Bonjour à tous !
Je suis vraiment désolée, je n'ai pas pu poster plus tôt donc à un jour près je n'ai pas posté une semaine. Ce n'est encore jamais arrivé ! Malheureusement j'avais mon mémoire à travailler et quelle galère, les derniers moments nous obligent à checker les problèmes de grammaire mais aussi de mise en page qui sont vraiment vraiment fastidieux à faire.
J'ai cru ne jamais m'en sortir mais me voilà. Il sera rendu lundi donc vous aurez sûr à partir de lundi des chapitres comme d'habitude à hauteur d par semaine. Cette fiction va encore s'écouler sur moins de 20 chapitres je pense.
Ensuite, je pense en commencer une autre j'ai déjà quelque idées. Mais je ne sais pas si cela vous dirait, si vous considérez que j'ai encore quelques trucs à vous raconter. En fait, j'aimerai assez avoir vos avis généraux sur ma fiction.
Allez, je me tais, bonne lecture à tous !
Draco se changea rapidement et Harry patienta, adossé contre les lavabos en cercle qui auparavant lui avaient permis d'ouvrir la Chambre des Secrets. Le petit serpent gravé était toujours contre le robinet en fonte de l'un des lavabos en faïence et le brun se perdit dans sa contemplation. Il n'entendit pas Draco ressortir de la cabine où ils avaient été confinés. Ce n'est que quand la main du blond se posa sur son épaule qu'Harry réalisa que le blond avait terminé.
Le brun se retourna et apprécia de voir Draco en meilleur état que quelques instants auparavant. Il avait enfilé le pantalon et la chemise apportés par l'elfe de maison et portait dans sa main droite la petite trousse de toilette qui accompagnait les vêtements. Harry s'effaça pour le laisser accéder aux lavabos. Le blond vida consciencieusement la petite trousse de ce qu'elle contenait et après avoir demandé à Harry de vérifier que personne n'arrivait en se plaçant près de la porte, envisagea de se raser.
Il saisit la lame acérée et s'enduit le visage à l'aide du blaireau. Harry, de trois quart gauche et soustrait au reflet du miroir se laissa alors à l'observer, le blond ne pouvant se concentrer sur sa tâche et sur le Gryffon en même temps. Laissant glisser le couteau le long de sa gorge avec adresse, Draco retrouvait peu à peu le visage qu'il prenait soin de présenter à autrui. Harry était comme touché de participer à cette communion intime : Malfoy ne devait pas souvent offrir à ses pairs une vision de lui-même perfectible. En soulevant le cou, le blond révélait un visage et une mâchoire taillées durement, comme avec un fil de fer. Aucune place dans son apparence n'était laissée pour la douceur. Ses traits étaient coupants comme des rasoirs, secs, cassants. Même sa pomme d'adam saillait contre sa gorge. Ses joues elles-mêmes gardaient une forme creusée et des cernes noircissaient ses yeux gris.
Draco n'était pas beau à voir. Harry se rendait compte maintenant qu'il était particulièrement maigre. Ses passages rapides à la Grande Salle n'avaient pu lui donner meilleure mine et le brun doutait qu'il s'était fait d'immenses festins durant l'été. A vrai dire, le jeune mangemort avait toujours été fin. Mais sous la chemise apportée par Kreattur, on pouvait voir les clavicules de celui-ci frôler le tissu à chaque mouvement de bras. Sa taille, excessivement fine, n'était pas non plus un signe de bonne santé. Décidément, Draco était passé maître de la dissimulation car Harry n'avait rien vu de tout cela avant ce matin. La fierté des Gryffondor était une légende, celle des Serpentard une plaie. Harry était sûr que le blond aurait préféré se lancer un Doloris que d'avouer son mauvais état de santé à qui que ce soit.
« Quand comptais-tu me le dire ? » lança alors le Survivant.
« Quoi ? » répondit laconiquement Draco en rangeant avec dextérité les éléments ayant servis à sa toilette sommaire dans la trousse du vieil elfe de maison.
« Que tu étais plus maigre que Sirius quand il est sorti d'Azkaban. »
« Tsss. C'est juste une question de temps. L'ambiance générale de ma vie ne prête pas à s'enfiler des banquets. On ne s'appelle pas tous Weasley. »
« Hm, cesse tes sarcasmes. J'y prêterai plus attention désormais. »
« Grand bien te fasse, preux chevalier. » fut la seule réponse de Draco. « On y va ? »
Les deux jeunes gens se mirent alors en route, le brun maugréant que les Serpentard étaient de bien beaux abrutis tout en omettant que lui-même s'était laissé aller de nombreuses fois. Les couloirs étaient encore vides : les cours à Poudlard duraient deux heures minimums. De ce fait, ils se trouvaient en ce moment au milieu d'un doublon de classe. Rapidement et en essayant de s'assurer que personne ne les observait de trop près, ils se rapprochèrent de la cabane d'Hagrid. Leur théorie était simple : ils s'étaient croisés dans un couloir et s'étaient lancé réciproquement des sorts alors qu'ils se rendaient à la leçon de Soins Aux Créatures Magiques. Le temps de passer à l'infirmerie, ils avaient écopé d'un retard sur la leçon. Harry irait ensuite dire la vérité à Hagrid, du moins une partie afin que celui-ci ne fasse pas de gaffe envers Mme. Pomfresh. Pour les autres élèves, cela suffirait. Draco avait proposé qu'ils appuient leur plan sur une entrée en fanfare, histoire de marquer le coup.
