Titre : Ni personne d'autre
Disclamer : Rien à moi, tout à JKR
Paring : HP/DM
Rating : M
Note : Bonjour tout le monde! J'espère que vous avez passer une bonne semaine? ^^ Au tout cas, un jour, je me suis connecter sur le site et j'ai vu un nombre incroyable, qui m'a fait bugué... Je ne pensais pas y arrivée et c'est grace à vous alors je vous remercie beaucoup ^^ Ah, et merci à Djianara qui a corrigé pour la première fois une de mes chapitres ^^
Bonne lecture!
Chapitre 35:
Je me disais que j'achèterais bien une nouvelle télé. La mienne est trop petite. Et puis elle prend beaucoup de place. Elle pourrait être un peu plus grande et plus neuve. Juste de ne pas voir les pixels de tous les personnage... J'étais en train de me faire cette réflexion alors que mes pâtes cuisaient pour le dîner. Théo était assis dans le canapé et regardait la télé en se rongeant les ongles. Depuis l'épisode du barbecue, il avait investit ma maison et y restait presque tous les jours. Ça me dérangeais pas spécialement d'avoir mon meilleur ami avec moi mais je trouvais ça un peu louche. J'avais dans l'esprit qu'un certain rouquin, bien décider à le séduire, devait le mettre dans cet état. Il devait sentir que son monde bien réglé était en train de changer.
-Je prendrais bien une autre télé... dis-je, à Théo qui me regarda.
-Pourquoi? Elle fonctionne très bien la tienne.
-Elle est vieille... Je suis allé me promener dans des magasins moldus pour voir un peu les nouveautés, je voulais prendre un micro-onde et j'ai vu des télés, très grandes et très fine. Et si tu avais vu la qualité de l'image...
Je quittais la cuisine pour aller avec lui.
-Ils appellent ça des « écrans plats », bon ce n'est pas très innovant comme nom mais la télé est très belle. Je me dis que ça serait mieux pour regarder nos films. Et puis Gaby serait fou, il pourra enfin regarder les pokémons en grand. Il ressentira bien l'intensité de l'attaque « tonnerre » de Pikachu!
Théo fit les gros yeux et me regarda comme si j'avais une deuxième tête qui venait de me pousser sur les épaules. Gabriel arriva à l'appelle de son estomac. Il se planta devant moi, les point sur les hanches, les lèvres pincées et un petit air contrarié.
-Tu as tout faux papa! C'est pas l'attaque « tonnerre » la meilleure c'est « fatal'foudre »! Tu es vraiment pas doué.
Et il repartit comme si de rien n'était vers sa chambre, s'étant rendu compte que le repas n'était pas près et que je n'étais pas un expert en Pokémon.
-C'est qui « fatal'foudre »? me demanda Théo, franchement perdu.
-Demande à Gaby, je suis assez honteux de connaître assez les Pokémons pour me rendre compte que je m'étais en effet trompé... C'est horrible de vivre un gosse, tu es obligé de connaître leur truc... C'est comme si je me gossifiais!
-Hum... tu as un grain en moins... que Merlin me préserve de me reproduire!
-En même temps, il te sera un peu compliquer de donner de ton ADN à ton enfant avec Fred...
-Ne. Me. Parle. Pas. De. Lui... fit Théo, crispé.
-Pourquoi? Il a fait quoi? Il t'a encore écrit une belle lettre où il vante tes atouts?
-Arrête de me parler de cette lettre, je n'aurais jamais dû te la montrer! Et non, Fred n'a plus fait quelque chose d'aussi gênant...
Je regardais Théo rougir avec beaucoup de attention. Il était adorable ainsi. Et c'était la même réaction à chaque fois qu'on discutait de Fred, ou qu'on évoquait Fred ou même dès qu'on apercevait Fred. Et de toute façon, moi j'étais du côté de mon rouquin préféré pour l'aider à avoir le cœur de Théo.
-Dis-moi, tu n'aurais pas une frénésie d'achat seulement parce que nous sommes le trois juin et que tu vas avoir vingt-trois ans dans deux jours?
Je sais qu'il est ridicule de se sentir ainsi quand on est aussi jeune. Mais je suis déprimé de vieillir. Gabriel, lui, n'a pas eu de problème de ce genre le premier juin. On avait fait une petite fête avec tout ces copains d'école, même le petit Maximilien, que Gaby n'avait pas voulu inviter. Pour ne pas faire de la peine à ce petit garçon, c'est moi qui ai demandé à sa mère s'il voulait bien venir. Mais finalement, toute cette bande de gosse s'est bien amusée.
Harry n'avait pas pu être présent étant donné que ce jour était aussi la fête de la fin de la guerre et qu'il était obligé d'être avec le premier ministre. Il m'a expliqué que c'est cet homme qui peut faire annuler son mariage et que pour ce faire, il est obligé de se montrer avec lui en public. Harry, qui déteste faire ça, ne doit pas être spécialement heureux de sacrifier l'anniversaire de son fils pour ce vieux ronflon... Mais il était venu le lendemain et avait profité de son fils toute la journée. Il l'avait couvert de cadeaux et bien sûr, avait amené le petit Teddy avec lui.
Mais fêter une année qui passe quand on a six ans c'est trop cool... mais à vingt-trois ans... Théo se moque de moi parce que lui ça fait deux mois qu'il a cet âge et qu'il accepte parfaitement de vieillir mais pas moi. Je n'aime pas cette partie de l'année. Déjà, parce que ma mère est morte il y une semaine, l'anniversaire de Gabriel me rappelle ce jour où j'ai pas mal souffert et puis j'augmente d'une année. Et une année sans Harry...
