Voici un nouveau chapitre tranquille, comme il y en a beaucoup souvent dans cette fiction il faut l'avouer !

Comme la semaine dernière, je recherche une bêta, ce n'est pas pressée mais je tiens quand même à le dire ! ^^

Disclaimer : Les personnages du Seigneur des Anneaux ne sont pas à moi, ils sont tous Tolkien et Peter Jackson, sauf mes OCs.

Yuko Blue : Je crois bien que c'est un signe ! Faudrait-il que j'arrête cette fic ? ( Je rigole ! xD )

Non effectivement cette fois-ci ce n'est pas le top niveau vision, mais par contre, elle n'a rien compris à sa vision, c'est très flou et pas dans l'ordre. xD ( Oui, le couloir était complètement vide, puisqu'il était tard et qu'Elërinna est la seule femme dans l'aile pour le moment. ) Mais oui ! Franchement j'étais pas sûre au niveau de ce qu'avait dit Haldir, parce que ma meilleure amie m'avait dit en lisant le chapitre que c'était peut-être "trop" mais au final ça va.

Ils sont parfaits c'est deux là. xD

Effectivement, je comprend que venant de lui, cette réaction puisse surprendre mais comme il dit, leurs parents n'étaient pas les meilleurs. Ils les aiment, c'est leurs parents c'est normal mais ils reconnaissent aussi que se ne sont pas des modèles. ( C'est pas une anecdote inutile je trouve ! xD C'est toujours sympa de le savoir ! )

Merci pour tout ! Pour ta review et ton encouragement ! ^^

Bonne lecture à tous !


Chapitre 36.

Journée de repos.

Ils se retrouvèrent tous à l'entrée de la Cité, guettant avec impatience l'arrivée des quatre chevaux. L'attente ne fut pas la longue, car quelques minutes plus tard, les équidés apparurent. Les montures d'Elërinna, Aragorn, Legolas et Gimli étaient toujours harnachés avec le peu d'affaires que posséder leurs cavaliers, mais le quatrième cheval lui, n'avait rien sur le dos. Il avait une magnifique robe aussi noire qu'une nuit sans étoiles, ses yeux étaient de couleur noisette, il avait quatre hautes balzanes à ses membres et son crin était aussi rouge que de la lave en fusion tandis que son front était marqué par la marque des Valar et qui représentait une étoile à quatorze branches au-dessus d'une flamme et de deux épées entre-croisée. Quand les quatre chevaux arrivèrent devant les portes, Elërinna sauta presque littéralement au coup de sa jument qui tenta, heureuse de la revoir également, de lui tirer quelques mèches de cheveux. En même temps, Legolas flatta l'encolure d'Hasufel avant de prendre les rênes de ce dernier et celle d'Harod.

- Toi, tu dois être l'étalon d'Aranwë, fit Aldaron en s'approchant du cheval à la robe ébène.

L'équidé s'ébroua et secoua la tête, faisant volter sa crinière de feu. Sans plus de préambules, l'étalon contourna le Prodige de Yavanna en l'ignorant pour s'approche de celui d'Aulë et Tulkas. Aranwë regarda le cheval avec des yeux écarquillant, ne s'attendant pas à avoir une monture. De plus, ce cheval avait une présence impressionnante et une très belle robe noire.

- Il est magnifique Aranwë, souffla Trisha.

- Je suis bien d'accord... acquiesça le rouge en caressant le chanfrein marqué. Il a un nom ?

- Gandalf devrait le connaître, il connaissait celui de Malta, Heleg et Ainu.

- Et si nous allions les libérés de leur charge ? proposa le Prince Sylvain.

Tous hochèrent la tête et ils se mirent à remonter la rue. Legolas et Gimli étaient plus en avant, discutant tranquillement comme les deux meilleurs amis qu'ils étaient devenus aux cours de la quête pour détruite l'Anneau. Les Jackser, Trisha et Haldir restèrent un peu en retrait. Elërinna sautillait joyeusement à côté de sa jument, vraiment heureuse de l'avoir retrouvé en bonne santé. Son attitude fit sourire tendrement le Galadhrim. Sourire qu'Aranwë ne manqua pas et cela l'amusa, comprenant que c'était de cet Elfe là que sa sœur était tombée amoureuse. Cela lui rappela que la raison première pour laquelle ils cherchaient sa famille était qu'il voulait leur dire qu'il allait hypothétiquement sortir avec Trisha après avoir été le demander à sa grand-mère.

- Les gens, j'ai un truc à vous dire.

Dans un mouvement parfaitement synchronisé, les trois aînés de la fratrie Jackser se tournèrent pour faire face à leur cadet. Ce dernier fut très légèrement surpris, mais ne fit aucune remarque, prenant la main de Trisha dans la sienne. En le sentant faire, la brune compris ce qu'il voulait faire et se mit à rougir furieusement, mais néanmoins, elle leva la tête, n'allant pas baisser les yeux.

- Et qu'est-ce que tu veux nous dire ? Demanda Aldaron qui n'avait pas remarqué les deux mains liés à la différence du bleuté et de l'argentée.

- Voici Trisha, fille de Wald, présenta le rouge puisque le vert et Elërinna ne la connaissait pas. Cela fait depuis mon arrivée à Minas Tirith que je la connais et je suis tombé amoureux d'elle, alors je voulais vous la présenter correctement et vous dire que nous étions amoureux.

- Oh... firent lentement les trois Jackser.

Aldaron et Elërinna fixèrent l'adolescente aux cheveux bruns en la détaillant de haut en bas. Cette dernière se sentit mal à l'aise, mais la main du Prodige d'Aulë et Tulkas se resserra autour de la sienne. Lenwë les vit faire et haussa les épaules.

- Vous faites bien ce que vous voulez.

La métamorphe après avoir très légèrement hoché la tête, s'approcha non pas de son petit frère, mais de la brune en lui tendant la main.

- Je me doute que vue les meures de la Terre du Milieu, votre couple va durer, alors bienvenue dans la famille Jackser, je suis la grande sœur, Elërinna – Gwendoline – Jackser, dit la jeune femme avec un immense sourire alors que l'adolescente lui serrait la main. Par le coup, je peux dire que je suis très heureuse d'avoir une nouvelle « belle-sœur », j'en avais marre d'être la seule fille ! Mais si l'autre asperge à côté de toi fais l'idiot un jour, dit le moi, je n'hésiterais pas à lui botter l'arrière-train.

