé un compliment à son homologue griffy lors de leur tournée d'inspection préfectorale commune le samedi soir sur son changement de look.
Mais là toute sa bonne humeur était en train de fondre comme une glace en plein soleil… tout comme sa patience. Au moment où, alors que le châtain passait d'un mouvement qu'il voulait séducteur une main dans ses cheveux, Draco cru qu'il allait vraiment commettre un crime ; il senti doucement une petite main se poser dans une incitation au calme sur la sienne sur le banc, à l'abri des regards.
Surpris le vert et argent tourna son regard vers le propriétaire de cette main… pour le trouver dans l'exacte position et attitude qui était la sienne une seconde plus tôt. En fait, Draco aurait pu continuer de croire que le jeune slave qui était son petit ami officieux depuis une semaine était réellement passionné par la lecture de son roman russe au point de se déconnecter complètement du monde extérieur s'il n'y avait pas eu cette simple présence cachée aux yeux du monde qui semblait vouloir dire « ignore le il n'en vaut pas la peine ».
Secouant légèrement la tête Draco fit à son tour semblant de se passionner par la lettre de sa mère, emmêlant ses doigts avec ceux de son chéri sur le banc, alors que le serdaigle visiblement déçu de n'avoir même pas été noté s'éloigna d'une démarche qu'il voulait nonchalante.
Le calme regagna totalement le blond au fur et à mesure des minutes qui passèrent ensuite, ainsi que sa bonne humeur. Le jeune homme était parfaitement conscient de la chance qu'il avait d'être dans la situation qui était la sienne actuellement.
Non seulement Eiden avait continué à agir le plus naturellement du monde avec lui en compagnie des autres mais plus que tout il avait accepté de sortir avec lui avec cette seule condition, décidée tous les deux une fois que le jeune russe avait accepté : personne ne devait être au courant pour eux deux pour le moment.
Draco se rappelait encore parfaitement de la surprise et de la joie immense qu'il avait ressentit quand Eiden lui avait fait cette réponse positive. Il lui suffisait d'ailleurs de repenser à cette scène pour qu'il sente son moral remonter en flèche quand une situation l'énervait.
Bien sûr le blond savait aussi, sans même qu'Eiden n'ait eu à le lui dire, qu'il fallait y aller doucement avec son amoureux ; surtout ne pas le brusquer d'une manière ou d'une autre. Eiden était quelqu'un de très timide et de secret alors il y avait des choses à faire, à dire et d'autres pas. Et pourtant Draco ne pouvait s'empêcher d'être attendrit à chaque fois qu'il réussissait à faire rougir le brun ; c'était juste trop mignon… même s'il ne fallait pas non plus en abuser.
Et toutes les précautions du monde qu'il aurait fallu prendre n'auraient pas pu atténuer ne serait ce qu'un peu le bonheur du blond de pouvoir montrer ses vrais sentiments sans aucune crainte d'être rejeté par le garçon dont il était raide dingue.
OoOoO
Hermione se laissa tomber à côté d'une Ginny souriante pour le petit déjeuner dans la Grande Salle ; délaissant d'elle-même la compagnie de Ron et de sa pouf, elle l'entendait bien assez parler de « Ronnychou » dans son dortoir le soir. D'autant plus que ce dernier n'avait pas cessé de la regarder avec un mélange d'appréciation et de reproches depuis la veille.
C'est alors qu'elle nota que Ginny l'observait elle aussi, mais avec un sourire franc pour la rouquine.
Quoi ? demanda alors la préfète
Ça te va vraiment bien cette coupe de cheveux 'Mione. Non. Tout en fait !
Merci Gin' ça me va droit au cœur ; répondit Hermione en souriant à sa meilleure amie. Mais le mérite ne me reviens pas entièrement tu sais ? Eiden m'as bien aidée je dois le reconnaître.
Vraiment ? s'étonna la rousse
Vraiment.
Oh, fit Ginny avant de sourire bizarrement.
Quoi ?
Rien
Quoi Ginny ? Tu souris bêtement alors accouches !
Rien, répéta la rousse d'une voix nonchalante en regardant se ongles. Dis moi ça va avec Eiden ? Vous me semblez bien proches tous les deux….