-Même pas, je me contre fiche d'avoir une année de plus. Je suis encore très jeune!
-Oui, je sais, je te rappelle qu'on a le même age. Mais dans ta tête, tu es tellement plus vieux que moi. Enfin, tu fais vieux...
-C'est parce que j'ai un gosse? Les gosses ça fait vieux. Surtout quand ton gosse a six ans... Mais tu te rend compte? Quand il aura onze ans, je n'aurai que vingt-huit ans... Et j'aurai un gosse de onze ans, un gosse à Poudlard!
-C'est ça qui te déprime? La faible différence d'âge entre ton fils et toi ? Certains diraient qu'il est bien de faire ses enfants tôt.
-Mais euuh... En principe à vingt-huit ans, on se pose, on se marie, on a peut-être un bébé de deux ans... pas un de onze ans. De toute façon, on est bientôt le cinq juin et je déprime...
-Je le savais.
-Je veux du chocolat...
-Je vais aller en acheter... Mais en attendant, tu me fais des pâtes à la bolognaise!
-Mais je croyais qu'on mangeait des pâtes au pesto?
-Je préfère bolo... Et puis, je vais t'acheter une antidépresseur alors obéis...
Donc finalement, on mangea des pâtes à la bolognaise. Après avoir coucher le gamin, on dévora des tonnes de chocolat en buvant du Coca-cola. Puis on partit se coucher. Théo avait une chambre pour lui dans la maison. Je montai dans la mienne. Il faisait une chaleur étouffante dans les combles. Heureusement que je connaissais des sorts pour refroidir l'atmosphère. Je me déshabillais pour aller prendre une douche. Une fois propre, je mis mon bas de pyjama et me brossa les dents. Je regardais la cicatrice sur mon ventre, très fine et à peine visible datant de la naissance de Gabriel. Je me mis à me dandiner sur la musique de ma radio que j'avais installé dans le coin salle de bain de ma chambre.
J'entendis un « toc toc » sur une fenêtre. Je me rinçais rapidement la bouche et partis ouvrir. Une chouette blanche entra. Edwige, la chouette de Harry. Je pris la lettre que me montra dignement la bête, elle resta stoïque, et je compris qu'elle attendait une réponse. Je lus le message:
« Cher Draco, excuse-moi de t'envoyer un message aussi tard, je sais que c'est malpoli mais c'était urgent. Surtout ne prévois rien demain, et si c'est le cas annule parce que j'ai une surprise pour toi. Une très importante surprise. Tu ne le regrettera pas. Réponds moi rapidement. Harry. »
Harry avait toujours eu ce côté très cavalier. C'était charmant dans son genre. Je n'avais certes rien prévu de toute façon mais était-il obliger de le faire remarquer? J'écrivis un « ok » à la fois simple et froid pour l'embêter un peu. Je le donnais à la chouette qui partit, j'entendis l'exclamation de mon fils derrière moi. Je me retournai pour voir mon gamin avec son doudou serrer contre son cœur, la bouche ouverte. Il s'approcha et regarda par le vélux où on ne voyait plus qu'un point à la place du rapace.
-Oh... c'était un zozio! dit mon fils, l'air bienheureux.
-C'était un rapace pas un « zozio », et puis qui t'as appris ce nom?
-C'est tonton, il voulait pas que je dise « piaf » comme toi! Il est venu pour quoi le zozio?
-Pour m'apporter un message de ton père.
-Papa? Il veut quoi?
-Venir nous voir demain, il a un cadeau pour moi.
-C'est parce que tu es vieux maintenant?
-Je ne suis pas vieux! N'écoutes pas ce que te dis ton oncle!
-Bah... c'est bien ce que tu as dis! C'est toi qui l'a dis à tonton, tu as dis que tu étais vieux et que tu déprimais parce que tu étais vieux et que tu te sens encore plus vieux parce que maintenant j'ai six ans!
S'il pouvait arrêter deux secondes de dire le mot « vieux » je lui en serais reconnaissant!
-En fait, je suis né avant toi! s'exclama Gabriel.
-Bien sur que non! J'ai dix-sept ans de plus que toi... Au fait, pourquoi es-tu là, jeune homme? Tu ne devrais pas être au lit?
-Ah oui!
Mon fils à une capacité de concentration assez limitée... je le plains à l'école...
-Je suis venu dormir avec toi. Il y a encore le monstre sous mon lit qui veut me manger les bras s'ils sortent de mon lit. Et puis, monsieur Ronron veut dormir avec papa et comme je peux pas dormir sans monsieur Ronron, bas je viens avec lui. Juste pour le soutenir...
Il partit vers mon lit et posa son chat en peluche qui portait une robe rouge un peu miteuse. Oui monsieur Ronron porte des robes, mon fils a comme peluche un chat travelo et j'espère que cela n'influencera pas sa vie futur! Il monta dans mon lit et installa confortablement son doudou, la tête sur un coussin et une couverture sur lui avant de poser sa tête sur son ventre. Il mit son pouce dans la bouche, tout en se caressant le nez avec son index. Et il attendit que je vienne me couche à mon tour.