- Euh... Je... D'accord, bégaya Trisha, surprise de la soudaine éloquence de la Prodige aux cheveux d'argents. Merci d'aussi bien accepter cela.

- Pourquoi ne l'accepterions-nous pas ? s'étonna Aldaron. Tu es la bienvenue, je suis Aldaron – Fabian – Jackser, l'aîné.

En entendant les paroles de son premier frère aîné, Elërinna se racla bruyamment la gorge en se saisissant de la main d'Haldir qui se trouvait à côté d'elle. L'immortel en fut surpris, mais ne s'éloigna pas pour autant. Le geste de la jeune femme ne passa pas inaperçu et le vert se mit à grommeler.

- D'accord, j'ai rien dit...

- C'est bien, sinon tu te serais retrouvé castré avant d'avoir pu dire Quidditch, menaça très sérieusement l'archère.

- Tout de suite les grands mots !

Ses trois frères pouffèrent de rire, ce qui la fit plisser les yeux. Ils croyaient qu'elle n'était pas sérieuse et pourtant, elle l'était bel et bien. Elle était peut-être gentille, mais elle commençait vraiment à en avoir ras la casquette que l'on n'accepte pas concrètement ses choix du premier coup comme cela était le cas avec l'annonce d'Aranwë.

- Mais du coup Haldir, Elërinna, c'est « officiel » entre vous ? demanda avec un grand sourire Lenwë.

Fort heureusement, le bleuté était là pour relever un peu le niveau. Elërinna offrit un grand sourire à son frère ayant le don de Guérison tandis que Haldir prenait la parole, souriant lui aussi, mais plus légèrement.

- J'ai effectivement demandé à Elërinna si je pouvais la courtiser.

- C'est génial ! s'enthousiasma Aranwë en détaillant un peu plus sa sœur et l'Elfe à côté d'elle.

- Et toi, tu as enfin accepté et arrêté de faire ta mauvaise tête ? demanda suspicieusement le Prodige d'Estë.

- Oui et je le suis même excusé pour ce que j'avais dit à la fête, répondit le vert en baissant un peu les yeux, honteux.

Lenwë fronça les sourcils, mais hocha tout de même la tête, satisfait, mais tout de même curieux de savoir la raison pour laquelle Aldaron avait dû s'excuser. Cependant, il savait très bien qu'il ne tirerait rien du plus âgé, il demanderait donc à sa sœur une fois au calme. De son côté, Aldaron soupira, bien conscient que ses réactions avaient été beaucoup trop excessive et qu'il allait en entendre parler pendant longtemps. Néanmoins pour apaiser les remarques qu'il recevrait de la part de son frère et de sa sœur, et également, car il s'en voulait toujours un peu, il se tourna vers sa sœur et Haldir en tendant sa main droite au blond. Ce dernier le regarda avec surprise, ne comprenant pas exactement ce qu'il cherchait à faire. Un sourire étira les lèvres du vert quand le Galadhrim lui serra finalement la main.

- J'aurais certainement dû le faire plus tôt, mais bienvenue dans la famille Jackser, Haldir, annonça solennellement Aldaron.

- Merci Aldaron, j'en suis honoré, répondit l'immortel avec un sourire heureux.

Pendant plusieurs instants, Elërinna fixa son frère aîné avec les yeux écarquillés et bouche bée. Elle savait que le vert s'était considérablement calmé depuis qu'elle lui avait bien fait comprendre son point de vue, mais elle ne se serait jamais attendue à cela. Comme quoi, même après dix-sept ans et plusieurs mois passé dans un monde inconnu et hostile à cause de Sauron, son frère parvenait toujours à la surprendre.

- Elërinna ? Gwen ? appela le vert en passant une main devant les yeux de sa sœur, qui encore sous le coup de la surprise n'eut aucune réaction. Je crois que je l'ai cassé... pouffa le Prodige de Yavanna.

- C'est malin tiens, elle est sous le choc maintenant, remarqua Aranwë. Vous me faites honte c'est pas possible.

- Oh, ça va hein, respect tes aînés la crevette, lâcha d'un seul coup Elërinna en feulant de mécontentement.

- C'est bon, elle est réparée ! s'exclama Lenwë en riant.

Les trois garçons de la famille Jackser éclatèrent de rire tandis qu'Elërinna accompagnée de Trisha pouffaient doucement de rire. Haldir de son côté, qui tenait toujours de la Prodige d'Oromë et Nessa dans la sienne, secoua la tête avec indulgence tout en souriant, pensant que ses propres frères s'entendraient bien avec ceux de l'argentée.

À force de discuter et rire, ils ne se rendirent pas compte qu'ils étaient déjà arrivés à la citadelle de Minas Tirith. Legolas et Gimli allèrent aux écuries pour s'occuper d'Hasufel et d'Harod tandis qu'Aranwë, avec Aldaron, Lenwë et Trisha rentrèrent dans le bâtiment pour trouver le magicien et lui demander le nom du cheval du rouge. Elërinna et Haldir se retrouvèrent donc seuls avec Ainu et l'étalon à la robe noire. Les deux âmes-soeurs se regardèrent quelques secondes en se souriant avant que la métamorphe n'ose s'approcher du cheval offert à son frère cadet.

- Hey... fit-elle doucement au cheval en approchant sa main. Nous allons aller aux écuries, tu viens avec nous ?

Alors qu'elle allait caresser le chanfrein de l'équidé, ce dernier releva brusquement la tête en s'agitant et en faisant claquer son sabot contre le sol pavé. Elërinna sursauta en s'écartant d'un bond ne s'étant pas attendu à une réaction aussi brusque du cheval. Par réflexe, Haldir se plaça entre la jeune femme et l'animal au cas où ce dernier se mettrait à cabrer. Néanmoins, ce n'est pas ce qu'il fit, il se contenta de souffler bruyamment avant de s'écarter quelque peu.

- Il n'a pas l'air particulièrement docile, commenta le blond en se tournant vers l'argentée.

- Je suis bien d'accord, mais il ne le sera qu'avec nous, compris après coup la Cilmë. Il n'a pas le même caractère qu'Ainu, Heleg ou Malta. Cependant, cela ressemble bien à mon petit-frère.