Oh je vois, la coupa Hermione. Arrêtes ton char Ben Hur, tu ne peux pas être plus à côté de la plaque. Eiden et moi sommes amis, c'est tout, point barre.
N'empêche, ce n'est pas n'importe quel garçon qui supporterait un après-midi entier de shopping pour une simple amie, fit remarquer avec justesse la plus jeune.
Crois ce que tu veux, répliqua la brune d'un ton clair. Mais je te répète que tu es complètement dans les choux…
OoOoO
Le petit déjeuner prit finalement fin et Eiden senti avec quelque chose qui ressemblait fort à du regret son petit ami lui lâcher la main qu'il avait gardée prisonnière de la sienne pendant tout le repas.
C'était drôle, songea t il, à quelle vitesse il s'était finalement fait à cette relation qui l'avait tant fait douter au début.
En repensant à l'état de sa main après qu'il se soit rongé les ongles jusqu'au sang, le brun eut une grimace intérieure.
Oh bien sûr il n'était pas encore tout à fait alaise avec Draco et ne pouvait s'empêcher de se sentir gêné – et donc de rougir légèrement- quand Draco se montrait un peu trop démonstratif à son goût. Mais il ne pouvait que reconnaitre dans le même temps que le blond était une véritable perle avec lui. Il ne le brusquait absolument pas et le laissait aller à son rythme, prendre son temps pour les confidences comme le reste ; et pourtant il savait en parallèle que le blond était réellement curieux vis-à-vis de ses bracelets et de ce qu'ils pouvaient cacher pour qu'il ne les ôte jamais par exemple. Mais pour autant Draco ne le poussait pas à se confier ou à être plus démonstratif. Il comprenait visiblement, sans même qu'Eiden n'ait eu besoin de s'expliquer, qu'il lui faudrait du temps pour baisser une à une les barrières qu'il avait construites pour se protéger des autres.
Sortant de ses pensées, le jeune russe se dirigea en compagnie de ses camarades de maison et amis en direction de leur salle commune afin de terminer leur dernier devoir pour la semaine à venir : potion ; sachant d'avance que s'il le bâclait son père l'assassinerait à coup de chaudron et de racine de mandragore…
OoOoO
Une nouvelle semaine passa rapidement entre les cours, les devoirs et autres activités que pouvaient faire les élèves de Poudlard. Les vacances se rapprochaient à grands pas également, plus qu'une petite semaine et ils seraient tous libres pour quinze longs jours de repos bien mérités. L'ambiance dans le château s'en ressentait et la quasi-totalité des élèves s'en réjouissaient, les seules exceptions étaient les septièmes années qui voyaient dans ces vacances deux semaines de « bagne » pour réviser pour leurs ASPIC blancs qui auraient lieu à la rentrée des classes, et Ronald Weasley.
Le plus jeune des Weasley, Ron pour les intimes, était en effet particulièrement songeur depuis quelques temps ; depuis que plusieurs évènements l'avaient surpris et intrigué. Le premier de ces évènements était sans nul doute possible que sa meilleure amie passait de moins en moins de temps avec lui depuis quelques mois, lui préférant la compagnie de sa sœur et de ses frères ainsi que celle d'Eiden. Ensuite venait le changement de look radical d'Hermione il y a sept jours exactement, suite à leur sortie à Pré-au-lard, sortie où, encore une fois, elle avait préféré l'éviter plutôt que de se joindre à Lavande et lui. Suite à cette sortie donc, la préfète des rouge et or était apparue métamorphosée dans leur salle commune.
Si Ronald avait dû être honnête avec lui-même, il aurait reconnu que ces changements lui allaient bien, vraiment très bien ; mais Ron étant Ron, il ne pouvait comprendre ceux-ci. Pour lui Hermione devait rester Hermione, la même jeune fille qu'il connaissait depuis sa première année à Poudlard ; et il fallait bien dire qu'il était difficile de retrouver la petite Miss-je-sais-tout dans cette nouvelle Hermione plus féminine et adulte à la fois.
