#36 Ma patronne est seule pour le réveillon, je l'ai donc invitée à passer Noël avec moi… Mais la soirée ne va pas se passer exactement comme prévu.


Bellamy tend le plus possible son bras pour essayer d'atteindre le téléphone à l'autre bout du bureau de sa patronne. Celle-ci est en réunion et il doit répondre à ses appels pour elle, celui-ci étant son assistant. Il se lève finalement en soupirant et le prend dans sa main.

— Bureau de Clarke Griffin, j'écoute.

— Bellamy ? C'est Octavia.

— Octavia, répond-il en sifflant entre ses dents. Je te signale que je suis dans le bureau de Clarke, tu n'étais pas censée tomber sur moi.

— Et alors ? Elle aurait décroché et je lui aurais parlé de mon histoire avec Lincoln.

— Votre amitié me déconcertera toujours, lui dit-il en soupirant.

Il n'aurait jamais dû présenter Octavia à sa patronne lors du diner annuel de l'entreprise. Il s'est toujours très bien entendu avec Clarke, celle-ci ne l'ayant jamais rabaissé parce qu'il était son assistant. Leur relation n'est pas uniquement professionnelle et ça peut étonner les gens. Une fois, lors de l'une de ses réunions, elle a tutoyé Bellamy devant des chefs d'entreprise et elle s'en fichait royalement. Lorsque Bellamy a commencé à la vouvoyer, elle a simplement froncé les sourcils et lui a demandé quel était son problème. Ce fut le moment le plus gênant de toute sa vie. Lorsqu'il lui a expliqué calmement après ce qu'il s'est passé, elle a ri en disant « Je me fiche de l'opinion des gens, tu es mon assistant mais aussi mon ami. »

— Qu'est-ce que tu voulais me dire ? demande alors Bellamy à sa sœur.

— Maman demande où est-ce que tu es. Tu étais censé être à la maison il y a plus de quinze minutes.

— Je sais. J'attends seulement que Clarke termine sa réunion et je pars immédiatement.

— Je l'espère, tu sais à quel point maman souhaite que tu sois avec nous pour Noël.

— Je suis là dans une demi-heure maximum.

Octavia lui dit au revoir et raccroche le téléphone. Bellamy essaye de patienter calmement en pianotant ses doigts contre le bureau de Clarke. Il sourit en voyant le mug qu'il lui a acheté l'année dernière posé près de l'ordinateur.

La porte s'ouvre brusquement alors qu'il se lève précipitamment, se tenant droit.

— Je suis épuisée, lui dit Clarke en le poussant et en s'asseyant sur son fauteuil. Cette réunion était infernale. J'avais envie de les frapper à chaque instant.

— Tu me raconteras ça la prochaine fois alors, lui dit Bellamy en s'esclaffant.

— Tu pars rejoindre ta famille pour Noël ? demande-t-elle avec un léger sourire.

— Oui. Et toi, qu'est-ce que tu comptes faire ?

— Mes parents habitent à l'autre bout du pays donc je n'ai pas le temps de prendre un avion pour aller les retrouver. Je vais rester au bureau.

Elle secoue les épaules alors que Bellamy écarquille les yeux. Il n'avait jamais pensé qu'une personne puisse fêter Noël seule. C'est la chose la plus triste qu'il ait pu entendre, surtout que Clarke travaille tous les jours avec acharnement. Elle mérite de se détendre de temps en temps.

Avant qu'il ne puisse réellement réfléchir à ses paroles, il ouvre la bouche.

— Tu peux venir avec moi tu sais, lui dit-il en haussant les épaules. Nous ne serons pas beaucoup mais ma mère serait heureuse de rencontrer l'une de mes amies.

— Chez toi, avec toute ta famille ? demande-t-elle.

— Il y aura ma mère et son compagnon, ma petite sœur, quelques cousins mais ça s'arrête là. Tu ne seras pas le centre de l'attention, tu te fondras dans la masse.

