Un chapitre un peu long, cette fois-ci :)
La journée fut plutôt agréable, aux yeux de Scorpius, qui avait toutefois hâte de pouvoir regagner le Dortoir et de pouvoir enfin mettre le nez dans son nouveau livre qu'il n'avait pas encore eu le temps de vraiment parcourir. Une fois le dernier cours terminé, il décida d'aller dès à présent manger un morceau dans la Grande Salle, puis de rester ensuite tranquillement dans son coin.
- Je te rejoins à table, lui lança Albus. J'ai un truc à demander à Lafaille au sujet du prochain devoir.
- Ok ! A tout de suite.
L'adolescent blond sorti de la salle de cours et prit la direction du hall tout en sortant le bouquin de son sac.
- Tient, le p'tit Malefoy…
Il redressa la tête en descendant les marches, reconnaissant la voix de James.
- Ah… salut… marmonna-t-il.
Le frère d'Albus portait sa tenue de Quidditch, son balai négligemment posé sur son épaule. Il arrivait en sens inverse, sortant visiblement d'un entraînement en vue du prochain match.
- Albus n'est pas collé à toi ? C'est rare…
- Il arrive, répondit machinalement Scorpius.
L'adolescent n'aimait pas beaucoup James en temps normal, mais depuis leur voyage il le trouvait encore plus désagréable. A croire que trainer avec Rose le rendait tout de même un peu plus sympathique dans leur vrai présent… Scorpius s'écarta pour laisser passer un groupe d'élèves, James suivit le mouvement, se rapprochant de lui.
- C'est quoi ton bouquin ? s'enquit-il en lui prenant des mains sans lui demander la permission.
- Rends-moi ça !
Le Capitaine de Quidditch esquiva la tentative de l'adolescent et regarda la couverture avec une moue d'ennui :
- Les baguettes magiques ? T'es bien le fils de Voldemort, toi, lui aussi il cherchait une baguette magique spéciale à un moment ! Tu comptes suivre ses traces, c'est ça ?
- Pas du tout ! répliqua sèchement Scorpius en reprenant son bien. C'est de la culture personnelle !
Il contourna James en essayant de mettre une certaine distance entre eux, mais ce dernier le retint par le bras et planta son regard dans le sien. Scorpius retint une grimace à grand peine :
- Lâche-moi !
- Eloigne-toi de mon petit frère, Scor-minus. Les gens comme toi, vous ne lui apportez rien de bon ! Avant de venir à Poudlard, il était casse pied mais depuis qu'il te connaît il a changé. Il est morose, il évite ma famille et j'en ai marre de le voir sans cesse en froid avec papa ! Je sais que c'est de ta faute !
- Ce n'est pas vrai, j'ai rien à voir là-dedans moi ! protesta l'adolescent. C'est peut-être toi son problème, ou même votre père !
James fronça les sourcils :
- Attention à ce que tu dis, Malefoy.
Heureusement pour Scorpius, le frère d'Albus avait son autre main trop occupée à tenir le balai, il ne pouvait donc pas attraper sa baguette magique pour lui lancer des sortilèges.
- James, tu viens ? le héla Polly qui l'attendait en haut des escaliers, elle aussi en tenue de Quidditch puisqu'elle était dans l'équipe à la place de Rose. On doit se changer, avant le dîner.
James hocha sèchement la tête et relâcha Scorpius, non sans lui avoir lancé un regard noir chargé d'avertissement.
L'adolescent blond les regarda s'éloigner, le cœur lourd et sa bonne humeur envolée. Il n'avait plus faim et son bras lui faisait mal, James avait serré avec assez force pour lui faire un bleu. Scorpius passa sans s'arrêter devant la Grande Salle et sorti dans le Parc en s'essuyant les yeux avec la manche de sa robe de sorcier. Harry Potter avait sûrement dû raconter à son fils ainé qu'il le voyait comme une menace pour Albus et James jouait le bon toutou en essayant de les séparer. Déprimé, l'adolescent alla se réfugier vers « son » arbre, à lui et à Albus, cela faisait un moment qu'il n'y était pas allé et peu lui importait que le temps se soit un peu rafraichit.
Le sac abandonné dans l'herbe, le dos appuyé contre le tronc, Scorpius replia une jambe contre son torse. Le front posé contre son genou, l'adolescent s'autorisa un moment de faiblesse loin du regard des autres. Les yeux fermés, il laissa couler quelques larmes sur ses joues, immédiatement séchées par le vent. A cet instant, il mourrait d'envie de courir se réfugier dans les bras de sa mère, de humer son parfum rafraichissant, de sentir ses doigts dans ses cheveux tandis qu'elle le réconforterait à mi-voix. Mais c'était un privilège qu'il n'avait plus…
-… Scorpius… ?
