D.A: L'univers de même que les personnages appartiennent à J.K Rowling mais mes personnages de même que mon histoire m'appartiennent.

N.A: Me revoici! J'espère que le chapitre prendra moins de temps à venir! L'école est recommencée mais bon je vas faire de mon mieux!Finalement!Je peux écrire A.O.D! le chapitre de Ce qui arrive a pris beaucoup plus de temps que je ne le pensais à finir. Entk,on est le 6 octobre 2006, ma voir combien de temps ça va m'avoir pris et je vous le disREAD N ENJOY!

Chapitre précédent

Celui-ci lui lécha le visage, inquiet, mais la jeune fille éloigna la tête. Une fois rendu devant l'immeuble abandonné, Snape lâcha Louna, qui tomba à quatre pattes sur le trottoir, et lui agrippa le bras en l'amenant à l'intérieur, suivi de Wolfy.

-Tien ta sale bête. Lui ordonna-t-il

Louna grogna, mais passa un bras autour de la taille de Wolfy et, quelques secondes plus tard, ils transplanèrent.

Chapitre 36: Patience épuisée

Louna eut à peine le temps de toucher le sol et de relâcher Wolfy que Snape la souleva de terre à nouveau.

-Lâche-moi! Lâche-moi salaud! S'écria la jeune fille en se débattant.

-La ferme et cesse de bouger! Répliqua l'homme à bout de patience.

Ignorant les grognements du loup, il se dirigea vers la maison et, une fois devant la porte, celle-ci s'ouvrit. Snape entra et claqua la porte, mais à peine celle-ci ce fut-elle refermée que Louna asséna un violent coup de poing dans le ventre de l'homme.

-Relâche-moi!

Snape, qui eut pour quelques secondes le souffle coupé, laissa tomber l'adolescente. Mais, sans lui laisser le temps de se relever, il l'agrippa par les cheveux et la traîna jusque dans un coin de la cuisine. Snape la relâcha et se posta devant elle, les bras croisés, la regardant se relever avec peine. Une fois debout, Louna dégagea ses cheveux de son visage et fixa Snape d'un regard flamboyant de haine et de mépris. La respiration bruyante et saccadée, la jeune fille serrait les poings, tremblante de rage. Ils restèrent de longues minutes à se toiser ainsi, chacun des deux refoulant la hargne qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre.

-Il me semblait t'avoir dit de rester tranquille et de ne pas te mettre dans les ennuis. Dit lentement Snape au bout de plusieurs minutes de silence.

-Tu croies que j'ai fait exprès de me faire prendre?! S'exclama la jeune fille

-Je te croyais suffisamment intelligente pour pouvoir t'échapper s'il t'arriverais ce genre de chose, mais à ce que je vois je me suis trompé.

-Va te faire foutre!

-Tu joues sur ma patience Black, et elle est épuisée alors je te conseille de TE LA FERMER une bonne fois pour toute. J'en ai assez de toi et de tes stupides enfantillages. Je comprends maintenant pourquoi personne ne t'a adoptée alors que tu as passé ta vie dans des orphelinats et si ce n'était que de moi, je te retournerais d'où tu viens ou te laisserais mourir enfermée dans une pièce.

-TU NE SAIS MÊME PAS DE QUOI TU PARLES ALORS FERME-LA! S'écria la jeune fille en s'élançant sur Snape

Celui-ci la repoussa violement.

-Bien sûr que je sais de quoi je parle. La petite fillette de 4 ans qui faisait tout ce qu'elle pouvait pour que des gens qui venaient adopter la remarque et l'amène avec eux pour pouvoir vivre une autre vie que celle que tu avais toujours connu. Mais tu avais beau tenter d'être mignonne, personne ne posait des yeux attentifs sur toi et tu en étais malheureuse. Dit Snape sans réellement réfléchir alors que la jeune fille se relevait à nouveau

-SALE FILS DE PUTE! JE TE JURE QUE TU LE REGRETTERAS! TU N'ES QU'UN BON À RIEN! UN SALE ENCULÉ QUI N'AURAIT JAMAIS DÛ VOIR LE JOUR! JE TE DÉTESTE ESPÈCE D'IMBÉCILE DE FILS DE PUTE!

Snape, qui était déjà à bout de patience, ne fut pas en mesure de rire de ce que disait la jeune fille. Sans réfléchir, il leva la main. Louna s'arrêta et recula d'un pas instinctivement. Mais, s'étant aperçu de son geste, elle avança de quelques pas en fixant Snape.

-Vas-y, frappe-moi, qu'est-ce que tu attends? Si tu es prêt à me laisser crever, tu n'auras certainement pas de difficulté à me battre, pas vrai? Frappe! Aller, qu'est-ce que tu attends?! FAIS-LE! S'exclama la jeune fille lorsqu'elle fut à moins d'un mètre de l'homme.

Wolfy grognait férocement, incitant aux deux de s'arrêter. Mais Louna ne lui prêtait guère d'attention. Elle toisait Snape en grognant, se retenant à grande peine de s'élancer sur lui. L'homme la toisait aussi, la main toujours levée. Puis, après quelques minutes, Snape pointa l'escalier de sa main levée. Louna grogna davantage, mais Wolfy, qui voulait que cette situation se termine avant que quelque chose n'arrive, poussa les jambes de la jeune fille pour l'inciter à avancer.

-Va te faire foutre. Dit Louna avant de se mettre à marcher

-DÉGAGE DE MA VUE! Lui cria Snape alors que la jeune fille tournait pour monter l'escalier.

L'adolescente voulut répliquer, mais Wolfy grogna et la fixa d'un regard menaçant.

-Fou-moi la paix. Grogna-t-elle au loup en montant l'escalier

Wolfy la suivit. Une fois dans la chambre, Louna claqua violement la porte et marcha dans la pièce tout en remuant sa haine et sa rage. Cependant, quelques minutes plus tard, sa jambe droite refusa de supporter davantage son poids et la jeune fille tomba lourdement sur le plancher. Puis, une douleur vive et aiguë lui élança la jambe. La jeune fille se recroquevilla sur elle-même en tenant son membre de ses bras. Les événements d'auparavant l'ayant rendue agressive et rageuse, elle n'avait pas ressenti la douleur à sa jambe. Mais maintenant qu'elle s'était légèrement calmée, le mal se faisait ressentir dans tout son membre, le rendant engourdi. Inquiet, Wolfy s'était approché d'elle et lui léchait le visage. La mâchoire serrée, la jeune fille se redressa lentement et allongea péniblement sa jambe. Voyant que son pantalon était déchiré au niveau du genou droit, elle agrandit davantage l'entaille et déchira ainsi la moitié du pantalon, laissant voir son genou de même que son mollet.

-Ce n'est pas très beau. Dit Louna en regardant sa blessure.

Le loup gémit et lui lécha le genou. La blessure était profonde d'au moins un centimètre et devait avoir 5 centimètres de longueur. Sa jambe était couverte de sang séché et il était facile de voir que son genou pouvait se remettre à saigner au moindre faux mouvement. Les mains toujours menottées, la jeune fille fit apparaître une boule de feu et tenta de chauffer le métal de la chaînette qui retenait ses poignets. Mais, au bout de plusieurs tentatives, la jeune fille perdit patience et tira de toutes ses forces sans parvenir à briser la chaîne.

-Stupide flic attardé! Pourquoi a-t-il fallu qu'il me mette ce truc? Grogna la jeune fille au bout de quelques minutes.

Laissant tomber l'idée de se débarrasser des menottes, elle regarda sa blessure avec plus d'attention. Wolfy se mit à lécher doucement la blessure, mais ce geste fit mal à la jeune fille. Celle-ci ferma les yeux et serra la mâchoire. La blessure élançait à chaque fois que le loup posait sa langue dessus. Louna posa ses mains de chaque côté de la plaie et serra afin de faire taire la douleur. Elle commençait à se sentir légèrement étourdie à cause du fait qu'elle avait perdu beaucoup de sang. Wolfy gémit et appuya sa tête contre l'épaule de l'adolescente. Celle-ci soupira longuement et fit apparaître une boule de feu qu'elle dirigea lentement vers son genou. Voyant ce que la jeune s'apprêtait à faire, le loup bondit et attrapa la manche de l'adolescente, qu'il tira vers lui. Mais qu'est-ce que tu fais?! Tu es complètement folle! Eut-il l'air de lui dire en grognant, la regardant dans les yeux

-J'allais désinfecter cette stupide blessure alors lâche-moi, je sais ce que je fais! Dit Louna en éteignant la flamme pour éviter de brûler Wolfy.

