Hello ! Vous pouvez remercier ma voisine et sa proposition baby sitting, grâce à elle j'ai eu trois heures à tué ce WE et j'ai pu écrire ce chapitre, plus long que le précédent, car sans cela vous n'auriez rien à lire ce soir! Pour ne pas vous faire attendre plus longtemps, je vais poster sans répondre au review, mais j'essayerai de répondre par MP ou je re-uptaterai ce chapitre plus tard avec mes réponses. Cependant, je tiens à vous remercier pour toutes vos reviews et vos messages! Même après vous avoir fais attendre des semaines vous êtes toujours là pour lire! Surprenant mais apprécié!

Bonne lecture et gros bisous et gros merci à tous!


Chapitre 36 : Révélations:

« Accélère Ryan ! La prochaine à gauche» hurla Esposito assis sur le siège passager, une main crispée sur la poignée de la porte, l'autre pressant sa cuisse.

L'irlandais jeta un rapide coup d'œil dans le rétroviseur, vérifiant rapidement que Shaw et Wilson, dans leur SUV noir blindé, les suivait toujours. «

- Je fais ce que je peux Javier, mais on ne sera d'aucune aide si on a un accident. Que t'as Castle au téléphone ?

- Il ne voulait pas me croire, puis il a dit « c'est impossible il... » sans finir sa phrase, ce qui me laisse penser que Adam Mercer était avec lui, alors accélère ! »


Dans sa chambre d'hôpital, Kate se demandait toujours ce qu'il venait de se passer. Deux doigts sur les lèvres, elle revivait le baiser qu'elle venait de partager avec Castle, appréciant à nouveau la sensation de ses lèvres sur les siennes.

Elle revoyait ces souvenirs en image, et en sentiment. Certes elle avait retrouvé une partie d'elle-même mais tout était confus, des pièces manquaient, et sans ces pièces...

Pourquoi avait-il rompu ce baiser avant de s'en aller en se confondant en excuse et de claquer la porte ?

Elle regarda son bras, arracha les cathéters qui s'y trouvaient, releva ses couvertures, et dans un effort douloureux qui lui parut surhumain, elle descendit de son lit.

Surprise de tenir debout sur ses deux jambes, elle se cramponna tout de même au lit puis au mur en se dirigeant vers la porte à son tour : elle allait trouver Castle et lui demander des explications.


Adam savait-il qu'il savait ?

Et Rick savait-il qu'Adam savait qu'il savait ?

Pourtant, ni l'un ni l'autre ne semblait sur le point d'esquisser les moindre mouvement.

Les lèvres de Castle finirent pas s'entrouvrirent, doucement :

- Pourquoi ?

- Pourquoi ? Tu oses me demander pourquoi ?

La rage s'était emparée de l'homme, plus monstre qu'humain. Les vaines ressortaient de leur bleu sur sa peau pâle et tendue. Les dents serrées, il cracha tout son venin :

- Tu prétends être mon ami mais ce ne sont que des mots pour toi ! Toi grande célébrité, tu n'as que des amis, mais tu ne penses à eux que quand tu as besoins d'eux !

- Mais de quoi est-ce que tu parles Adam ? Toi, Caitlin et Sophie je vous connais dep...

- Elles sont MORTES Richard ! MORTES ! Je suis sûr que tu n'es même pas au courant ! Tu ne m'avais pas parlé depuis des mois et tu surgit l'autre jour comme si de rien n'était aux urgences en me demandant mes services. J'avais besoins de toi, de quelqu'un mais personne n'était là, pas même toi, qui prétendais être mon meilleur ami ! Tu as tout et moi je n'ai plus rien ! J'ai juste voulu rétablir l'équilibre mon « ami » !

- L'équilibre mais tu...

- Castle ?

Castle se retourna, surpris. Kate était sortit de sa chambre et se tenait maintenant debout, chancelante dans sa robe d'hôpital, dans le couloir, à quelques mètres de lui.

