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Personnages: Swap!Sans, Swap!Papyrus, Dust
Genres: Beaucoup. Vraiment Beaucoup.
La Légende du Dragon (DragonVerse 1)
Une créature d'une puissance infinie existait dans les sommet d'un massif montagneux. Vivant au dessus d'un village où de nombreux monstres et humains coexistaient. Un village paisible où beaucoup de personne étaient heureuses. Ils étaient loin des aléas de la guerre ou de la famine, les plaines étant fertiles, les troupeaux gras, et les plantes médicinales nombreuses.
Jusqu'à l'arrivée du dragon, des années auparavant.
Entre 200 et 150 ans, très exactement.
Cela faisait déjà si longtemps que cette créature existait ici et, si il ne se montrait pas régulièrement, dans le ciel ou sur des éperons rocheux, certaines personnes penseraient qu'il n'était qu'une vieille légende utilisée pour faire peur aux enfants. Ou pour attirer des visiteurs ou des chasseurs pour faire rentrer de l'argent dans les caisses des boutiques (d'armes ou d'équipements) ou de l'auberge.
Ce Dragon.
Qui fit changer la vie de la petite cité. La changeant en un endroit connu dans le secteur. Certaines personnes l'évitaient. D'autres venaient dans l'espoir de voir la bête.
Malédiction selon certains.
Parasite selon d'autres.
Créature Horrible, voleur, saccageur...il était à la fois détesté et adulé en même temps, par des réalistes, des illuminés, des chercheurs, des chasseurs, des éleveurs...
«Le Seigneur de la Montagne.
Ce fut le nom qu'on lui donna.
Un puissant dragon gris poussière aux yeux bleu et rouge.
Ses ailes semblaient parcheminées, et comme couvertes par un voile de grisaille.
Ses pupilles brillaient comme deux feux colorés.»
Les écrits racontent que, un matin lointain, il était arrivé, surgissant de la brume, dans un rugissement perçant. A cette époque, il n'était pas bien grand. Long et fin, ses ailes étaient déjà longues, comme sa queue à la pointe fourchue. Ses écailles brillaient dans la lumière du soleil levant.
C'est ce qu'on peut lire dans de nombreux ouvrages. C'est ce qui est raconté par les conteurs.
''Les Origines du Seigneur de la Montagne'', ''Le Passé de la Cité'', ''La légende du Dragon Gris'', ''Le Cri du Dragon''. Autant de titres de livres sur le sujet. La bibliothèque était pleine de documents sur le sujet, pas besoin de deux heures pour trouver un ouvrages parlant de la créature qui vivait ici depuis près de trois siècles.
«Son grondement est, dit-on, assez puissant pour déclencher des avalanches de neige en hiver et de rochers le reste de l'année.
Son feu fait fondre la pierre.
Le vent créée par ses ailes arrachent les arbres.
Il peut voler à une hauteur où l'air est rare, au dessus des nuages.»
Les écrits parlent d'un rugissement assourdissant, le premier que les habitants avaient entendu, le premier que le dragon avait poussé en surgissant des nuages, pour annoncer son arrivé. Mais ce cri était encore juvénile et provocateur, pas vraiment menaçant. Il s'était posé sur un pic rocheux, comme s'il fixait le village. La lueur rosée illuminait, ici et là, ses écailles d'un blanc-grisé, faisant ressortir des tâches d'un bleu foncé et grisé sur son dos. Des pic d'une couleur argent plus foncée s'étalaient sur son échine. Sa longue queue, à la pointe fourchue, s'enroulait autour de son perchoir. Ses ailes étaient écartées, comme s'il était prêt à prendre son envol.
Les ouvrages avaient plusieurs pages de descriptions de cette première apparition.
Des gravures peintes avec délicatesse offraient une image encore élogieuse.
La peur était venue après...
..Une peur stupide et irrationnelle, menée par les chasseurs et les témoignages de victimes de dragons plus violents.
«D'où vient-il? Personne ne le sait. Il est arrivé à une époque déjà lointaine.
Personne ne sait quelle taille il faisait ou quel âge il avait à ce moment-là, car il ne descendait jamais dans la vallée à cette période.
On l'apercevait, parfois, avec des jumelles, haut dans le ciel.
Tourbillonnant dans le souffle du vent, ses écailles scintillant au soleil, il plongeait et remontait, s'amusant sans provoquer une seule catastrophe.