Non. Si tu le fais de cette façon, tu auras encore plus mal! Va le désinfecter avec quelque chose conçu exprès pour cet usage.

-Non. Même si ça va faire mal, au moins, ça va être refermée!

Puis, la jeune fille essaya de libérer sa manche de la gueule du loup. Alors qu'elle allait réussir, la porte de la chambre s'ouvrit et Snape entra. Louna, qui n'avait pas entendu de bruit de pas, sursauta. Elle se releva d'un bond et lança une boule de feu sur le plancher, entre elle et l'homme.

-DÉGAGE! Cria-t-elle alors que la moquette prenait feu.

S'étant relevée trop rapidement, la blessure se mit à élancer et s'ouvrit à nouveau. Louna se laissa tomber sur la moquette et soupira longuement. D'un coup de baguette, Snape éteignit le feu que la jeune fille avait crée.

-Espèce d'idiote, à quoi pensais-tu? Siffla l'homme entre ses dents

-À me débarrasser de toi! Qu'est-ce que tu veux?! Dégage! Dit Louna entre ses dents, une main posée sur sa blessure afin d'arrêter le saignement.

-Tu t'es blessée, quel dommage. Que t'est-il arrivé? Tu es tombée et maintenant tu pleures parce que tu as une égratignure? Dit Snape avec un rictus moqueur.

-La ferme espèce d'imbécile, sinon c'est toi qui vas pleurer! Répliqua la jeune fille en le fusillant du regard.

Snape resta quelques instants à observer la jeune fille. Il n'avait pas remarqué son visage depuis qu'il était allé la chercher. Elle avait une ecchymose autour de l'œil, sa lèvre inférieure était ouverte, 3 écorchures se tenaient sur sa joue gauche alors que la droite était légèrement enflée.

-Quoi?! Tu n'as jamais vu quelqu'un avec des marques sur le visage?! Tu ne sais pas à quoi ressemble une personne qui s'est battue ou quoi?! S'exclama la jeune fille d'une voix haineuse

-Tu le méritais. Répondit simplement Snape avant de baisser les yeux pour regarder la jambe de l'adolescente

-Va te faire foutre sale enculé!

Mais l'homme ignora la dernière réplique et se pencha à la hauteur de Louna. Wolfy vint s'interposer entre les deux et regarda l'homme en grognant.

-Mais qu'est-ce que tu veux?! Dégage! S'exclama la jeune fille en grognant, ramenant ses jambes vers elle.

-Ta jambe saigne. Dit simplement l'homme en voyant quelques petites coulisses de sang couler des mains de la jeune fille

-Je sais et je n'ai pas besoin de toi pour me dire quoi faire alors dégage!

-Met ce produit dessus. Dit Snape en lui lançant un flacon dont le liquide était d'une couleur bleue.

-Non! Je n'ai pas besoin de tes stupides trucs et puis, comme tu veux ma mort, c'est peut-être un poison! Dégage! Je me débrouille seule! S'exclama Lou a en lui relançant le flacon.

L'homme roula des yeux et s'approcha de la jeune fille en ignorant les grognements qui provenaient d'elle et du loup. Puis, il attrapa la cheville de l'adolescente, qui se débattit aussitôt, et la tira vers lui.

-LÂCHE-MOI! Cria-t-elle en se débattant.

Mais Snape ignora les deux êtres et prit le flacon. La jeune fille, qui s'était redressée, repoussait l'homme en grognant. Mais celui-ci, qui retenait la jambe blessée de la jeune fille avec son genou, prit un morceau de tissus et, repoussant violement la jeune fille, appuya sans délicatesse le produit sur la plaie. La jeune fille ne put retenir un gémissement et, de son autre pied, donna un violent coup de pied à Snape, qui le reçu en plein dans le ventre.

-Espèce d'idiote. Tu voulais peut-être que ta jambe s'infecte au grand complet comme c'est déjà arrivé pour ton stupide bras? Si tu voulais faire un tour à l'hôpital pour qu'il t'enlève ta jambe, tu n'avais qu'à me le dire, Black. Dit Snape d'une voix dure lorsqu'il eut retrouvé son souffle.

La jeune fille, qui s'était laissée tomber sur le côté, ne répondit rien. Son visage exprimait non pas de la douleur, mais de la haine. Elle en voulait à Snape, à Johnny, au policier, et jurait de tous les faire regretter. Snape allongea le bras pour enlever le morceau de tissus, mais Louna le vit et lorsque sa main fut près de son genou, la jeune fille l'attrapa de ses deux mains et planta ses ongles dans la peau. Rapidement, elle se retourna et s'apprêta à mordre le bras de l'homme, mais celui-ci lui entoura la gorge de son autre main et l'éloigna en l'étouffant à moitié.

-Espèce de sauvage. Si tu ne veux pas que je t'enchaîne dans cette pièce ou que je t'enferme dans une cage, tu as intérêt à te tenir tranquille! Tu sais très bien que j'en serais capable! Menaça l'homme en libérant sa main.

Il sortit sa baguette et la pointa entre les yeux de l'adolescente, qui grognait toujours. Puis, de son autre main, il enleva sans ménagement le morceau de tissus imbiber de produit du genou de Louna, qui n'eut cette fois aucune réaction.

-J'ignore ce que je vais faire de toi, mais je t'ai assez enduré, et ton stupide animal également, alors je te conseille fortement de te tenir tranquille.

-Je te conseille de ME laisser tranquille! Répliqua l'adolescente en grognant

-Tu croies que c'est toi qui établies tes règles ici? Détrompe-toi, Black, parce que ce n'est ni ne sera jamais le cas. TU es celle qui doit suivre les règles, Black, et Je suis celui qui les établit. J'espère que tu m'as bien compris cette fois puisque c'est la dernière fois que je te le répète de toute ta misérable vie. Tu n'es rien alors rappelle-toi où se trouve ta place la prochaine fois car dis-toi que tes chances sont finies et que je n'oserais pas à sévir. Tu as dépassé toutes les bornes inimaginables aujourd'hui. Je savais que tu étais haïssable, détestable, mais j'ignorais que tu pouvais l'être à un tel point.

-J'ignorais que des ignorants et stupides comme toi pouvaient devenir enseignant. Qu'est-ce que tu as fait à Dumbledore pour qu'il décide de prendre un incompétent comme toi? Répliqua la jeune fille en se relevant péniblement, les poings serrés.

-Tu vas la fermer à la fin? S'impatienta Snape en ressortant sa baguette.

Avant que la jeune fille n'ait eu le temps de faire le moindre mouvement, l'homme lui jeta un sort qu'elle reçut de plein fouet. Des bulles se mirent à sortir de sa bouche et l'adolescente commença à étouffer. Elle tomba à genou, ce qui raviva la douleur à sa jambe, et, maintenant à quatre pattes, essaya de recracher le plus rapidement possible les bulles. Mais plus les bulles sortaient de sa bouche, plus elles se formaient. Louna commença à suffoquer. Il lui semblait que Snape laissait le sortilège agir sur une plus longue période de temps que lorsqu'il l'avait utilisé contre elle dans la forêt. Sa vue commença à s'embrouiller et les sons qu'elle entendait semblaient venir de loin. Elle entendait à peine les grognements de Wolfy, pourtant à ses côtés. Finalement, au bout d'un temps interminable, Snape leva le sortilège. Louna, toujours à quatre pattes, prit de grandes respirations, mais à peine eut-elle commencer à retrouver son souffle qu'une force invisible la plaqua au sol. La jeune fille grogna et voulut se débattre, mais c'était comme si ses membres étaient cloués au plancher.

-Vas-tu enfin de la fermer et te tenir tranquille?

-Tu peux toujours rêver salaud. Répliqua-t-elle en essayant de toutes ses forces de faire bouger l'un de ses membres.

-Mauvaise réponse. Dit l'homme en tournant sa baguette vers le loup, qui montrait les crocs.

-Tu lui touches le moindre poil et je te jure que tu le regretteras. Grogna la jeune fille en forçant de plus belle pour se libérer du sortilège

-L'humiliation que tu subies présentement n'est certainement pas assez grande si tu continues à parler et à proféré des menaces. Mais refais-moi encore un sale coup, rien qu'un seul, et je te jure que ta sale bête mourra. Pour te prouver que je ne mens pas et que j'en serais capable, regarde-le bien.

Un éclair bleu sorti de sa baguette et alla frapper le loup en pleine poitrine. Pendant quelques instants, rien ne se passa. Puis, soudainement, c'était comme si Wolfy était parcouru d'ondes qui l'électrifiaient. L'animal s'effondra sur le côté et des spasmes lui parcouraient différentes parties du corps.