L'adolescent sursauta en redressant la tête.
- Delphi ?!
Précipitamment, il s'essuya les yeux, bien que conscient que la jeune femme avait eu tout le loisir de voir ses larmes. Gênée, les mains croisées dans le dos, elle eut la délicatesse de fixer un point invisible au loin.
- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-il en remarquant qu'elle n'était pas sous l'effet de Polynectar.
Delphini haussa doucement les épaules en s'agenouillant près de lui :
- Autrefois, je venais souvent au château en cachette et ça commençait à me manquer. Je n'ai pas eu l'occasion de revenir depuis notre dernier rendez-vous.
Scorpius ouvrit son sac pour se donner une vague contenance et se mit à farfouiller dedans en frottant de temps à autre sa joue contre sa manche.
- Ah oui… reprit-il d'une voix enrouée. Albus a reçu ta lettre, il a dit qu'il te répondrait ce soir, on voulait te proposer de passer un weekend, comme la dernière fois.
La jeune femme sourit en lui tendant un mouchoir tout droit sorti de sa poche :
- D'accord, je verrai ça avec lui alors. Je ne pensais pas tomber sur l'un de vous deux en pleine semaine, je me disais que ça serait dur de vous approcher alors que vous êtes en cours.
Embarrassé, Scorpius attrapa le mouchoir et s'essuya à nouveau les yeux tandis qu'elle continuait :
- J'étais en train de repartir, quand je t'ai aperçu… Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu t'es disputé avec Albus ?
- Non, non… c'est rien, marmonna-t-il en évitant son regard désolé.
Aussi discrètement que possible, l'adolescent se moucha, un peu agacé d'avoir été dérangé dans sa tranquille solitude. Bien évidemment, Delphini semblait décider à camper pour essayer de lui changer les idées. Devinant qu'il risquait de subir des questions auxquelles il ne voulait pas répondre, surtout venant de cette fille qui leur attirait des ennuis, Scorpius préféra lancer lui-même un sujet :
- Tu as dit que tu venais en cachette autrefois… ?
- Oh oui, s'enthousiasma la jeune femme dont les yeux se mirent à briller de joie. Une fois qu'on sait comment contourner les sécurités…
L'adolescent fronça les sourcils :
- Mais… Enfin, excuse-moi, je ne comprends pas trop pourquoi tu viens en cachette ? C'est pour ça que tu as l'air d'avoir autant de Polynectar en réserve ? Parce que tu venais souvent ?
Un mince sourire se dessina sur les lèvres de Delphini, un sourire un peu triste. Elle regarda Scorpius un long moment avant de répondre, sur le ton de la confidence :
- En fait, je n'ai pas fait mes études à Poudlard et pourtant qu'est-ce que j'aurais aimé !
Interloqué, l'adolescent la dévisagea, malgré tout curieux. Albus ne lui avait jamais parlé de ça et il se demanda si son camarade était au courant.
- Tu as étudié ailleurs ? Une autre école ?
Elle secoua la tête en posant ses mains sur ses genoux :
- Oh non, non… En fait, je…
Ses yeux noirs firent rapidement le tour des lieux, comme pour s'assurer qu'ils étaient bien seuls tous les deux, puis elle reprit à mi-voix :
- En fait, je suis malade. Une maladie rare, un truc dans mon sang qui m'affaiblit…
Scorpius sentit ses cheveux se dresser d'appréhension sur sa nuque en se sentant brusquement sur un terrain beaucoup trop familier, mais il préféra ne pas interrompre la jeune femme qui continua sa confidence :
- Du coup, ma santé étant particulièrement fragile, mes parents ont pris la décision de ne pas m'envoyer dans une école et ont préféré que je prenne des cours par correspondance. Il y avait un côté pratique là-dedans, j'ai pu beaucoup me reposer et je pouvais travailler même quand je devais faire des séjours à Saint Mangouste, par exemple.
- Mais tu aurais préféré aller à l'école… supposa Scorpius à voix basse.
- Oui, approuva la jeune femme. Mon père adorait Poudlard, il disait que ses années d'études là-bas faisaient parties des meilleurs souvenirs de sa vie et je voulais suivre un peu ses traces. J'ai commencé à chercher des moyens de venir, discrètement, pour éviter les ennuis et c'est ainsi que j'ai étudié très sérieusement les sortilèges de Désillusion et le Polynectar.
