Voilà voici encore un beau chapitre, je ne vais pas le résumer, ça gâcherait la surprise, enjoy !
Je tiens à remercier emokami pour son aide à mon arrivé sur ce site, Louve Noir ma petite protégée, Moratroce pour ses propositions lumineuses pour les musiques qui m'inspirent beaucoup. Et merci surtout à une personne très spéciale, Chalyna pour ses opinions sur les textes, corrections de grammaire entre autres. Gros, gros câlins à toi bella. Surtout pour m'encourager à continuer cette belle fanfic :)
Et aussi un GRAND MERCI à mes lecteurs qui suivent avec passion cette fiction et qui laissent un petit mot d'encouragement. Merci encore gros câlins a vous aussi 3 !
Je tiens à prévenir, il y a des passages au vocabulaire vulgaire. Vous n'aimez pas donc ne lisez pas !
Disclaimer : Les personnages de cette fanfic appartiennent à Square Enix, je ne gagne aucun profit en écrivant ces textes, juste l'appréciation des fans de Final Fantasy
Musique du moment : Linkin Park Minutes to Midnight - In Between
Le doute est comme le poison : il s'infiltre sinueusement dans notre esprit et y demeure silencieux. Quand moins on s'y attend nôtre âme en est dévoré de l'intérieur. - Lunagarden auteur de la fic.
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Send Me An Angel
Doubts
- Voilà, c'est tout.
Informa Cloud à son client avant de repartir sur sa moto. La journée avait été dure pour lui. Il ne cessait de repenser aux mots acerbes qu'il avait lancés à Tifa et cela le rongeait de l'intérieur. Tifa n'était pas une dévergondée, au contraire, jamais elle n'avait mené à croire qu'elle était ce genre de femme. Il regrettait amèrement ses mots, mais cela n'empêchait d'être pour autant d'être blessé par ce qu'il avait vu la veille. Cela le hantait et le rendait malade.
Il accéléra la moto, il lui restait encore pas mal de livraisons à faire avant de rentrer. Jusque-là, il allait réfléchir à trouver un moyen de s'excuser et d'expliquer pourquoi il avait réagit comme ça.
''Encore si elle consent à m'entendre…'', pensa sombrement le blond.
- Rufus, vous allez trop loin.
Le prévint Vincent, alors que son fils tremblait de rage.
Rufus regarda l'ancien Turk dans les yeux.
- Autant éclaircir ce point, Vincent.
Le jeune président regarda à nouveau Yazoo.
- J'ai vu certaines vidéos concernant toi et tes frères, Yazoo. Si j'aurais été au courant à l'époque que ces horreurs avaient lieu sous la présidence de mon père, j'aurais inter-
- Vous auriez fait quoi, dites-moi ?!
Le coupa Yazoo dans un éclat.
- Vous auriez pris notre place en bon fils exemplaire ?
Il eut un rire acerbe et rempli d'amertume.
- Votre sois disant bonne foi ne remplacera pas toutes ces années de torture ni la mort de mes frères.
Rufus le regardant droit dans les yeux.
- Rien ne remplacera tes frères et j'en suis sincèrement navré. Mais je suis décidé à t'aider à reconstruire une vie. Une vie qui t'a été privée depuis ta naissance. Tu aurais sans doute aimé que tes frères soient là pour pouvoir vivre ça avec toi, mais les circonstances ont fait que tu sois le seul, malheureusement à en pouvoir bénéficier.
Vincent lança un regard inquiet vers son fils. Il le sentait trembler sous sa main et il sentait sa gorge serrer comme son fils luttait intérieurement pour ne pas lâcher sa rage.
Le jeune président se leva, toujours en fixant Yazoo, ce dernier le regardait toujours dans les yeux, le regard crépitant de haine et de rancœur.
- Comme je l'ai dit à Vincent, j'aurais été plus que ravi de t'avoir au sein des Turks. Mais si cela ne fait pas partie de tes expectatives, je respecterais ton choix. En attendant une réponse plus objective de ta part, je te souhaite un bon rétablissement.