-QU'EST-CE QUE TU LUI FAIS?! ARRÊTE! LÂCHE-LE! S'écria la jeune fille.

Louna se releva comme si aucun sort ne pesait sur elle et se précipita sur Wolfy, dont les gémissements devenaient plus sonores. Elle lui flatta le dos et lui entoura la poitrine de ses bras.

-ENLÈVE CE STUPIDE SORT! TU LUI FAIS MAL!

-J'espère que tu te tiendras tranquille ou sinon, dis adieu à ta sale bête. Dit Snape d'un ton menaçant en levant le sortilège

-Tu n'es qu'un sale lâche.

Snape leva sa baguette à nouveau et un éclair bleu atteignit la jeune fille. Son corps fut immédiatement parcouru de spasmes et la jeune fille s'écroula sur le côté, retenant les gémissements en se mordant l'intérieur des lèvres. C'était comme si quelque chose se promenait à l'intérieur de son corps et qui lui donnait des chocs électriques sur les muscles. Plus le sortilège agissait, plus les chocs devenaient puissants.

-J'espère que cette fois, tu as compris ta leçon. Je ne suis pas lâche. Je sais que ni les sorts, ni les coups que tu prendrais ne te feront jamais aussi mal que de perdre cette sale bête à laquelle tu t'es attachée. Alors, qu'est-ce que tu vas faire maintenant?

La jeune fille ne répondit pas. Elle se redressa et s'assit, laissant le loup lui lécher le visage en signe de réconfort. Puis, Wolfy se mit en travers de Louna et posa ses yeux jaunes sur l'homme en grognant.

-Je n'ai rien entendu, Black. Qu'est-ce que tu vas faire?

-Le jour où tu t'y attendras le moins, je te ferai regretter tout ce que tu m'as fait subir, et ce que tu as fait à Wolfy. Tu le regretteras tellement que tu vas me supplier de te tuer.

Je te jure que c'est ce que je ferai. Dit Louna entre ses dents en posant ses yeux noirs sur l'homme

Celui-ci eut un rictus moqueur, mais ne remarqua pas la lueur qui brillait dans les yeux de la jeune fille.

-Mauvaise réponse, Black, ce n'est pas celle que je voulais entendre. Tu peux garder tes menaces que tu ne mettras jamais à exécution pour toi. Je crois que j'ai commis une erreur en allant te chercher. J'aurais dû te laisser là-bas, avec ton bon ami. Tu resteras ici, avec tes trucs moldus aux poignets, jusqu'à ce que je consentirai à te faire sortir. Oh, une dernière chose morveuse, tu devrais apprendre la reconnaissance en plus d'apprendre à te taire et te tenir tranquille.

Puis, avec un crac sonore, il disparut de la pièce.

-Toi, tu devrais apprendre à aller te faire foutre. Dit la jeune fille entre ses dents.

Elle se releva péniblement et marcha jusqu'à la fenêtre. Ses muscles étaient encore engourdis à cause du sortilège et sa jambe l'élançait encore un peu. Une fois devant la fenêtre, elle sa laissa tomber sur la moquette et s'accota sur le rebord. Elle regarda sa jambe blessée et constata avec surprise que sa profonde plaie n'était devenue qu'une écorchure dont la gale s'était déjà formée. Le produit que Snape avait appliqué sans aucune délicatesse lui avait tellement chauffé, picoté, sa blessure qu'elle avait été certaine qu'il s'agissait d'un poison. Son mollet était cependant encore tâché de sang. Elle regarda son autre jambe et, sans trop réfléchir, déchira son pantalon au niveau du genou.

-C'est égal des deux côtés. Dit la jeune fille en haussant les épaules en voyant l'expression du loup.

Celui-ci poussa un faible grognement et s'approcha de la jeune fille. Celle-ci soupira longuement et regarda à l'extérieur. Elle se mit à penser à ce qui était arrivé au poste de police, à ce que Johnny lui avait dit. Mia et Mickael étaient revenus pour quelques temps…Elle se souvenait parfaitement d'eux…

Flash-back

Une fillette d'environ 6 ou 8 ans se tenait devant l'unique grande fenêtre du dortoir. Il était très tôt et le soleil commençait à poindre à l'horizon. Une autre belle journée d'été s'annonçait, à laquelle les enfants de l'orphelinat n'auraient pas le droit de profiter. Les autres enfants, tous des garçons, dormaient paisiblement, le sommeil étant leur seul période où ils pouvaient se sentir en sécurité dans une journée. La fillette avait de longs cheveux noirs et portaient des vêtements au moins trois fois trop grands pour elle. Elle était petite et ne pouvait voir à l'extérieur qu'en se tenant sur la pointe des pieds, perchée sur un coffre.

Louna soupira longuement. Elle était dans cet endroit depuis bientôt un an et avait essayé une fois de s'enfuir. Inutile de dire qu'elle avait échoué lamentablement. Elle avait eu droit à une bonne correction venant des hommes de l'orphelinat ce jour-là. Mais, malgré les coups qu'elle avait reçu, son envie de partir ne s'était pas envolée. Bien qu'elle n'était encore qu'une fillette, elle rêvait d'être libre comme le vent. Elle voulait s'enfuir dans la forêt et échapper aux orphelinats et aux familles. C'est avec une certaine tristesse intérieure qu'elle regardait la forêt qui s'étendait au loin, à l'autre bout de la cour de l'orphelinat.

Des bruits de pas la sortirent de ses pensées. Louna fronça les sourcils. Depuis quand venaient-ils les réveiller si tôt, alors que le soleil commençait à se lever. Il ne devait pas être plus tard que 6 heures. La fillette écouta davantage. Elle ne se trompait pas, les pas venaient bel et bien dans la direction du dortoir et Louna était prête à parier que c'était Johnny qui arrivait. Au bout de quelques secondes, les pas s'arrêtèrent devant la porte. Louna sauta en bas du coffre et resta immobile, attendant que la douleur qu'elle ressentait à son dos disparaisse. Il y eut un bruit de clé dans la serrure et la porte s'ouvrit sur Johnny, qui entra.

-QU'EST-CE QUE TU FICHES DEBOUT, SALE MORVEUSE! LA PUNITION D'HIER NE T'A DONC RIEN APPRIS? S'écria Johnny en voyant Louna debout

-Je ne faisais rien de mal, j'étais juste réveillée sale con et puis, qu'est-ce que tu étais sensé m'apprendre en me battant, sale enculé? Répliqua la fillette en soutenant le regard de l'homme.

Les garçons, tous réveillés en sursaut par Johnny, attendaient de voir ce qui allait se passer.

-Espèce d'insolente! Je vais te régler ton compte après avoir dit aux autres le message que j'étais venu leur dire.

-Oh j'ai peur! Répliqua Louna avec un sourire mauvais

L'homme lui donna une gifle qui résonna dans la pièce et qui envoya la fillette sur le plancher.

-Le message est que deux petits enfants de 4 et 5 ans viendront passer quelques temps ici. Ils ne sont pas orphelins, alors vous avez intérêt à être extrêmement gentils avec eux! Je ne veux pas en voir un leur toucher ne serait-ce qu'un cheveu! S'il y a une quelconque punition à faire, JE la ferai! Le premier qui touche l'un de ces enfants recevra une correction qui ne sera pas prêt s'oublier! Me suis-je bien fais comprendre?!

-Oui Monsieur. Répondirent en chœur les garçons.

-Quant à toi, Morveuse, si tu t'approches trop près d'un des deux, je te le ferai regretter amèrement. Dit Johnny en se retournant, faisant face à Louna, qui le fixait d'un regard meurtrier

-Pourquoi tiens-tu à les protéger à ce point? Aurais-tu peur qu'ils parlent à leur parent de comment toi et les autres n'êtes pas foutu de s'occuper des enfants et que vous les battez? Ainsi, les parents iront se plaindre à la ville, qui enverra des inspecteurs afin de voir si les rumeurs sont vraies ou non et, le plus amusant, que les inspecteurs t'enlèvent ton unique source de revenus: nous. Tu as PEUR! Dit Louna avec un sourire mauvais.

-Espèce de petite insolente! Tu vas regretter le moment où tu as prononcé ton premier mot! Lui dit Johnny en lui envoyant un coup de poing dans le ventre.