« Putain mais Potter, t'es vraiment l'être le plus stupide que la terre puisse porter ! » cria Malfoy à la cantonade alors qu'ils progressaient derrière le groupe d'élèves rassemblés devant un enclos bas contenant d'étranges animaux dont le corps mêlait plumes et écailles dans un étrange balai. L'ensemble de jeunes se tournèrent vers eux ainsi qu'Hagrid.
« Casse-toi Malfoy. Je pense que je t'ai assez vu pour aujourd'hui. Va traîner ta sale gueule d'aristocrate devant un autre visage que le mien. » Harry prit violement à gauche dans un excès de rage parfaitement simulé et vint se planter devant Ron et Hermione, ebahis. De toute évidence, leur petite pièce de théâtre avait fonctionné car Ron, toujours prompt à réagir à la provocation s'enfla et cria :
« Mais c'est moi Malfoy où où qu'aille Harry tu es collé à ses basques ? Méfies-toi, les rumeurs pourraient bien finir par se confirmer, malheureusement, je ne pense pas que l'homme de ta vie puisse être celui que tu souhaites! ». Le roux, perfide, apprécia ensuite avec reconnaissance l'éclat de rire qui suivit sa blague. Tout le monde avait toujours prêté une attirance pour le sexe masculin à Draco et depuis le début de l'année, la haine qu'il cristallisait autour de lui était un catalyseur d'autant pluus fort pour ressortir ce type de piques. Dans un autre monde, cela aurait beaucoup fait rire Harry qui aurait été ravi de moucher Draco mais sa progressive attirance pour le blond avait changé la donne. En voyant le Serpentard ne rien réppondre et aller se cacher derrière le groupe formé par ceux de sa maison, Harry eut même une irrépressible envie de faire taire Ron et les gloussements qui retentissaient autour d'eux.
« Tout le monde se tait ! » tonna Hagrid. « Mr Malfoy, Harry, prenez place avec vous groupes habituels, j'aurai besoin de votre mot d'excuse. Harry, tu viendra me le donner en fin de classe. » Tout se passait comme prévu, songea Harry. Il expliquerait une partie de la vérité au demi-géant. D'ailleurs, il pensait depuis quelques jours que se livrer ne serais-ce qu'un peu à lui serait positif, ce serait l'occasion.
Maintenant, il entrevoyait beaucoup plus nettement la souffrance que pouvait endurer la communauté gay. Il n'avait jamais été des gens insultants à leur égard, vivant sa propre vie tellement à cent à l'heure que l'orientation sexuelle d'autrui ne l'intéressait guère. Mais désormais, il prenait aussi ces remarques pour lui, fatalement. Mais Ron n'insista pas et se détourna rapidement du groupe pour se pencher vers lui :
« Il s'est passé quoi Harry ? Pourquoi tu es arrivé avec lui ? C'est vrai que cette sale fouine t'a encore attaqué dans les couloirs ? Quand je pense que tu lui avais sauvé la vie en début d'année... »
Harry lui servit alors l'histoire que Draco et lui avaient mis en place. Une vague rencontre dans les couloirs, une provocation qui avait mal tourné, une venue aux mains rapide et un passage en quelques minutes pour un aller-retour chez Mme Pomfresh. Ron s'en tint à cette version mais ils n'eurent pas beaucoup l'occasion d'en reparler car le cours était éreintant.
Malgré tout, Malfoy et lui n'avaient finalement pas raté grand chose car Hagrid était arrivé en retard à la leçon. Le temps d'installer les drôles d'animaux dans leur enclos, les élèves avaient encore attendu presque une quart d'heure. Hermione résuma donc rapidement à Harry ce qu'ils devaient faire. Ils allaient en fait commencer quand les deux jeunes hommes étaient arrivés. Comme en début d'année, après avoir dessiné un schéma de l'animal et étudié dans les grandes lignes sa façon d'agir, les élèves, par groupes de trois devaient se rapprocher des créatures. En effet, ces étranges animaux nommés Colïmanbes étaient en fait un étrange mélange d'oiseaux et de reptiles faisant approximatiivement la taille d'un poney. Mais loin d'être agréables à l'oeil comme des dragons, il étaient en ce moment d'automne en pleine mue de leur plumage d'été vers leurs écailles d'hiver. Certaines spécimens ayant quelques difficultés à se débarsser des dernières plumes, les élèves avaient donc pour consigne de les y aider en essayant de tirer légèrement sur les dernières restantes. L'animal n'était absolument pas aggressif mais se fichait au contraire tellement des pauvres humains affairés autour d'eux qu'il les bousculait sans état d'âme. Harry, Ron et Hermione se retrouvèrent bientôt avec les pieds enflés à force d'avoir courru après leur spécimen.