— Tu en es sûre ? dit-elle en commençant à rougir. Je ne veux pas déranger.

— Certain.

Il se met à prier pour qu'elle l'accompagne. Cela lui fera un grand bien d'être avec elle en dehors des heures de travail. Il sait qu'elle sera de très bonne compagnie.

Finalement, elle hoche la tête avec un grand sourire. Elle semble heureuse de venir et ça lui fait plaisir. Elle prend son manteau et sort de son bureau avec Bellamy. Ils bavardent tranquillement sur le trajet jusqu'à arriver dans la voiture de Bellamy.

— Je n'ai pas mangé un vrai repas depuis des siècles, lui dit-elle lorsqu'il démarre la voiture.

— Comment ça se fait ?

— Je n'ai jamais le temps avec toutes ces stupides réunions, murmure-t-elle. Puis, de toute façon, avec qui aurais-je mangé ? Je ne vais pas aller au restaurant toute seule, c'est beaucoup trop gênant.

— Tu aurais pu le demander à Octavia, tu sais très bien qu'elle t'adore. Tu aurais pu me le demander à moi aussi.

Elle lève la tête vers lui et sourit alors que Bellamy continue à regarder la route et à conduire, en pensant à elle. C'est vrai qu'elle est très jolie et a exactement le même âge que lui. Cela aurait pu donner quelque chose de très intéressant, s'il n'était pas son assistant.

Bellamy gare sa voiture au bout de quelques secondes devant sa maison d'enfance. Il sourit en voyant les décorations de Noël extérieures. Il est heureux de revenir ici.

Il sort de la voiture et la contourne en ouvrant la portière de Clarke. Celle-ci le remercie et sourit de plus belle en s'approchant de la maison. Bellamy racle sa gorge et appuie sur la sonnette, attendant patiemment aux côtés de Clarke. Sa mère ouvre subitement la porte et leur fait un grand sourire. Clarke n'était pas prévue mais sa mère semble ne pas accorder de l'importance au fait qu'il ne l'ait pas avertie.

— Bellamy ! Comme tu m'as manqué !

Elle s'avance et l'emmène dans une longue étreinte. Bellamy rit dans les cheveux de sa mère et lui rend le câlin, comme lorsqu'il était petit. Sa mère se recule et regarde Clarke avec un sourire au coin des lèvres.

— Voici Clarke, lui dit-il. C'est ma…

— Comme tu es jolie ! s'exclame Aurora en souriant à Clarke. Je n'arrive pas à croire que Bellamy me présente enfin sa petite amie !

Avant que Bellamy ou Clarke ne puissent répondre, Aurora s'avance et l'enlace longuement. Clarke s'apprête à démentir ce qu'elle vient de dire mais elle ferme les yeux dans ses bras. Cela faisait longtemps qu'on ne l'avait pas enlacé de cette façon, surtout une maman.

Aurora se sépare d'elle alors que Bellamy essaye de formuler une phrase concrète.

— Maman, nous ne sommes pas…

— Bellamy ! Clarke !

Bellamy tourne la tête vers Octavia alors que celle-ci se précipite vers eux et les enlace tour à tour. Aurora les regarde en souriant et s'adresse à sa fille.

— Pour une fois que Bellamy ramène l'une de ses petites amies.

Octavia écarquille les yeux alors qu'Aurora se retourne et part dans la cuisine. Octavia met l'une de ses mains devant sa bouche et les regarde tour à tour. Finalement, elle saute en l'air en souriant.

— Je le SAVAIS ! s'exclame-t-elle. Je voyais vos regards respectifs, je savais qu'il y avait quelque chose de plus entre vous ! Bellamy n'arrêtait pas de me parler en permanence de toi, Clarke. « Clarke est vraiment gentille » ou encore « Qu'est-ce qu'elle est belle ! ». Vous êtes réellement mignons, je pense que votre couple va vraiment…

— Octavia ! s'exclame Bellamy. Nous ne sommes pas en couple ! C'est maman qui l'a cru, c'est tout.