- Peut-être qu'en usant du pouvoir de la langue des Elfes, il accepterait de nous suivre pour que l'on s'occupe de lui..

L'un des sourcils d'Elërinna se haussa, cette dernière pleine de dubitation même si elle avait confiance en l'immortel. Cependant, elle croisa les bras sous sa poitrine et ne l'empêcha pas à son tour d'approcher l'étalon d'Aranwë. Le Galadhrim s'approcha en étant bien dans le champ de vision des yeux chocolat puis il se mit à parler en elfique d'une voix apaisante. L'animal ne montra aucun signe d'agressivité envers Haldir, il se laissa même caresser le chanfrein en soufflant doucement. La mâchoire d'Elërinna se décrocha. Comment avait-il fait ça ?!

- Mais, comment tu as fait ça ?!

- Parler en Sindarin aux chevaux les apaises, rendant le plus sauvage des chevaux presque docile, expliqua le blond avec un sourire.

- Ahhhhhhhhhh... C'est super pratique !

Le sourire d'Haldir se fit un peu plus grand puis ils prirent la direction des écuries. Le bâtiment était vaste mais de très nombreux box étaient vides et les chevaux des Rohirrims ne suffisait pas pour les remplir. Après quelques minutes de marche, Elërinna aperçu la jument de Lenwë et l'étalon d'Aldaron qui étaient dans deux box à l'écart des autres équidés. Cela l'étonna légèrement, mais puisque les box autours de Malta et Heleg étaient vides, elle décida d'installer Ainu et l'étalon Aranwë dans ces derniers. La jument à la robe rougeâtre alla donc dans le box à côté de celle à la robe or et l'étalon à la robe noire alla dans celui à côté du cheval à la robe grise foncée. Une fois sa monture installée, Elërinna lui retira son sac de celle qu'elle déposa par terre à l'extérieur puis elle commença à lui retirer la selle et la bride. Enfin libre, Ainu s'ébroua en hennissant de contentement.

- Oh, ma belle... Je suis heureuse que tu sois de retour et tu devais en avoir plus que marre d'avoir tout cet attirail sur le dos...

Ainu lâcha un nouveau hennissement joyeux qui fit sourire sa propriétaire. Elërinna colla son front à celui de la jument en souriant.

- Je ne savais pas que tu parlais aux animaux, dit Haldir pour se moquer un peu en ramenant de quoi brosser les chevaux.

- Et toi, je ne savais pas que tu faisais dans l'humour, rétorqua-t-elle avec malice. Mais sinon, j'ai l'habitude de parler aux animaux même s'ils ne répondent pas. J'avais un chat, dans mon monde et je lui parlais souvent.

- Il y a beaucoup de choses dont tu ne sais pas encore sur moi.

- Et toi sur moi.

Le fait qu'elle rétorque ainsi fit sourire le blond qui lui tendis une brosse avant de partir s'occuper de l'étalon d'Aranwë. Cependant, à peine l'Elfe eut-il approché l'objet que l'équidé montra son mécontentement et toutes les belles paroles dites en Sindarin n'y changèrent rien. Cela fit éclater de rire la jeune femme aux cheveux d'argents.

- Visiblement, le Sindarin ne fonctionne pas à tout les coups, dit-elle pour se moquer gentiment.

- Oui... Visiblement...

Haldir fronça les sourcils, agacé et aussi vexé, mais il n'ajouta rien. Elërinna le regarda avec un peu de surprise dans ses yeux orangés, mais un fin sourire en coin étira ses lèvres et elle nota mentalement que l'Elfe dont elle était tombée amoureuse et qu'elle aimait, était un poil susceptible.

- Tu ne vas quand même pas faire la tête, car un étalon refuse de t'écouter ? Demanda-t-elle.

- Je ne fais pas faire la tête pour quelque chose d'aussi futile...

Elërinna leva les yeux au ciel en continuant de sourire. Elle termina de brosser une première fois Ainu puis à l'aide d'Haldir, alla chercher deux rations de granule pour que les chevaux puissent se nourrir. Alors qu'ils se baissaient pour pouvoir prendre les sceaux, l'argentée se pencha vers le Galadhrim avant de rapidement lui coller une bise sur la joue avant de se redressait, le seau dans les mains.

- Que... !

L'exclamation de surprise de l'immortel fut étouffée par un éclat de rire venant d'Elërinna qui était déjà repartie en direction du box de sa jument et qui avait les joues complètement rouge. Les yeux d'Haldir étaient écarquillés et il avait porté l'une de ses mains sur sa joue, à l'emplacement où la jeune femme l'avait embrassé. Ce n'était pas du tout dans les habitudes des Elfes de faire cela et si pendant quelques secondes, il ne sut pas comment réagir, un sourire étira finalement ses lèvres alors que ses joues et la pointes de ses oreilles rougissaient doucement. Ce n'était pas dans les habitudes de son peuple... Mais Elërinna ne venait pas de son peuple et c'est bien pour cela aussi qu'il l'aimait.

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C'est dans un petit jardin intérieur qu'ils trouvèrent le magicien blanc de la Communauté de l'Anneau. Ce dernier était assis sur un banc en train de fumer sa pipe et il semblait être perdu dans ses pensées. Aranwë hésita à le déranger. Après tout, il ne le connaissait pas plus que cela et ne savait pas quelle serait sa réaction s'il venait l'accoster alors que le vieillard désirait être tranquille. Cependant Aldaron et Lenwë n'hésitèrent pas, ils s'avancèrent dans le petit jardin pour se planter devant Gandalf qui leva les yeux vers eux.

- Excusez-nous de vous déranger ainsi, Gandalf, commença le vert avant que le bleuté ne prenne à son tour la parole.

- Mais Aranwë voudrait connaître le nom de son étalon.

- Oh, alors les chevaux sont arrivés, fit le magicien avec un sourire en coin.

- Oui, Elërinna était très heureuse de retrouver sa jument, dit le Prodige d'Aulë et Tulkas en s'approchant avec Trisha.

Gandalf hocha la tête et inspira une nouvelle fois pour prendre un peu de fumée. Juste après, il la souffla et la fumée pris la forme de plusieurs papillons.