Il salua Yazoo d'un geste bref de la tête et regarda Vincent.
- Au revoir Vincent et encore merci.
Sur ces mots, le jeune président quitta la chambre en compagnie de Tseng et Elena.
Une fois seuls, Yazoo cacha son visage derrière ses mains, lâchant pour de bon ce qu'il avait sur le cœur. Il n'avait qu'une seule envie : se lever et tuer Shinra de ses mains, assouvir cette soif de vengeance qui lui brûlait l'âme. Il sentit Vincent prendre place sur le bras du fauteuil et le serrer contre lui.
Il s'attendait à le repousser, mais non. Etrangement son contact calma son impulsion meurtrière.
''Vincent a raison… Tuer Shinra ne ramènera pas mes frères… Mais je n'arrive pas à leur pardonner.'', pensa Yazoo en sentant les doigts de l'ancien Turk glisser sur ses cheveux en un geste apaisant. Il n'arrivait non plus à exprimer sa colère, sa tristesse et sa frustration. Il avait l'impression que tout ses sentiments se nouaient dans sa poitrine et se gonflaient au point d'exploser au point d'être aussi douloureux qu'une volée de coups bien placées.
- Respire lentement Yazoo, tu verras ça ira mieux…
Fit Vincent d'une voix qu'il voulait apaisante. Il ferma les yeux et se damna comme la situation avait fini par s'envenimer. ''C'était trop tôt… il n'était pas prêt pour cette rencontre, j'aurais dû le faire attendre et mieux le préparer…''.
Son cœur se serra. Il ne pouvait espérer que réussir à faire parler son fils plus tard dans la soirée.
- Vous partez déjà ?
Demanda Shalua en quittant sa chambre en croisant Rufus.
Le jeune président lui adressa un sourire affable.
- Oui, malheureusement.
Shalua jugea Elena et Tseng, au vu de leurs expressions quelque chose n'allait pas vraiment.
- Auriez-vous un instant à m'accorder ? J'aimerais vous mettre au courant de la situation de Yazoo.
Rufus acquiesça.
- Oui, c'est faisable.
- Alors, c'est parfait. Je vous invite alors à en parler en bas, nous serons plus à l'aise.
La jeune scientifique fit geste de la suivre et descendit en bas, l'expression grave. Rufus salua Reno et Rude au passage et suivi la jeune femme accompagné des autres Turks.
En arrivant en bas, Tifa leur avait servi du thé avec quelques biscuits pour accompagner.
- Vous vouliez me faire part de quelque chose en particulier ?
Demanda Rufus en prenant une tasse d'où une odeur de thé parfumé en dégageait.
- Oui. Je ne sais pas si Vincent vous a mis au courant, mais Yazoo s'est retrouvé blessé récemment.
Le blond arrêta la tasse près de ses lèvres, intrigué.
- C'est-à-dire ?
- Je ne saurais l'expliquer moi-même, la blessure est apparue comme ça, sans explication.
Rufus regarda Tseng du coin de l'œil.
- L'amiral Highwing et en seraient-ils les responsables ?
- Oh non ! Je vous assure que non !
Le jeune président riva son regard vers la jeune femme.
- Je l'espère, je ne tiens pas vraiment à devoir retirer Yazoo de la garde de Vincent.
- Je vous assure qu'il en est rien. Cet incident est arrivé alors même que Vincent veillait sur lui.
Se dépêcha d'ajouter la jeune scientifique.
- Selon Vincent, quelqu'un a attaqué Yazoo à travers ses rêves.
Pour un court instant, Shalua cru qu'on allait la prendre pour une folle, mais le regard pensif et inquiet de Rufus la rassura que non. Encore une fois, le jeune président regarda son homme de main qui sembla comprendre une sollicitation silencieuse et remonta à l'étage.