Octavia ouvre la bouche alors que Clarke baisse la tête et commence à rougir. Bellamy souffle un grand coup et passe sa main dans sa nuque. Maintenant, Clarke est au courant du fait qu'il parle tous les jours d'elle à sa petite sœur.

— Je suis désolée, murmure alors Octavia. C'est juste que maman semblait réellement heureuse.

— Je sais, murmure Bellamy à son tour. Maintenant je vais lui briser le cœur le jour de Noël parce que je ne suis toujours pas en couple.

— Peut-être qu'on peut faire semblant ? demande alors timidement Clarke. Ce n'est qu'une soirée tu sais, tu pourras lui dire un autre jour que c'était faux.

— Oui mais on va lui mentir…

— C'est Noël, dit-elle en plissant son nez.

Bellamy réfléchit quelques secondes à sa proposition. Ce n'est pas comme s'ils allaient être obligés de s'embrasser devant sa mère. Ils vont simplement se tenir la main et tout ira bien. Sa mère sera heureuse et il ne gâchera pas Noël.

— Très bien, répond-il en regardant Clarke. Le temps d'une soirée.

— Super ! s'exclame Clarke en souriant. Ça fait longtemps que je n'ai pas eu de faux petit ami !

Elle rit en entrant dans la maison alors que Bellamy secoue la tête en souriant. Il entre et frappe violemment l'arrière de crâne d'Octavia alors qu'elle pousse un petit cri.

— Qu'est-ce qu'il y a ? demande-t-elle.

— Tu te rends compte de ce que tu lui as dit ? murmure-t-il, furieux. Maintenant elle va croire que je m'intéresse à elle !

— Bah quoi, ce n'est pas le cas ?

Il lui frappe une nouvelle fois l'arrière du crâne alors qu'elle grogne et le laisse entrer dans la maison. Il montre à Clarke le salon et ils entrent tous les deux dans la salle à manger. Clarke sourit grandement lorsqu'elle voit tout le monde à table, notamment les petits cousins de Bellamy et quelques membres de sa famille.

Quelques tantes et oncles de Bellamy se lèvent dès qu'ils entrent dans la pièce et viennent dire bonjour à Bellamy. Il présente Clarke.

— Voici Clarke, ma petite amie.

Clarke serre la main de toutes les personnes en gardant ce grand sourire sur son visage. Bellamy voit à quel point elle est heureuse de fêter Noël avec d'autres personnes. Elle s'agenouille et dit bonjour à tous ses cousins en commençant à jouer avec eux. L'une des tantes de Bellamy la laisse prendre son bébé dans ses bras. Bellamy s'approche d'elle et croise les bras en la regardant bercer le bébé.

— Je ne savais pas que tu aimais les enfants, lui dit-il en souriant.

— Je rêve d'avoir une grande famille plus tard, dit-elle en relevant la tête vers lui.

Bellamy sourit et hoche la tête alors qu'elle rend le bébé à sa mère. Clarke commence à parler en souriant de son enfance à Bellamy alors qu'il l'écoute attentivement et lui parle de son enfance à lui. Il remarque bien les regards que lui lance sa mère derrière lui mais décide de ne pas y faire attention. C'est vrai qu'il n'a jamais présenté personne à sa famille, il comprend ce qu'elle éprouve en ce moment.

Octavia arrive rapidement vers eux en faisant une légère grimace.

— Qu'est-ce qu'il se passe ? lui demande son frère.

— Vous n'êtes pas assez proches, leur dit-elle, toujours en grimaçant.

— Et alors ? demande Clarke. Nous sommes censés être en couple mais ça ne veut pas dire qu'on doit s'embrasser à tout bout de champ.

— Je ne parle pas obligatoirement de baiser, répond-elle en levant les yeux au ciel. C'est juste qu'ils savent tous que Bellamy est très tactile avec les personnes qu'il aime. Ils m'ont dit qu'ils trouvaient ça étrange.