- Votre étalon se nomme Naur, qui veut dire « flamme » en Sindarin par contre, ce cheval est assez difficile et n'écoutera vraiment que vous ou bien alors, quelqu'un qui lui parle en Sindarin, mais ce ne sera vraiment pas longtemps, expliqua Gandalf avec sérieux.

- Naur... Ça sonne bien ! s'exclama Aranwë en ayant un immense sourire.

- Difficile, vous dites ? voulu confirmer le Prodige d'Estë. Naur ira parfaitement avec toi !

- Pourquoi tu dis ça ?

- Oh pour rien, merci en tout cas, Gandalf !

- Mais de rien les enfants, dit le magicien avant de se remettre à fumer sa pipe tranquillement.

Aldaron, Lenwë, Aranwë et Trisha s'échangèrent un regard perplexe avant de hausser les épaules. Ils rebroussèrent chemin pour ressortir de la citadelle en discutant. Dans les couloirs, ils ne croisèrent personnes et arriver à l'extérieur, devant l'arbre blanc qui refleurissait, ils s'aperçurent tout les quatre de l'absence d'Elërinna, Haldir et les deux chevaux.

- Ils doivent peut-être être aux écuries, intervint Trisha.

- Tu as certainement raison allons les rejoindre, approuva Lenwë. Ils ont dû installer les chevaux près de Malta et Heleg.

- Je n'ai pas encore vu ton cheval, Aldaron, je me demande à quoi il ressemble, pensa tout haut Aranwë.

- Tu verras bien.

Sur cette réponse qui n'était énigmatique que pour les deux adolescents, car les deux adultes savaient à quoi ressemblait Heleg, ils quittèrent la cour de la citadelle pour rejoindre le sixième étage de la Cité où se trouver les écuries. Une fois dans les écuries, ils allèrent jusqu'au fond de cette dernière où ils trouvèrent Elërinna et Haldir dans le box d'Ainu, d'ailleurs la jument à la robe bordeaux était en train de se faire pouponner par sa cavalier et l'amoureux de celle-ci. Aranwë en s'approchant, aperçu son cheval à côté d'un cheval à la robe gris foncé, aux yeux du même vert que les cheveux d'Aldaron et aux crins couleurs argents. Il reconnu alors Heleg, l'étalon de son grand-frère qui était à côté de la jument à la robe doré qui appartenait à Lenwë.

- Elërinna ? appela le cadet des Jackser en s'accoudant à la porte du box. Tu veux bien m'aider pour Naur ?

- Ah, alors c'est comme ça qu'il s'appelle ? Qu'est-ce que ça veux dire ? demanda curieusement la jeune femme. Et je veux bien t'aider mais je suis ne suis pas une experte.

- Naur veux dire « flamme » dans ma langue, traduisit Haldir puisque d'entre eux, il était le seul avec Lenwë à parler l'elfique. Elërinna lui fit un sourire de remerciement.

- Tu n'es peut-être pas une experte, mais d'entre nous quatre, tu es celle qui sait le mieux y faire avec les chevaux, sentit bon de faire remarquer l'aîné de la fratrie.

- Arrête, tu vas me faire rougir, beaucoup trop de compliment d'un seul coup.

Le vert et l'argentée s'échangèrent un long regard plein de dubitation avant qu'ils n'éclatent de rire tout les deux. Cela eu le don de surprendre Trisha, et même Haldir, mais quand ils demandèrent discrètement aux deux autres Jackser ce qu'ils leur arrivaient, Lenwë et Aranwë haussèrent avec exaspération les épaules.

- Eh oui, fit le bleuté. Cela peut surprendre, mais quand ils ne se disputent pas, ils s'entendent bien.

- Mais comme ils se disputent souvent, on s'en rend pas tout de suite compte, ajouta en dramatisant un peu le rouge.

- Vous vous moquez beaucoup entre vous, note Trisha qui s'était assise sur une botte de paille.

- Ah... Tu trouves ? fit Elërinna en sortant du box d'Ainu en compagnie d'Haldir. Moi, je pense que nous sommes encore gentil entre nous, mais ça... C'est parce qu'on ne veut pas passer pour des fous, termina-t-elle avec un sourire plein de malice. Aller Aranwë ! C'est l'heure d'apprendre un minimum à t'occuper de Naur !

Le rouge acquiesça la tête en s'approchant de Naur qui n'eut aucune réaction à son approche. Cela le fit sourire et il déposa avec une petite hésitation sa main sur l'encolure de l'étalon à la robe noirâtre qui souffla doucement. Elërinna s'approcha à son tour sans brusquer Naur et elle passa la première brosse à utiliser pour le pansage d'un cheval.

- Alors cette brosse s'appelle l'étrille, tu dois la passer en faisant des mouvements circulaires sur le corps de Naur en évitant la tête, les jambes et les zones osseuses, y compris la colonne vertébrale, expliqua la jeune femme d'un tons docte, comme si elle donnait une leçon. Ensuite, tu utiliseras la brosse dure pour faire tomber la saleté, tu fais des mouvements secs, courts et droits dans le sens du poil, la seule zone à éviter, c'est la tête. Viens la brosse à crins pour lui brosser la crinière et la queue. Après, tu as la brosse douce que tu passes doucement et sur tout le corps...

Elle continua à lui expliquer chaque étape à faire pour bien s'occuper de son étalon puis elle l'observa faire en silence pendant que les autres discuter dans l'allée de l'écurie.

Une petite heure plus tard, Aranwë avait fini le pansage de Naur. Aldaron et Lenwë étaient partis pour se rendre à la Maison de Guérison, il fallait encore surveiller les différents blessés. Haldir lui était allé voir si Elladan et Elrohir avaient besoin d'aide pour réunir les personnes encore capable de se battre et Trisha était partit rejoindre sa grand-mère pour l'aider.

- Je range tout ça l'a dedans ? demanda le rouge en s'apprêtant à ranger les brosses dans le bac posé par terre.

- Oui...

Elërinna, qui jusqu'à maintenant était assise sur une pile de bottes de foin, sauta de son petit perchoir pour lui venir en aide. Bien qu'ils s'adorent, cela leur faisait un peu bizarre de se retrouver tout seul tout les deux après autant de temps.

