Annonce
:
Comme l'indique le titre
de ce chapitre... prennez bien soin de lire et d'interpréter
cette "prophétie"...
Chapitre 220 : La prophétie écrit le 04/04/2006
Kate Fisher arriva en salle d'étude avec deux autres Gryffondors de sixième année comme elle. Elles semblaient en grande conversation ce qui intrigua Aly et EJ.
- Que se passe-t-il les filles? Demanda EJ.
- On
revient de cours de Divination. La prof a encore perdue la tête...
Elle nous a fait super flipper! Répondit Kate
- Comment ça?
Questionna Aly.
- Bah rien qu'à son apparence déjà
tu as peur, commenta l'une des deux autres filles.
- C'est clair,
ajouta la deuxième.
- Et? S'impatienta EJ.
- Bah elle a
repris sa voix bizarre et elle a débité des phrases qui
n'avaient aucun sens, répondit la première.
- Le
mieux c'est quand Dakota est devenue toute blanche... impressionnant
à voir! Reprit Kate.
- Blanche? S'inquiéta EJ.
Comment ça blanche?
- Bah, je ne sais pas... elle s'est
mise à écrire ce que la prof disait et elle est partie
toute de suite après. Trelawney ne l'a même pas
remarquée et elle a repris son cours normal... comme si de
rien était... Moi, je dis qu'il serait temps qu'elle parte en
retraite, celle-là... Elle perd vraiment la tête!
Continua la deuxième.
EJ et Aly se tournèrent vers Roy et Dorian et tous les quatres décidèrent d'en savoir plus. Ils rencontrèrent Bayron et Jaye sur le chemin et tous les six montèrent voir le directeur. Quand celui-ci ouvrit la porte de son bureau, ils virent Dakota assise dans un fauteuil, en train d'essayer de cacher ses yeux rougis par les pleurs.
- Je vous laisse professeur Potter... murmura-t-elle
en s'en allant.
- Dakota... essaya de dire EJ, en vain étant
donnée la vitesse avec laquelle la Serdaigle s'enfuit.
Une fois en bas des escaliers, une main la retint en arrière et avant de comprendre qui était cette personne, elle se blottit dans ses bras de manière spontanée et instinctive. Ils restèrent ainsi une bonne dizaine de minutes avant que Dakota ne reprenne le contrôle de ses émotions et se détache de Bayron.
- Je suis désolée... Je dors pas très
bien depuis quelques temps et je suis vraiment fatiguée...
J'aurais préféré que tu me vois pas ainsi...
-
Ca je n'en doute pas, plaisanta timidement Bayron. Tu veux m'en
parler?
- Non... Je vais bien...
- Encore ce fichu "je
vais bien"... Sache que lorsque tu me sors ça, je ne te
crois pas une minute!
- Je t'assure que ça va. Un peu de
repos et tout va s'arranger...
- Dakota, tu peux me parler tu
sais... Je suis peut-être pas toujours à ton écoute
mais tu restes une amie, en plus d'être ma fiancée... Je
veux que tu saches que je suis là pour toi si tu en as besoin
et ...
Dakota était très touchée par les paroles du Gryffondor. Elle le regarda droit dans les yeux, son doigt posé sur ses lèvres afin de l'empêcher d'aller plus loin. Elle essayait de trouver la force pour ne pas lui révéler son secret le plus précieux. Elle ne lui répondit qu'un simple mais tendre merci avant de s'éloigner à nouveau de lui et que l'un ou l'autre ne rompe les derniers centimètres qui séparaient leurs lèvres.
- Dakota,
ajouta-t-il assez fort pour qu'elle l'entende, je voulais aussi te
remercier pour mes frères, à l'hôpital. Ca leur a
fait beaucoup de bien d'avoir quelqu'un auprès d'eux, toi en
particulier. Ils t'aiment beaucoup, comme mon père
d'ailleurs... sourit-il avec une pointe d'ironie à la fin.
-
Et c'est réciproque... répondit-elle doucement avant de
se retourner et partir.
