Salut tout le monde ! Voilà le chapitre suivant avec, comme toujours, beaucoup de retard -_- …
Mais cette fois-ci, pour me faire pardonner, je vous offre un chapitre plus long que jamais !
J'espère qu'il vous plaira !
Enjooooooy
Disclaimer : Seules Yuki et Naïade, la mère de Yuki, Mizuki et leur grand-mère m'appartiennent !
PS: J'ai pas mal écouté ces deux musiques lorsque j'ai écris ce chapitre.
A vous de voir ;) :
THE MAN WHO SOLD THE WORLD - Nirvana et THROUGH THE LOOKING GLASS- Pete Doherty
Chapitre 36 « Life isn't so easy ».
J'avançais avec ma mère vers mes deux amis, un sourire crispé sur les lèvres.
Comme je m'y attendais, Naïade sauta presque dans les bras de ma mère.
- Mme Onoha ! Hurla-t-elle, un sourire jusqu'aux oreilles.
Plus étrange encore que la relation les liant, la façon dont Naïade interpelait ma mère me faisait toujours un drôle d'effet. Cette dernière, et même si nous nous connaissions depuis l'enfance, ne l'appelait jamais par son prénom.
-Comment tu vas ma belle ? Demanda ma mère. Ca va les cours ?
-Oui très ! Je suis seulement passée de 16 à 15,5 en mathématiques, mais tout le reste est parfait.
Ma mère affichait un grand sourire, avant de se retourner vers moi.
-Et toi ma puce, comment vont les cours ? Tu ne m'as rien dit depuis tout ce temps.
Mon cœur se serra. Jouant avec mes doigts, je baissais les yeux afin de ne pas croiser son regard.
Je n'aimais pas parler de mes notes, encore moins avec elle. A vrai dire, je n'aimais pas du tout parler de mes études ni de mon futur avec elle. Plus qu'angoissant pour moi, nos discussion à ce sujet finissaient toujours avec des claquements de portes.
-S'il-te-plait Maman, on pourrait éviter de partir là-dessus … ? La suppliais-je en soupirant.
-Ne pas partir sur quoi ? Je te demande juste si tu t'en sort dans tes cours. Dit-elle sèchement.
J'étais enfin en vacances, j'allais pouvoir me détendre et profité d'être avec Castiel et Naïade, récupérer du sommeil … Mais non, il fallait toujours qu'elle parle de ce qui me tracassait.
-Bref, enchaîna-t-elle en affichant de nouveau un grand sourire. Tu dois être Castiel ?
Ce dernier acquiesça et, sans plus de cérémonie, ma mère prit ma valise et partit en direction de la voiture, Naïade sur ses talons… Juste avant de revenir sur ses pas.
-Pour le chien, tu te débrouilleras avec ta grand-mère Yuki.
Je restais sur place, partagée entre l'agacement et la tristesse.
Il fallait toujours qu'elle fasse ça …
-C'et la joie entre vous deux.
-Et tu n'as encore rien vu … soupirais-je de nouveau.
Le Ketchup étouffa un rire.
Après avoir lui avoir donné un coup dans les côtes, nous rejoignîmes ma mère et Naïade.
Le trajet entre la gare et la maison n'étant que d'une petite vingtaine de minutes, nous arrivâmes vite à destination. Comme toujours, ma grand-mère avait déjà ouvert le grand portail et nous attendait.
Cette dernière poussa un cri de surprise lorsque Démon sorti de la Chrysler Voyager et s'approcha d'elle.
Ma grand-mère avait une peur bleu des gros chiens …
-Démon ! Viens-là ! Ordonna Castiel.
Sortant de la voiture, je comptais sur ma bonne humeur enfin revenue pour aller la saluer. Me voyant arriver, celle-ci me sourit et m'embrassa sur les deux joues avant de reporter son regard sur Naïade pour en faire de même.
Une fois chose faite, j'entrepris de lui présenter mon petit ami.
-Bonjour, dit-elle sèchement avant de remonter le perron et de franchir la porte de la maison sans lui laisser le temps de répondre.
Je soupirai, emplis d'un sentiment d'injustice et de tristesse.
Ma grand-mère n'avait jamais pu supporter que je sois amie autrement qu'avec des filles. Me voir en couple avec une tomate avec un look de rebelle ne l'enchantait donc pas plus.
Je m'attendais à ce qu'elle agisse de la sorte, mais avais tout de même imaginer qu'elle ferait un petit effort.