Elle hoche les épaules en s'éloignant alors que Clarke mord sa lèvre en regardant Bellamy. Celui-ci pousse un soupir.

— Il faudrait peut-être qu'on… S'enlace ? demande-t-il nerveusement.

— D'accord, dit-elle en hochant la tête.

Bellamy prend une grande inspiration et pose ses mains sur sa taille. Il ne s'attendait pas à la réaction de Clarke, il doit l'avouer.

Elle passe immédiatement ses bras autour de sa tête et niche son visage dans son cou en respirant son odeur. Cela semble réellement simple pour elle. Bellamy décide d'y aller également de bon cœur et enroule ses bras autour d'elle, la serrant fortement contre lui.

— Je suis désolée mais je crois que je vais m'endormir sur toi, chuchote Clarke dans son cou.

— Tu es fatiguée ? demande Bellamy dans ses cheveux.

— Non mais tu es confortable, murmure-t-elle doucement. Ça m'avait manqué d'enlacer quelqu'un.

Bellamy sourit en resserrant son emprise sur elle. Il sait à quel point elle est seule. Il espère lui donner un peu de réconfort grâce à cette soirée. Il regarde sur le côté et sourit en voyant sa famille les regarder tendrement.

Ils se séparent finalement au bout d'une minute et Bellamy se penche vers elle en embrassant sa joue. Clarke laisse ses bras autour de sa nuque.

— Est-ce que tu veux qu'on s'embrasse ? demande-t-elle en murmurant ce qu'elle dit.

— Non, enfin… Je ne sais pas.

Il la regarde en hésitant. S'il l'embrasse, cela pourrait créer de la tension entre eux dans le futur. Cependant, étrangement, il en a envie.

Clarke rit doucement en le voyant hésiter et approche son visage du sien. Elle le regarde.

— Tu es ma patronne, murmure-t-il.

— Tu es mon ami avant tout.

Il sourit et hoche la tête. Il avance son visage et l'embrasse tendrement sur les lèvres. Il la sent sourire contre sa bouche alors qu'il continue à l'embrasser en emprisonnant son visage entre ses mains. À cause du travail, cela faisait des mois qu'il n'avait embrassé personne. Il trouve du réconfort dans les bras de Clarke. Au bout de quelques secondes, Octavia racle sa gorge juste à côté d'eux alors qu'ils sursautent. Ils se séparent et la regarde.

— Un petit bisou aurait suffi, murmure-t-elle en riant.

Elle part alors que Bellamy gratte l'arrière de son crâne et que Clarke commence à ronger ses ongles. Ils se dirigent rapidement vers la table de la salle à manger et s'assoient tous les deux côte à côte.

— Alors Bellamy, commence à dire sa mère. Comment se passe le travail ?

— Très bien, répond-il en commençant à être gêné. Je ne suis qu'assistant mais ça me convient pour l'instant.

— Tu devrais viser plus haut, lui dit sa mère en souriant. Tu as vraiment du talent, tu pourrais faire de grandes choses. Est-ce que tu t'entends bien avec ta patronne ?

— Oui, dit-il en hochant la tête. Elle est sympathique.

Octavia ricane à côté de lui alors que Bellamy baisse la tête en rougissant. Clarke le regarde et commence à rire. Elle lève finalement la tête vers Aurora.

— En fait, lui dit-elle. C'est moi. Je suis la patronne de Bellamy.

Un silence s'établit sur toute la table alors que Clarke pince des lèvres en souriant. Aurora reste la bouche ouverte durant quelques secondes et commence à rire, au grand soulagement de tout le monde.

— Eh bien, je ne m'y attendais pas ! s'exclame-t-elle. Tu n'imagines pas à quel point Bellamy m'a parlé de toi, Clarke.

— Maman, arrête.