Bayron remonta dans le bureau de son
grand-père et y entra. Harry venait justement de finir la
lecture d'un bout de papier. Ne souhaitant pas le répéter
à nouveau, et sachant pertinemment que lui aussi serait
concerné, c'est tout naturellement que Harry le donna à
Bayron. Celui-ci hésita légèrement en le
saisissant et sa respiration s'accéléra à la
lecture de ces phrases, maniées tel un poème des plus
noirs.
"La nuit, l'horreur et le mal se bousculent ,
Le jour se termine en sombre crépuscule.
La nuit
étoilée en fut le funeste témoin,
Et dans un
avenir pas si lointain,
Les fantômes du passé
entrerons de nouveau dans la danse,
L'ombre lui volera son
enfance.
Mais l'union des équilibres guidera
l'héritier,
Il reprendra ce que l'ancien lui a
confié.
L'innocence se meurt à sa renaissance,
L'oeil devra faire preuve de clairvoyance,
Le phénix
pleurera l'un de ces fidèles,
Et beaucoup y gagneront des
ailes,
Car les élus seront frappés en leur sein,
Et
d'un seul dépendra leurs destins."
Bayron sentit son coeur s'arrêter de battre. La dernière prophétie de ce genre lui avait valu une terrible épreuve familiale et personnelle. Il ne se sentait pas capable d'en subir une autre pour le moment. Il savait bien qu'avec les évènements récents, les choses n'allaient pas forcément bien, mais il espérait quelque part que les autorités s'en chargeraient. Les autres héritiers ne semblaient pas plus à l'aise que lui et il vit Dorian prendre une Aly tremblante dans ses bras.
- Je vous demande de garder cela pour vous six. Miss
Wilson est assez perturbée également et si l'un de vous
pouvait faire en sorte de ne pas trop la laisser seule...
- Je
vais m'occuper d'elle, répondit tout de suite EJ, ne laissant
pas le temps à Bayron de s'y engager lui-même.
-
Merci, bon maintenant retourner en bas. Je vous demande d'être
très prudents. Le professeur Trelawney est ce qu'elle l'est,
mais malheureusement, il lui arrive d'avoir raison.
- Que va-t-on
faire pour Katy et les neveux? Demanda Dorian à son père.
- On va en parler ce soir avec ta mère et les autres. Pour
le moment, vous êtes en sécurité ici. Alors vous
ne sortez pas sans la surveillance d'un adulte, et vous êtes
tous priés de bien réussir votre examen de
transplanage. Je vais également demander à Lily de tous
vous prendre en cours de défense contre les forces du mal. Je
ne préfère pas prendre le risque d'attendre et de
vérifier par leur mort si vos amis seront également des
cibles. Tous les sixième et septième années vont
avoir des cours obligatoires dans cette matière. Maintenant,
allez manger, je vous tiendrais au courant.
- Tu peux embrasser
Katy pour moi? Demanda Dorian en grand frère inquiet. Dis lui
aussi que je pense très fort à elle...
- Bien sûr,
répondit son père. Faites attention à vous, et
pas de bêtises ou d'héroïsme s'il vous plait.
Promettez-le moi!
- C'est promis Grand'pa, commença à
dire Bayron, suivi des six autres.
- Bon allez, bon appétit,
termina Harry.
Bien entendu, il fut très dur d'avoir de l'appétit après ce qu'ils venaient d'entendre dans le bureau du directeur. Dawn et Kate les interrogèrent sur l'entrevue mais comme promis, aucun des héritiers ne dévoila la prophétie. Dawn s'en vexa et partit se défouler dans les couloirs. Edward Lewis avait choisi ce moment là pour inviter une poursuiveuse Poufsouffle à sortir avec lui. Dawn le comprit rapidement et avant que la jeune fille ne puisse lui dire oui, la Gryffondor lui administra une gifle que son ex petit-ami subit sans broncher Il savait pertinemment qu'il la méritait et baissa les yeux de honte. Dawn prévint la Poufsouffle qu'elle risquait de devoir changer de couleur de cheveux et de poste dans son équipe si elle voulait satisfaire tous les fantasmes de son prétendant. Choquée par ces paroles, Lydia Graham s'enfuit rapidement en lançant un "non" bien froid en réponse à la question du brun. Les jours suivants, les héritiers se forcèrent à reprendre le dessus et surtout des forces en vu de l'examen de passage du vendredi soir.