Les vacances promettaient…
- Tu nous avais pas dis qu'on allait vivre dans un manoir pendant deux semaine ! S'extasia Naïade.
Avisant le regard étonné de mes amis, je souris malgré moi.
Prenant ensuite chacun nos valises, nous entrâmes dans la maison.
L'entrée n'était pas très large, ce pourquoi nous dûmes nous serrez quelque peu pour nous débarrasser de nos manteaux et écharpes (mine de rien, il faisait froid à la campagne en cette période de l'année) .
Ma sœur, absorbée par son jeu PS3 ne nous remarqua même pas.
Entrant sans faire de bruit dans le salon, je m'approchais suffisamment de ma sœur pour la surprendre.
-Yoooooo ! Hurlais-je.
Mizuki, surprise, lança la manette en l'air.
- Mais ça va pas ?! S'époumona-t-elle en recevant la manette sur le nez. Tu m'as fais peur Yuki !
- C'était le but ma chère, répondis-je avec un sourire carnassier.
Ma sœur répliqua en tirant la langue telle la gamine de 13 ans qu'elle était, m'obligeant à en faire de même.
'Faut bien riposter…
C'est de famille dit donc !
C'est ça. Retourne te perdre dans les limbes toi !
Méchante.
- Salut Mizu' ! Claironna ma meilleure amie.
Je me retournais vers la porte, voyant entrer Naïade et Castiel, leur sac toujours à la main.
S'approchant de nous, nos deux invités détaillaient ma sœur de la tête aux pieds.
Cette dernière, d'ordinaire plutôt «je-m'en-foutiste » et connaissant pourtant bien Naïade, affichais un sourire timide.
- Salut. Répondit-elle.
- Oh, soit pas timide ! Ils ne vont pas te manger ! Quoique… ajoutais-je en tournant la tête vers le Ketchup avec un sourire malicieux.
L'intéressé leva les yeux au ciel sans pour autant se retenir de sourire.
- Arrête ça Yu ! bougonna Mizuki en commençant à se lever.
D'un geste de la main, je la repoussais, lui faisant perdre l'équilibre et ré-atterrir dans le canapé.
Montant ensuite les escaliers en vue d'aller déballer nos affaires dans nos chambres, je présentais au passage les lieux.
- Alors 1er étage : A gauche la chambre de ma tante.
Je désignais la dite porte de ma mains libre. Sans poser de question, Naïade entra dans celle-ci.
- Elle aime bien le bleu ? Demanda Naïade.
- J'en n'ai pas la moindre idée …
En effet, la pièce était remplie de meubles et objets diverses, tous bleus.
Voyant mon amie reposer un coquillage blanc sur la commode, j'expliquais que la sœur de la maîtresse des lieux aimait beaucoup la mer.
- Elle n'est pas là d'ailleurs ?
- Non, elle s'est permise de partir en voyage maintenant qu'elle est enfin à la retraite. Heureusement pour vous d'ailleurs …
- Pourquoi ça ?
- Elle a des bons côtés, mais elle se plaint tout le temps … soupirais-je.
- C'est de famille alors, plaisanta le Ketch'.
-Fais gaffe à tes fesses la tomate !
- Et tu vas leur faire quoi sinon ?
- Tu verras … dis-je en laissant la fin de ma phrase en suspens, souriant intérieurement.
Je les attirais ensuite à l'extérieur pour en finir avec la visite guidée, leur montrant la salle de bain ainsi que la salle de douche.
- Ah carrément ! Deux salles de bains, s'étonna Castiel.
- Et deux toilettes mon cher ! Plaisantais-je.
Seul le silence et deux regards désespérés me répondirent.
Tout en leur faisant ma grimace spécial « vous n'êtes que des gros méchants », je passais devant eux pour monter au second étage afin de leur montrer leur chambre.
-Voilà ma chambre, dis-je en désignant la pièce d'un geste théâtral.
Celle-ci n'était pas spécialement bien décorée, le vieux papier pains de l'époque de mes parents toujours aux murs. Seule une petite bibliothèque en bois foncé ainsi qu'une commode assortie donnaient un peu de chaleur à la pièce. J'y étais cependant très attachée.
Avisant le lit double ainsi que le second lit au font de la pièce, je ne pu m'empêcher de sourire en repensant à ces journées entières que j'avais passer à lire, allongée sur mon matelas à attendre que le temps ne se découvre.
Mon sourire disparu cependant quand je remarqua la photo posée sur la commode, minutieusement examiné par le rockeur.