Impressionné malgré tout, l'adolescent observa Delphini tandis que mille questions se bousculaient dans sa tête.
- Et… et ta santé, maintenant… comment ça va… ? Tu nous en as jamais parlé, alors j'ignorais totalement… enfin…
La jeune femme tendit la main et lui ébouriffa les cheveux avec un léger rire cristallin :
- Oh, tu es gentil de t'inquiéter pour moi. Disons que je ne m'en sors pas trop mal, étant donné que j'ai fait très attention durant toute mon adolescence et mon enfance, mais je sais que je risque d'avoir une vie très écourtée… Je préfère ne pas trop en parler aux gens que je ne connais pas, je ne veux pas qu'on me prenne en pitié, tu comprends… ?
Scorpius se mordit les lèvres. Albus tenait beaucoup à Delphi Diggory, il le savait parfaitement, mais… mais comment réagirait Albus s'il apprenait le problème de santé de la jeune femme pour qui il avait le béguin ? Comment réagirait-il en apprenant qu'elle allait sûrement quitter ce monde bien trop tôt… ?
- Oui, je comprends, souffla l'adolescent en baissant les yeux et en tripotant nerveusement les brins d'herbe devant lui. Ma… maman a été malade aussi… un truc comme toi.
Delphi porta la main à ses lèvres, consciente que le sujet était sensible :
- Etait… Tu veux dire que… ?
- Elle est morte, l'année dernière.
Il n'avait pas eu envie d'avouer ça, mais c'était plus fort que lui. Scorpius savait également que ce n'était pas très délicat de sa part de raconter ça à une jeune personne qui risquait de subir le même sort dans quelques années…
-…Je… je suis désolée… murmura Delphini en lui posant la main sur l'épaule sans oser le serrer dans ses bras pour le réconforter. Je suis tellement maladroite ! Ah, mais quelle idiote ! Je voulais essayer de te changer les idées et j'ai mis les pieds dans le plat !
- Ce n'est pas grave… répondit l'adolescent en gardant les yeux baissés. Tu savais pas…
Mais il trouvait la jeune femme un peu plus sympathique, à présent qu'il savait ce qu'elle traversait.
- Est-ce que c'est pour ça que tu tiens tant à aider Amos… ? osa-t-il demander. Pour le cas où il t'arriverait quelque chose, qu'il ait alors au moins Cédric à ses côtés ?
- Oui, répondit Delphi en lui caressant maladroitement les cheveux. Oui, en partie.
Un silence plana entre eux tandis que le soir tombait lentement. Scorpius ouvrit plusieurs fois la bouche, pour la refermer ensuite sans oser poser la question qui la taraudait le plus. Finalement, au bout de cinq bonnes minutes d'hésitation, l'adolescent craqua :
- Tu vas en parler, à Albus… ? De ta maladie.
Delphi détourna le regard en lui tapotant toujours les cheveux :
- Il faudrait… mais j'ose pas. J'ai peur qu'il change d'attitude, vis-à-vis de moi… Je veux qu'il reste mon ami, je n'en ai pas beaucoup.
- Si ça peut te rassurer, il ne te laissera pas tomber ! dit aussitôt Scorpius. Albus n'est pas comme ça, au contraire. Je pense qu'il sera content que tu oses lui confier ce secret et ça pourrait vous rapprocher encore plus.
La jeune femme se tapota la lèvre avec un doigt songeur, avant de se ronger nerveusement l'ongle :
- Je vais y réfléchir. Tu as raison, je lui en parlerai, mais j'attends encore un peu… Que les choses soient réglées par exemple, avec Cédric. Une fois que tout sera bien stable, je prendrai le temps de lui en parler.
- Oui, c'est une bonne idée, se força à sourire Scorpius tout en sachant que ce jour-là, Delphini deviendrait certainement encore plus importante aux yeux d'Albus.
Il se passa une main fatiguée sur le visage en retenant de justesse un soupir las, puis tressaillit en entendant des bruits de pas. Alerte, l'adolescent redressa la tête et vit une silhouette qui venait du château.
- Oh zut ! dit Delphi. Couvre-moi si on vient par ici !
Evitant de se lever pour ne pas se faire encore plus remarqué, la jeune femme contourna rapidement l'arbre à quatre pattes pour se cacher derrière le tronc et resta plaqué contre lui en retenant son souffle autant que possible. Scorpius plissa les yeux en voyant que la personne avançait dans leur direction et soupira de soulagement en reconnaissant la silhouette familière d'Albus.