Tous ceux qui avaient l'âge requis, c'est à dire la majorité, pouvaient passer le permis de transplanage et chez les héritiers, seul Aly, Dawn et Roy ne purent s'y présenter. Les deux tiers de la génération s'y essayèrent et le taux de réussite avoisina les soixante-quinze pour cent. Etrangement, Dakota l'obtient tout juste et l'examinateur lui spécifia bien qu'un manque de concentration aurait pu lui coûter un membre, chose qu'Aly se souvenait parfaitement. De toute manière, la Gryffondor ne souhaitait pas particulièrement recommencer l'expérience et comptait sur une autre solution pour se défendre si besoin.
Juste après l'examen, Dorian quitta comme à son habitude Poudlard pour se rendre à son entraînement et le week-end se passa relativement bien.
EJ et Roy se disputèrent quatre fois et donnèrent ainsi de bonnes raisons aux autres de les laisser dans leur coin pour d'éventuelles réconciliations. Dawn et Aly, les seules à ne pas être en couple en ce week-end, le passèrent à prendre soin d'elles et à se détendre. Dawn relativisa sa situation avec Ed et transforma sa haine en ignorance.
Alors que Jaye était tout simplement introuvable durant presque tout le week-end, Bayron annonça clairement, dès le samedi matin, son intention de rester un peu seul avec Meredith. La prophétie l'avait pas mal marquée et avait fait remonter d'anciens souvenirs. Les deux adolescent s'isolèrent durant les deux jours afin d'être pour une fois, seuls dans un monde en paix.
- J'adore quand tu me caresses le bras comme
ça, murmura Meredith confortablement installée contre
son amant. Tu es si doux parfois... ça change des autres
moments intimes qu'on peut avoir...
- Je sais, se moqua Bayron
avec le sourire d'un homme pleinement satisfait.
- Bayron... Je
peux te poser une question?
- Hum oui, je suppose que tu peux,
répondit-il toujours sur le ton de la plaisanterie.
-
Bayron, je suis sérieuse!
- Désolé... vas-y
je t'écoute, fit le Gryffondor avec un air faussement
sérieux.
- Bah maintenant, j'ai plus envie de te le
demander, protesta Meredith avant de se faire sauvagement
chatouiller. Ok, ok! Je te le dis, mais arrête ça!
Pitiééééé Bayron, arrête!
-
Bah parle, je suis "toute" ouïe mon amour!
- Ton
quoi?
- Hein? Répondit Bayron qui semblait avoir perdu le
fil de la conversation.
- Ce que tu viens de dire là... Tu
peux me le répéter?
- Bah je t'écoute...
commença t-il à dire avant de comprendre... mon
amour... oui, il y avait longtemps que je te l'avais sorti
celui-là... ah que veux-tu... il avait peur de ton appétit
sexuel...
- Bayron franchement! Comme si c'était moi qui
viens tout le temps chercher l'autre... avec mon regard... qui veut
tout dire... On me la fait pas à moi monsieur Malefoy...
-
Mais je ne te force rien ma chère, rétorqua Bayron
avant de l'embrasser dans le cou de manière assez sensuelle.
-
Je...sais... mais...Bayron... Arrête s'il te plait... Tu n'es
donc jamais fatigué toi?
- Non... répondit-il entre
deux baisers.
- Bayron...
- Oui? Susurra t-il à son
oreille.
- Non rien... capitula la Serpentard.
Les mots se transformèrent en gestes pour Bayron et Meredith. Et bien que pour eux, une certaine tendresse complétait l'acte physique, d'autres ne s'en formalisèrent pas...