Enfin, le troisième évènement qui avait perturbé le rouquin était une conversation qu'il avait surpris entre sa jeune sœur Ginny et ses frères aînés Fred et Georges trois jours plutôt. D'après Ginny Eiden avait aidé Hermione à se relooker la semaine précédente, c'est la brunette elle-même qui le lui avait confié. La rouquine avait alors fait part de ses soupçons quant à une éventuelle histoire entre les deux amis qui étaient décidément bien proches et avaient les même centres d'intérêts, entre autres les livres qu'ils dévoraient tous les deux. Ginny avait alors demandé aux jumeaux si Eiden ne leur avait pas confié quelque chose à ce sujet car la brunette lui avait répliqué qu'elle était très loin de la vérité en soupçonnant ainsi une histoire d'amour entre elle et le fils du professeur de potion.
Or Ron se trouvait à ce moment là à deux rayons derrière ses frères et sœur et avait tout entendu…
OoOoO
Heureusement qu'on fait pas ça tous les jours ! s'exclama Mayushka à l'attention de Yann avec un soupir alors qu'elle enlevait ses gants en peau de dragon.
Pourquoi ? plaisanta le jeune homme avec un sourire. Tu n'aime plus la botanique ?
Quand la dite botanique consiste à arracher pendant deux heures des racines pourvues de dents acérées, nan plus vraiment ! répliqua la jeune princesse des Ombres Carmines pince-sans-rire.
Oh allez c'était pas si pire …… Bon ok c'était pourri j'avoue, reconnu son meilleur ami –après son petit frère- sous le regard incrédule de la jeune fille qui explosa alors de rire. Comment faisait Eiden pour toujours trouver le mot qui nous montrait l'intérêt du cours ? soupira t il alors un brin nostalgique.
Mon frère est un ange, voilà comment, annonça simplement Mayushka avec un petit sourire qui se fana rapidement alors qu'elle fondait en larmes.
Mach ?
Il me manque, murmura la jeune louve d'une voix tremblante. L'école sans lui c'est pas pareil ! J'ai l'impression d'être coupée en deux sans mon petit frère dans notre salle commune.
Allez pleures pas Mach… réconforta maladroitement le garçon en lui passant un bras autour des épaules. Il t'écrit tous les jours, et c'est bientôt les vacances… et puis tu m'as encore moi non ?
Si Yann, reconnu la jeune fille en reniflant.Mais sans vouloir te vexer, c'est pas pareil…
OoOoO
Le lundi matin commença par l'éternel cours de potion jumelé Serpentard/ griffondor et, comme à chaque fois que c'était la dernière semaine de cours avant des vacances, la tension entre les deux maisons était à son comble.
Entrez ! ordonna Sévérus avec son amabilité habituelle dans ces périodes là. Et en silence ! Bien, faîtes passer vos copies aux premiers rangs que je les ramasse. Les consignes du devoir que vous aurez à me rendre pour la rentré son au tableau je vous prierais de les recopier correctement et de commencer à y réfléchir dès aujourd'hui. S'il y a une partie de l'énoncer que vous ne comprenez pas correctement, vous aurez l'occasion de me demander des explications supplémentaires à notre cours de jeudi et uniquement jeudi ! Ne comptez pas sur moi pour répondre à un hibou de questions pendant les vacances suis-je clair ?
Oui monsieur ! répondit la classe en cœur.
Bien, vous avez deux minutes pour copier vos devoirs avant que nous ne commencions le cours, conclu le sévère professeur en ramassant le tas de copies de ses élèves qu'il amena sur son bureau, n'y jetant pas un seul coup d'œil.
Une fois le temps imparti écoulé, le maitre des potions se racla la gorge et commença son cours.
Aujourd'hui nous allons voir une potion particulièrement délicate et difficile à réaliser et je doute fort qu'un seul d'entre vous, même les meilleurs- son regard passa sur Draco, Blaise et Hermione rapidement- ne parvienne à m'en rendre une correcte à la fin du cours. Cependant elle est déjà tombée en épreuve de BUSES il y a quelques années donc je me dois de vous l'enseigner. Il s'agit du « Sinceras Obligatum ». Qui peut me dire ses effets ?
Sans surprise la main d'Hermione vola vers le ciel, tout comme celle de Draco et de Blaise. Et, comme d'habitude, Sévérus choisi une « autre victime ».
Monsieur Weasley ?