- La blessure, est-elle grave ?
Fit Rufus en se retournant vers Shalua.
- Non, juste superficielle, fort heureusement.
- Pouvez-vous m'en dire plus ?
- Oui.
- Alors je vous en prie, dites-moi tout.
Reno étouffa un bâillement et se frotta l'œil, il somnolait comme l'envie d'une petite sieste se faisait sentir.
- Ça a senti le roussit pendant un moment je trouve.
Rude acquiesça.
- Fallait s'y attendre.
- Bon ça va, je trouve. Au même temps, encore heureux que Yazoo peut à peine bouger sinon le Boss aurait été un peu dans la merde... et nous avec…
Termina le rouquin avec une grimace.
Son comparse ne répondit pas, mais ses sourcils froncés menaient a croire qu'il était plongé dans une profonde réflexion.
- Vincent est avec Yazoo ?
Demanda Tseng arrivant auprès des deux comparses.
- Heu…. Ouais, je crois qu'il essaye de le calmer pourquoi ?
Demanda Reno un peu surpris de revoir son supérieur et surtout avec une tête à tuer le premier qui croise son regard.
- Rufus veut le voir, c'est urgent.
- Ok, je vais le voir.
Fit Reno sans chercher à comprendre. ''Ok….. Pour qu'il tire une tronche pareille c'est que Vincent est dans la merde.'', pensa le rouquin en frappant à la porte.
- Vince, t'as une minute ?
Il sentit quelqu'un arriver et la porte s'ouvrit.
- Qui a-t-il Reno ?
La réponse n'eut pas à s'attendre de la part de Tseng.
- Rufus veut vous parler c'est assez urgent.
Vincent soupira intérieurement, il ne voulait pas laisser son fils comme ça. Mais vu comme la situation s'était envenimé avec Rufus il fallait s'y attendre que ce dernier veille lui placer un mot en particulier.
- Donne-moi quelques minutes avec Yazoo, je vous rejoins après.
Tseng acquiesça et se retira.
Vincent ferma la porte derrière lui et se retourna. Yazoo n'avait vraiment pas l'air bien, cette confrontation l'avait profondément remué.
- Yazoo, je dois te laisser quelques instants.
Yazoo leva son regard vers l'ancien Turk et acquiesça.
- Veux-tu que je t'allonge avant ?
- Non ça va, merci.
Fit l'argenté avant de reposer son regard vers son poignet blessé.
Vincent observa quelques minutes son fils, l'air concerné puis se retourna.
- Je te laisse alors, je vais essayer de ne pas être absent longtemps.
- Tout de même intéressant.
Fit Rufus en posant la tasse de thé.
- Et vous dites qu'il sera apte à marcher dans quelques jours ?
- Oui, son métabolisme commence à réagir, d'où sa rapide récupération.
- Mmmm…
- Vous m'avez fait demander Rufus ?
Demanda Vincent en descendant les escaliers.
L'interpellé leva les yeux et acquiesça.
- Oui, Vincent, nous devons parler de quelque chose d'assez compromettant.
L'ancien Turk posa le regard sur Shalua et fronça les sourcils. La jeune femme sembla gênée et mal à l'aise.
- Je vous écoute.
Fit L'Ex-Turk en rivant son regard vers Rufus et croisant les bras sur son torse.
- Pourquoi nous avoir omis le récent incident de Yazoo ?
Vincent ne répondit pas tout de suite, son regard à présent fixait Shalua d'un air mauvais. Un regard qui en fit même frémir Tseng…
Reno ouvrit discrètement la porte de la chambre et entra. Yazoo regardait par la fenêtre et quand il sentit sa présence, tourna la tête vers lui.
''Pourquoi ça ne m'éttone même plus…'', pensa Yazoo avant de retourner son attention au dehors.
Reno grimaça comme Yazoo au réagit de sa venue. ''C'est clair, ça sera toujours le grand amour entre nous deux…''.