Adam, choqué lui aussi de revoir ce si beau visage pour lequel il avait éprouvé tant de passion, fixait la jeune femme.

Kate fut soudain parcourue d'une sensation très étrange, un peu comme durant ces épisodes de flash-back qu'elle avait eu quelques secondes auparavant.

Alors qu'elle sondait la noirceur du regard de l'homme en face d'elle, elle laissa images et émotions la submerger à nouveau.

Elle releva la tête et c'est à ce moment qu'elle le remarqua : le post-it rose qui était collé sur son écran d'ordinateur, oui ce post-it rose en forme de cœur qui la narguait, ce post-it dont l'écriture ressemblait trop à celle de la lettre que Beckett avait trouvé, ce post-it qu'elle n'avait pas envie de regarder.

Pourtant elle le saisi et lu alors que dans sa poitrine, les battements de son cœurs étaient de plus en plus rapprochés. Une boule naissante s'installa au creux de son ventre.

« Kate,

Je vous observe vous femme parfaite

De cette vue, je me délecte

Vous voir manger ou soupirer

Je ne m'en lasse jamais

Mais vous me semblez

En ce matin, préoccupé

Je le comprends car c'est

Ma lettre qui vous a bouleversée

J'espère que vous avez appréciez

Mes mots d'amour sincères

Et que vous attendez comme hier

Une autre lettre pour vous charmer.

L'amour arrive toujours. »

Oui, elle se souvenait.

Un beau discours, une foule, un coup de feu, des cris, le vide sous son corps, le sol qui l'accueil sans douceur.

« Je t'aime Kate, je t'aime »

Tellement intense, trop.

Adam la traina jusqu'à un coin de la pièce avant de s'éloigner un peu, tournant en rond. Kate comprit alors qu'il essayait de se contrôler, de ne pas céder une fois encore le contrôle à ses sentiments, ses pulsions, son besoin de domination et de violence.

Mais elle avait été trop loin pour lui. Il devait la punir.

Il s'avança alors vers elle, malgré ses suppliques pour le ramener à son humanité, ses prières qui restèrent de simples murmures chuchotés dans l'air.

Il lui prit la tête entre les deux mains, hurlant dans ses oreilles ce qu'il avait sur le cœur :

- Pourquoi Kate ? Pourquoi ? Pourquoi tu ne comprends pas ? Pourquoi tu ne me comprends pas ? Tu vas m'aimer ! Tu vas m'aimer !

Il continua de répéter ses derniers mots, jusqu'à l'essoufflement, secouant la tête de la jeune femme au bord de la nausée avant de se mettre à la frapper de son poing, visant tantôt ses pommettes déjà bleues, tantôt son abdomen. Il ne mesurait pas sa force. Il ne la mesurait pas et l'inévitable arriva. Un coup un peu trop fort projeta la tête de Kate contre le mur de crépis. Instantanément, elle perdit connaissance.

Cette horrible douleur...

- Adam... réussit-elle à murmurer.

Des millions, milliard d'image se succédèrent. Elle comprit que tous ces souvenirs lui revenaient, tous en un seul épisode, l'épisode de sa vie.

Toute son existence défilait devant ses yeux et elle ne pouvait qu'être spectatrice.

Elle ressentait quand même la douleur, la tristesse, la culpabilité.

Puis le film s'arrêta, et tout devint noir. Elle tomba au sol, les yeux vitreux et se mit à convulser alors la bave coulait entre ses lèvres à chaque spasme.

Castle se rua vers la jeune femme.

Il aperçut Adam qui s'élançait à son tour.

Hors de question qu'il la touche encore. Jamais plus il ne poserait la main sur elle. C'était une promesse.

Il se retourna vers l'homme et le stoppa d'un uppercut dans le foie.

Soulagé que les médecins, alertés par le bruit, prenaient en charge Kate, Castle pouvait se concentrer totalement sur Adam.

L'homme se courba de douleur, et l'écrivain en profita pour diriger sa tête vers son genou. Son nez craqua dans un bruit atroce et quand Castle lui relâcha la tête, il put observer un flot de sang jaillir.