Pliée en deux, la fillette essaya de reprendre son souffle, mais l'homme ne lui en laissa pas le temps et lui envoya un coup de genou dans la figure. Louna tomba sur le plancher en se tenant le visage. Son nez saignait abondamment, mais elle ne fit qu'essuyer le sang avec sa manche et, se relevant, se précipita sur Johnny. Elle l'asséna de coups en évitant du mieux qu'elle pouvait ceux de Johnny. La fillette planta ses ongles dans le bras de son adversaire et lui laboura la peau, puis le mordit du plus fort qu'elle pouvait.

-Espèce de sauvage, je vais te dompter, tu vas voir! Dit l'homme d'une voix menaçante.

Il envoya un direct entre les deux yeux de l'enfant, qui, à moitié sonnée, relâcha immédiatement sa prise et tomba sur le plancher. L'homme ne lui laissa pas le temps de reprendre ses esprits. Il la rua de coups et, lorsque Louna se releva d'un bond, il l'empoigna par la gorge, la leva de terre et la jeta contre le mur.

-Alors Morveuse, qu'est-ce que tu as à dire? Demanda Johnny avec un sourire sadique

-Tu manques d'énergie aujourd'hui ou quoi? Tes coups sont mous. Dit la fillette en se relevant péniblement après quelques minutes

-Espèce de sale petite ingrate, insolente. Si tu apprenais à te la fermer, tu ne recevrais pas tous ces coups, idiote.

-Je sais très bien que ce n'est pas le cas, gros imbécile! Répliqua Louna en évitant le coup que l'homme s'apprêtait à lui donner.

Johnny attrapa la fillette, la plaqua sur le sol et mit son pied dans le dos de l'enfant. Puis, il appuya exactement où Louna avait mal, l'endroit sur lequel Johnny s'était acharné la veille. La fillette eut du mal à retenir un gémissement de douleur, mais elle ne put empêcher son visage d'exprimer la douleur.

-Il y a encore du travail à faire, n'est-ce pas, Morveuse?

-Va te faire foutre sale enculé. Répliqua Louna en essayant de se débattre.

-Johnny, qu'est-ce que tu fou? Lâche Morveuse! On a des trucs à préparer avant que les deux petits n'arrivent! Dit l'un des autres hommes en entrant dans la pièce.

-C'est bon j'arrive. Les autres, je vous veux tous habillés et dans la salle à manger dans 5 minutes! Sinon, vous n'aurez pas votre petit-déjeuner! Suis-je bien clair?! S'écria Johnny de sa voix tonitruante en se tournant vers les garçons

-Oui Monsieur.

-Et toi, Morveuse, tu n'auras rien à manger de la journée.

-Salaud. Dit Louna une fois que Johnny eut enlevé son pied et fait quelques pas.

Mais l'homme revint et, avant que la fillette ait pu faire le moindre geste, il releva ses chandails au niveau du dos et lui asséna une claque qui résonna dans toute la pièce. Puis, l'homme se releva et marcha vers la porte. Juste avant de sortir, il se retourna et dit

-Oh, j'oubliais. Si l'un d'entre vous l'aide, il recevra la même chose qu'elle.

Puis il sortit. Louna n'avait pas bougé. Son dos la faisait horriblement souffrir et elle pouvait encore sentir les picotements là où Johnny l'avait frappé. Elle entendit les autres garçons se lever et fouiller dans leurs choses

-Vous avez vu les coups qu'elle a reçus? Ce que Johnny lui a fait? Demanda l'un des garçons

-Imbécile, nous avons tous regardé

-Pas moi, je n'en pouvais plus après un moment. Déclara l'un deux

-Poule mouillée.

-Pourquoi est-ce que tu ne te la fermes pas si tu sais que tu vas recevoir tous ces coups? Pourquoi est-ce que tu ne le supplies pas d'arrêter, comme nous? Tu aurais bien moins mal et prendrais moins de coups. Demanda un autre garçon en regardant la fillette

-Tu es plus petite, plus jeune et plus maigre que nous, comment tu fais pour recevoir tout ça? Demanda un autre

-Je ne suis pas lâche comme vous pour le supplier, je ne suis pas faible comme vous tous. Il me frapperait même si je le supplierais puisqu'il continue à vous frapper lorsque vous le faîtes. Jamais je ne lui donnerais ce qu'il veut! Si je me la fermerais, je lui donnerais ce qu'il veut que je fasse et je ne veux pas lui donner ce plaisir de voir qu'il peut me contrôler. Dit la fillette en se relevant difficilement.

-Tu es stupide alors. Tu préfères te faire battre plutôt que de faire ce qu'il demande et recevoir beaucoup moins de coups. La dernière fois que je me suis fait frapper, c'est voilà une semaine et ça n'a duré que quelques minutes.

-Je préfère prendre le chemin le plus difficile plutôt que le plus facile. Et puis, si tu veux gémir comme un chiot abandonné pour le reste de ta vie, ce n'est pas mon problème. C'est toi le stupide, pas moi. Répliqua Louna en fixant le garçon qui lui parlait d'un regard mauvais

-TU es stupide! Johnny a raison. Au fond, tu mérites tout ce que tu reçois, Morveuse, puisque tu le cherches, comme il nous a déjà dit. Je suis certain qu'au fond, tous les coups que tu leur donnes ne leur font même pas mal, puisque tu es une fille. Je suis sûr que je suis plus fort que toi.

La fillette grogna sauvagement et se jeta sur le garçon. Ils tombèrent tous deux à la renverse et, une fois qu'ils eurent touché le sol, la fillette donna un coup de poing sur la joue droite de son adversaire, puis sur la joue gauche. Les autres garçons les regardaient, se demandant ce qu'ils devraient faire. Certains leur disaient d'arrêter. Alors que Louna s'apprêtait à frapper à nouveau, un adolescent, qui n'avait jusque là rien dit, s'avança et retint le bras de la fillette. Il la prit et la souleva de terre, séparant ainsi les deux enfants avant que la bataille ne dégénère et Johnny, ou un autre, n'arrive.

-Lâche-moi salaud! S'écria la petite fille en se débattant vivement

-Calme-toi Louna. Tu préfères peut-être que Johnny s'amène ici et règle le problème? Demanda l'adolescent en la transportant vers son lit alors qu'un autre garçon aidait l'autre à se relever

-Je n'ai pas peur de lui.

-Je sais. Mais ne l'attire pas ici parce que tu sais ce qu'il va t'arriver. Tu sais très bien qu'il ne t'écoutera pas puisqu'il va avoir une raison pour te taper dessus encore une fois.

L'adolescent la déposa sur son lit et s'accroupit devant elle en lui tendant un morceau de tissus.

-Essuies-toi le visage, tu as du sang un peu partout.

-Et alors? Demanda Louna en grognant.

L'adolescent haussa les épaules et se releva. Il lui fit un petit sourire et alla vers le groupe qui s'était formé autour du garçon que la fillette avait frappé.

-Morveuse est complètement folle! Vous avez vu comment elle m'a attaquée? Vous pouvez être certains que je vais le dire à Johnny!

-Elle s'appelle Louna, imbécile, et si tu ne l'avais pas cherchée, elle ne t'aurait jamais fait cela. Dit l'adolescent.

-La ferme, on dirait que tu la protèges. Tu es peut-être le plus vieux, mais je ne t'écouterais pas. Johnny va le savoir, puisque je vais lui dire et que les autres vont m'appuyer, n'est-ce pas? Dit le garçon en regardant les autres en signe d'approbation.

Mais personne ne dit un seul mot. Louna regardait la scène avec amusement.

-Tu as oublié que c'est chacun pour soi ici, espèce de gros lard. Dit-elle avec un sourire méchant

-Je m'en fiche. Johnny va le savoir et tu te feras battre.

L'adolescent le prit par la gorge et alla le plaquer contre le mur.

-Si jamais tu dis la moindre chose sur ce qui c'est passé, tu auras à faire à moi. Tu sais très bien que ce qui est arrivé est entièrement de ta faute et lâche comme tu es, tu veux dire qu'elle t'a sauté dessus sans aucune raison pour qu'elle se fasse battre à ta place. Si jamais tu oses faire cela, je ferai en sorte que jamais plus tu ne parles. Dit-il en étranglant le garçon.

Puis il le laissa tomber et s'éloigna de lui.

-Le cinq minutes est presque passé. Dit l'adolescent en se dirigeant vers la porte.