- Te voilà ! s'exclama-t-il en le rejoignant. Je t'ai cherché partout, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Je te raconterai plus tard, esquiva l'adolescent. Tu tombes bien, je suis tombé sur une surprise…
Il se pencha et fit signe à Delphi de le rejoindre. La jeune femme sortie de sa cachette :
- Albus, c'est toi ! J'ai eu peur que ce soit un professeur et qu'on me demande des explications que j'aurais eues beaucoup de mal à fournir !
Surpris, Albus cligna des yeux en regardant l'apparition devant lui. Delphi était magnifique dans la nuit tombante avec ses cheveux argentés qui voletaient doucement sur ses épaules et sa robe de sorcière centrée qui soulignait élégamment sa silhouette.
- Oh ! Mais je ne savais pas que tu venais ! Comment tu vas ?
Miss Diggory l'étreignit avec un rire content :
- Plutôt bien ! Quelle chance j'aie de vous voir tous les deux aujourd'hui !
- Pour une surprise, c'est une surprise ! approuva Albus en gardant ses deux mains dans les siennes. J'allais justement t'écrire, mais je cherchais d'abord Scorpius.
L'adolescent blond attira son sac à lui en restant assis contre l'arbre :
- Autant parler maintenant puisque tout le monde est là.
- Tu as raison, mais il commence à être un peu tard, vous n'allez pas avoir d'ennuis ? s'inquiéta Delphi en désignant Poudlard d'un signe de tête.
- La nuit tombe vite, sourit Albus, l'heure du dîner n'est pas encore terminée alors ça devrait aller. Tu n'as pas froid ?
Sans attendre la réponse de son amie, il dégrafa l'attache de sa cape et la passa autour de ses épaules. Elle le remercia d'un sourire en refermant le vêtement autour d'elle pour profiter de la chaleur et s'assit par terre en sa compagnie. Albus s'installa tout près d'elle et décida de ne pas tourner autour du pot :
- Donc, la dernière fois qu'on s'est vu, tu disais qu'on avait prévu de s'occuper de la Seconde Tâche et je pense que c'est ce qu'on va faire, du coup. On va suivre le plan que tu avais monté avec le Scorpius et l'Albus de ce monde.
Scorpius tourna la tête vers eux et fit remarquer :
- Mais ça ne règlera pas le problème de Rose et Hugo, ça, puisque tout a dérapé pour eux avant la Deuxième Tâche…
Son ami se mordilla les lèvres en lui jetant un regard hésitant :
- Je sais… En fait, je crois qu'on va devoir agir en deux fois. D'abord, on s'occupe du cas de Cédric, c'est la base de notre voyage après tout, donc c'est lui notre priorité. Et une fois qu'on a réussi à le sauver, on re remontera dans le temps pour sauver Rose et Hugo. Pour ça, on essayera d'intervenir sur la Première Tâche, pour nous auto-empêcher d'agir…
Il remarqua bien que cette proposition ne plaisait pas du tout à son ami, que ce dernier préférait utiliser le moins possible l'artefact magique… et il comprenait ses craintes. Mais l'adolescent avait tourné et retourné la situation dans tous les sens et ne voyait pas comment procéder autrement. Quant à Scorpius, il se demandait... s'ils revenaient à l'époque de la Première Tâche, ceci ne ferait-il pas aussitôt disparaitre les autres Albus et Scorpius ? Et après, que-Non, il n'avait aucune envie de réfléchir à ça maintenant !
- Vous êtes sûrs de vous ? demanda Delphi soucieuse. C'est beaucoup de risques que vous prendrez.
- On les prendra, assura Albus. Il le faut, pour sauver tout le monde. Je veux sauver les gens que mon père a laissé mourir, ce n'est pas pour avoir des morts dans mon propre sillage !
Remarquant qu'il frissonnait de froid, la jeune femme l'attira plus près d'elle et passa la cape sur eux deux en souriant :
- Vous êtes si courageux, tous les deux !
