Il était environ 16h. La brune, uniquement vêtue d'une chemise et d'un boxer, lisait tranquillement sur son canapé en compagnie de Cherï, ronronnant sur ses genoux. A ce moment, la brune paraissait studieuse voir « normale ». Personne ne pourrait se douter que derrière cette belle jeune femme en train de lire, se cachait un démon. Le démon en question leva les yeux vers l'horloge accroché au mur puis, ferma son livre avant de quitter le canapé. Elle n'alla pas bien loin. Elle alla s'installer à son bureau pour jeter un œil à son ordinateur. Aussitôt, elle esquissa un sourire qui n'augurait rien de bon.
Izaya : Désolé Cherï mais maman va devoir s'absenter quelques heures.
…
La ruelle était affreusement sale et une odeur nauséabonde y régnait. Comme une odeur d'urine et…D'autres choses… Il fallait dire que notre pauvre Izaya attendait à la porte de derrière d'une boite de prostitués qui faisait partie de son raison d'informations et il fallait justement qu'elle en récupère même si elle devait passer, par ça. La demoiselle avait prévue son coup en prenant un foulard avec lequel elle protéger ses délicates narines. De plus, elle avait pris son parfum dans son sac à main. C'était rare qu'elle le prenne mais là c'était une nécessité. Surtout qu'elle allait en avoir besoin pour ranger certaines choses comme sa perruque rousse. Eh oui, elle se retrouvait avec une perruque et des lunettes ainsi qu'un look bien différent du sien. C'est-à-dire une robe courte et fluide bleu marine qu'elle avait ajustée avec une ceinture pour marquer sa taille fine. Sur le coup, Izaya avait l'air de l'une de ses fashionistas mais bon, elle n'avait pas le choix. Elle devait cacher son identité dans ce genre de cas. Le pire était qu'elle avait rendez-vous juste après avec Shizuo. Oui… Elle avait réussi à le convaincre d'allez boire un café avec elle. La brune ou plutôt la rousse, regarda sa montre d'un rapide coup d'œil car elle entendit des pas. Un homme complètement ivre venait de faire apparition.
? : Salut ma mignonne…
Izaya soupira. Elle regarda l'homme se diriger vers elle avec difficulté. Elle devait être sacrément torchée.
? : Tu travailles ici ? T'es drôlement sexy dis-donc…C'est possible de loué tes services… ?
Lorsque l'ivrogne tenta de poser sa main sur l'épaule d'Izaya, celle-ci sorti une lame de son sac à main et coupa un morceau de doigt à l'homme bourré. Celui-ci cria un bon coup.
? : Salope !
Izaya : Je te conseille de vite dégager si tu ne veux pas que je te coupe le bout d'autre chose…
Pas besoin de lui dire deux fois. L'ivrogne s'en alla en courant, même s'il avait eu beaucoup de mal. Après ça, Izaya esquissa un léger sourire puis rangea sa lame.
Izaya : Il faudra que je pense à la nettoyer.
? : Toujours aussi fine lame.
Izaya se retourna tranquillement. Elle fit face à une jolie demoiselle blonde pas très couverte…En effet, la jeune fille ne portait que des sous-vêtements en cuir. Ce n'était pas une tenue d'extérieur mais la matière de la tenue donnait des idées à Izaya qui afficha un sourire malicieux. Tout comme la jolie blonde qui lui tendit un petit papier qu'elle sortie tout droit de son soutien-gorge. Izaya hésita à le prendre mais finis par le faire. Il allait vraiment falloir qu'elle se lave les mains après.
? : Vous ne devriez pas faire ça, sinon vous allez faire fuir tous les clients.
Izaya : Désolé mais je n'ai pas pour habitude d'écarter les cuisses dans une ruelle empestant l'urine et le sperme.
? : Est-ce que ça vous arrivez d'écartez les cuisses au moins ? Sinon, je peux vous offrir un peu de réconfort.
Izaya : Le jour où j'aurais des attribues masculins.
Ce qui voulait bien sur dire « jamais ». Izaya était tout sauf lesbienne. Elle n'avait rien contre l'homosexualité, ce n'était juste pas son truc. Elle préférait les hommes…Comme Shizuo…Justement, il fallait qu'elle se dépêche d'allez le rejoindre.
Izaya : Je vais devoir prendre congé, merci pour ces informations.
? : Je vous en prie et n'oubliez pas que ma proposition tiens toujours, le jour où vous vous sentez seule…
Izaya : Non merci.
Sur ces derniers mots, Izaya quitta la jeune fille en cuir. A peine sortie de la rue, elle s'était aspergée de parfum.
Izaya : J'ai bien cru que j'allais mourir.
Izaya préféra se sentir rapidement. Même son parfum ne faisait pas le poids contre cette horrible odeur. Pas le choix. Elle attrapa son portable et composa le numéro du blond qui ne tarda pas à répondre.
Shizuo : C'est important ? Car je travaille.
Izaya : Désolé de te déranger Shizu-chan mais je vais devoir reporter notre rendez-vous car je viens de sortir de mon travail et je me retrouve à sentir aussi mauvais qu'une ruelle d'un quartier de prostitué. Bref, j'ai besoin d'une douche.
Shizuo : Pas plus de détails s'il te plait. Si tu veux, va prendre une douche chez moi si tu es sur Ikebukuro pi après rejoins-moi au café.
Izaya : Tu…Tu es sure ?
Shizuo : Je ne le répéterais pas.
A suivre…