- Dit Gwen... Il va encore y avoir une nouvelle bataille ?

Étonnée, la jeune femme aux cheveux d'argents se tourna vers son cadet qui avait l'air perturbé par sa propre question. Un sourire désolé apparu sur les lèvres d'Elërinna et elle lui ébouriffa avec tendresse les cheveux.

- Malheureusement, oui, avoua-t-elle. La guerre n'est pas finie, Sauron est toujours là et Frodon et Sam doivent affronter la traversée du Mordor tout seuls. Aragorn à exposé l'idée d'attirer l'attention de Sauron sur nous en nous rendant devant la Porte Noire. Au moins, Frodon et Sam auront le chemin libre pour jeter l'Anneau dans le feu de la Montagne du Destin.

Les sourcils rouges d'Aranwë se froncèrent et il pinça les lèvres. Le sourire désolé d'Elërinna se changea en un sourire triste. Elle s'approcha doucement du plus jeune et le serra encore dans ses bras. C'était vraiment désolant qu'ils soient obligés de se retrouver dans une ambiance pareille, avec des batailles à tout bout de champ.

- Ne t'en fais pas... C'est juste le temps que mes amis s'occupe de détruire l'Anneau mais il nous faut tout le monde, ajouta la Prodige d'Oromë et Nessa.

- Mais... Comment veut-il que nous tenions ? questionna celui d'Aulë et Tulkas incrédule.

- Ai confiance en Aragorn. Je le connais depuis un moment maintenant et il n'est pas fou. C'est peut-être risqué, mais si c'est la seule solution...

Cette fois-ci, il regarda sa grande sœur avec étonnement. Il la connaissait et il était plus de surprise de la voir faire confiance à quelqu'un d'autre qu'eux ou Julie. Alors qu'ils se dirigeaient vers le sellier pour ranger les brosses, Aranwë observa sa sœur du coup de l'œil. Elle avait changé, ce fait était incontestable. Mince, presque maigre avec tout ce qu'elle avait vécu ces derniers temps, de longs cheveux argentés et des yeux oranges qui tout comme les siens ne montrer plus la même petite lueur innocente dont ils avaient le secret. Oui... Sa sœur avait changé et il ne devrait pas être surpris qu'elle parvienne à faire confiance à quelqu'un qu'elle connaissait depuis plusieurs mois maintenant. Elërinna était loin d'être autant naïve comme elle pouvait souvent le faire croire. L'argentée avait toujours été douée pour dissimuler ce qu'elle ne voulait pas montrer aux autres et elle disait souvent qu'il valait mieux être sous-estimé dans certainement situation pour mieux surprendre.

- Jonathan... Arrête de me regarder... Tu me stresse, gronda cette dernière en grimaçant.

- Désolé... Mais je n'ai vraiment pas l'habitude de te voir avec cette tête là.

- Tu t'y feras.

Ils échangèrent un sourire puis ils prirent le chemin inverse pour pouvoir sortir des écuries. Si tout à l'heure la grande rue n'était presque pas empruntée, désormais, elle était noire de monde. Avec une certaine difficulté, la sœur et le frère se frayèrent un chemin parmi la foule pour pouvoir rejoindre l'entrée de la Maison de Guérison. À l'intérieur, plusieurs Guérisseurs venaient en aide aux personnes avec les blessures les plus minimes. En essayant de ne pas se faire remarquer les deux jeunes Jackser parcoururent les couloirs avant de tomber sur la pièce où leurs deux autres frères étaient avec aussi Merry, Pippin et Éowyn. Tout de suite, Elërinna s'approcha des deux Hobbits pour savoir comment ils allaient. Elle observa attentivement Merry et fut soulagée de voir que le jeune Brandebouc allait bien mieux que quand ils l'avaient retrouvés près du Mumâk.

- Bonjour les garçons... Merry tu va mieux ?

- Grâce à Lenwë, oui, répondit le châtain avec un léger sourire. Comment vas-tu toi ?

- Bien, nous avons enfin retrouvé Aranwë.

Elle fit un signe en directement de son petit frère qui se tenait un peu à l'écart avec Aldaron. Merry regarda dans la même direction et après quelques secondes de surprise, il eut un sourire plus grand que quelques secondes plus tôt.

- C'est super ! Je suis content pour toi, vous avez bien mérité de vous retrouver enfin !

- Merci, Merry, dit Elërinna en souriant à son tour. Vous allez devoir encore rester longtemps ici ?

- Non, je vais beaucoup mieux.

Avec un hochement de tête, l'argentée se tourna vers Éowyn qui jusque-là se faisait examiner les bras par Lenwë. Les bras fins et pâles de la jeune Dame du Rohan étaient couverts de marques noirâtres qui semblait la faire souffrir. Perplexe, la Prodige d'Oromë et Nessa s'approcha d'eux.

- Même si s'attaquer au Roi Sorcier a fortement affaibli l'armée de Sauron... Pour vos bras, ce n'était pas la meilleure idée du monde Dame Éowyn, commenta le bleuté. Même mon pouvoir ne peut pas vous soigner entièrement.

- C'est déjà très gentil à vous Lenwë de faire votre possible, répondit la blonde en grimaçant quand les bandages recouvrèrent ses bras.

- Vous vous êtes attaquée à un Nazgûl ? hoqueta avec surprise Elërinna. Tous les deux ?!

- Oui... répondit lentement la nièce de Théoden. Il croyait que personne ne pouvait le tuer... Au final... C'est une simple femme et un Hobbit qui l'ont tué.

- Vous n'êtes pas simplement une simple femme et un Hobbit vous savez, rétorqua le Guérisseur. Vous avez fait quelque chose d'extraordinaire.

Éowyn les regarda avec un peu de dubitation et si Lenwë ne comprit pas pourquoi, Elërinna le comprit, elle. La blonde était une femme et dans ce monde, même en faisant quelque chose de spectaculaire, il était toujours difficile de se faire respecter. Surtout que l'argentée avait entendu dire qu'Éomer avait eu une peur bleue en retrouvant sa petite sœur inconsciente sur le champ de bataille alors Éowyn avait dû en prendre pour son grade. Compatissante, car elle avait vécu la même chose avec ses frères, Elërinna s'installa à côté de l'autre jeune femme en lui souriant doucement.