Les autres se dépêchèrent à se changer et se précipitèrent vers la porte. Ainsi Louna resta seul dans le dortoir. Elle se coucha sur le dos et regarda le plafond en s'essuyant le visage. Son nez ne saignait plus, mais ses lèvres étaient fendues de haut en bas et quelques petites écorchures se trouvaient sur ses joues. Ses mains et ses bras avaient quelques égratignures. La fillette soupira et se perdit dans ses pensées. Pendant un long moment, ce fut le silence complet autour de Louna. Elle n'entendait pas les bruits de la salle à manger, ni de voix. Alors qu'elle somnolait légèrement, elle entendit soudain un remue-ménage dans le corridor et des bruits de pas venant vers le dortoir se firent entendre. Louna ouvrit les yeux et se redressa. Quelques secondes plus tard, les garçons entrèrent dans le dortoir suivis de Louis.

-Et n'oubliez pas ce qu'on vous a dit sinon, nous vous le ferons rappeler dès que les parents seront partis. Dit l'homme en entrant derrière les autres.

Alors que les garçons se plaçaient en rang devant leurs lits, Louis jeta un regard circulaire autour de la pièce et son regard s'arrêta sur Louna. Il marcha vers elle d'un pas rapide alors que la fillette se laissait retomber sur le dos.

-Debout. Maintenant!

- Fiche-moi la paix.

-Les parents des deux petits vont arriver d'un moment à l'autre alors lèves-toi!

-Non, ça ne me regarde pas. Répliqua Louna en fixant l'homme d'un regard haineux.

Avant que la fillette n'ait eu le temps de se redresser, il l'empoigna par le collet, la gifla et la releva.

-Quand je dis quelque chose, tu obéis! Dit-il en lui donnant une claque derrière la tête

-Va te faire foutre. Répliqua celle-ci.

L'homme lui donna une gifle qui faillit la faire tomber.

-Qu'est-ce que je t'ai dit?!

-Tu ne m'as rien dit, tu m'as frappée. Répliqua la petite fille en grognant.

Il voulut la gifler une autre fois, mais Louna fut plus rapide et lui envoya son poing à la figure. Louis, surpris, porta sa main sur son nez, qui saignait un peu. Puis, il fixa Louna d'un regard mauvais et la gifla du revers de la main. À peine la fillette fut-elle sur le plancher que l'homme lui envoya un coup de pied dans le ventre.

-Maintenant tu vas la fermer et faire ce que je te dis si tu ne veux pas d'autres marques. Dit l'homme alors que Louna reprenait son souffle.

Louis la releva sans ménagement et, après l'avoir gifler une dernière fois, s'éloigna. La fillette avait les deux joues engourdies, mais elle ne montra aucun signe de douleur et regardait les autres avec défi. Quelques minutes plus tard, Louis quitta la pièce, laissant les enfants dans un total silence. Après un silence qui parut durer une heure, ils entendirent la lourde porte de l'entrée s'ouvrir et se refermer, puis des voix. Cela prit encore plusieurs minutes avant que Louna entende des bruits de pas s'approcher vers le dortoir. Quelques instants plus tard, Johnny entra en leur jetant un regard menaçant, puis les parents, avec les deux petits, suivirent.

-Les enfants, voici Mia et Mickael. Ils seront avec vous pendant quelques semaines. Voici leur parents, Monsieur et Madame Johnson. Leur dit Johnny avec un sourire

-Bonjour Monsieur et Madame Johnson. Dirent en chœur les garçons

Louna roula les yeux. Tout cela était tellement une comédie pathétique. Les parents sourirent devant cet accueil et dirent quelques mots. Puis, ils s'entretenèrent avec Johnny, qui leur expliqua un peu le déroulement de l'orphelinat. Louna, qui s'ennuyait, regarda autour d'elle, puis par la fenêtre. Elle ne vit pas que les parents s'étaient mis à passer devant les garçons en leur posant quelques questions et, lorsqu'ils apparurent devant elle, la fillette soupira d'ennui et les regarda.

-Tiens, vous ne m'avez pas dit qu'il y avait une fillette sous votre toit. Mia va avoir une compagne de jeux. S'exclama le père, visiblement ravi.

-Bonjour, comment t'appelles-tu? Demanda la mère en se baissant à sa hauteur.

Louna la fixa dans les yeux en grognant, mettant la femme mal à l'aise.

-Quel âge as-tu?

Encore une fois, Louna continua de grogner en regardant la femme dans les yeux.

-Est-ce que tu te plais ici? Demanda à nouveau la femme, mal à l'aise devant la réaction de la fillette.

La petite fille serra les poings et grogna davantage, fronçant les sourcils. Johnny, qui venait de s'apercevoir à qui les Johnson parlaient, accouru à leurs côtés.

-Louna, voyons, ce n'est pas ce que nous t'avons appris! Excusez-la, elle est très timide et n'a pas l'habitude de voir des étrangers ici. Dit Johnny en jetant un regard meurtrier à la fillette.

-C'est bizarre, je n'ai pas eu l'impression que c'était de la timidité…Dit la femme en s'éloignant avec son mari.

Une fois qu'ils furent sortis de la pièce, les garçons soupirèrent et se mirent à parler. L'adolescent vint face à Louna et soupira.

-Tu sais qu'ils viendront te chercher, pourquoi as-tu agi ainsi? Demanda-t-il

-Je ne suis pas comme toi. Je n'ai pas peur d'eux! Grogna la fillette.

En effet, une quinzaine de minutes plus tard, alors que les parents venaient de partir, Louis entra dans la pièce d'un pas furieux et se précipita vers Louna. Il lui agrippa le bras, mais la fillette se débattit violement en se tortillant et en le frappant.

-Qu'est-ce que tu me veux encore?! Fou-moi la paix salaud! Tu n'es qu'un sale lâche! Va te faire foutre! S'écria la fillette en lui donnant un coup dans les tibias alors qu'ils se trouvaient encore dans le dortoir.

-Sale morveuse, tu ne sais pas ce qui t'attend! Lui répondit l'homme

Il la prit par le collet et la souleva de terre. Alors qu'elle se débattait vainement, Louis l'amena à l'extérieur du dortoir et, lorsqu'il fut devant une porte, à l'autre bout du corridor il l'ouvrit et jeta la fillette à l'intérieur de la pièce, où se trouvait déjà Johnny.

-Espèce de sauvage! Tu as réussi à effrayer la mère! Bravo! S'exclama celui-ci en frappant la fillette

-Ce n'est pas mon problème si elle a peur des enfants. Répliqua Louna en se relevant

-Elle a eu peur de toi, espèce de sale petite peste! J'ai dû lui assurer que nous garderons ses stupides enfants loin de toi!

-La ferme! Ce n'est pas mon problème si tu es tellement obsédé par l'argent! Tu n'es qu'un sale lâche qui bat les enfants! Tu n'as rien réussi de mieux dans la vie! S'écria Louna en se jetant sur l'homme.

Mais Louis la rattrapa par les cheveux et la ramena vers lui. Il lui asséna un coup dans le dos et la retint pour ne pas qu'elle tombe. Il l'immobilisa alors que la fillette tentait de se débattre.

-Je vais t'apprendre à tenir ta sale langue! Dit Johnny en la frappant.

-Vous n'êtes que des sales lâches! S'écria-t-elle aux deux hommes en essayant de se débattre.

Lorsqu'ils se lassèrent d'elle, au bout de ce qui avait semblé une éternité à Louna, ils la laissèrent dans la pièce et sortirent. La fillette avait mal partout et avait le visage couvert de sang. Des ecchymoses se formèrent autour de ses yeux et sur ses bras. Elle avait horriblement mal au ventre et aux côtes, mais son dos la faisait souffrir davantage. Elle resta un long moment immobile, sans remuer le moindre muscle. Elle ignora combien de temps elle était restée ainsi immobile à souffrir, mais lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir, elle se tourna sur le côté et se redressa péniblement.

-Mais qu'est-ce qu'ils t'ont fait? Demanda l'adolescent en s'approchant de Louna.

La fillette grogna. L'adolescent regarda les blessures et, lorsqu'il regarda son dos, il s'exclama

-Merde, qu'est-ce qu'ils t'ont fait? Ils sont complètement cinglés, qu'est-ce qu'ils ont pris pour te faire toutes ces blessures dans ton dos?!

-Tu ne veux pas le savoir. Répondit Louna avec difficulté puisque sa mâchoire était enflée.

-Qui est cinglé? Demanda une petite voix près de la porte

Louna fixa l'entrée de la porte et un grognement roula au fond de sa gorge. Elle vit apparaître une tête blonde avec des yeux dorés.

-Si Johnny la voit ici, il lui fera du mal. Dit Louna en regardant l'adolescent.