Libérant totalement sa colère, Adam poussa un grognement animal et saisit Castle par le col avant de l'envoyer avec force contre le mur.

Mais ce dernier se releva, ignorant la douleur et tacla le médecin en blouse. Profitant de l'étourdissement de son adversaire, il se mit à califourchon sur lui.

Il laisse échapper toute la haine, la soif de vengeance accumulée depuis l'enlèvement de Kate.

Une droite. Une autre. En plein dans ce visage qu'il voulait oublié.

Les battements de son cœur s'étaient calqués sur le rythme de ses coups.

Derrière tout ce sang, Adam grimaçait, au bord de l'inconscience.

Concentré, l'écrivain n'entendit pas les pas rapides derrières lui. Il sentit à peine qu'on le tirait en arrière et n'entendit pas qu'on le supplia d'arrêter et de se calmer. Il se débattait encore.

Puis il vit Esposito le plaquer contre le mur, Ryan lui jetant un regard inquiet alors que Wilson passait les menottes au corps par terre.

Les lèvres entrouvertes de Shaw lui indiquèrent qu'elle devait lui lire ses droits.

Quels droits ? Il n'avait plus de droit, juste celui de mourir.

- Lâche moi Esposito ! C'est bon !

Il resta immobile, c'était fini. L'agent du FBI releva Adam qui tenait à peine debout. Les gars allèrent lui donner un coup de main.

Shaw s'approcha finalement de l'écrivain, posant une main sur son épaule pour lui montrer son soutient, lui offrant un sourire qui se voulait rassurant.

Adam se retourna une dernière fois pour défier son ennemi, conscient de son échec :

« J'ai partagé avec des moments que tu ne partageras jamais Richard ! Elle restera à jamais la m... »

Mais il n'eut le temps d'ajouter un seul mot. La crosse d'une arme s'abattit sur son crâne. Esposito rengaina, et après un regard à son partenaire, ils sortirent en trainant Adam Mercer comme un vulgaire sac.

En le voyant enfin disparaître de sa vue, Castle reprit ses esprits. Kate.

Il se rua vers sa chambre pour la trouver paisiblement allongée dans son lit.

Son médecin relevait ses constantes.

- Comment va-t-elle ? Que s'est-il passé ?

- L'hypothèse la plus probable est qu'elle a eu un afflux brutal de souvenir. Je pense qu'elle a du retrouver une partie de sa mémoire, peut-être même la totalité. La réaction de convulsion est fréquente dans ce genre de cas. Maintenant elle va bien, elle se repose simplement.

- Merci docteur !

Enfin de quoi dissiper sa haine, de quoi le soulager aussi. Elle avait retrouvé la mémoire. Il allait retrouver Katherine Beckett, la seule et l'unique. Sa Kate Beckett, telle qu'il l'avait toujours connu.

Il reprit place sur sa chaise, attendant à nouveau son réveil.

Mais une partie de son esprit était ailleurs, une partie qui ne pouvait s'empêcher de penser aux paroles d'Adam sur leur amitié.

Caitlin et Sophie était morte, et il n'en savait rien.

Alors n'y avait-il pas une part de vérité dans les paroles de l'homme ?

Castle ne s'était pas soucié de son ami, n'avait pas été présent.

Mais cela justifiait-il pour autant le meurtre, l'enlèvement et tous les vices auquel il s'était livré ?

- Castle...

Une petite voix venait de murmurer son nom.

L'écrivain sortit de sa léthargie pour rencontrer le regard de Kate, un regard plein de douleur. Tellement de souffrance dans ces prunelles vertes...

Mais il comprit quand elle reprit d'une voix brisée:

- Castle... Je me souviens... de tout.

Et une larme glissa sur sa joue pâle...


Alors ? à la hauteur de vos espérances? N'hésitez pas à me dire si vous avez des souhaits, des idées pour la suite parce que elle n'est pas encore écrite :) A très vite !