Je secouais la tête face à l'évidente mauvaise foi de mon fils et de sa bouille. Je partis me coucher avec lui, le regardant s'endormir avec un sourire que je savais niais. Je passais la main dans ses fins cheveux blonds et finis aussi par m'endormir avec en fond les bruit de succion de mon fils sur son pouce.
oO-Oo
Harry arriva le lendemain matin, vers onze heure. Il faisait très beau dehors. Le soleil tapait fort pour ce mois de Juin. Il était habillé simplement d'un jean et d'un T-shirt rouge. Depuis qu'il avait quitté sa femme, il avait perdu l'habitude de se coiffer et ses cheveux noir et épais redevenaient aussi indisciplinés que dans mes souvenirs. Le faisait-il exprès? Il savait que je préférais qu'il soit naturel avec moi. Quand j'ouvris la porte pour l'accueillir, il me sourit ce qui eût le don de me faire agréablement frissonner. Je me décalais pour le laisser entrer dans mon salon.
Gabriel descendit les escaliers pour lui sauter dans les bras comme il se devait de le faire. Harry, qui avait pris le plis avec cette habitude de notre fils, l'attrapa et le souleva au-dessus de sa tête comme si Gaby ne pesait rien. J'y pensais gravement, moi qui n'arrivais même pas à ouvrir une boite de cornichon... Il posa le gamin et se retourna vers moi qui les regardais les bras croisés.
-J'espère ne pas être arrivé trop tôt.
-Bah tu ne m'avais pas dis à quelle heure tu venais. Donc j'espère en effet que tu n'es pas arrivé trop tôt. Tu n'as pas mangé j'imagine? Je vais commencer à préparer le repas, tu manges avec nous.
-Oh si tu veux...
-Je ne te posais pas la question! Mais on mange les restes d'hier, j'en ai beaucoup trop fait. Gabriel, tu vas réveiller ton oncle, il va être grognon s'il continu à dormir.
Gabriel partit précipitamment dans les escaliers pour aller réveiller son oncle, qui était absolument marrant quand il était réveillé en sursaut ce qui risque d'être le cas avec le petit. Je partis vers ma cuisine pour ouvrir mon frigo où j'avais placé le repas d'hier. Il en restait vraiment beaucoup. Même si Théo et moi avions manger comme des porcs, j'avais manifestement vu trop grand. Harry s'approcha de moi, j'entendis ses bruits de pas derrière moi.
-Tu veux de l'aide?
-Oui, tu peux mettre la table si tu veux m'aider. Les assiettes sont dans ce placard, les verres dans celui d'à côté et les couverts dans le tiroir.
Il opina et se mit au travail. On entendit des cris dans l'étage, ceux aigüe de Gaby et ceux grognon et endormi de Théo. Harry et moi échangeâmes un regard complice et on ricana d'une même voix. Il finit de mettre la table alors que je mettais les pâtes dans le micro-onde. Je voulus me diriger de nouveau vers mon frigo pour prendre de la boisson quand Harry me retint par le bras. Je me retournai pour le regarder, un peu étonné qu'il fasse ça. Il ne s'approcha pas de moi, il se contenta de tenir ma main.
-Tu es très beau habillé ainsi, me dit-il en regardant mes vêtements.
Je n'avais pourtant pas mis des vêtements bien sophistiqués. Une simple jean noir et une chemise bleue à manche courte parce qu'il faisait très chaud. Mais sous son regard, je me sentis vraiment beau, ce qui n'arrangeait pas mon coté narcissique. Il me fit tourner sur moi-même pour me voir sur toutes les coutures et réitéra son affirmation.
-Oh, c'est juste que comme je ne savais pas où tu nous amenais, je me suis dit que c'était le mieux.
-C'est parfait.
-Et où tu nous emmènes?
-Surprise!
-Nooooon, tonton il ne faut pas! Poses-moi! S'écria Gabriel.
Théo l'avait jeter sur son épaule et descendait les escaliers. Il s'était habillé et coiffé. Il posa Gabriel sur la table et fit un signe de tête à Harry pour le saluer. Harry était un peu crispé, de par sa filiation Gryffondorienne, il était naturellement du coté de son meilleur ami. Et moi, même si j'appréciais le grand roux, avait décidé de vouer ma vie à mon Théo. Métaphoriquement parlant. Je ne vais quand même pas vouer ma vie à ce spécimen...
-Tu ne manges pas avec nous? Demandais-je à mon ami.
-Non, non j'ai rendez-vous...
-Avec Fred?
J'eus ma réponse quand il se mit à rougir comme une midinette. Je n'avais jamais vu Théo ainsi, aussi expressif, lui qui généralement reste toujours de marbre. Il nia, bien entendu. Mais je connaissais déjà la réponse, Fred et moi avions une correspondance acharnée sur Théo, et il m'avait déjà dit qu'il comptait invité Théo à déjeuner et m'avait aussi dit que mon impassible ami avait accepté. Théo voulait donner une chance à Fred de le convaincre. Il ne l'avait pas dit ouvertement, mais je le connaissais et avais deviné. Je ne pensais pas être loin de la vérité. Il donna un rapide bisou sur le front de son neveu et partit précipitamment pour éviter toutes œillades ou commentaires déplaisants pour lui.