-Ne t'en fais pas, je ne crois pas qu'il toucherait le moindre de leur cheveux. Ils leur rapportent de l'argent.

-Pourquoi tu es toute rouge? Demanda Mia en entrant dans la pièce, suivie de son frère.

-C'est du sang. Grogna Louna ne tournant son regard vers les deux petits.

La fillette figea lorsqu'elle entendit le mot. La peur apparut sur son visage.

-Quoi?! Tu n'en as jamais vu avant?! S'exclama Louna.

-Aller, viens, il est temps de te nettoyer la figure. Dit l'adolescent en soulevant délicatement la petite fille.

-Je suis capable de marcher, lâche-moi, Patrick!

-Ouais c'est ça. Tu as de la difficulté à te tenir droite. Mia, tu peux sortir, on s'en va.

Patrick regarda des deux côtés afin de s'assurer qu'aucun des hommes ne se trouvaient dans le corridor. Puis, rapidement, il amena Louna au dortoir. Il la déposa doucement sur son lit et repartit. Mia et Mickael les avaient suivis.

-Pourquoi tu as du sang partout sur le visage? Demanda Mia d'une voix tremblante de peur.

-Parce que j'ai reçu des coups, qu'est-ce que tu crois?

-Elle me fait peur…Dit le petit Mickael à sa grande sœur

-Eh bien tu n'as qu'à ne pas me regarder! S'écria Louna en fusillant le petit garçon du regard.

-Louna calme-toi. Ne sois pas dure envers lui. Dit Patrick en entrant dans la pièce en transportant un bol rempli d'eau.

-Où sont les autres? Demanda l'orpheline

-Ils sont en train de se laver dans les douches. Je t'ai apporté de quoi te nettoyer. Dit Patrick en déposant le bol sur le plancher.

-Je fais si peur à voir? Demanda Louna

-Disons que le sang et les ecchymoses ne t'embellissent pas. Répondit l'adolescent en tordant le linge

Il voulut éponger le visage de la petite fille, mais celle-ci s'éloigna en grognant.

-Je peux le faire moi-même! Dit-elle en prenant le linge des mains de Patrick.

-Comme tu veux.

-Pourquoi est-ce qu'ils t'ont donné des coups? Demanda Mia en regardant Louna

-Parce que ce sont des imbéciles lâches. Répondit la fillette en appuyant le tissu sur son visage.

-Mon papa nous a déjà donné des coups.

-Pauvre vous. J'espère qu'il ne te frappe pas comme ces enculés le font avec moi. Grogna Louna en se nettoyant tant bien que mal le visage.

-Non, on ne saigne pas et on a pas de marques. Il ne nous frappe pas au visage, il ne nous donne que de petites tapes sur les fesses. Continua Mia en s'appuyant sur le lit

-Il me semble que ça fait une éternité que je n'ai pas eu ces petites punitions de merde. Dit Louna avec un rictus.

-Louna, essaie de surveiller un peu ton langage. Ils n'ont que…Ils sont plus jeunes que toi.

-Toi aussi maintenant tu vas me dire quoi faire? Cracha la fillette en tournant la tête vers l'adolescent.

-Non, mais

-Mais c'est ce que tu fais alors tu la fermes, j'en ai assez de ces enfants de pute qui essaient de me dire quoi faire, je n'ai pas besoin de toi. Dit furieusement Louna

Les deux petits se mirent à glousser. Louna tourna la tête vers eux et fronça les sourcils.

-Tu es drôle. Tu dis des gros mots. Ma maman et mon papa ne veulent pas que j'en dise, ils disent que c'est pas beau. Dit Mia.

Louna roula des yeux et recommença à se débarbouiller lentement le visage. Sans vouloir l'admettre, elle avait mal à chaque fois qu'elle bougeait le bras ou la main. Patrick la regardait faire puis, au bout de plusieurs minutes, il reprit le linge des mains de la fillette et, lui maintenant la tête, dit

-Je sais que tu ne veux pas que je t'aide, mais cesse de jouer les braves. Tu as mal au moindre mouvement que tu fais. Et puis, les autres ne vont pas tarder à revenir.

Louna bougeait la tête en poussant de petits grognements alors que l'adolescent lui lavait la figure. À peine deux minutes plus tard, Patrick avait terminé et lui lavait les bras.

-Il va falloir mettre quelque chose sur ton dos après l'avoir nettoyé. Dit-il

-Tu n'y touches pas. Siffla Louna

-Ça va s'infecter! Il faut le nettoyer!

-Non! Tu n'y touches pas, t'entends?! S'exclama la petite fille en grognant.

-Louna…

Mais, sans réfléchir, la fillette se laissa tomber sur le dos. À peine son dos eut-il touché le matelas qu'il lui fit mal. Louna tenta de ne rien laisser paraître de sa douleur, mais Patrick n'était pas stupide.

-Bon, d'accord, je n'y toucherai pas. Tourne-toi sur le côté, tu auras probablement moins mal. Lui dit-il en l'aidant à se tourner.

-Où t'as mal? Demanda Mia.

-Nulle part!

-Hihi, elle a l'air d'un raton laveur. Dit Mickael en se cachant derrière sa sœur pour rire

Louna roula des yeux et soupira longuement.

-Sois patiente. Lui dit Patrick avec un sourire en se relevant.

Il prit le bol d'eau et sortit de la pièce, la laissant seule avec les deux petits qui l'inondaient de questions.

-T'as quel âge?

-J'en sais rien, toi?

-5 ans! Et Mickael en a 4. Répondit fièrement Mia. Mais pourquoi tu ne sais pas ton âge?

-Parce que j'ignore quand je suis née, idiote. Tu n'as qu'à me donner un âge et j'aurai celui que tu me donneras si tu veux absolument me coller une étiquette avec un chiffre dessus.

-8 ans! Non, 7! Oui, 7 ans! Répondit Mia après avoir longuement réfléchi.

La fillette roula encore une fois des yeux et soupira d'impatience.

-C'est quoi ton nom de famille? Tu t'appelles Louna comment?

-Juste Louna.

-Hein? Tu t'appelles Louna Juste Louna? Dit le petit garçon.

Louna enfouit la tête dans son oreiller. Elle aurait tant voulu être capable de marcher pour pouvoir se sauver d'eux.

-Idiot, je n'ai pas de nom de famille!

-Pourquoi?

-Parce que je suis orpheline! Je n'ai pas de parents, pas de famille, donc, pas de nom de famille! Répondit Louna avec impatience en les regardant.

-T'as jamais vu ton papa et ta maman? Ni tes grands-papas et grand-mamans? Demanda Mia après avoir réfléchi pendant quelques minutes

-Non!

-Pourquoi?

Louna enfouit ses mains dans ses cheveux et grogna. Les deux enfants la fixèrent d'un regard d'incompréhension, les sourcils levés en signe d'innocence.

-Parce que je suis orpheline. Mes parents m'ont abandonné dès quelques mois après ma naissance et j'espère qu'ils sont morts. Voilà pourquoi je ne les ai jamais vu! Et si vos parents reviennent vous chercher, vous êtes chanceux. Ils vous ont peut-être abandonnés pour le restant de votre vie! Dit la fillette aux deux enfants d'une voix remplie d'impatience.

-Louna! Ne leur dis pas des choses comme celle-là! Qu'est-ce qui te prends?! S'écria Patrick en revenant dans le dortoir

-Fiche-moi la paix! Tu n'as pas à me dire quoi faire alors dégage! Je dis ce que je veux!

-Ne leur parle pas ainsi!

-Va te faire foutre! Je parle à qui je veux de la manière que je veux! S'écria Louna alors que les deux enfants reculaient de quelques pas, les yeux embués de larmes

Entendant les autres garçons s'approcher du dortoir, Patrick s'abstint de répliquer, mais jeta un regard noir à Louna, qui le lui rendit. Les garçons entrèrent en silence dans la pièce, suivis de Johnny, qui entra derrière eux.

-Tout le monde au lit! Maintenant! Je ne veux pas entendre un mot! Mais qu'est-ce que tu fiche ici, Morveuse, je croyais que la correction que nous t'avions donné était suffisante pour t'empêcher de bouger! S'exclama Johnny en apercevant Louna

-J'ai rampé, sale lâche. Répliqua celle-ci, maintenant à bout de patience.

-Tu sais quoi, petit raton laveur? Mia et Mickael auront ton lit. Dit lentement l'homme en approchant de la fillette

-Et où je vais dormir s'ils ont mon lit?