— Il rentrait du travail et semblait toujours être sur un nuage. Quand je lui demandais pourquoi, il me répondait juste « ma patronne » et s'enfermait dans sa chambre. Je suis heureuse qu'il t'ait enfin avoué ce qu'il ressentait !

Octavia éclate de rire alors que Bellamy frappe violemment, pour la énième fois, l'arrière de son crâne. Clarke rit aux paroles d'Aurora et ne semble aucunement gênée par la situation. Finalement, Bellamy réussit à changer de sujet et ne parle pas de tout le repas à Clarke.

Alors qu'ils sont sur le point de partir, quelques heures après, Aurora court dans sa chambre pour aller chercher quelque chose. Elle revient avec deux bonnets de Noël dans les mains.

— C'est la tradition dans la famille, dit-elle en regardant Clarke. Nous avons chacun un bonnet avec notre prénom. J'ai réussi à broder le tien juste avant le repas.

Elle tend le bonnet à Clarke, qui le prend. Elle regarde longuement l'inscription avec un léger sourire. Ses yeux commencent à se voiler de larmes.

— C'est trop, dit-elle avec la voix remplie d'émotion. Je ne peux pas l'accepter.

— Je ne connais personne d'autre qui s'appelle Clarke, répond Aurora en souriant. C'est le tien, tu ne peux pas le refuser.

Clarke sourit finalement en prenant le bonnet dans ses mains. Elle s'approche d'Aurora et l'entraine dans une longue étreinte, sous les yeux souriant de Bellamy. Clarke la lâche et met immédiatement son bonnet sur la tête, faisant rire toutes les personnes présentes dans la pièce. Bellamy dit au revoir à sa mère et attend que Clarke dise au revoir à tous ses cousins, ses tantes, ses oncles et même son beau-père.

— C'est bon, tu as fini ? demande-t-il en levant les yeux au ciel.

Elle rit et sort de la maison en sa compagnie. Bellamy ouvre sa portière de voiture et s'installe derrière le volant. Il démarre la voiture alors que Clarke fredonne une chanson de Noël tout en essayant de se réchauffer les mains.

Bellamy continue la conduite jusqu'à ce qu'il s'arrête devant la petite maison de Clarke. Il l'avait déjà raccompagnée plusieurs fois après le travail, il s'est souvenu facilement de la route. Il coupe le contact.

— J'ai adoré ta famille, lui dit Clarke en souriant. J'espère que je les verrai de nouveau.

— En tant que faux couple ? interroge Bellamy.

— Pourquoi faux ? demande-t-elle alors en haussant les sourcils. À ce que j'ai compris, tu me trouves très attirante.

Bellamy grossit les yeux alors que Clarke lui fait un magnifique sourire et ouvre sa portière de voiture. Elle se penche vers la vitre ouverte et le regarde en mordant sa lèvre inférieure.

— Je serais d'accord, si c'était le cas.

Elle lui fait un dernier sourire et tourne les talons, laissant Bellamy dans ses pensées les plus complètes. Elle entre chez elle alors qu'il continue à la regarder durant quelques minutes. Clarke l'impressionne complètement.

[…]

Bellamy esquisse un bâillement en s'adossant encore plus dans le fauteuil de Clarke. Il caresse doucement sa tempe gauche et fixe la porte devant lui. Il attend patiemment que Clarke sorte de sa réunion mais elle est en retard d'une quinzaine de minutes et ça l'agace. Il n'aime pas prendre tous les appels à sa place.

Clarke entre soudainement dans son bureau alors que Bellamy pousse un soupir de soulagement en se relevant.

— Je suis désolée, dit-elle en posant deux sacs sur son bureau. Je suis sortie depuis dix minutes mais je suis allée chercher de la nourriture à emporter.

— Pourquoi est-ce qu'il y a deux sacs ? demande-t-il.

— Un pour toi et un pour moi, ça semble évident. On mange dans mon bureau ?