Après le repas, Harry, notre fils et moi sommes sortit de chez moi. Gabriel nous tendit ses deux mains et on marcha tranquillement, lui entre nous, nos bras formant un pont entre Harry et moi. C'était presque comme si, lui et moi nous étions main dans la main. Ou c'était moi qui devenait niais. Le choix n'est pas très compliqué. Nous sommes passer par le chemin magique caché entre deux maisons qui amenaient dans le monde magique rapidement. Harry agrandit nos robes d'été et nous nous habillâmes. Les rues n'étaient pas bien animé pour ce samedi. Les personnes devaient être encore en train de manger et les magasins étaient presque tous temporairement fermé pour la pause déjeuner.
Nous nous sommes rendus au Ministère. Je n'aimais toujours pas y aller et je ne comprenais pas comment Harry pouvait faire pour y aller tous les jours pour son boulot alors qu'il avait aussi énormément de mauvais souvenir dans cet immeuble. On ne passa même pas à l'accueil pour nous faire imprimer des badges, être avec le Héros National avait des avantages. On arriva dans sa section, il souhaita la bonne journée à ses collègues qui travaillaient le samedi et se dirigea vers une cheminée. Je remarquai qu'il n'y avait personne que je connaissais. Et c'était mieux ainsi, je voulais toujours voir le moins de monde possible.
Il jeta de la poudre dans le cheminée, chuchota la destination pour que je ne l'entende pas. Et heureusement que j'avais confiance en lui sinon j'aurais laissé ma nature de Serpentard reprendre le dessus et je me serais tiré en toute discrétion! Mais soyons fort et ayons confiance en ce brun ébouriffé. Il me fit signe de passer alors qu'il prenait Gabriel dans ses bras pour passer dans la cheminée. Je me souvenais qu'il n'avait jamais été très doué dans les transport sorcier et j'espérais qu'il s'était améliorer. Il tenait quand même mon gosse dans les bras... et mine de rien, j'y tiens au gamin...
Je passais donc le premier dans la cheminée. Je débarquais élégamment dans une pièce sobre et propre. C'était un bureau et il n'y avait personne. Je regardais autour de moi pour trouver un indice mais ne vis qu'un très beau et grand jardin par la fenêtre. Je notais aussi qu'il faisait beau ici aussi et j'en conclu qu'on ne devait pas être trop loin de Londres. Je m'écartais et me pris un grand nuage de fumée noirâtre quand Harry arriva par la cheminée. Gabriel, noir de suie, essayait de rire et de tousser en même temps. Harry était simplement blasé.
Je cachais mon gloussement sous ma main mais Harry n'était pas dupe. Il me regardait, avec des yeux de chiens battus et je me résolvais à utiliser ma baguette pour nettoyer nous et cette pièce. Harry posa ensuite Gabriel qui n'avait pas encore finis de tousser. Celui-ci, prudent, s'approcha de moi pour que je le protège et Harry leva les yeux au ciel, encore plus blasé. Il nous fit signe de le suivre.
Je reconnus cet endroit. Pas que j'y sois déjà allé mais il y avait des lieux qu'on reconnaissait car ils étaient tous identiques. Nous étions dans un hôpital. Harry, après que je lui demandais ce que nous faisions dans un hôpital, me répondit que c'était pas un hôpital mais une maison de repos. Les sorciers très gravement malades ou blessés allaient dans ce lieu pour se remettre sans occuper inutilement les lits de St Mangouste. Mais pourquoi Harry m'amenait ici? Je n'étais pas malade, merci pour moi. Ni Gabriel, merci pour lui. Mais peut-être Harry? Tans pis pour lui.
J'eus un doute quand il nous fit monter des étages pour arriver au dernier et que je vis des Aurors. Enfin deux Aurors, très jeunes, surement des stagiaires ou de jeunes diplômés. Il saluèrent un peu gauchement Harry qui eut un petit sourire crispé comme à chaque fois qu'on lui faisait comprendre sa différence. Un des Auror ouvrit une porte et nous entrâmes. Nous étions dans une anti-chambre, il y avait une unique porte devant moi. Harry se retourna et attendit que la porte soit bien fermée derrière moi. Dans l'anti-chambre, il n'y avait rien sauf des sièges.
-Voilà ma surprise est là, derrière cette porte. Je vais t'ouvrir et j'espère vraiment que cela te plaira. Je sais, parce que j'aimerais avoir cette chance, que tu ne sera pas déçu. Et puis je te connais, tu es quelqu'un de profondément gentil, malgré tes apparences de brute sans cœur.
-Tu me fais peur...
Harry me sourit et partit vers la porte. Gabriel tira sur mon bras pour que nous allions à sa suite. Après un moment d'hésitation, n'aimant pas les surprises, je partis à sa suite. Il sortit sa baguette et incanta un sort pour ouvrir la porte. Il ouvra la porte et resta à son entrée, me disant d'un regard d'approcher. Je passais à coté de lui pour jeter un regard dans la pièce.
C'était une chambre. Avec un lit. Et dans ce lit, il y avait un homme. Le teint cireux et maladif, des cernes noir sous des yeux fatigués et enfoncés dans leurs orbites. Une bouche aux lèvres fines, pincée dans l'appréhension sur un visage aux joues creusées, de fins cheveux blancs, fillasses et courts, sur son crâne, aux yeux bleu qui me fixaient avec attente. L'homme se tenait droit et fier dans son lit, bien que son état était des plus déplorable.
-Père?
Mon père se redressa et se gratta la gorge avant d'opiner de la tête, peu sur de sa voix selon mon avis. Il baissa les yeux et détourna son visage vers la fenêtre de sa chambre, où le beau Soleil de printemps brillait. Je me mordis les lèvres, ne sachant que faire puis je sentis une douce pression dans mon dos. Harry venait d'y poser sa main et m'encourageait à y aller. Je lâchai la main de Gabriel et m'approchai du lit.