A cette époque personne une sorte d'accord tacite existait: Le dragon n'attaquait pas les troupeaux et personne ne montait l'ennuyer dans les hauteurs.»
Au début, d'après les témoignages, ce n'était pas comme ça en effet. On le distinguait sur des éperons rocheux, ici et là, au dessus de la vallée où se trouvait le village depuis des siècles. Parfois il regardait le paysage, parfois il chassait les animaux sauvages, parfois il s'amusait dans le ciel.
Il n'avait jamais fait preuve d'agressivité envers humains ou monstres.
D'après les écrits, il n'avait jamais attaqué le village avant, ou les habitants. Il était paisible, il chassait dans les hauteurs, et ne s'en prenait jamais aux troupeaux.
Aujourd'hui, c'est différent.
Aujourd'hui, il ne s'approche plus autant. Il a vieillit et de nombreuses attaches de chasseurs, ainsi d'un événement inconnu, l'ont fait changé pour le pire.
Il tient ses distances, sauf exceptions.
Il est sévère et agressif.
«Seuls des dessins témoignent de son apparence à l'époque. Bien plus petit qu'aujourd'hui.
Pourquoi s'était-il réfugié ici? Le manque de nourriture? Avait-il trouvé un trésor? Beaucoup de gens avides se sont, au cours des décennies, lancés à la conquête de la montagne et de ses pièges, pour tuer le dragon et s'emparer de son or, de ses pierres précieuses.
Faisant fi du danger et des conséquences.»
Beaucoup étaient inconscients, ou ne réalisait pas la dangerosité de la chose, de cette entreprise. Et ils pensaient qu'il n'y avait aucun danger: Après tout la créature ailés n'avait jamais attaqué les lieux habitées non?
«Le dragon n'est pas bien grand.»
«Il n'a jamais attaqué le village, il ne doit pas être agressif.»
Sauf que ça ne prouvait rien. Sauf qu'une paix fragile et une distance ne prouvaient pas la personnalité du dragon.
«Aucun n'était revenu vivant.
Aucun.
Au début le dragon avait plongé sur le village, lâchant ce qui semblait être des cendres, mais c'était en réalité de la poussière, celle des inconscients venu tenter de mettre fin à son existence.»
Cela ressemblait à des avertissements.
Mais là encore il ne s'en était pas prit au village.
Ni aux champs ou aux troupeaux.
Et encore une fois, l'avidité humaine eut raison de l'instinct de survit.
Face à la promesse d'un joli tas d'or et de bijoux, comment écouter sa raison?
«Comment parvenait-il à se sortir de tous les pièges?
La montagne était-elle maudite?
Pourquoi personne n'était JAMAIS revenu des sommets?
Était-ce le dragon ou le lieu qui les tuait?
Y avait-il un fabuleux trésor là-haut, gardé par la somptueuse créature grise?
C'était le secret et le fantasme.»
La montagne est réputée maudite depuis cette époque. Hantée par les fantômes de ceux perdus dans les hauteurs, hantée par ceux que les monstres avaient tué des siècles auparavant, hantée par ceux que le dragon avait massacré.
Et puis le climat, la chaleur...Plus on montait, plus c'était froid et aride.
Des tas de pierres, des sapins, des buis soufflés par le vent, puis la neige et de la glace. Les montagnes étaient trouées de grottes plus ou moins grandes.
Personne n'avait jamais trouvé le dragon.
Personne.
Sauf...
«Et un jour, un chasseur était partit dans les hauteurs.
Il semblait plus futé, plus débrouillard, plus prêt que les précédents...
...mais il ne revint pas.
Sauf que ce fut différent.»
Sauf que quelque chose s'était passé. Les suites de l'attaque par ce guerrier ne furent pas comme d'habitude. Ce fut, cette fois, bien plus grave, bien plus violent et conséquences continuaient encore aujourd'hui.
Personne ne savait ce qui s'était passé là-haut...
Déjà le rugissement du dragon avait été violent, comme un hurlement de rage, de fureur pure. L'écho avait fait résonner le cri dans les hauteurs.
Des chutes de pierres et de neige avaient eu lieu ici et là.
Puis le cri s'était mué en une plainte sourde et rauque.
Et puis ça avait été le silence.
«Un jour, cela fait bien un siècle, le dragon avait lancé un avertissement depuis le ciel. Il avait plus bas qu'il n'avait jamais volé, sa voix tonnant comme la foudre pendant un orage.
