Titre : La violence des Sangs Purs.
Résumé : 1975 Les maraudeurs entrent en cinquième année. Mais Sirius, d'ordinaire si charmeur et drôle, a maigri, sa tête a dégonflé et il parait fatigué. Que se passe-t-il ? Comment les Maraudeurs, le groupe populaire semant la bonne humeur pourrait-il survivre à l'éloignement du leader, Sirius Black ? Plongé dans l'intrigue de l'histoire des Maraudeurs.
Rating :M
Publication : Tous les mercredis (n'hésitez pas à me secouer si je traîne).

J'ai toujours eu dans l'optique que la magie aidait les enfants sorciers à se développer plus vite, donc Jessie peut vous paraitre en avance sur son âge.

Enjoy !

Pdv Sirius.

Et je veux cinquante centimètres de parchemin sur la métamorphose humaine pour la semaine prochaine.

La cloche nous délivra sur fond de protestation. Cela faisait trois semaines. Trois semaines que Lily était entre la vie et la mort à Sainte Mangouste. Trois semaines que Remus n'était plus que l'ombre de lui même, trois semaines que Peter restait enfermé dans le dortoir, trois semaines que James ne riait plus. Trois semaines que je n'avais plus mon soutien de toujours, celle qui m'empêchait de sombrer, de rechuter encore et encore. Trois…

Chers élèves, vous êtes attendus dans la grande salle pour une annonce du Professeur Dumbledore.

James et moi échangions un regard surpris. Dumbledore voulait nous parler ? La grande salle était déjà pleine d'élèves quand nous arrivions. Le directeur nous couvait d'un regard inquiet.

Nous vivons des temps difficiles. Certains élèves sortent de Poudlard dans six mois. D'autres dans un an et demi. Pour d'autres encore, cela sera dans six ans. Mais force est de reconnaître que vous n'êtes pas prêts. Pas parce que vous n'étudiez pas assez sérieusement. Parce que les enseignements de Poudlard ne vous préparent pas à être jeté dans la guerre. C'est pourquoi, après maintes réunions du conseil d'administration, nous avons décidé ceci : les élèves de la première à la cinquième année suivront deux heures de cours par semaines de soins d'urgences, duels et survie en milieu hostile. Pour les sixièmes et septièmes années, les cours sont tout simplement annulés. Vous consacrerez votre temps à apprendre à vous battre, à soigner les blessés, à survivre. Vos nouveaux emplois du temps vont être distribués.

Tout le monde se regardait, choqués. Plus de cours de métamorphose, de divination, de runes ? Uniquement des choses utiles ? Mais, génial ! Sirius me tendit la main et je tapais dedans, ravi. Nous remontions dans le dortoir en discutant à grands gestes. Remus avait une moue amusée sur le visage. Notre emploi du temps était plus chargé que l'ancien.

Lundi : 8h-12h = cours de premiers secours/12h-17h = cours de duels

Mardi : 7h-17h = mise en situation de survie

Mercredi : repos et compte rendu des cours et de la mise en situation.

Jeudi : 8h-12h = Duels/12h-17h = utilisations des plantes et de la nature et potions vitales

Vendredi : 6h-21h = mise en situation de survie

Ces cours de "mise en situation de survie" allaient être horribles. Heureusement qu'on avait un jour de repos, voire deux, après. Nous n'avions aucune idée de comment cela allait se passer. Enfin, on verrait bien demain, mercredi.

Le réveil sonna à six heures. Jessie pleura. Ayant maintenant dix mois, elle râlait d'être réveillée aussi tôt. Je frottais mes yeux et endossait mon rôle de père.

Allez Jessie, arrête de pleurer.

Veux dodo !

Oui, mais tu dormiras après chez Poppy.

Le visage de la petite fille s'éclaira au nom de l'infirmière.

Ui ! Po'y ! Po'y !

Oui, c'est ça. Mais pour ça faut que tu t'habilles.

Je me levais et la soulevait par les aisselles pour la poser sur la table à langer. J'accionais une couche et une tenue, et le calvaire commença.

Non Jessie ! Tu ne descends pas de la table ! C'est dangereux !

Ais… 'Eux dé'hendre !

Tu parles pas comme ça, Jessie.