Mon père me regarda approcher et m'asseoir sur son lit, avec réserve. La dernière fois que j'avais vu mon père, celui-ci ne se souvenait plus de mon visage, dans le mouroir qui servait d'infirmerie à Azkaban. Il se gratta encore la gorge, avant de porter sa main osseuse à sa bouche pour tousser grassement. Il était malade, et cela se sentait. Il reposa doucement ses mains sur son ventre, attendant de moi un geste d'encouragement.
Mais je ne savais pas quoi faire. J'étais perdu. Cet homme était mon père. Mais il était aussi l'homme qui m'avait fait énormément souffrir. Je me souvenais encore de son visage au-dessus du mien alors qu'il serrait ses mains autour de mon cou. Je me souviens de son mépris quand il me regardait quand il a su que j'étais un Sibyllin. Mais l'ombre en face de moi était ce qui se rapprochait plus de l'homme que j'avais tendrement aimé enfant.
Je tendis ma main vers lui. Il sursauta et en trembla. Cela me fit hésiter avant que je vois dans son regard qu'il le souhaitait, alors je posai ma main sur les siennes si froides. Sa peau, autrefois douce et dure, était rêche et fragile. Nous sommes rester ainsi sans bouger, sans nous quitter des yeux. Que pensait-il de moi maintenant? Voyait-il l'enfant qui l'avait trahi? Ou le petit enfant que j'étais et qu'il aimait? Il posa sa main libre sur la mienne, tendrement, comme jamais cet homme ne l'avait été.
-Je doutais que tu viennes... me murmura-t-il.
-Il ne m'a rien dit. Mais je serai venu quand même.
Il ferma les yeux et quand il les rouvrit, je sentis qu'il y avait un vide dans ses yeux. Il m'avait déjà oublier? Comme dans l'infirmerie? Devrais-je de nouveau faire semblant de ne pas être son fils? Ne pourrais-je pas retrouver mon père? Juste un instant. Je suis comme Théo, malgré la peine et la douleur que nos pères nous on fait, nous on se souvient de l'amour qu'ils nous ont donné. On regarde nos visage dans un miroir et on vois celui de nos père par transparence. Comme un enfant de six ans, j'aurais toujours besoin de mon père, je ne me sens pas encore prêt à être totalement orphelin.
Mais mon père secoua la tête, me regarda dans les yeux et se souvint de moi, je le sentis car il me sourit. Il leva une main sur mon visage et toucha ma joue.
-Je suis tellement heureux que tu sois là, Draco, mon fils.
Je pinçais les lèvres pour ne pas pleurer. Pourquoi devrais-je pleurer face à mon père? C'est d'un ridicule, on ne pleure pas dans ma famille, on est fort et inébranlable! Foutu utérus! Ça faisait longtemps que tu ne m'avais pas fait chier de la sorte! Il fallait que tu te ramènes alors que j'ai retrouvé mon père.
-Papa...
Je perdis la bataille contre mon utérus, me jetai dans les bras de mon père et me serra contre son corps maigre. Il me serra de toute la force de ses bras et me garda près de son cœur. Son odeur n'avait jamais changer. J'avais garder en mémoire l'odeur de sa peau. Celle que je recherchais quand je lui demandais un câlin, enfant. Il m'avait tellement manqué. Tans d'année sans lui, alors même qu'il était à coté de moi. Moi, la seule chose que je voulais, c'était les bras réconfortant de mon père. Car, même si la vie m'a fait grandir trop vite, j'ai toujours recherché les bras de mon père.
-Ne pleure pas, Draco. Je suis là.
Je mis un peu de temps avant de reprendre le contrôle de mon corps et de me détacher de mon père. A regret, et au sien me sembla-t-il. J'essuyai mes yeux. Peu désireux de me couvrir de ridicule encore une fois. Mais c'était comme si le passé venait de disparaître, je n'avais plus ni rancœur ni colère pour mon père, j'étais enfin redevenu neutre. Le traumatisme du rejet de mon père, qui me donnait souvent peur que Gabriel fasse de même, était amoindri. Car j'étais l'enfant et j'avais réussis à pardonner à mon père, alors si un jour cela arrive avec mon fils, lui aussi pourra me pardonner.
D'ailleurs, en parlant de Gabriel. Celui-ci était à coté de son père, toujours sur le pas de la porte, il avait les yeux grands ouverts et son regard passait de moi à mon père sans comprendre pourquoi son père pleurait. Je lui fis signe de me rejoindre. Ce ne fut que sous l'impulsion de Harry qu'il se décida à marcher. Il était aussi indécis que moi.
Lucius Malfoy regarda avec beaucoup de révérence approcher le petit garçon. Il regarda ses cheveux blonds sur son crâne et ses grands yeux verts. Je savais qu'il avait déjà depuis longtemps fait la relation avec Harry. Je vis le visage de mon père se détendre et s'attendrir quand Gabriel monta sur mes genoux avec mon aide. Mon fils et son vrai grand-père se regardèrent un instant en silence, le temps d'imprimer le visage de l'autre dans leurs esprits. Gabriel fronça les sourcils en réfléchissant.
-Papi Lucius? demanda-t-il, impressionné.
-Oui, c'est moi.