''Demain vous me donnerez un sacrifice sur la pierre sacrée. L'être le plus pur de votre village.'' Un torrent de feu pourpre avait jaillit de sa gueule, fendant le ciel. ''Si vous ne le faites pas, je détruirais votre ville par le feu et par mes griffes. Et vous tous disparaîtraient!''
Sa voix semblait juvénile, prouvant que la créature était encore jeune.
Pourquoi une telle rage?»
Jamais il n'avait montré une telle colère, une telle cruauté, jamais il n'avait autant approché le village ou n'en avait menacé les habitants.
Jamais il n'avait agit comme ça.
Le chasseur avait-il fait quelque chose?
Personne ne savait, personne ne sut jamais.
«A cette époque, un enfant orphelin fut désigné. Petit et faible. Sans Famille.
Personne ne le regretterait selon les plus pragmatique.
Et après tout, les gens disaient qu'il était un peu sorcier sur les bords.
Le lendemain il fut lié et abandonné sur la pierre sacrée dans les hauteurs de la montagne.»
La bêtise des hommes.
Se débarrasser du ou de la plus faible, de celle ou de celui qui n'avait personne.
La seule solution où yeux des gens de l'époque, pensant que c'était là l'unique façon pour calmer la rage du seigneur des cieux. Un enfant c'était pur non? Et celui-là n'avait personne pour le pleurer.
Quelle bêtise.
Ils avaient marché droit dans son piège.
Ils avait échoué à son épreuve.
«Le jour suivant, le dragon se posa sur un piton.
''Méprisables habitants. Puisque vous faites si peu de cas de la vie des autres...puisque vous jugez que le plus faible et le plus triste doit disparaître...La date d'hier va devenir un anniversaire spécial.''
Les habitants ne comprirent pas. N'avaient-il pas fait ce que le dragon avait demandé?
Était-ce un test auquel ils avaient échoué?»
Les gens pensent à présent que oui cela avait été un test.
Et les habitants de l'époque avaient échoué: il avait livré un enfant, faible et sans défense, un enfant qui n'avait plus rien. Ils avaient prétendu que personne ne le regretterait. Le dragon avait-il des pouvoirs psychiques? Le petit lui avait-il dit la vérité comme il aurait été en droit de le faire, quand on l'avait jeté en pâture à la bête sans un seul remord?
Les gens d'aujourd'hui craignent le pire.
Car un anniversaire approche.
Le pire de tous.
«La majestueuse créature ailée reprit, froidement ''Une fois chaque année, vous me sacrifierez vos dix plus belles bêtes en les laissant dans le pâturage le plus élevé. Et tous les 10 ans, vous me livrerez l'être le plus pur de la ville, le plus innocent et le plus aimé. Un être, quelque soit son genre ou son espèce, qui sera aimé plus que tout par ses proches et que beaucoup pleureront!''
Il s'envola. Et sa voix, pleine de fureur résonna dans le ciel, tel un claquement terrible.
''OU CHACUN DE VOS DESCENDANTS MOURRA!''
Et l'enfer du village avait commencé.»
Dans les livres, les noms s'étalaient.
100 ans depuis cet avertissements. 10 personnes sacrifiées. 11 avec l'enfant de l'épreuve.
Seules les deux derniers étaient encore dans les mémoire des plus sentimentaux.
Vingt ans plus tôt, le choisi avait été un humain :Chara. Un enfant, un bébé de deux ans. L'être le plus innocent. Sa mère n'avait pas supporté de voir son enfant tiré au sort.
Le dragon avait brûlé une forêt entière en rugissant de colère.
Et dix ans plus tôt, encore une humaine: Frisk. Une enfant nouveau-né. Tirée au sort elle aussi. Unique survivante de l'épidémie qui avait emporté sa famille, comme si elle avait été protégée par un miracle. A la consternation générale, le duc, dirigeant du village, l'avait choisi. Encore une fois, la forêt avait été brûlée.
Comme si le dragon punissait le village quand il considérait le choix comme mauvais...
BlueBerry tourna la tête vers son frère, refermant le livre et arrêtant de lire «Peut-être le dragon était-il en colère parce qu'on lui sacrifie de jeunes enfants?» Ses yeux d'une teinte myrtille scintillaient au milieu d'un visage très pâle, presque blanchâtre. Ses cheveux étaient bleus ciel, et presque vaporeux ou volatile. Des plaques blanches, comme des écailles, marquaient son cou ici et là, prouvant ses origines squelettes.