Son petit visage se crispa et devint rouge.

Oh non, s'il te…

OOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINN

Ma fille versait maintenant des larmes de crocodiles pendant que James, ce faux frère, était plié de rire sur son lit. Pour mettre fin à cette agression oreillale, je la posais par terre et un sourire remplaça immédiatement les larmes. Apparemment, ce n'était pas du goût de Remus.

Tu ne devrais pas céder comme ça.

Merci, Remus, mais je gère ma fille comme j'en ai envie. Tu n'es pas père, à ce que je sache.

Remus se décomposa. Okay, je n'aurais pas du être aussi sec. Mais il m'agaçait, à toujours être derrière moi. Pendant ce temps, Jessie s'était échappée, en couche, et à quatre pattes. Elle avait maintenant la cape d'invisibilité de James et s'amusait à disparaître dessous.

Allez, Jessie ! Papa n'a pas le temps bébé, viens t'habiller !

Jessie me regarda avec des yeux ronds puis disparut à nouveau sous la cape alors que je soupirais. James se leva et la souleva.

Viens avec ton parrain, petite chipie.

Une dizaine de bisous à la James, deux crises de larmes et une colère plus tard, Jessie fut enfin habillée. Je l'aidais à gambader et nous descendions dans le hall, conduisant Jessie chez Poppy. Nous eûmes à peine le temps d'avaler un café que la grande salle fut transformé en grande salle de cours, et nous nous asseyons par terre. Il y avait deux-cents élèves, sixième et septième année comprises, et pourtant jamais un cours n'avait été aussi silencieux. Des aurors et des médicomages étaient présents. Ce fut l'auror qui parla en premier.

Vous allez tous être projetés dans un monde parallèle. Dans ce monde, vous serez poursuivis par un groupe de Mangemorts. Il vous faudra en sortir vivant ce soir. Si vous mourrez dans le monde, vous atterrirez ici.

Mais sachez que vous souffrirez autant là bas que dans la vie réelle. Seulement, si vos blessures peuvent êtres douloureuses, vous n'en serez pas réellement affectés physiquement. Par exemple, vous ne pouvez pas réellement vous casser le bras mais vous souffrirez autant et votre bras aura le même aspect que s'il l'était vraiment, continua la médicomage.

Les mangemorts, ce sont les intervenants que vous voyez là. Dans le monde parallèle, aucun sort n'est interdit. Ils pourront donc facilement vous lancer un avada entre les yeux. Je ne vous demande pas si vous avez des questions, ce serait la cacophonie. Oh, petite précision : une heure vaut un jour là bas. Attrapez la main des trois autres personnes avec qui vous voulez partir, pour former un groupe de cinq. C'est bon ? Bonne chance !

J'attrapais en vitesse la main de James qui attrapa celle de Remus qui tenait déjà celle de Peter. Le monde tourna et le décor changea. Nous étions dans la neige. Dans la neige ?! Ils n'auraient pas pu nous prévenir ?! On était à peine en robe, sans écharpe ni rien. Le froid me fit claquer des dents et je vis que James, Peter et Remus n'étaient pas en reste. Remus parla le premier.

Bon, bah je suppose que c'est ce dont ils parlaient quand ils disaient "en conditions réelles et difficiles", alors il faut se bouger et se trouver un abri pour passer nos dix jours.

Forts de cette résolution, nous nous levions et nous dirigions vers la forêt. Ça pouvait commencer.

Jour 1

Les arbres et broussailles s'étendaient à perte de vue. On avait froid. Mais pas moyen de se transformer, obligés qu'ils nous regardaient depuis Poudlard. Alors on marchait, encore et encore jusqu'à ce que le soleil se couche et que l'on ait toujours pas trouvé un abri. On s'arrêtait alors, jetait le peu de sorts de protection que nous connaissions et débarrassait un minimum la neige pour pouvoir s'allonger et dormir à même le sol. La neige qui se remettait à tomber nous réveilla. James jeta un tempus. Quatre heures du matin. Mon ventre gronda de n'avoir pu manger que des baies en près de vingt quatre heures et nous nous mirent à chasser. Mais, une fois encore, nous ne nous y connaissions pas vraiment dans ce domaine. Nous récoltions uniquement un lapin. Peter alluma un feu et, après que j'eus dépecé l'animal, nous nous le partagions. Sauf que nous n'eûmes pas le temps de finir de manger, un sort siffla et s'écrasa sur la paroi rocheuse. Des mangemorts. Un sort me toucha avant que je n'eus le temps de sortir ma baguette. Du sang coula dans mes yeux que je me pressais de fermer. La douleur était poignante. Qui avait eu l'idée de nous envoyer dans un tel monde ?! Je perdis connaissance avant d'avoir trouvé la réponse à ma question.