Gabriel lui donna son beau sourire avant de tendre ses bras pour aller dans les siens. Alors que mon père esquissait un geste pour prendre l'enfant, Gabriel se jeta de lui-même contre le torse de son grand-père. Il le connaissait, je lui avais déjà parler de lui, mais pour Gabriel, cet homme restait un être abstrait qui n'avait pas de visage. Tout comme sa grand-mère. Ils n'avaient jamais été que des noms, et ma mère restera ainsi dans son esprit mais son grand-père avait enfin un visage et une voix. Mon père serra l'enfant contre lui, respirant son odeur. Et il me regarda par-dessus la tête de son petit-fils qui avait entourer de ses bras son cou. Je sentis sa reconnaissance. Et sa fierté d'avoir un petit-fils comme celui-ci.
-Je t'ai aussi beaucoup attendu, petit Gabriel.
-J'ai toujours voulus te voir, papi Lucius! Tu es le papa de mon papa!
J'entendis la porte de la chambre se fermer et je remarquai que Harry était partit. Nous laissant seul, en famille. Gabriel quitta le cou de mon père et s'installa sur ses jambes avant de lui poser une multitude de questions et remarques: « Comment était papa petit? », « Il était vraiment aussi petit que moi? », « On est tous blonds! C'est parce qu'on est tous de la même famille? », « Ah tous les blonds ne sont pas mes frères? », « Tu es sûr? », « Oui, oui papa Harry est mon papa! », « En plus, c'est un héros alors... », « Et toi tu étais un héros? », « Ne soit pas triste, je retire ma question! », « Je vais te faire un dessin! ».
Gabriel quitta le lit pour s'asseoir par terre et dessiner sur une feuille que j'avais invoqué avec ma baguette. Il n'avait pas ses super crayons de couleurs mais se contentait d'un stylo quatre couleurs que j'avais pris avec moi. Il dessina furieusement sur le sol, sur cette pauvre feuille qui n'avait rien demander à personne.
-Désolé, il pose beaucoup de question, il est trop bavard.
-Ce n'est pas grave. Je n'assume pas mes mauvais choix et je veux tellement qu'il garde une bonne image de moi. C'est très égoïste, je sais, il saura bien assez tôt mon rôle dans la guerre.
-Ce sera quand il sera grand, il comprendra. Là, il est petit. Je préfère qu'il te voit comme son grand-père, qu'il n'a jamais connu, dis-je, puis après un moment de silence, entre-coupé des griffonnages de Gabriel, je rajoutais. Tu sais... je lui ai beaucoup parler de toi et de maman. Il vous connait beaucoup.
-J'aurais penser le contraire, vu le mal que je vous ais fait subir à toi, ta mère et, par conséquence, à cet enfant.
-Tu restes mon père. La fidélité familiale est dans mes gènes, je ne peux m'en défaire.
-Merci. Il est magnifique. Tu as fait un très bel héritier.
-Il me semblait que c'était un peu ma fonction. Mais, bon tu sais qui est son second père, alors ça doit gâcher un peu le résultat final.
-Je ne pense pas, cela le rend encore plus précieux. Peut-être que cela le sauvera en grandissant pour supporter le poids d'un nom aussi difficile que le nôtre.
-Je suis partis vivre dans le monde Moldu pour l'élever. En faisant cela, j'ai par inadvertance fais un grand pas vers le pardon de la population. Je ne sais pas si ça sera suffisant, mais j'avais réussis à nous faire oublier. Enfin, c'était avant que Harry ne me retrouve.
-Pourrais-tu me raconter ta vie? Ce que j'ai manqué? Ce que j'ai provoqué?
Alors je racontai à mon père, mon fils toujours par terre qui écoutait attentivement tout en faisant semblant de continuer à dessiner.
oO-Oo
Je ressortis de la chambre de mon père pour aller dans l'anti-chambre. Harry était là, les yeux fermés, assis sur un siège, écoutant de la musique grâce à un I-Pod. Il secouait la tête en rythme de sa musique. J'avais passer deux heures avec mon père, parlant de mon passé avec lui, et écoutant son récit sur Azkaban. Après que Gabriel en eut marre de dessiner sur le sol, il remonta dans le lit de son grand-père et réclama une histoire de lui. Mon père avait des livres qu'il avait dû emporter avec lui de la prison et lisait tranquillement une histoire sur Poudlard, une histoire romancée.
Je voulais leur laisser un peu de temps l'un pour l'autre. Et je n'oubliais pas l'homme qui avait permit à tout cela de se faire. Harry ouvrit les yeux et sursauta en me voyant. Il retira ses écouteur et éteignit son appareil. Il le posa sur le siège d'à-côté et se leva, un peu gauche. Il semblait attendre de moi une réaction face à son cadeau. Mais, je ne voulais pas bouger, je ne savais pas encore quoi faire. Finalement, il prit la parole.
-Je voulais le faire pour toi. J'ai demander une autre faveur au Premier Ministre. Il va certes me trainer de diner mondain en diner mondain mais je m'en fiche. Cette peine n'est pas bien grande si j'ai réussis à te rendre heureux.
Ô diable les conséquences!
Je m'approchai de lui vivement, le visage fermé et déterminé. Il recula un peu, blessé par mon attitude. Sans plus réfléchir à mes gestes, ni à ce que cela allait engendrer, je l'empoignai par le col de son T-shirt et ramenai violemment ses lèvres sur les miennes. Nos dents s'entre-choquèrent sur le coup mais rien ne me fis lâcher cette bouche que j'avais tant de fois désiré. Harry posa ses mains sur mes hanches, il fit un mouvement -infime- pour me dégager puis, perdant contre sa volonté, me colla à lui.