Mais l'heure de cours finit par toucher à sa fin et c'est avec soulagement que l'ensemble des élèves remontèrent rapidement vers leurs dortoirs pour profiter d'une douche avant le déjeûner. Harry attendit que le flot soit loin pour aller se justifier auprès d'Hagrid. Celui-ci était en train de reconduire progressivemenent les bêtes restantes dans les enclos où elles patienteraient jusqu'à la prochaine leçon. A cela il ajoutait leur repas, une espèce de bouillie sentant fortement la viande que le géant lançait sous forme de boulettes qu'il formait dans sa main d'un geste assuré puis lançait avec vigueur en direction des animaux.
« Harry, tu n'as pas besoin de venir te justifier... Je disais ça pour ne pas éveiller l'attention sur toi tout à l'heure. Tu peux aller rejoindre tes camarades » lui lança le géant sans se retourner, faisant sursauter le Survivant.
« Oh.. euh... » Le brun était un peu prit au dépourvu. « Je... Je voulais juste te dire que nous n'étions pas vraiment à l'infirmerie comme tu as pu l'entendre murmurer. » Harry hésitait à continuer. « Je... J'étais avec Malfoy oui, mais de mon plein gré. Tu peux me punir si tu veux mais lui n'y était pour rien, ce... c'est à cause de l'article de Skeeter. »
Le géant se retourna. « Et ? » lâcha-t-il comme si Harry lui racontait une histoire parfaitement normale.
« Tu ne me dis rien ? » Le Gryffondor commençait à se demander dans quel état d'esprit était Hagrid. Il avait presque l'air enervé.
« Harry, je croyais t'avoir fait comprendre quelque chose la dernière fois. Si tu cherches quelqu'un pour te juger, pour te dire que tu te trompes, pour te conseiller de continuer ton idylle avec Ginny, pour te supplier de répondre aux solliciations de l'Ordre et du Ministre (car oui, je suis au courant Harry), pour que tu suives la voie de ton père et devienne Auror... Tu peux changer de trottoir. Je me fiche de ce que tu faisais avec le fils Malfoy. »
« Pourquoi... Je veux dire, même Hermione, elle n'est pas sûre que ce soit ce qu'il me faut. »
« Pourquoi ? Tu veux savoir pourquoi ? Parce que je mettrai ma vie entre tes mains Harry. Je l'ai déjà fait. Je te fais une confiance aveugle. Je n'ai pas besoin de tes justifications car contrairement à Hermione j'ai renoncé au reste. Tu ne t'es trompé qu'une seule fois Harry et c'était en voulant protéger les autres. Alors j'ai une seule chose qui est sûre dans ma vie : c'est qu'importe tes choix, qu'importe les autres, je te soutiendrai tant que mon âme jugera qu'il est bon de le faire. » Le géant s'arrêta pour respirer de sa tirade et un léger silence s'installa, uniquement brisé par quelques bruissements venus de l'enclos et de la forêt le jouxtant. « Je t'ai déjà donné mon avis sur Malfoy. Je pense qu'actuellement, il a plus besoin de soutien que d'ennemis. Mais c'est ma pensée elle n'est pas universelle. »
Le géant s'avanca vers Harry et tapota de son énorme main l'épaule du brun qui eut l'impression de s'enfoncer dans le sol avec la force de celui-ci.
« D'ailleurs », reprit-il « quel déguisement as-tu trouvé pour le bal ? »
Hé oui, avec le temps et les rebondissements, le bal n'est pas encore passé et les héros sont entrain de s'habiller en deuxième plan pour entrer en scène !
N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous pensez de ma fiction, cela fait quelques chapitres que seules Brigitte, Twinkle Wave et Deponia me reviewent systématiquement. Merci à vous les filles, c'est adorable car vous êtes là depuis le début pour toutes et c'est un véritable plaisir.
Moi-même auparavant ne reviewais pas forcément, à pas savoir quoi dire, à se dire « j'ai pas envie qu'on me lise » et si vous saviez comme c'est du carburant pour nous, auteurs (même en MP). Quand je reçois 5 ou 6 reviews, je n'ai qu'une envie, vous reposter la suite dans la foulée. A contrario, quand on n'en reçoit pas on se dit « merde, mon chapitre est nul et personne ne me l'a dit, c'est sûrement ça ce silence... ». Enfin, je le vis comme ça même si c'est peut-être nul, car parfois on est tout simplement pas inspiré...
Mais le stress de mon mémoire doit jouer aussi, j'espère pour vous que vos examens de fin d'année si vous en avez se passent bien. Le BAC, les partiels, un entretien au boulot. Bref, je vous souhaite plein de bonheur à tous. Ca fait vbientôt 6 mois que nous sommes ensembe alors merci mille fois ! Presque 180 reviews, plus de 30 000 vues, waou ! C'est une plaisir pour moi de vous écrire ce qui se trame dans ma petite tête ! Bonne soirée, journée, nuit.
R.