-Là! Et si je vois que tu as changé de place durant la nuit, tu auras affaire à moi

Johnny poussa violement Louna, qui tomba à plat ventre sur le sol. La fillette resta ainsi un bon moment avant de se redresser sur ses coudes. Elle regarda autour d'elle et vit que Johnny était parti. Elle grogna longuement, puis, péniblement, elle se tourna sur le côté et s'endormit, épuisée, sans entendre les bruits autour d'elle.

Lorsqu'elle se réveilla le lendemain matin, elle sentit un poids sur son ventre. Elle ouvrit les yeux et sursauta. Mia était blottie contre elle avec Mickael dans les bras, les deux dormant encore profondément. La petite fille resta un long moment immobile, se demandant quoi faire. Elle se redressa à demi, regardant autour d'elle, écoutant les moindres bruits afin de savoir si l'un des garçons était réveillé ou si l'un des hommes arrivait. Une fois qu'elle se fut assurée que personne ne venait ou était réveillée, elle bougea lentement et se leva péniblement. Puis, elle s'accroupit, passa ses bras sous les deux enfants et, rassemblant toutes ses forces, les souleva et les déposa sur le lit. Elle rabattit la couverture sur leur corps et se rallongea sur le plancher, les muscles encore endoloris. À peine quelques minutes plus tard, l'un des hommes entra dans la pièce afin de réveiller les enfants.

Quelques semaines passèrent ainsi. Bien que Louna eut essayé de se débarrasser des deux enfants, qui s'étaient beaucoup attachés à elle, ceux-ci passaient la majorité de leur journée à ses côtés. La nuit, Louna se faisait réveiller à chaque fois que Mia et Mickael se levaient pour aller dormir contre elle alors qu'ils la croyaient endormie. Bien que Johnny ou les autres hommes n'aient pas encore touché l'un de leurs cheveux, leur patience était épuisée envers les deux enfants depuis un long moment. Ils se retenaient à grande peine de ne pas les frapper comme ils le faisaient sur les autres. Ainsi, Louna mangeait les coups à leur place, faisant dévier la colère de Johnny ou d'un autre sur elle afin de protéger les deux petits. Mia pleurait à chaque fois que Louna se faisait battre et allait la voir dès que Johnny sortait de la pièce. Elle lui entourait alors la taille de ses petits bras et pleurait sur Louna en disant que c'était de sa faute. Mia, à l'opposé de son frère, comprenait mieux la gravité de ce qui se passait. Un jour, alors que Louna se trouvait dans le dortoir, elle entendit des éclats de voix provenant du corridor. Intriguée, elle écouta les voix et s'aperçut que c'était sur Mia et Mickael que Johnny criait. Louna se leva et sortit du dortoir, se dirigeant vers Johnny, qui lui tournait le dos. La jeune fille savait que l'homme ne pourrait s'empêcher de les frapper pendant encore un très long moment.

-Qu'est-ce qu'il se passe, Johnny? Tu as appris que tu n'étais qu'un sale lâche et tu décides de t'en prendre à eux? Dit Louna d'une voix moqueuse en arrivant derrière Johnny.

Dès qu'ils entendirent sa voix, les deux enfants se ruèrent vers la petite fille et s'accrochèrent à elle. Johnny se retourna et gifla Louna, ce qui arracha un petit cri de surprise aux deux enfants, qui se cachèrent derrière la fillette.

-Espèce de petite insolente, tu ferais bien d'arrêter de les cacher dans ton dos car c'est à eux que revient la punition alors dégage et cesse de grogner! Dit Johnny en s'approchant de Louna

Les grognements de celle-ci n'avaient rien d'humain. La haine qui flamboyait dans ses yeux noirs de même que les grognements auraient suffi à faire reculer n'importe qui se trouvant devant elle. Mais Johnny était accoutumé à la petite fille et à son drôle de comportement.

-Qu'est-ce que tu attends?! Obéit! Dit l'homme en giflant à nouveau la jeune fille.

-Tu croies que je vais te laisser les battre sans AUCUNE raison?

-J'AI une raison! Ces sales morveux fouinaient partout! Ils se promenaient et ouvraient les portes!

-IMBÉCILE! Ce sont des enfants! C'est normal de fouiller à leur âge, surtout s'ils ne sont pas chez eux!

-Pour qui est-ce que tu te prends, Morveuse? Tu ne connais rien, tu es bien trop jeune. Si ça ne serait que de toi, il ne faudrait pas toucher le moindre cheveu à ces sales petits enfants de riche et les laisser faire tout ce qu'ils veulent.

-La ferme! Je sais ce qui est normal ou non!

-Tu croies que tu vas me dire quoi faire, espèce d'insolente?! Tu te trompes! S'écria Johnny en assénant un voilent coup de poing dans le ventre de Louna

Celle-ci eut le souffle coupé et tomba sur les genoux. L'homme la saisit par son capuchon et la rejeta plus loin avant de se diriger vers les deux enfants. Ceux-ci se collèrent ensemble et gémirent en voyant approcher l'homme, trop pétrifiés pour bouger.

-Tu n'es qu'un sale lâche Johnny! Qu'est-ce qu'il s'est passé? Tu as manqué d'affection quand tu étais jeune? Dit Louna en se relevant

-J'irai te régler ton compte après, Morveuse.

Lorsque Louna vit Johnny lever la main, elle s'élança vers lui, sauta sur son dos et lui mordit sauvagement le cou jusqu'à ce qu'elle sente des gouttes de sang couler dans sa bouche. L'homme poussa un cri de douleur et, lorsqu'il réussit à attraper les cheveux de la fillette, il la tira, la jeta sur le sol et lui donna un coup de pied au visage.

-Écoute Morveuse, tu as le choix. Tu me laisses leur donner la correction à laquelle ils ont droit ou bien je te donne la tienne et ensuite, lorsque tu seras incapable de bouger, je leur donnerais la leur en faisant bien attention à ce que tu puisses voir la correction de tes petits protégés. Ou tu peux donner toi-même la punition. Dit Johnny en se penchant au-dessus de Louna, lui tenant fermement le visage d'une main.

La fillette grogna et, lorsque l'homme la relâcha, elle se redressa sur ses genoux et regarda le plancher.

-Tu as cinq secondes pour décider, Morveuse.

Louna releva la tête et fixa les deux enfants, qui s'approchaient d'elle, tremblants de peur. L'orpheline poussa un profond soupir et fronça les sourcils.

-QU'EST-CE QUE VOUS FAÎTES, HEIN?! VOUS VENEZ ENCORE ME VOIR?! PARCE QUE VOUS CROYEZ QUE VOUS POUVEZ FAIRE LA MOINDRE DIFFÉRENCE? VOUS ÊTES STUPIDES! Cria-t-elle en fixant les enfants

-Louna…Arrête…Qu'est-ce que t'as? Tu nous fais peur…Dit Mia, tremblante des pieds à la tête

-Je te fais peur? MAIS QU'EST-CE QUE TU VEUX QUE ÇA ME FASSE?! QU'EST-CE QUE VOUS CROYEZ?! QUE J'ÉTAIS VOTRE AMIE? QUE JE VOUS PROTÉGEAIS? VOUS ÊTES TELLEMENT NAÏFS!

Mia et Mickael ne savaient plus quoi faire. Les larmes étaient montées aux yeux des enfants.

-VOUS N'ÊTES QUE DES PLEURNICHARDS! VOUS ALLEZ FAIRE QUOI?! VOUS ASSEOIR ET PLEURER?! ATTENDRE QUE VOS PARENTS VIENNENT VOUS AIDER?! BANDE DE LÂCHES! C'EST CE QUE VOUS ÊTES! VOS PARENTS VOUS ONT ABANDONNÉS!

-C'est faux! Ils vont revenir nous chercher! S'écria Mia en avançant de quelques pas, les larmes roulant sur ses joues.

-Ah vraiment? C'est ce qu'ils t'ont dit? Tu as tort Mia. Depuis le temps que vous êtes ici, ils seraient revenus vous chercher, pas vrai? Et tu les as lamentablement cru lorsqu'ils t'ont dit qu'ils t'aimaient et qu'ils reviendraient te chercher avec Mickael. TU N'ES QU'UNE IDIOTE! TU LEUR FAIS CONFIANCE?! COMMENT PEUX-TU AVOIR CONFIANCE EN QUELQU'UN?! JE SUIS SÛRE QUE TU ME FAISAIS CONFIANCE, ESPÈCE D'IDIOTE! Comment as-tu pu être assez stupide pour me faire confiance?! Tu as cru que j'étais ton amie?

-Tais-toi! Tais-toi Louna! Cria Mia en serrant les poings

Mais Louna ricana méchamment.