- Ça va ? T'as besoin de quelque chose ?
Yazoo sans se retourner.
- Un peu de paix aurait été la bienvenue, mais cela vous ne concevez pas à m'accorder n'est-ce pas ?
''Tu veux jouer à ça… ok. Tu vas pas être déçu, on va être deux à ce jeu, alors.'', pensa le rouquin.
- Pourquoi ? Ma présence t'insupporte à ce point ?
Yazoo ne répondit pas, à la place il tourna sa tête vers lui, le regard fade et fatigué. Pour le coup, l'assurance du jeune Turk retomba et son sourire renard s'effaça de ses lèvres. ''Merde… Je crois qu'il ne cherchait même pas à me provoquer ce coup-ci.''.
Reno le rejoignit et regarda par la fenêtre, au loin le soleil se couchait. Les squelettes des nouveaux bâtiments ressemblaient à des ombres chinoises donnant un certain comique au paysage. Il se demandait si Yazoo appréciait ce genre de contemplation ou c'était juste par curiosité qu'il observait le monde du dehors.
- Pas grande vue d'ici hein ?
- C'est toujours mieux que quatre murs blancs sans aucune fenêtre ou une pièce d'observation.
Répondit Yazoo sans aucune émotion dans la voix, même pas une pointe d'ironie.
-…
''Ok pour le coup, j'ai eut l'air con…'', pensa intérieurement Reno.
Il se frotta le visage d'une main et regarda Yazoo en biais, s'attendant à une réaction du jeune homme, mais rien ne vint.
Il se lassa de regarder dehors et marcha un peu dans la chambre, mine de rien.
De son côté, Yazoo essayait d'ignorer la présence de l'autre homme. Ce qu'il désirait c'était la présence de Vincent. Le long de son absence était comme un vide et il n'aimait pas ça. Il en avait souffert et de la pire des façons qui soit… Il ferma les yeux, comme ce douloureux souvenir refaisait surface.
~Début Flash back~
- Mettez-le en isolation, tout de suite !
Ordonna un scientifique d'une voix autoritaire.
- Yazoo ! Ne te laisse pas faire ! Yazoo !
Lui cria Kadaj alors que des gardes armés d'un fusil tranquillisant menaçaient le cadet.
Il se laissa faire, il connaissait les conséquences s'il venait à montrer un quelconque signe de rébellion.
- Kadaj, ne pleure pas. Ça ira pour moi ne t'en fais pas.
Lui répondit Yazoo avec un calme qui ne le surprenait même plus.
Avant qu'on l'enferme, il adressa un regard sous-entendu à son aîné. Loz avait saisi le message et rejoignit Kadaj qui essayait de se débattre contre les gardes.
Une fois enfermé, il observa où il se trouvait cette fois. Une salle d'isolation, d'un blanc immaculé, comme toutes pièces d'un laboratoire, la seule particularité était sans doute les mini-caméras placée dans les coins, un lit, un réservoir d'eau et nourriture en forme de cachets et un WC.
Il prit place sur le lit et ferma les yeux, essayant de capter la présence de ses frères, leurs pensées et les rassurer, mais non, il n'y parvenait pas. Il rouvrit les yeux et fixa le mur devant lui. Ce fut comme ça pendant plus de six mois. Six mois où sa santé mentale fut mise à rude épreuve. Six mois plongé dans une solitude et une isolation totale. Six mois qu'il se rendait malade à se forcer à essayer de percevoir la présence de ses frères ou ne serait-ce qu'une bribe de leurs pensées. Au nombre incalculable de fois où il failli céder, laisser exploser cette colère sourde, cette rage qu'il gardait en cage pour le bien de ses frères. Voilà comment il se voyait, comme un animal enragé en cage. Il maudissait les humains. Il se jura qu'une fois sorti de cet enfer, jamais il ne leur permettrait de lui refaire subir cette épreuve.