Naïade, curieuse, s'approcha également pour voir. Cette dernière se tourna vers moi, un petit sourire timide sur les lèvres.
-C'est ton père … ? demanda mon amie.
Naïade et moi avions beau nous connaître depuis un moment, je ne lui avais jamais montré de photo. En réalité, je ne me souvenais même pas en avoir gardé une seule, pensant les avoir toute brulé.
Je hochais fébrilement de la tête, reprenant mon sourire.
- Tu lui ressemble !
Cette phrase fini de m'achever …
Oubliant mon sourire, je m'approchais de l'objet en question, le cœur serré. Cela faisait bien 7 ans que je n'avais pas vu le visage de mon père, l'ayant même pratiquement oublié.
22 décembre 2004 …
Cette photo datait de la veille de son départ.
-Sors, ordonna Castiel à Naïade.
- Pardon ? Fit-elle en affichant un air choqué.
-Tu sors j'te dis. Me fais pas répéter une troisième fois.
Le foudroyant du regard, ma meilleure amie s'en alla, préférant visiter les autres pièces que de subir les sautes d'humeur du Ketch'.
Se tournant à nouveau vers moi, ce dernier prit mon visage dans ses mains, faisant accélérer le rythme de mon cœur déjà affolé.
- Oublie ce qu'elle a dit, t'as rien à voir avec ce type.
- Tout va bien …
- Menteuse.
Soupirant malgré moi, je passait mes bras derrière son dos, enfouissant mon visage dans son cou.
Je fini par me calmer, me laissant bercer par le rythme régulier des battements du cœur de mon homme.
Je rougis soudain violemment lorsque ce dernier passa une main sous mon tee-shirt, posant délicatement ses lèvres dans mon cou.
La porte s'ouvrit au même moment, nous interrompant.
Ma mère entra alors, un expression de surprise mal dissimulée sur le visage, suivit presque immédiatement d'un petit sourire, sûrement très contente d'elle de l'avoir interrompu dans un moment d'affection.
- Bon, Yuki, j'imagine que tu prends ta chambre avec Naïade ? Dit-elle en nous toisant avec un sourire presque pas forcé, faisant des allés-retour entre moi et Castiel du regard.
Il faut croire qu'elle n'a pas oublié …
Tu y croyais vraiment ?
Non… pas vraiment, enfin de compte.
Ma meilleure amie, arrivant au même moment, affichait une mine réjouie.
Ma mère disparu à sa suite, nous laissant tous les trois pour déballer nos affaires, sans prendre la peine de montrer à Castiel où il dormirait.
Affichant une mine mi-amusée, mi-compatissante, je m'en approchait et le prit par la main pour lui montrer où il pourrait dormir.
- Hésite pas à venir travailler pendant la nuit si tu t'ennuie, dit-il en désignant mon ancien bureau, affichant son sourire en coin.
- Compte sur moi, fis-je en étouffant un petit rire.
L'embrassant pour le réconforter, je filais dans ma chambre pour ranger mes affaires.
Le reste de la journée passa lentement, ponctuée de quelques petites disputes entre le Ketchup et Naïade, ne manquant pas de faire exploser de rire Mizuki qui commençait finalement à être plus à l'aise en la présence de Castiel.
Ma sœur avait fini par faire copain-copain avec Démon, restant quatre-vingt pourcent du temps à jouer avec lui dans le jardin.
- Elle va tuer ton chien … plaisantais-je en les voyant revenir, aussi essoufflé l'un que l'autre.
- Il la bouffera quand il en aura marre.
- T'es horrible !
Je retentais le coup du « plantage de doigt dans le torse », sans avoir plus de succès qu'à toutes mes précédentes tentatives.
- Te fatigue pas Gamine, j'suis trop fort pour toi.
Regardant la pendule après lui avoir gentiment tiré la langue, je décidais d'aller me coucher, complètement crevée par cette longue journée.
Acquiescent, mes deux amis montèrent avec moi avoir dis bonsoir à tout le monde.
- Je pense que mamie ne dira rien tu sais, si Démon dort en haut et ne fait pas de bruit, dis-je en avisant la tête que faisait le rockeur en regardant son chien.
Une demi heure après, tout le monde était enfin couché.
Allongée sur mon lit, le regard perdu dans le vide, je repensais à la journée qui venait de s'écouler.
Il ne me fallut que quelques minutes pour sombrer, arborant un grand sourire.
« C'est fini.» dit-il d'un ton glacial.