- Vous avez fait ce qui vous semblez juste Dame Éowyn et c'est très bien, dit-elle. Même si votre frère est en colère, ça n'a pas d'importance, cela lui passera de toute façon.

- Vous avez raison Elërinna.

- Bien sûr que j'ai raison, j'ai toujours raison.

- Alerte à la prétention, s'exclama soudainement Aranwë.

Pour toute réponse, Elërinna lui tira la langue et leur petite querelle fit rire la jeune Dame du Rohan.

Pendant que sa sœur et son frère discutaient avec Éowyn et les deux Hobbits, Aranwë en profita pour rendre visite à Faramir. Il n'avait pas du tout eut le temps de le faire avant et il était heureux de pouvoir le faire maintenant. Le fils cadet de Denethor était debout devant les fenêtres de la vaste chambre où il avait été installé. Même si les blessures reçus à Osgiliath allaient déjà beaucoup mieux, lui permettant de se déplacer, Lenwë avait catégoriquement refusé qu'il quitte la Maison de Guérison. Pour signaler sa présence, le Prodige d'Aulë et Tulkas se racla doucement la gorge ce qui comme prévu, attira l'attention de Faramir qui se retourna vers lui.

- Aranwë... murmura-t-il, visiblement surpris de le voir ici.

- Comment vont vos blessures ? demanda le rouge, imperturbable.

- Beaucoup mieux.

Un lourd silence s'installa entre les deux hommes qui se fixèrent sans rien dire. Finalement, n'y tenant plus, Aranwë s'avança pour prendre le futur intendant dans ses bras pour une accolade amicale, prenant garde à ses blessures bien qu'elles ne fassent plus souffrir le plus vieux. Un peu étonné, Faramir lui rendit son accolade après quelques secondes d'hésitation. Même si le Cilmë aux cheveux rouges était en colère contre Faramir pour être tout de même parti à Osgiliath malgré sa conscience de la mort qui l'attendait, il était heureux de le revoir vivant. Bien qu'à cause de Denethor, sans Pippin et Gandalf, il y serait peut-être passé.

- Si je peux me permettre, dit Aranwë en s'éloignant, les sourcils froncés. Vous avez été stupide, vraiment très stupide.

- C'était pour le rendre fier de moi... avoua avec amertume le jeune Gondoréen.

Aranwë pinça les lèvres en ne disant rien. Il ne voulait pas accabler le châtain de son point de vue qui était bien différent du siens. De plus, le rouge appréciait réellement Faramir, ce n'était pas simplement l'homme qui lui avait permis de survivre.

- Vous savez Faramir, j'ai vraiment eut peur pour vous lorsque vous avez chevauché jusqu'à Osgiliath, commença l'adolescent en fixant droit dans les yeux le plus vieux. Vous n'êtes pas simplement pour moi la personne qui m'a sauvé la vie en me ramenant à Minas Tirith alors que vous ne me connaissiez pas.

- Aranwë...

Les paroles du Prodige aux cheveux rouges touchèrent Faramir plus qu'il ne l'aurait voulu. Personne ne lui avait jamais dit ce genre de chose. Il avait toujours été le fils de l'intendant et il ne se serait jamais attendu cela, et surtout pas si ça venait d'un adolescent complètement hors du commun. Avec une famille tout aussi hors du commun. Quand Faramir regardait Aranwë, il voyait la même chose que quand il regardait son défunt frère Boromir, une personne d'une grande bonté et rempli d'amour pour ceux qu'il aime et pour les causent qu'il pense juste.

- C'est très gentil de ta part...

- C'est pensée ! s'exclama tout de suite Aranwë, ce qui fit rire Faramir.

- Je le sais, mais laisse-moi finir veux-tu ? demanda-t-il en souriant. Je suis désolée de t'avoir parlé comme je l'ai fait avant de partir.

- Ce n'est rien, répondit le Cilmë en secouant doucement la tête. De toute manière, je ne vous ai pas écouté, je n'ai pas fui et je me considère toujours comme étant votre écuyer.

- Non, tu n'es plus mon écuyer, rétorqua vivement le fils du défunt intendant d'une voix forte. Tu es mon ami Aranwë et je te prie de te considérer comme tel désormais, et tutoie-moi.

Sous le coup de la surprise, la mâchoire d'Aranwë se décrocha et il regarda le châtain avec des yeux écarquillés. Sa réaction fit éclater de rire Faramir qui dut se tenir le ventre avant de se mettre à siffler à cause de la légère douleur qu'il ressentit au niveau du torse.

- A-Arrête de rire ! Tu n'es pas encore complètement remis...

- Oui, tu as raison, reconnu après quelques secondes Faramir.

Ils se sourirent puis se mirent à discuter de chose et d'autre.

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Plusieurs quarts d'heure plus tard, Trisha vint chercher Aranwë qui se trouver encore dans la Maison de Guérison et qui avait rejoins sa famille, laissant Faramir se reposer. Elle trouva l'autre adolescent et l'emmena un peu à l'écart des autres, les joues rouges et l'air perturbée.

- Aranwë... Je ne voudrais pas t'inquiéter mais ma grand-mère voudrait te voir maintenant...

- QUOI ?!

- Je suis désolée... s'excusa la brune, piteuse. En me voyant revenir elle a tout de suite compris que je cachais quelque chose d'important !

Le visage du rouge se mit à pâlir et il avala difficilement sa salive. Il ne s'attendait pas du tout à devoir revoir Tyld aussi rapidement. De plus, il ne savait pas du tout comme expliquer ses sentiments à la grand-mère de la fille dont il était tombé amoureux. S'il avait été comme sa sœur, il aurait fait une crise d'angoisse, mais comme Aranwë n'était pas comme Elërinna, il inspira un grand coup puis leva la tête.

- D'accord, très bien, allons voir ta grand-mère.

Trisha souffla de soulagement tout en souriant. Elle aurait bien voulu éviter ça au rouge, mais c'était la tradition ici. Ils ne pouvaient pas ne pas en parler à Tyld, ça n'aurait pas été correct.

- Les gens, je vais voir la grand-mère de Trisha, je reviens peut-être plus tard, dit Aranwë à l'adresse de ses aînés.