J'en sais rien, pourquoi ne posez vous pas la question à Eiden pour une fois ? C'est parce que c'est votre fils ou juste parce qu'il est nul ?
Un silence de mort tomba sur la salle de classe, même les mouches semblaient s'être figées en plein vol. Les griffondors regardaient leur camarade estomaqués, certain plutôt admiratifs qu'il est rabattu le caquet de leur prof détesté alors que d'autres semblaient partagés entre cette appréciation et le fait que le roux s'en soit prit à Eiden, le seul serpentard qui ne leur avait jamais rien fait juste parce que le professeur était son père. Du côté des serpentards, les regards étaient braqués en direction de leur directeur de maison, attendant et craignant l'explosion à venir, alors que Draco jetait un regard en biais à son camarade de binôme pour voir sa réaction à cette pique gratuite.
Bien, lâcha finalement Sévérus au bout d'une très longue minute, s'efforçant visiblement de garder une voix calme. Eiden, tu veux bien répondre à la question s'il te plait ?
Laquelle ? répliqua le jeune slave de sa voix douce en haussant un sourcil, faisant pouffer légèrement Hermione, et même l'air glacial de Sévérus sembla fondre un peu.
En ce qui concerne la question de mon très cher camarade, commença le brun d'une voix dégoulinante de sarcasme, je pense que la réponse est les deux.
A ce moment là il s'attira les regards clairement admiratifs de tous les élèves présents dans la salle, excepté Ron qui avait plus l'air surpris qu'autre chose. Eiden venait clairement de prêter le dos à la pique de Ron, et ce devant tout le monde, sans montrer la moindre gêne face à cet aveu.
En ce qui concerne la potion… Eh bien la Sinceras Obligatum, aussi nommé Vérité blanche, est un filtre incolore et inodore qui a pour propriété de forcer la personne qui l'ingurgite à être sincère dans tous ses propos et ce pendant 24 heures. La Sinceras Obligatum agit un peu comme un sérum de vérité, à la différence près que la personne droguée reste consciente de ses propos et de son entourage. Ainsi elle ne force pas à dire toute la vérité, juste de ne pas mentir. C'est la raison pour laquelle le Véritasérum lui est préféré lors des procès et/ou des enquêtes officielles malgré son prix clairement plus prohibitif.
Quand le fils de leur professeur se tue, tous les élèves le regardaient comme s'il avait trois têtes, même son père devait faire un effort pour ne pas laisser sa mâchoire se fracasser contre le sol. Eiden roula alors des yeux, visiblement agacé que tous l'observent comme une bête de foire avant d'ajouter d'une voix lasse.
Le professeur Binns a mentionné cette potion lors du cours du mois dernier portant sur les systèmes judiciaires au Moyen Age, et plus particulièrement dans la cas de Grunelle la folle jugée en 1322 à Belfast, Irlande, qui a échappé à la peine capitale malgré les 13 homicides qu'elle a commis car elle avait contourné les effets du seul « sérum de vérité » de l'époque, à savoir la Sinceras Obligarum, en soutenant qu'elle n'avait pas fait exprès de tuer ces gens, que ce n'était qu'un malheur accident, alors qu'en fait elle n'avait accidentellement tué que deux personnes sur l'ensemble.
Ouais, grogna Weasley, coupant le silence songeur de la salle ; soit ça, soit ton père t'a donné la réponse à l'avance. Et bizarrement je ne me souviens pas d'avoir entendu le professeur Binns parler de…
Oh ! J'ignorai que tu pouvais suivre un cours et dormir en même temps Ronald ! coupa Eiden, faisant explosé de rire l'ensemble des élèves de la classe sauf Ron.
Il ronflait tout simplement trop fort pendant les cours d'Histoire de la Magie pour duper quiconque sur son assiduité à ceux-ci.
De plus, comme tu l'as dis toi-même mon père ne m'interroge jamais en cours et je l'imagine mal m'apprendre des choses inutilement. Et quand bien même ce serait le cas, ce n'est pas parce que je sais les effets de cette potion que je sais la réaliser. Où serait l'intérêt de tricher à moitié ?