Et lorsque cela fut terminé, il avait l'impression que vraiment il ne parvenait pas à communiquer avec eux par pensée.
Mais peu à peu, ça lui est revenu et leur lien était devenu plus fort.
~ Fin Flash back~
- Hey, Yazoo. Ça va mieux ?
Demanda Reno inquiet.
Se rendant compte que c'était le Turk rouquin qui le serrait et non Vincent, Yazoo essaya de se dégager, tremblant de rage et de dégout. Il avait de la tolérance pour que Shalua le touche pour s'occuper de lui et de Vincent qui lui procurait ce contact apaisant qu'il avait tant besoin. Mais pour ce qui était des autres, cela lui était inconcevable.
- Lâche-moi, Turk !
Surpris part les faibles efforts de l'argenté à vouloir l'éloigner de lui, Reno s'écarta en fronçant les sourcils.
- Qu'est-ce qui te prend ? Tu sembl-
Yazoo essayant de rassembler un minimum de posture en lui adressant un regard menaçant.
- Ne pose plus tes sales mains sur moi, Turk. Plus jamais !
Reno se redressa et regarda la forme tremblante devant lui.
- C'est quoi ton problème au juste ? T'as peur je te passe mes microbes c'est ça ? Désolé de te dire, mais dans la vraie vie, on ne vit pas dans des petites bulles aseptisés.
Yazoo pâlit soudainement et Reno fut pris de court par l'émotion montré pour la première fois dans ce troublant regard émeraude. Il y décernait la haine et la… peur? ''Peur de quoi?'' Il se demanda, troublé. Reno pris place près de l'argenté sur le fauteuil, mais cela ne fit que rendre le jeune homme encore plus tendu.
- Reste loin de moi, Turk.
Reno soupira un tantinet irrité.
- J'ai un nom, tu sais ? C'est Reno.
Yazoo lui adressa un regard froid.
- Peu t'importait le mien quand tu as essayé de me tuer à Healing.
Reno se frotta le visage avec ses mains, grimaçant. ''Putain, j'avoue que là, il a raison. Mais merde ! La situation a changé !''
- Ecoute. Ok, j'ai essayé de te tuer, j'avoue. Mais là, c'est différent.
Yazoo afficha un sourire acerbe.
- Différent ? Qui me dit que tu n'hésiteras pas à me tuer à la première occasion ?
Reno alla répondre mais l'argenté fut plus prompt que lui.
- Je t'épargne l'effort d'essayer Turk, je t'aurais tué avant.
La porte s'ouvrit, Rude entra et observa les deux jeunes gens, Reno regardait Yazoo à la façon d'un prédateur et vu son regard il n'était pas loin d'en venir aux mains.
- Ça va t'inquiète Rude, je gère.
Le rassura le rouquin en ne quittant pas Yazoo des yeux.
Rude regarda Yazoo, si ce n'était pas sa condition actuelle il aurait retrouvé son comparse encastré dans le mur vu comme le fils de Vincent dévisageait Reno avec hargne et rancœur dans le regard.
- Visualiser ses rêves ?
Rufus acquiesça.
- Oui, le département scientifique de la W.R.O. détient une pièce qui permet de surveiller le sommeil des patients et d'en capter des images réelles.
- On pourra ainsi savoir de quoi rêve Yazoo et de découvrir la source de ses cauchemars et peut-êt-
- Je refuse.
La coupa Vincent d'une voix catégorique.
- Mais Vincent, la vie de Yazoo est en jeu en ce moment même !
Essaya de plaider la jeune scientifique.
Vincent la regarda d'un air menaçant.
- Vous le soumettez à une expérience qui risque de mal tourner. Que ça soit pour sa vie ou non, il le verra comme une trahison. Je ne veux plus qu'il ressente ça, plus jamais Shalua.
La jeune femme regarda Rufus d'un air abattu, mais elle pouvait comprendre la réaction de Vincent.
Rufus pour sa part ne se démonta pas.