Je lâchai le col pour enrouler mes bras autour de son cou, fourrant mes mains dans ses cheveux pour conserver son visage près du mien. Et Harry me répondait, furieusement, comme si nos vies dépendaient de notre baiser, de nos mains l'un sur l'autre, de nos corps jamais assez près. On se sépara une demie seconde, le temps de reprendre notre souffle, n'acceptant pas plus de temps sans s'embrasser.
Harry me souleva un peu pour me faire bouger, il me plaqua magistralement contre un mur. Ses mains passèrent sous ma chemise et caressèrent mon dos, puis descendirent sur mes fesses sur lesquelles il appuya pour me rapprocher de son intimité. Je sentis distinctement son érection sur mon aine, et cela me fit frissonner, car c'était Harry. Et cet homme, je l'aimais autant que je le désirais.
Il se détacha à regret de mes lèvres pour aller dans mon cou qu'il marqua comme le sien. Je penchai ma tête le plus possible pour le laisser m'explorer, m'embrasser, me mordre. Je voulais qu'il me fasse sien comme il était déjà mien. Il remonta jusqu'à mon oreille dont il mordilla le lobe, me faisant pousser mon premier gémissement. M'entendre gémir ainsi le fit se crispé contre moi. Il me porta, me décollant de mon mur pour me forcer à m'allonger par terre.
Je lui obéis, plus que consentant. Il se laissa glisser contre moi, entre mes jambes écartées pour lui. Il posa ses avant-bras autour de mon visage, me gardant prisonnier de lui et reprit mes lèvres. Il m'embrassa et ondula contre moi. La friction de nos vêtements l'un contre l'autre m'envoyait des décharges de plaisir que je n'avais plus connu depuis six ans. Toutes ses sensations que je redécouvraient me firent perdre la tête, je lui repris le col dans mes poings pour le coller à moi et fis mon possible pour augmenter le plus possible nos frictions.
J'en voulais tellement plus. Je suffoquais dans mes vêtements, comme s'ils me brûlaient la peau. Je voulais les retirer, me mettre nu et sentir son regard, ses mains et ses lèvres sur moi. Je me sentais comme un adolescent, idiot et amoureux. Je sentis les mains de Harry qui essayaient vainement de déboutonner ma chemise. Mais mes mouvements pour nous frotter toujours plus (je trouve qu'elle sonne mieux tournée comme ça tu en pense quoi?) l'empêchaient de le faire, je m'en rendais même plus compte.
Il grogna et se redressa. Oh pas bien longtemps, mais suffisamment pour me faire gémir de mécontentement. Je voulus le le forcer à se recoucher sur moi quand il empoigna mes mains pour les plaquer au-dessus de ma tête. Ses mains étaient si grandes et mes poignets si fins. Il les tint d'une main pour que l'autre puisse déboutonner ma chemise, sans être dérangé. Je le laissai faire, incapable de bouger, aimant plus que de raison être à ce point dominé par lui. Il ouvrit enfin ma chemise et lâcha enfin mes bras. Il posa ses lèvres sur mon torse et m'embrassa tendrement. Il descendit le long de mon ventre, doucement pour me faire languir, moi qui attendais plus que tout ses attouchements.
-Bah, vous faites quoi?
Harry se redressa avant que l'information ne me monte au cerveau. Je restai un moment inerte sur le sol, mon beau brun entre mes cuisses qui regardait vers la porte. Je mis un peu de temps à me rendre compte que j'étais à moitié nu, complètement excité, les bras en croix et en face de mon fils de six ans. Harry hésita franchement à se relever. Il était, comme moi, dans un état très précaire... Il me jeta un regard pour que je l'aide, mais j'avais un mal fou à aligner deux pensées cohérentes.
-Euh... on joue... répondit Harry, d'une voix grave.
-Vous jouez à quoi? reprit Gabriel, un peu désireux de savoir pourquoi ses parents se roulaient par terre.
-A la bagarre, répondis-je ayant retrouver mes facultés cognitives.
-Ah, ça c'est pas un jeu drôle. Je retourne voir papi!
Tu ne pouvais tout simplement ne pas venir si c'était pour aussi peu? Non, non! Mon fils est un message de Merlin, de Morgane, de Serpentard lui-même pour m'arrêter avant de faire une grossière erreur. Je suis sensé attendre que cet homme, magnifique et sensuel, soit divorcé avant de forniquer de nouveau avec lui. Je devais même le faire languir, le faire souffrir. Juste pour lui monter qui a le pouvoir, de partir sur de bonnes bases en somme. Et peut-être même, être le dominant plus souvent. Je fais drôlement crédible comme ça.
-Je vais me lever... fit Harry après un moment de silence.
-Ça serait bien... Même très bien...
J'avais la voix un peu enroué, je n'osais pas le regarder après un laisser-aller comme le mien. Je voulais trouver un sort pour m'enterrer profondément dans le sol ou l'inventer si une telle formule n'existait pas. Il se releva et me tendit la main pour m'aider à faire de même. J'imagine que je ne devais pas être en position de faire le fier. Je pris donc sa main, si gentiment tendu pour qu'il m'aide à me relever. Une fois debout, peu désireux de rester trop près de lui, je me retournai pour me rhabiller dignement. Je sentis son regard dans mon dos.