«Que veux-tu petit frère» décréta Honey, reposant son verre et repoussant ses cheveux d'un orange vaporeux derrière son épaule, avant de gratter son menton couvert de petites plaques blanches «La bêtise. Ils se disent toujours qu'ils vont sacrifier les plus jeunes, ceux qui ont peu de chances de survivre à la saison froide. Chara avait de l'asthme, et Frisk n'avait plus personne pour prendre soin d'elle.
- Mais d'abord un enfant de deux ans, puis une bébé née depuis deux mois. C'est peut-être pour ça que le dragon se fâche?»
Hypothèse possible mais personne ne voulait y croire...
...ou en parler.
Après tout, personne ne voulait admettre ses tords.
Son frère haussa un sourcil septique «N'oublie pas qu'il a demandé ces sacrifices tous les dix ans. Il n'a jamais dit ''stop''. Et souvent le lendemain il détruisait une partie de la foret et des troupeaux.
- Et personne n'a jamais refusé.
- Ils avaient peur. Qui sait ce qu'il ferait en cas de refus?
- Oui mais on ne sait pas ce que le dragon aurait fait si les gens avaient dit ''non'' une année. Maintenant beaucoup de personnes s'accordent à dire que la première fois qu'il a demandé ça, c'était un test.
- Sauf que les sacrifices n'ont jamais été retrouvés Blue.»
C'était vrai.
La pierre sacrée était vide, de toute vie, quand un curieux montait là-bas le lendemain du sacrifice et de la crise du dragon.
Pas de sang.
Pas de lambeaux de vêtements.
Pas de morceaux de corde entre ces piliers qui étaient placés en cercle autour de la pierre gravée.
Rien.
Juste des sillons de griffes, montrant qu'IL s'était posé.
«Je ne sais pas grand frère mais cela est louche. Azure pense ça aussi, de là où il est.»
Il parlait de son autre frère, capitaine de la garde dans une ville au nord, une région où vivaient beaucoup de vampire. Son jumeau y était partit des mois plus tôt, et y vivait depuis ses 15 ans, âge du début de son apprentissage. Ils en avaient tout les deux 13 ans à présent. Et son 'double' parlait souvent d'un forgeron nommé Rufous (Rufus?) pour qui il avait des sentiments.
«N'empêche plus personne n'ose le défier.»
A partir d'un certain âge, les dragons sont trop grands pour être défiés. Trop puissant pour être combattu sans des associés. Et trop intelligents pour se laisser encercler.
«L'anniversaire est dans un mois.
- Je sais.
- Le sacrifié sera choisi dans 3 semaines et préparé pendant une semaine.
- Je sais.»
Suite aux deux derniers, Chara et Frisk, le nouveau maire avait fait passé une règle pour délimiter une limite d'âge. Avant un certain âge et à partir d'un certain âge, on était écarté du choix. Dans certaines circonstances, des personnes pouvaient avoir une dispense. Mais il devait «payer» pour cela ensuite.
«Tu y a échappé deux fois Honey!»
Son grand frère eut un soupir «La premier fois, j'ai trop petit et j'avais une maladie contagieuse, on m'avait mit en quarantaine.
- Et la seconde fois...
- Azure et toi auriez été tout seuls. J'ai eu la dispense parce que je devais m'occuper de vous.» Il alluma sa cigarette, ouvrant la fenêtre de sa main libre. «Je serais plus tranquille si tu parlais rejoindre Azure tant que tu peux encore quitter le village.»
BlueBerry soupira «Tu t'inquiètes trop...quel est la probabilité que je sois choisis exactement?
- Aucune. C'est le hasard et c'est ce qui me fait peur.»
Le plus jeune alla ranger son livre dans la bibliothèque «Je ne suis pas un lâche qui va aller se cacher...et rejoindre Azure? Je n'ai pas de métier pour vivre là bas, je ne veux pas être à ses crochets et il a commencé une relation avec quelqu'un, je ne veux pas le déranger.
- Tu pourrais facilement trouver du travail à la ville. Et une maison.
- C'est ici ma maison.»
BlueBerry tourna le dos à son frère et serra les poings «Et si tu étais choisi hein? Tu n'as plus de raison d'avoir la dispense.
- Je préfère que ça soit moi que toi.»
Blueberry serra les dents «D'accord. On ne doit pas penser au pire. Y a pas de raison qu'on soit choisi hein?»
A Suivre (?)