- Donc que comptes-tu faire Vincent ? Empêcher Yazoo de s'endormir pour le salut de sa vie ?
L'ancien Turk se tourna vers le jeune président.
- Je n'irais pas jusque-là, Rufus.
- Alors quel est la solution à ce problème ?
- Je n'en ai pas. Pour le moment veiller sur lui c'est tout ce que je peux faire.
Rufus laissa échapper un soupir las et secoua doucement la tête.
- Mais pas suffisant.
Il se leva en regardant Vincent dans les yeux.
- Je comprends ta réaction mais prend garde que cela ne te coute plus que tu ne penses.
- …
N'obtenant aucune réponse de la part de l'Ex-Turk, Rufus se tourne vers son homme de main.
- J'informerais tout de même Reeve au cas où tu changerais d'avis.
Il se tourne vers Vincent qui restait de marbre, bien que son regard en disait long sur sa contrariété.
- A une prochaine fois, Vincent.
Puis vers Shalua.
- Encore merci Dr. Rui de nous avoir mis au courant de la situation.
- Je… Ce n'est rien, merci à vous de m'avoir accordé quelques minutes de votre attention.
Rufus lui adressa un sourire courtois puis quitta le bar.
Vincent fixait la porte par laquelle Rufus venait de partir, le visage sévère. Shalua savait que l'ancien Turk allait lui en vouloir pour cet entretien, mais elle n'avait fait que son travail.
Tifa se rapprocha et se racla légèrement la gorge.
- Tout va bien avec Yazoo ?
Vincent d'une voix qu'il voulait calme et posée mais sans vraiment y parvenir.
- Oui, il va bien.
Sur ces mots il s'excusa et remonta à l'étage.
Shalua cacha son visage derrière ses mains et rassembla tout son sang froid pour ne pas éclater en pleurs.
Tifa devant la réaction de son amie pris place à ses côtés et lui frictionna affectueusement l'épaule.
- Shalua… dis-moi ce qui se passe. Pourquoi Vincent est si en colère ? C'est à cause de Rufus ?
La jeune femme la regarda, son unique œil bleu larmoyant.
- Non, c'est moi. J'ai fait mon rapport à Rufus sur l'état de santé de Yazoo et je lui en ai trop dit.
- Vous parliez de quelque chose avec la W.R.O., de quoi il s'agit ?
La jeune scientifique secoua la tête et cacha à nouveau son visage derrière ses mains.
- D'une bêtise… Une bêtise qui va sans doute me couter l'affection de Vincent…
La jeune barmaid regarda en direction des escaliers et sembla réfléchir.
- Tu sais… je ne sais pas vraiment pourquoi Vincent se met dans un état pareil quand il s'agit de Yazoo, mais une chose est sûre, il est trop respectueux pour t'en vouloir éternellement.
Shalua la regarda, surprise. Tifa lui souriait.
- Je le connais tu sais. Il est rancunier, je te l'accorde. Mais quand sa colère s'estompera, je suis sûre que ça ira mieux.
- Tu le crois vraiment ?
Tifa acquiesça.
- Oui, sinon au pire je lui ferais la morale.
Fit la jeune barmaid avec un clin d'œil.
Shalua eut un petit rire timide.
- Tu as déjà prévu quelque chose pour le repas de Yazoo ?
La jeune scientifique secoua la tête.
- Non, pas vraiment.
- J'avais prévu un petit potage aux légumes, tu crois qu'il aimera ça ?
- Oui je crois.
Tifa se leva et encouragea son amie à faire de même.
- Alors j'aurais besoin d'un coup de main si ça ne te dérange pas. Barret et Cid ne vont pas tarder à rentrer et connaissant leur appétit j'ai intérêt à en avoir dans la marmite.
Shalua acquiesça d'un air absent, ses pensées étant dirigées vers la source de son chagrin... ''J'espère que Tifa a raison…''.