Aldaron, Lenwë et Elërinna se tournèrent vers eux avant de hocher tous les trois en même temps. L'adolescente de dix-sept ans attrapa alors la main du plus jeune avant de l'entraînait à l'extérieur de la Maison de Guérison. Ils passèrent par plusieurs rues et ruelles de la Cité avant d'enfin arriver dans la zone où se situer la maison de Trisha ainsi que la boutique de fleur qu'elle tenait avec sa grand-mère. L'endroit avait également subi la bataille et cela était visible à cause des nombreux morceaux de roche qui obstruait encore le passage. Néanmoins, cela ne sembla pas gêner Trisha, car cette dernière emprunta sans hésitation la rue et ils arrivèrent juste après devant la petite boutique aux étalages pour le moment complètement vide. Trisha ouvrit la porte et une petite clochette tinta dans la pièce, annonçant leur arrivée. La brune n'attendit pas d'avoir une réponse au son de la cloche et elle l'emmena dans l'arrière-boutique rempli de fleur avant d'emprunter un escalier bien caché. Alors qu'ils montaient les marches, le cœur d'Aranwë se mit à battre plus fort et plus vite. Si un jour, on lui avait dit qu'il irait demander à une vieille dame la permission d'entretenir une relation avec sa petite fille, il aurait rit au nez de la personne en demandant à ce qu'on l'enferme dans un hôpital psychiatrique. Sauf que maintenant... Comme ça lui arrivait vraiment... Il ne savait pas vraiment quoi faire ni quoi dire.

- Trisha ? C'est toi ? fit une petite voix dans la demeure.

- Oui, Grand-Mère, c'est moi et je ne suis pas venue seule !

Dans une pièce adjacente à la pièce principale qui servait de petit salon et de salle à manger, il y eu des bruits de pas précipité. Aranwë se sentait encore plus tressé que lors de son entrée au collège et il se sentait encore plus inquiet et désespéré que lorsqu'il était arrivé en Terre du Milieu tout seul et paumé en pleine forêt. Malheureusement, il n'eut pas le temps de réfléchir à ce qu'il pourrait bien dire, car Tyld arriva dans la pièce. La grand-mère de Trisha ressemblait beaucoup à sa petite fille en dehors du fait qu'elle était plus vieille et que ses cheveux étaient complètement blanc. Tyld, en arrivant dans la pièce, remarqua tout de suite la présence du Prodige d'Aulë et Tulkas et cela lui fit froncer les sourcils. Rajoutant encore plus d'appréhension sur les épaules de l'adolescent aux cheveux rouges.

- Que se passe-t-il ? Pourquoi êtes-vous tous les deux ici ?

- Grand-Mère, Aranwë et moi avons quelque chose d'important à te dire, annonce sans préambule la brune.

- Et qu'est-ce que c'est ? demanda Tyld sans ciller.

Trisha et Aranwë échangèrent un regard. Il s'écoula plusieurs minutes sans que personne ne dise quoi que ce soit avec que le plus jeune des Jackser ne prenne son courage de Gryffondor à deux mains. Aranwë lâcha la main de Trisha puis s'avança jusqu'à la vieille femme qui l'observa faire avec des yeux plissés. Tendu, l'adolescent se racla la gorge avant de se mettre à parler.

- Madame, même si je ne vous ai rencontré qu'une seule fois, et cela après avoir raccompagné votre petite fille ici, sachez que j'ai beaucoup de respect pour vous. Ce que je voudrais vous dire, et même vous demandez est bien étrange pour moi, car ce n'est plus quelque chose que l'on fait dans mon monde. Mais par la demande de Trisha et pour faire les choses correctement selon c'est dire, je voudrais vous demander la permission de lui faire la cour.

Intérieurement, Aranwë ne savait pas du tout si ce qu'il disait été bien et si cela avait du sens, mais il avait à de nombreuses reprises vu des personnages dans les films historiques faire ce genre de demander au père de la fille aimée. L'adolescent espérait donc vraiment que son petit discours avait fait mouche. Pendant des minutes qui semblèrent être des heures, Tyld l'observa attentivement sans rien dire et si Aranwë n'avait pas été aussi convaincu des sentiments qu'il éprouvait pour Trisha, il se serait certainement dégonflé et aurait baissé les yeux depuis longtemps en face de la vieille femme. Mais le problème était qu'il aimait vraiment la brune de tout son cœur et il n'allait pas laisser une mamie lui faire peur.

- Il n'en ai pas question...

- COMMENT ?! s'écria Trisha sidérée. Mais, Grand-Mère ! Je l'aime !

- Laisse-moi finir mon enfant, rétorqua fermement Tyld alors qu'Aranwë voyait déjà le monde autour de lui s'effondrer. Il n'en ai pas question pour le moment. Vous êtes encore jeune et ce jeune homme n'a ni maison, ni travail et n'a pas montrer non plus qu'il était digne de toi.

- Mais enfin, il a repoussé une grosse partie de l'Armée venue de Minas Morgul pour ne pas qu'ils pénètrent plus en avant dans Minas Tirith !

- Et alors ? À son âge, ton père avait déjà participé à plus de combats.

- Vous voulez que je combatte avec ceux qui iront à la Porte Noire pour vous prouver que je suis capable de défendre votre petite fille, c'est ça ? compris immédiatement le rouge en serrant de rage les poings.

- J'ai entendu deux Seigneurs Elfes avertir des gardes qui étaient dans la rue... Si tu en reviens, tu auras le droit de faire la cour à ma petite Trisha.

Le jeune Jackser ne bougea pas d'un poil tendit que la vieille femme disait cela. Malheureusement pour lui, Tyld ne semblait pas faire de l'humour noir à cet instant précis. Il aurait pourtant préféré.

- Tu es devenue folle Grand-Mère ?! Je ne veux pas qu'Aranwë aille à la mort juste pour pouvoir me faire la cour ! Si c'est ça...

- J'irais, trancha-t-il fermement. Je devais déjà y aller, se sera une raison de plus de m'y rendre. Si je dois combattre pour pouvoir aimer librement Trisha, c'est ce que je ferais.

- Mais enfin Aranwë... Tu vas mourir là-bas... tenta de le dissuader la brune.

- Je préfère mourir en ayant voulu prouver ma valeur auprès d'une vieille dame pour pouvoir être avec la femme que j'aime au lieu d'aller contre toutes les pratiques de ce monde et te voir malheureuse.