Bellamy sourit et hoche la tête en prenant le sac. Il prend une chaise sur le côté et s'assoit aux côtés de Clarke. Ils mangent tous les deux ensemble en se racontant des anecdotes et en riant. Ils sont devenus beaucoup plus proches depuis toute cette histoire. Alors qu'ils finissent tous les deux de manger, Bellamy soupire en regardant par-delà les vitres de son bureau.

— Tout le monde nous regarde.

— Et alors ?

— Ils vont se dire que je fais ami-ami avec la patronne pour obtenir une promotion.

Clarke lève les yeux au ciel et se lève de son siège de bureau. Elle se dirige vers l'une des vitres et baisse rapidement les stores. Elle reproduit les mêmes gestes pour les autres vitres jusqu'à ce qu'ils ne voient plus leurs collègues.

— Super, murmure Bellamy. Maintenant ils vont se dire que je couche avec la patronne pour obtenir une promotion.

— On va un peu attendre avant la promotion, répond Clarke en souriant.

— Mais pas pour le sexe ? demande Bellamy en haussant un sourcil.

Clarke rit en s'adossant contre son bureau. Bellamy la contourne pour mettre les sacs dans la poubelle présente dans la pièce. Il se place devant Clarke en croisant les bras.

— Je vais retourner à mon poste, l'informe-t-il.

— Bellamy, je…

Bellamy lève l'un de ses sourcils en attendant qu'elle finisse sa phrase. Elle tend le bras et tire finalement sur sa cravate, en l'approchant d'elle. Ce dernier sourit en plaçant ses mains de part et d'autre de son corps. Il approche sa bouche de l'oreille de Clarke.

— J'ai toujours rêvé de faire l'amour au travail, murmure-t-il.

— Ah oui ? demande Clarke, la respiration devenant de plus en plus difficile.

— Je vais aller demander à Echo.

Clarke pousse un soupir de déplaisir et dérive sa bouche, la posant sur celle de Bellamy. Celui-ci répond à son baiser en poussant son dos contre son bureau. Clarke grimace lorsque son épaule percute son clavier d'ordinateur. Bellamy s'excuse alors qu'elle balaye son bras le long de son bureau, éparpillant ses affaires partout sur le sol.

— Mais ton travail… bafouille Bellamy.

— On s'en fiche, dit-elle en recommençant à l'embrasser.

— Attends, je vais juste ranger les dossiers pour que tu puisses les retrouver plus tard.

— Bellamy, grogne Clarke en tirant sur sa cravate. Prends-moi sur ce bureau. Tout de suite. C'est un ordre.

— Dominante, répond Bellamy en souriant. Cela ne m'étonne même pas de toi.

Elle sourit et l'attire de nouveau contre elle. Ils savent qu'ils viennent de franchir un cap. Ils savent que ce sera compliqué, Clarke étant supérieure hiérarchiquement. Cependant, ils savent que ça vaut le coup.


JOYEUX NOËL À TOUS ! Alors, qu'avez-vous fiat lors de votre réveillon ? Quels cadeaux avez-vous eu ? Si vous me suivez sur Twitter (pseudo : Carreyland), vous avez dû voir mes cadeaux. Si vous ne me suivez pas, cependant, j'ai eu deux gros livres Harry Potter, un livre de coloriage Harry Potter, des chaussettes Harry Potter, un t-shirt Harry Potter, Jurassic World et Star Labs (dans The Flash) et quelques petits trucs à part !

Je me suis fait retweeter par Jason Rothenberg à propos de Bellarke ce matin donc je suis vraiment contente. Mon Noël a été parfait cette année, même si j'ai un petit rhume. Tout va bien !

Pour ce qui est de cet OS, j'espère que tu as aimé JujuFtr ! Je l'avoue, j'ai pris le film La Proposition comme inspiration. Ce film fait partie des incontournables des films romantiques, j'adore ! Allez, on se retrouve le 01 janvier pour l'OS sur le thème du Nouvel An !