Jour 5

Froid. Ce fut la première chose à laquelle je pensais très vite suivie par : Douleur. Et Faim. J'avais froid, j'avais mal et j'avais faim. Je me forçais à ouvrir les yeux. James dormait. Remus jetait des sortilèges autour de la… Grotte ? Apparemment, on avait trouvé une grotte. Et Peter… Où était Peter ? Disparu… J'ouvris la bouche pour poser la question à Remus mais je ne parvins qu'à pousser un grognement. Lunard se tourna d'un coup.

Sirius ! James, Sirius est réveillé !

James ouvrit les yeux, yeux qui s'écarquillèrent lorsqu'il me vit réveillé.

Patmol !

Mmdle…

James éclata d'un rire qui m'était familier. A défaut d'avoir chaud au corps, ce rire me donnait chaud au coeur. James conjura de l'eau dans un récipient en forme de… De je ne sais trop quoi, cela ressemblait à une pierre, sûrement une trouvaille de Remus, et me donna à boire. Béni soit celui qui avait inventé le sort aguamenti ! Je pus enfin parler.

Où est Peter ?

Il est… enfin, il est mort. Ici, bien sur. Donc on se retrouve à trois.

Oh… Et moi ?

Tu es resté dans le coma trois jours, tu as une grosse blessure à la tête. Je ne pense pas que tu sois en état de te lever.

Jour 7

James me tendit son bras et je tentais à nouveau de tenir sur mes jambes. Après plusieurs essais, je parvins à tenir l'équilibre. Puis je finis par réussir à faire quelques pas. Remus applaudit gaiement.

Jour 8

Maudit soit celui qui a inventé cette foutue connerie de mise en situation. La faim nous tiraillait le ventre. Cela faisait des jours qu'on avait pas mangé… Au moins quatre. Si on compte mon coma, je n'avais rien mangé à part des baies et ce foutu lapin depuis mon arrivée ici. Aucun de nous n'avait jamais réellement connu la faim, seulement celle quand on loupe son goûter. Même pendant mon, hum, mon anorexie, je n'avais jamais connu ça. Peut être grâce aux potions de nutritions. En tout cas, Remus était fragile, vu l'approche de la pleine lune, et souffrait bien plus que nous de la température en dessous de zéro. Nul doute qu'il n'allait pas tarder à faire un coma du à l'hypothermie. Les dents qui claquaient produisaient un bruit de fond bienvenue alors que nous n'osions même plus ouvrir la bouche par peur du froid qui glaçait nos dents.

Jour 9

Remus est mort. Le froid. Au moins, il est loin de ce foutu monde. On se les caille, les parois sont recouvertes d'une épaisse couche de gel, et ni James ni moi n'osons aller pisser par peur du froid. La neige ne cesse de tomber et pas moyen de pêcher, trop peur de passer à travers la glace. Si nos calculs sont bons il ne reste, fort heureusement, qu'un jour.

Jour 10

Comment un tel froid peut il être possible ? James et moi en étions venus à vivre entrelacés. La fin était proche. Nous n'avions plus qu'à attendre. Soudain tout tourna.

17 heures, Grande Salle de Poudlard

La chaleur nous envahit. James n'avait plus les lèvres bleues, son bras n'était plus tourné dans un angle inquiétant. Mon ventre ne me faisait plus atrocement mal. Nous étions à Poudlard, chez nous. On en aurait presque pleuré de joie. Remus et Peter nous attendaient, indemnes également. Je courais pour les rejoindre mais McGonnagal nous interpella.

Potter, Black… C'est à propos de Lily.

Et je vous laisse encore sur un suspens ! Si ça peut vous pousser à reviewer…