Trisha écarquilla les yeux en restant bouche bée. Elle tenta à plusieurs reprises de dire quelque chose, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Les larmes lui montèrent aux yeux et elle ferma les paupières en serrant les poings.

- Je refuse catégoriquement que ça se passe comme ça, lâcha-t-elle d'une voix tremblante. Grand-Mère, j'aime Aranwë pour ce qu'il est ai et non pour ce qu'il fait ou ce qu'il accomplira. Tu veux qu'il aille se battre pour prouver qu'il est digne de moi et bien, se n'est pas ce que je veux, car je le trouve déjà digne de moi. Si j'accepte ce que tu voudrais de lui, se serait plutôt moi qui serait indigne de lui et de sa famille qui se bat pour un monde qui n'est même pas le leur.

L'intervention de la brune laissa Tyld silencieuse et la mâchoire de cette dernière se crispa alors qu'elle s'appuyait un peu plus sur la canne qui lui permettait de marcher. Néanmoins, et contre toute attente, un sourire étira les lèvres de la vieille femme qui hocha finalement la tête.

- Très bien, jeune homme, j'accepte que tu fasse la cour à ma petite-fille, mais fait bien attention à tes manières d'agir avec elle, sinon tu auras affaire à moi.

Pour appuyer ses propos, elle agita sa canne sous le nez de l'adolescent qui hocha vivement la tête. Trisha de son côté, lâcha un soupir de soulagement avant de sauter au coup de sa Grand-Mère pour la remercier.

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Le soir venu, ils se retrouvèrent tous dans la citadelle, dans une pièce qui semblait servir de grand salon. Aragorn était avec eux, mais semblait agité et cela se comprenait. Quelques heures plus tôt, il s'était servit du Palantir pour faire savoir à Sauron qu'il était bel et bien revenu et qu'il avait revendiqué sa place sur le trône du Gondor. Elërinna qui était assise sur l'un de fauteuil de la pièce, une tasse de thé dans les mains, observait le feu sans vraiment le voir. Demain, ils allaient prendre la route pour rejoindre la Porte Noire et après demain, une nouvelle bataille décisive pour la survie des peuples libres allait commencer. La jeune femme avait peur de ce qui pourrait se passer, mais elle se félicitait intérieurement de parvenir à garder son calme. À croire qu'avec le Gouffre de Helm et la bataille du Pelennor, elle était maintenant habituée, ce qui était complètement faux. Une main se posa sur son épaule et elle sentit quelqu'un s'asseoir sur l'accoudoir gauche du fauteuil. Sans surprise Elërinna vit que c'était Haldir. Avec un soupir, la jeune femme laissa sa tête s'appuyer contre les côtes de l'immortel.

- Tu veux vraiment venir avec nous demain ? Tu pourrais rester avec Dame Éowyn... tenta le blond en parlant à voix basse.

Les sourcils argentés de la Prodige d'Oromë et Nessa se froncèrent et elle se redressa en fusillant Haldir du regard.

- Ne cherche pas à me faire changer d'avis Haldir, je viendrais avec vous et rien ne me fera changer d'avis cette fois-ci, même par les supplications d'Aldaron si ce dernier s'y risque.

- Ne t'énerve pas... J'ai juste peur pour toi, je refuse qu'il t'arrive quelque chose.

- Je comprends et moi non plus je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, j'ai déjà donné au Gouffre, mais il faut que toutes les personnes capables de se battre viennent à la Porte Noire, souffla Elërinna en serrant la main d'Haldir dans la sienne. Il faut que Frodon et Sam puisse se rendre à la Montagne et si pour cela, je dois participer à une mission suicide, je le ferais.

Le Capitaine des Gardes de la Lorien lâcha un soupir mais hocha la tête pour lui faire comprendre qu'il comprenait et acceptait son choix de mettre sa vie en danger pour gagner la guerre. Il n'était pas pour, savoir qu'Elërinna allait peut-être mourir lui donner envie de l'obliger à rester à Minas Tirith mais il savait que s'il faisait ça, il la rendrait malheureuse et que s'il revenait, elle lui en voudrait toute sa vie. Lien d'âme-sœur ou non.

- Promets moi juste que tu ne prendras pas de risque inconsidéré, dit-il avant de lui embrasser doucement le dos de la main. Je ne m'en remettrais jamais si tu venais à disparaître.

- Je... Je... balbutia la jeune femme. Je ferais de mon mieux, mais toi aussi alors...

Haldir hocha à nouveau la tête tout en se remettant à serrer la main de la plus jeune. Au même moment, Aldaron et Lenwë, qui étaient accompagnés d'Aranwë, s'approchèrent d'eux. Soucieuse pour son petit frère, Elërinna interrogea ses frères du regard. Ces derniers durent comprendre sa question silencieuse, car ils hochèrent la tête avant que le vert ne réponde de vive voix en français.

- Jonathan va venir avec nous se battre à la Porte Noire.

Même si l'idée ne plaisait pas à la jeune femme et qu'elle pinça les lèvres, elle hocha tout de même la tête.

- Tu ne fait l'idiot et tu fais le plus attention possible, dit-elle avec sérieux.

- Je n'ai pas eu l'occasion de faire l'idiot depuis un moment, rétorqua Aranwë.

Suite à ça, un silence s'installa. Alors que les garçons discutaient sérieusement entre eux, Elërinna termina d'une traite le reste de son thé avant de poser sa tasse sur la table et de se lever du fauteuil dans lequel elle était assise.

- Tu vas te coucher ? Demanda Lenwë.

- Oui... Même si je doute que je vais dormir, m'allongeais un peu me fera du bien.

- À tout à l'heure alors, fit Haldir en lui lâchant la main.

Elërinna acquiesça avec un sourire fébrile avant de tourner les talons pour sortir de la pièce après avoir salué tout le monde. Peu de temps après elle, ils allèrent tous dans leur chambre.


Qu'est-ce que je me suis amusée à écrire ce chapitre ! Surtout celui avec Haldir et Elërinna dans l'écurie ainsi que celui avec la Grand-Mère de Trisha ! J'espère que tout le chapitre vous aura plu ! ^^

Rendez-vous mercredi prochain comme d'habitude ! ^^