De nouveau un silence flotta dans la salle alors que Sévérus observait son fils avec fierté ; il avait remis en place proprement son ex-meilleur-ami et ce sans lancer une seule insulte, s'énerver ou sortir des propos de la pique de Ronald alors qu'il aurait pu lui balancer en pleine tête, d'une manière tout aussi gratuite que Ron au début de la joute verbal, un de ses points faibles. Vraiment son fils savait contrôler ses nerfs.
Quant à Ron il s'était petit à petit tassé sur place devant les regards goguenards des serpentards et agacés de ces camarades de maison, Hermione le regarda un instant clairement exaspérée avant d'envoyer un petit sourire fier à Eiden ; tandis que Neville, assis aux côtés de la brune lui lançait un regard disant clairement « tu l'as cherché, tu l'as trouvé » au roux avant de faire un léger signe de tête en direction du jeune slave qui le lui rendit calmement.
Le cours reprit dans le calme après cette joute verbale, comme si plus aucun élève n'osait en provoquer un autre suite à la brillante réplique très zen du jeune slave. De son côté, intérieurement, Ron bouillait de colère et de ressentiment envers son ex-meilleur-ami, comment ce petit con de fils de mangemort osait-il lui parler ainsi ? Le rabaisser devant toute la classe alors que lui au moins appartenait à une bonne famille ? Comment osait-il faire se retourner contre lui SON Hermione ? Il allait payer cet affront, le roux s'en fit la promesse intérieure.
OoOoO
Un léger toc contre la porte de son bureau fit relever le nez de Sévérus de la potion qu'il préparait et il adressa un « Entrez ! » à son visiteur attendu, puisqu'il l'avait fait venir lui-même.
Ah Eiden, entres mon cœur, dit il avec douceur en voyant la frimousse de son fils pointer le bout de son nez. Je fini ça et je suis à toi tout de suite ok ? Tu peux t'asseoir ou faire ce que tu veux en attendant ok ?
Ok, répondit le jeune slave en laissant tomber doucement son sac de cours sur le sol avant de se rapprocher de son père et, s'appuyant légèrement sur le rebord du bureau de l'homme, de jeter un coup d'œil à la potion qu'il préparait, fronçant légèrement le nez devant son odeur acre.
Qu'est ce que…
Potion Tue-loup, répondit Sévérus, devançant sa question.
Ah, c'est pour le professeur Lupin je suppose ?
Hum hum.
Il y eut un moment de silence avant qu'Eiden reprenne d'une voix à la fois curieuse et hésitante.
Heu… papa ?
Sévérus sursauta légèrement en entendant cette phrase, il faut dire qu'Eiden ne l'avait appelé comme ça que trois fois depuis qu'ils se connaissaient. Un rapide coup d'œil à l'adolescent lui confirma que ce dernier n'avait pas fait attention à l'emploi de ce mot particulier, c'était sorti tout seul ; sûrement parce qu'il était plus concentré sur ce qui le troublait à cet instant, quoi que cela soit.
Oui mon cœur ?
Pourquoi tu prépares cette potion vu que tu n'aimes pas monsieur Lupin ?
Le professeur de potion, qui s'apprêtait à rajouter un ingrédient dans sa potion, suspendit son mouvement en l'air avant de regarder son fils avec attention mettant le plus jeune mal alaise. Eiden baissa d'ailleurs les yeux en murmurant un « désolé » à peine audible.
Ne t'excuses pas Eiden, c'est une très bonne question, répondit alors l'homme en noir en reprenant le fil de sa préparation. Il est vrai que je n'aimai pas particulièrement Rémus au collège, d'une parce qu'il était un maraudeur, de deux à cause d'un… évènement particulier qui nous lie. Mais, depuis que je t'ai retrouvé, j'ai appris à mettre de l'eau dans mon vin. Oh bien sûr je n'aime pas Black ou Lupin au point de leur sauter au cou à chaque fois que je les vois, précisa t il arrachant un petit sourire à son fils devant l'image mentale plus qu'incongrue.
Mais, disons que nous nous tolérons mieux, conclu le maître des potions en coupant le feu sous son chaudron avant d'en verser le contenu dans une fiole.
Vraiment ? demanda Eiden surpris
Oui, vraiment. Ça te surprend tant que ça ?
Un peu, avoua Eiden. Pas que je sois contre cette idée, au contraire je suis content que tu deviennes moins…
Asocial ? proposa Sévérus avec un sourire.