D'ailleurs s'il pouvait arrêter. Je crois qu'il n'a pas pigé que notre fils nous a vu en train... en train de... Bordel, Merlin, j'ai trop envie! Je serais presque prêt à jeter à la poubelle mes principes et cocufier la Weaslette en toute impunité! Je veux cocufier... Je jetai discrètement un regard sur mon entre-jambe et remarquai que mon « état » était dans un meilleur état, justement. Je remis calmement ma chemise en place et, comme si de rien n'était, me retourna vers Harry qui s'était assis et regardait le sol, où nous étions il y a à peine quelques minutes, avec regret.
-C'est plutôt une bonne chose. Tu t'en serais voulu après et, pour évacuer ta honte, tu me l'aurais jeté au visage, fit tranquillement Harry, avec un mélange de raison et de bouderie.
-Tu me connais bien mal... Je suis très adulte, et puis c'est moi qui est commencé.
-Oui, je sais. Mais tu trouvera toujours une raison pour décharger ta faute sur les autres... continua-t-il, avec cette même voix.
-Me fais pas une déprime quand même! Je te dis que c'est de ma faute, je ne t'en veux pas!
-Moi je m'en veux! Alors si tu pouvais être un peu conciliant et m'en vouloir! s'exclama-t-il, me surprenant.
-S'il n'y a que ça pour te faire plaisir. Tu n'es qu'un enfoiré qui a profité de ma faiblesse pour essayer de me baiser à même le sol!
-C'est ce que je pense aussi... Merci.
-Tu n'as même pas penser une seule seconde au fait que tu es marié et que nous ne sommes pas en couple toi et moi.
-C'est bon, Draco.
-Ni même au fait qu'il y a beaucoup de trop de zones flous entre nous. Comment tu as pu te laisser aller de cette façon, tu n'as aucune estime pour moi!
-Draco... tu en fais trop là...
-Ah? Non mais tu es lourd, un coup il faut que je t'accuse et de l'autre il ne le faut pas? Décide-toi, bordel! Et dire que je commençais à me convaincre moi-même que tout était de ta faute!
Je partis m'asseoir à côté de lui en croisant les bras et en boudant. Il resta un moment silencieux avant d'éclater de rire. Je lui jetai un coup d'œil en coin et sourit de sa réaction. Je ne voulais pas d'un malaise comme ça entre nous. Ce que nous avons faillit faire me donne une vague idée de comment ça sera une fois qu'il sera libre comme l'air. Et cette fois-ci, je me tiendrais à mon plan. Je ne suis pas un mec facile, ni un briseur de ménage. Il y aura un temps de « deuil » où il n'y aura qu'une fréquentation. Pas de sexe. Surtout pas de sexe.
Merlin, mais quand y'en aura...
-Draco, tu baves...
Je m'essuyai rapidement la bouche en rougissant magistralement. Harry avait ce petit sourire en coin qui me faisait fondre et ce regard tendre qui me rendait amoureux. On se regarda puis, un peu gêné, on détourna le regard.
-Désolé... je sais pas ce qui m'a pris. Je n'aurais jamais dû te sauter dessus, repris-je. Je ne comprend pas, je sortais seulement te dire merci. J'ai pensé à tout le bien que tu fais autour de moi. Je ne peux pas imaginer les efforts que tu as dû faire pour ne serais-ce que penser aider mon père. Je sais les griefs que vous avez tous les deux, je sais ce qu'il a fait contre toi.
-Je l'ai fait pour Gabriel et toi. Pas pour lui. Bien que je pense que cette prison est bien trop inhumaine pour exister, il n'y a pas de crime assez grand pour y être enfermer à vie. Au moins, il aura une fin honorable.
-Oui...
-Tu as compris qu'il était condamné?
-Oui oui, j'ai deviné. Mais tu sais, Harry, même a mon âge, je me sens pas près à devenir orphelin. Je savais que je le deviendrais un jour ou l'autre et que... que je devrais l'enterrer. Mais ça me fendais vraiment le cœur de penser que je ne pourrais peut-être plus jamais le revoir avant ce jour. Alors même s'il ne lui reste pas longtemps à vivre, j'ai l'impression d'avoir retrouver le père que j'avais étant petit. Et c'est grâce à toi. J'ai sentis une telle bouffée d'amour pour toi que j'ai eus envie de t'embrasser.
-Tu peux le faire encore!
-Ah non, je crois que j'ai assez vu le sol pour aujourd'hui. Bon, je vais aller rejoindre mon père et Gabriel. Tu veux venir?
-Euh, non, je serais de trop je crois.
-Pas du tout, tu es le père de mon enfant et j'en ai pas du tout honte. Aller suis-moi.
Je lui tendis la main avec le sourire. Harry rougis et se leva en la prenant bien fermement dans la sienne. Non, je n'ai jamais eu honte de l'aimer, et jamais eu honte du beau cadeau qu'il m'avait donné en me faisant Gabriel. On les rejoignit, en oubliant de se lâcher la main. Je vis le regard de mon père sur elles, mais son petit sourire en coin me fit comprendre qu'il nous avait entendu. Je rougis et éclatai de rire sous le regard étonné de mon fils et de Harry.
Merlin, que la vie promet d'être belle, si j'ai l'approbation de mon père pour aimer mon beau brun.
A suivre...
A la prochaine! byebye! ^^