« T- … tu pars ? » demandais-je, très peu sûre de ce que je devais comprendre.
Avisant son regard froid, je ne reconnaissais pas l'homme qui se trouvait devant moi. Le regard fermé, ne laissant transparaitre aucune émotion, il nous avait livré la vérité sans essayé de nous préserver.
Je ne comprenais pas, ou plutôt je ne voulais pas.
Qu'est-ce qui était fini ? Que voulait-il dire par là ?
« Oui.. Je ne reviendrai pas.» acheva-t-il après une infirme hésitation.
Me faisant descendre de ses genoux, mon père se leva, enfila son manteau et prit sa valise.
Ma mère était parti dans le salon avec ma sœur, probablement pour ne pas le voir partir, probablement pour pleurer tout ce qu'elle avait encore.
Cédant à la panique, je couru vers la porte pour le retenir. Ce dernier me repoussa sèchement, me faisant tituber.
Sans un dernier regard, il pénétra dans la cage d'ascenseur et décrocha son téléphone, un sourire au coin des lèvres.
« C'est bon, j'arrive dans une heure mon ange. » souffla-t-il.
Les portes se refermèrent dans un bruit métallique, faisant disparaître le visage de mon père.
Pleurant à chaudes larmes, je tapais contre les portes avec mes poings de petite fille. Je criais son prénom en désespoir de cause, sans entendre aucun retour.
Je hurlais une dernière fois avant de m'écrouler au sol, des bleus apparaissant déjà sur mes mains.
- PAAAPA !
Je me réveillant en sursaut, pleine de larmes et encore tremblante.
Naïade, alertée par mon agitation sorti de sa couette et s'approcha de mon lit à ta-ton.
- Yuki … dit-elle en me prenant dans ses bras.
Sanglotant sans l'entendre ni percevoir sa présence, je voyais défiler ces images en boucle dans ma tête.
Voyant que je ne me calmait, mon amie se leva et alla trouver Castiel dans la chambre voisine.
Les murs étant très bien insonorisé, ce dernier n'avait absolument rien entendu.
- P*tain… ! Rochonna-t-il, laisse moi pioncer !
- Non debout ! Je-Yuki … J'arrive pas à la calmer ! Paniqua-t-elle.
- Yu…Yuki ?! Quoi- Qu'est-ce qui s'est passé ?!
Ce dernier envoya valser sa couette, manquant de se casser la figure en sautant du lit.
- Je sais pas ! Elle dormait et- … je sais pas ! Elle pleure comme quand- … Naïade se tue, comprenant soudain la raison de mes larmes incontrôlées.
Se glissant dans le lit à mes côtés, Castiel me prit dans ses bras.
- Tout va bien … Je suis là maintenant, chuchota-t-il en me berçant comme une enfant sortant d'un cauchemar.
Essayant de contrôler ma respiration pour me calmer, je m'accrochais à lui comme si ma vie en dépendait.
Au bout d'une vingtaine de minutes, bercer par le souffle régulier de mon homme près de mon oreille, je fini par reprendre mon calme.
Il me fallu encore quelques minutes de plus pour m'endormir, juste après qu'il n'ajoute:
- Tout vas bien, je te le promets.
Chapitre 36 terminé, j'espère qu'il vous aura plu !
N'hésite pas, encore une fois, à donner votre avis, dire ce que vous avez plus ou moins aimé. Toute critiquent, si elle est bien fondée, est toujours bonne à prendre !
Je lis tous vos reviews et je continue à vous en remercier du fond du coeur !
La période de BAC blanc approchant, mon moral n'est pas souvent à son maximum mais recevoir vos commentaires me font toujours sourire et c'est vraiment génial ! Je suis vraiment ravie que MK! plaise tant que ça.
En commençant cette fiction l'été dernier, je ne m'attendais vraiment à ce que tant de monde la suive !
Merci beaucoup, encore une fois !
J'espère que ce chapitre ne vous aura pas déçu !
Je fais au plus vite pour écrire la suite, mais je vous avoue que je manque cruellement de temps, encore plus que d'habitude… (Déjà qu'on avais remarqué que je n'étais pas une rapide … u_u)
A la prochaine !
Signé, PititeYuki 3
PS: *Ahemmm* Il est actuellement 4h23 du matin, je viens de finir de "relire" (si on peut appeler ça comme ça …), et je vous avoue que je n'en peux plus. Excusez donc s'il reste des fautes, aussi grosses soient-elles … :P