Eiden se mordit légèrement la lèvre du bas, sans oser relever avant de continuer d'une voix encore plus hésitante et timide qu'avant.
C'est juste que…Je suis pas sûr de comprendre pourquoi tu fais ça…
Parce qu'il se trouve que Rémus, Sirius et moi tenons tous les trois à toi…
Eiden renifla d'une manière septique face à cette affirmation et le souvenir de la dernière rencontre entre Sirius Black et son fils revint subitement à l'esprit de l'espion.
Tu ne me crois pas, constata t il alors.
Disons que j'ai un peu de mal, reconnu Eiden en haussant légèrement les épaules.
Sévérus se rapprocha alors de son fils et, à la surprise totale de celui-ci, le souleva du sol pour le faire s'asseoir sur le rebord de son bureau afin qu'il soit à sa hauteur, tel que le faisait Ivan quand il était encore un petit garçon ; même si ça son père en était totalement inconscient.
Et pourquoi ça ? demanda alors Sévérus d'une voix douce passant instinctivement en russe pour que son fils se sente plus alaise pour lui parler.
Eiden haussa alors légèrement les épaules en baissant les yeux, chose qui pour l'homme en noir ne pouvait signifier qu'une chose : Eiden savait parfaitement pourquoi mais n'osait pas le dire à voix haute, certainement par peur de le vexer ou d'exprimer ses pensées.
Tu n'en as pas la moindre petite idée ? insista t il. Même si je te promets de ne pas me fâcher quoi que tu dises ?
Sévérus vit alors nettement l'adolescent se tordre les doigts nerveusement avant qu'il ose dire d'une voix tellement basse que Sévérus pourtant à quelques pas de lui eut du mal à l'entendre.
Monsieur Black et monsieur Lupin ne tiennent pas à moi…
Qu'est ce qui te fais pensé ça mon ange ? Pourtant tu t'entendais bien avec Rémus quand il était professeur ici et Sirius te considère comme son neveu…
Eiden eut un petit rire amer en marmonnant quelque chose que Sévérus interpréta comme « j'ai le don de choisir mes oncles alors ». Le chef de la maison serpentard se rapprocha alors complètement de son enfant pour l'envelopper dans ses bras.
Chéri, pourquoi est ce que tu es si en colère après Sirius ? lui murmura t il dans le creux de l'oreille en lui caressant le dos d'une manière à la fois apaisante et réconfortante. Qu'est ce qui s'est passé ? Dis-moi mon cœur.
Tu trouves que c'est une preuve d'amour toi que d'ignorer quelqu'un ? murmura Eiden d'une toute petite voix en relevant son regard rempli de doutes et de peine vers son père. Que de manquer à ses promesses ? Notes, je sais pas à quoi je m'attendais dans le fond c'est toujours comme ça…
Sévérus passa une main douce dans les cheveux de son fils qui se laissa blottir contre son torse.
Pourquoi tu dis ça mon ange, de quelles promesses tu parles ?
Sirius… il… quand je l'ai rencontré il m'a expliqué qu'il était mon parrain et que… Il m'a promis que si j'avais le moindre problème avec ma famille d'accueil il viendrait leur remettre les pendules à l'heure. Mais après le retour de… SON retour et la … la mort de Cédric il est juste parti pfff ! envolé… il s'est barré je ne sais où sans même me dire correctement au revoir et après… chez les Dursley ils… Jamais il n'a ne serait-ce qu'écrit une lettre pendant l'été Papa, pas un seul mot… Ça lui aurait prit quoi ? Trente secondes et il l'a même pas fait alors qu'il savait que… il aurait pu se douter que… qu'après … toutecettemerde j'aurai besoin de lui… ne serait ce que savoir qu'il était toujours là, qu'il m'oubliait pas… mais …il m'a juste …laissé tomber… Ron et Hermione ils avaient pas le droit de m'écrire mais lui… c'est un adulte non ? Il aurait pu s'il avait voulu non ? Mais il l'a pas fait… Et puis après l'enter… mon enterrement le directeur leur a dit la vérité et mêmelà il m'a pas parlé alors… je …j'ai compris qu'il m'aimait plus… parce que tu vois je suis ton fils à toi et pas celui de James… j'ai compris même si ça m'a fait mal j'ai accepté son point de vu et…et après il revient au bout de six mois la bouche en cœur et il s'attend à quoi ? Que je l'accueille à bras ouverts ? A quoi ça sert qu'il revienne d'abord puisque je suis absolument rien pour lui… et puis toi tu me dis qu'il tiens à moi… je comprends plus… j'y comprends plus rien…
Sévérus resserra sa prise sur son enfant en entendant le discours douloureux de celui-ci. C'était donc ça l'erreur de l'animagus envers Eiden, c'était pourquoi il l'avait rejeté si violemment lors de la visite de celui-ci peu avant noël !