Les yeux de Scorpius faisaient des allers-retours entre les deux autres. Il mourrait d'envie de protester, de leur dire d'oublier encore toute cette folie… mais il savait aussi que le moment de voyager allait arriver. Et puis, à présent qu'il connaissait le secret de Delphini Diggory, il songea que plus vite l'histoire serait terminée, plus vite Delphi parlerait à Albus… et plus vite, ce dernier pourrait profiter de tous les moments qu'il pourrait passer en compagnie de la jeune femme. L'adolescent décida de faire preuve de bonne volonté avant qu'il ne change d'avis :
- Il y a une sortie à Pré-au-Lard, le 26 octobre, c'est peut-être pas mal d'agir ce jour-là ? suggéra-t-il en tripotant la fermeture éclair de son sac. Même si nous ne sommes pas spécialement surveillés, c'est un bon jour pour être tranquille, la plupart des élèves et des profs seront sortis…
Content de voir que son camarade s'investissait, Albus opina du chef :
- C'est une bonne idée ! Delphi, ça te convient ?
La jeune femme lui passa un bras autour des épaules :
- C'est vous les aventuriers, c'est vous qui décidez ! Je trouve que c'est une bonne idée aussi ! Mais on doit mettre au point les détails dans ce cas, pour que vous puissiez agir le jour J.
La réponse de Scorpius fusa immédiatement :
- Intervention sur la Tâche du Lac, on prendra de la Branchiflore pour se cacher dans l'eau et on lancera un sortilège de Confusion sur Cédric. Ainsi, il arrivera plus tard que prévu pour sauver Cho Chang et ne terminera pas ex-aequo avec Harry Potter qui sera alors le seul à entrer en premier dans le labyrinthe.
Bouche bée, Albus le regarda :
- Tu as réfléchis à la question, petit cachotier !
Scorpius garda les yeux fixés sur son sac :
- Le fait de ne pas aimer la situation ne m'empêche pas d'y réfléchir. Par contre, je n'ai pas très envie de piquer de la Branchiflore au Professeur Londubat…
- Je peux m'en charger ! proposa joyeusement Delphi. Je suppose que votre courrier n'est quand même pas fouillé ? Je pourrais vous en envoyer, je peux trouver ça facilement.
- Pourquoi pas ? Dans le pire des cas, si on nous pose des questions, on dira que c'est par curiosité ou que Scorpius veut encore étendre sa culture générale, sourit Albus.
L'adolescent blond lui écrasa les orteils avec son talon :
- Si tu peux nous fournir le matériel, Delphi, ce sera avec joie, approuva-t-il cependant.
- Vous pouvez compter sur moi, les garçons.
Aux anges, Albus osa se rapprocher de quelques demi-millimètres de la jeune femme qui le laissa faire. Il se sentit rougir légèrement en sentant les doigts de son amie se refermer autour des siens, cachés sous la cape bien chaude et se mit à rêver que le temps se suspendait et qu'il restait une éternité ainsi en sa compagnie. Delphi reprit cependant la parole avec une note de regret dans la voix :
- Vous devriez rentrer maintenant… Ce serait dommage de vous faire pincer à nouveau alors qu'on vous laisse justement tranquille en ce moment.
- Tu as raison, soupira Albus en serrant un peu plus fort sa main. On te revoit avant le 26 octobre ?
- Si j'ai le temps, oui, mais la santé d'Amos n'est pas très très bonne, alors c'est difficile de partir plusieurs heures comme aujourd'hui. Je vous envoie la Branchiflore de toute façon et je compte sur vous pour la suite… et on continue de s'écrire en attendant !
- Bien entendu ! répliqua l'adolescent.
Se sentant légèrement de trop, Scorpius se remit debout en ramassant son sac. Son mouvement tira Albus de sa bulle de bien être qui se leva également en compagnie de Delphi. La jeune femme lui rendit sa cape en le remerciant chaleureusement et l'embrassa sur les joues en lui promettant de lui donner bientôt des nouvelles. A regret, il la regarda ensuite partir en courant en direction du Saule Cogneur, ne ressentant plus du tout la fraicheur de la tombée de la nuit et prêtant à peine attention à son ami qui attendait patiemment à ses côtés.
Et voilà, nous nous approchons doucement du deuxième voyage temporelle fufufu
J'ai avancé pendant le weekend et j'ai pu terminer la première partie ! (celle qui se termine... bah juste après le retour du 2ème voyage héhé, pour ceux qui ont lu la pièce, vous devez voir de quoi je parle) J'en profite pour vous remercier encore, vous tous, parce qu'une nouvelle fois, ce sont vos suivis, vos abonnements, vos mp et vos commentaires qui font que cette fic a une publication par jour (ou presque) ! Sans votre soutien, j'aurais surement continué à l'écrire, mais avec moins de motivation et surement moins vite... DES GROS BISOUS A TOUT LE MONDE DU COUP !