Vincent arriva prés de la porte de la chambre de son fils quand il entendit la voix de Yazoo crier après quelqu'un. Il entra et trouva Reno et Yazoo en une confrontation et Rude qui essayait de calmer le jeu.
''Quoi encore ?'', se demanda l'ancien Turk en refermant la porte derrière lui.
- Je peux savoir ce qui se passe ?
- Il ne se passe rien, Vince.
Répondit Reno d'une voix qu'il voulait désinvolte.
Vincent s'avança vers les jeunes gens et en regardant particulièrement Yazoo.
- Yazoo ?
L'argenté riva son regard émeraude vers celui de l'ex-Turk, la colère qui consumait son regard émeraude s'apaisa doucement.
- Un malentendu Vincent, rien de plus.
''UN MALENTENDU ?! PUTAIN DE MERDE !'' s'offusqua le rouquin.
- Ouais un malentendu, comme tu dis.
Dit Reno en ravalant à grande peine sa colère et son ego blessé.
Sur ces mots, il quitta la chambre d'un pas pressé, Rude sur ses talons.
Vincent laissa échapper un soupir las, ''Cette situation commence sérieusement à…''…
Il n'eut pas le temps de finir sur sa pensée qu'il vit son fils se mettre debout et de basculer en avant. Il eut juste le réflexe de le rattraper sur le coup.
- Je suis désolé, je pensais pouvoir me lever sans vôtre aide.
Murmura doucement Yazoo d'un air désolé.
Vincent laissa un soupir de soulagement échapper de ses lèvres avec un frêle sourire.
- Je suis moi-même navré pour l'entretien avec Rufus.
- Ne le soyez pas, Vincent.
''Je devais m'attendre à ce que conflit éclate tôt ou tard.'', pensa l'argenté dans l'étreinte de l'ancien Turk.
Vincent acquiesça et le reposa.
- Yazoo, il faut que tu essayes de me dire ce que tu ressens.
L'argenté alla ouvrir la bouche pour répondre mais Vincent fut plus rapide.
- Je sais Yazoo et je comprends.
L'ancien Turk pris place sur le lit et poursuivit.
- Ta blessure n'est pas naturelle et je te crois sur parole que tu ne sais rien d'où elle peut venir.
- …
- Ce que j'essaye de dire Yazoo, c'est n'aie pas peur de me parler de ce qui te tracasse, je suis là pour toi, ne l'oublie pas.
''Je sais Vincent… Mais les mots… ne viennent pas.'' Essaya Yazoo de lui faire comprendre par son regard.
Vincent lui adressa un faible sourire.
- Ça viendra petit à petit tu verras.
''Mon fils…''. Mot qu'il s'abstint de dire malgré tout l'amour qu'il sentait à son égard.
Yazoo regarda son poignet blessé.
- Je ne sais vraiment pas concernant la proposition de Shinra.
Il regarde Vincent.
- Ma motivation est divisée. Ces mots étaient perspicaces d'une part : j'aime l'action, c'est vrai. Mener une 'vie normale' comme vous appelez, accroche également ma curiosité.
- Mais ta méfiance et ta rancœur est trop présente pour laisser ces sentiments se développer, n'est-ce pas ?
Termina Vincent.
- Oui, c'est ça.
Vincent se leva avec un regard rempli de fierté qui troubla beaucoup Yazoo.
-Tu vois ?
- Quoi ?
Demanda Yazoo en fronçant les sourcils.
- C'est venu tout seul.
Se rendant compte de quoi parlait l'homme devant lui, Yazoo cacha son visage derrière sa chevelure argentée, les joues en feu.
Pour sa part, Vincent retint un petit rire, mais il devait avouer qu'il était soulagé d'avoir réussit à faire le premier pas avec Yazoo.
''Ce n'est pas beaucoup, mais si tu savais ce que cela signifie pour moi…'', pensa Vincent le cœur rempli de joie.
À suivre…