D'un côté l'espion pouvait justifier certaines des actions de Black : s'il était parti tout de suite après la fin de la troisième tâche c'était pour aidé à reformer l'Ordre du Phénix sur les ordres de Dumbledore, et s'il n'avait pas pu revenir voir son fils avant fin décembre c'était aussi à cause des missions de l'Ordre pour contrecarrer Voldemort…. Mais d'un autre côté Eiden n'avait pas tout à fait tord non plus, Black aurait certainement pu trouver une minute pendant l'été pour lui écrire et il comprenait parfaitement qu'après le traumatisme du retour à la vie du Seigneur des Ténèbres, associé à la vision de l'assassinat d'un de ses camarades sous ses yeux, en plus de son été dans sa famille qui l'avait ni plus ni moins torturé au moins physiquement (et le maître des potions sentait bien que le mental avait dû aussi être sujet à des abus de la part de ces porcs de moldus !) l'enfant aurait eu besoin d'un soutient de la part du seul adulte en quel il avait jamais eu confiance… or celui-ci l'avait abandonné. Ensuite avec les révélations de Lyly sur sa vraie identité Eiden en avait logiquement conclu que l'animagus ne voulait plus le voir à cause de la haine qu'il vouait à son père.
Oh mon cœur je suis désolé que tu l'ai pris comme ça, s'exclama alors Sévérus en câlinant son enfant dont il sentait les larmes lui couler dans la base du cou. Allez c'est fini ok ? Si tu veux j'expliquerai à Sirius pourquoi il t'a blessé autant mais je te jure que malgré ça il tient à toi, vraiment vraiment. Il était tellement triste après que tu l'ai repoussé la dernière fois, et à chaque fois que je le vois à une réunion de l'Ordre il me demande de tes nouvelles. Je ne dis pas que cela l'excuse de son comportement à ton égard ni que tu doives lui pardonner quoi que ce soit mon ange, mais je pense que tu as au moins besoin d'entendre ses explications sur le sujet, même si tu ne l'excuse pas en fin de compte, tu ne crois pas ?
Sévérus se détacha un peu de son fils pour le regarder dans les yeux alors qu'il essuyait les joues de l'adolescent d'une main douce.
Ça va aller mon cœur ?
Eiden acquiesça doucement de la tête.
Tu es sûr ? Tu sais quoi tu vas dormir dans ta chambre ce soir, je préfère te garder à côté de moi au cas où ça n'aille pas pendant la nuit et puis toutes ces émotions t'ont mis à plat. Alors on va aller manger un petit morceau à la cuisine et ensuite tu files au lit d'accord Eiden ?
Hum.
Allez viens.
OoOoO
La fin de la semaine se déroula sans encombre majeur, les camarades de dortoir d'Eiden n'avait pas posé de question au fait qu'il n'ait pas dormi avec eux dans la nuit du mercredi, comprenant dès le lendemain au petit déjeuner en voyant l'adolescent assis au bout de la table en pleine discussion avec son père que celui-ci avait dû le garder dans ses quartiers pour la nuit. Bientôt le samedi matin arriva et avec lui commencèrent les vacances de printemps….
Ouf ! Ce ne fut pas un chapitre facile à finir (17 pages word tout de même) et j'ai failli devenir chèvre durant sa compositon mais haut les cœurs c'est comme même chose faite lol.
Le prochain chapitre parlera des vacances, de la bande à Voldy et de plein d'autres choses… Je vous dis à la prochaine update et en attendant une petite rewiew pour m'encourager ?
A plus
Anonyma