-Qu'est-ce que tu croies? Que tu vas me dire quoi faire? Tu n'es qu'une lâche, Mia. Tu n'as rien compris. Et je me demande comment Mickael peut t'endurer.

-LA FERME!

-Oh, tu cries? Mignon. Qu'est-ce que tu croies? Que tu es une reine et que je vais obéir et me la fermer? Tu te trompes, l'affreuse.

Mais à ce moment, Mia s'avança et donna un coup de poing au visage de Louna. Surprise, quelques secondes s'écoulèrent avant que celle-ci ne se remette à parler.

-C'est tout ce que tu as, Mia?! Ton coup ne ferait même pas de mal à une mouche tellement il est faible! Tu es une incapable, Mia! Tu n'arriveras à rien!

La fillette la frappa une seconde fois, mais Louna continua de l'insulter, de lui parler de ses parents qui ne reviendraient jamais, de la dégrader, de lui parler en mal d'elle et de son petit frère. Plus elle parlait, plus la peine de Mia grandissait et plus elle frappait la jeune fille. Johnny les laissait faire, étonné par ce que Louna était en train de faire et ce dont Mia et Mickael ne comprenaient absolument pas. Louna avait mal. Non pas physiquement, mais mentalement. Elle se détestait de faire cela, mais elle continuait son manège en se laissant frapper. Johnny les arrêta au bout d'un moment et entoura la nuque de Louna de sa main. Il la releva et, appuyant fermement de chaque côté de la nuque, il entraîna la fillette et la jeta dans une pièce.

-Je suis étonné, Morveuse, que tu aies eu suffisamment d'intelligence pour penser à ta petite stratégie. Mais je crois qu'ils n'ont pas compris le geste noble que tu as fait. Dommage, tu viens de te mettre deux autres personnes à dos. Dis-moi, combien de personnes te détestent à présent? J'ai compris, Morveuse, ce que tu as fait. Très courageux de ta part, je dois l'admettre. Dit Johnny en regardant Louna, qui s'était assise sur le sol, le dos accoté contre le mur.

Il s'approcha d'elle et se baissa à sa hauteur. Pendant quelques minutes, ils se fixèrent dans les yeux. Puis, Johnny asséna deux violentes gifles à Louna, qui tomba sur le côté à cause de la force avec laquelle il l'avait giflé. L''homme sortit alors que la fillette se redressait sans rechigner. Johnny claqua la porte et la verrouilla, laissant la petite fille complètement seule, la forçant à penser à ce qu'il venait d'arriver.

Louna secoua la tête. Combien de temps était-elle restée assise devant la fenêtre à penser à ce sombre souvenir? Elle n'en avait pas la moindre idée. Les parents de Mia et Mickael étaient venus les chercher quelques jours après ce que Louna avait fait. Ils n'avaient plus adressé la parole à Louna, pas même un regard. Ils étaient restés silencieux pour le reste de leur séjour et personne, à part Johnny et elle, ne savaient pourquoi. Louna soupira. Sur le coup, elle s'était détestée d'avoir fait ce qu'elle avait fait, mais au fil des semaines, elle n'avait fait que passer par-dessus et puis, elle avait fait cela pour les protéger.

Wolfy grogna doucement et poussa l'adolescente. Celle-ci le poussa à sont tour et se releva en s'étirant longuement. Elle regarda à l'extérieur et s'aperçut qu'une ligne grise pointait à l'horizon.

-Quoi? C'est déjà le matin?! Dit-elle, surprise.

Le loup émit un grognement approbateur et se dirigea vers la porte. La jeune fille en fit autant, espérant que la porte serrait déverrouillée. Mais elle ne l'était pas, à la grande frustration de Louna, qui se mit à donner des coups dans la porte.

-SORS-MOI D'ICI! SORS-MOIS D'ICI! LÈVE-TOI SALE IMBÉCILE ET SORS-MOI D'ICI! Cria-t-elle en martelant la porte.

Au bout d'une quinzaine de minutes, Wolfy grogna, incitant l'adolescente à arrêter.

Ça ne sert à rien, il ne viendra pas. Si jamais il vient, tu seras encore dans les ennuis alors arrête. Eut-il l'air de lui dire lorsqu'elle le regarda.

-Je m'en fiche, je veux sortir d'ici.

Le soleil n'est pas encore levé. Tu pourrais essayer de dormir un peu.

-Non. Répondit-elle alors que le loup s'étendait sur la moquette et fermait les yeux.

Mais au bout d'un moment, elle se coucha à son tour et, la tête appuyée sur le ventre de Wolfy, s'endormit.

La jeune fille se réveilla au bout de deux heures à peine, alors que le soleil commençait son ascension dans le ciel. Elle se redressa et regarda autour d'elle.

Tu as dormi comme un gros bébé. Lui dit Wolfy lorsque le regard de la jeune fille se posa sur le sien.

Louna le poussa et se releva. Après s'être étirée, elle prit son sac, sortit quelques vêtements et se changea tant bien que mal avec les menottes aux poignets. Puis elle attendit que Snape se décide à la faire sortir, se retenant contre l'envie folle qui la prenait de frapper sur tout jusqu'à ce qu'il vienne lui ouvrir. Au bout d'un long moment, elle entendit des bruits provenant de l'autre chambre et du corridor, ce qui lui indiqua que Snape était levé. Elle se mit à faire les cents pas dans la pièce, remuant à l'intérieur d'elle-même sa rage d'être enfermée. Après ce qui lui avait semblé des heures, elle perdit patience et sortit une balle de sa poche, qu'elle lança de toutes ses forces contre le mur où se trouvait la porte. Elle recommença son manège plusieurs fois, jusqu'à ce que Wolfy attrape la balle et se mette à courir avec dans la chambre, poursuivit de Louna. Ils jouèrent ainsi pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce que Louna perde à nouveau patience et se mettre à frapper contre la porte.

-SORS-MOI D'ICI CRÉTIN! JE SAIS QUE TU ES DEBOUT! SALE ENCULÉ TU FERAIS BIEN DE ME LAISSER SORTIR SI TU NE VEUX PAS QU'IL T'ARRIVE QUELQUE CHOSE!

L'adolescente laissa ainsi éclater sa rage pendant près d'une quinzaine de minutes. Même Wolfy devenait impatient, grattant la porte de ses griffes pointues. Au bout d'une demi-heure, la jeune fille se laissa glisser contre la porte et, se prenant la tête à deux mains, étouffa un cri de rage. Sa respiration s'était accélérée et ses membres tremblaient légèrement. Lorsqu'elle se fut calmée, au bout d'un long moment, elle se dirigea vers son sac et fouilla à l'intérieur. Elle en ressortit un morceau de parchemin froissé et un crayon, qu'elle avait du voler il y a longtemps. Louna se coucha à plat ventre sur la moquette et commença à dessiner, malgré qu'elle ne pouvait écarter ses poignets de quelques centimètres l'un de l'autre. Wolfy se coucha face à elle, le museau sur le haut du parchemin, essayant de voir ce que la jeune fille dessinait. Les minutes s'égrenèrent ainsi, la jeune fille ayant maintenant perdu toute notion du temps. Son dessin prit lentement forme, les traits devenant plus précis. À vrai dire, son œuvre n'était pas quelque chose de joyeux. Il représentait les hommes de l'orphelinat, de même que Snape et Dumbledore, mourant chacun d'eux d'une manière horrible. Des bruits de pas la sortirent de sa concentration et elle eut tout juste le temps de plier et de cacher le dessin que Snape entra.

-Je croyais que tu ne finirais par jamais comprendre, Black, qu'il fallait que tu te tiennes tranquille pour que je te sorte d'ici. Mais à ma grande surprise, tu as arrêté de frapper sur n'importe quoi et de crier.

-Pour qui est-ce que tu te prends, Snape?! Je n'ai plus 7 ans pour que tu m'envoies réfléchir dans un coin ou dans une pièce!

-J'étais persuadé que tu avais 6 ans, dit sarcastiquement l'homme, tu ferais bien de sortir d'ici avant que je ne change d'avis et que je t'enferme encore une fois! Termina-t-il en jetant un sort sur les menottes, qui disparurent.

L'adolescente ouvrit la bouche pour répliquer, mais Wolfy émit un petit grognement et la poussa du museau, l'incitant à sortir de la pièce. Ce que la jeune fille fit. Elle passa devant Snape et se dirigea rapidement vers l'entrée. Elle ouvrit la porte et se mit à courir, Wolfy à ses côtés. L'après-midi était terminé. Le soleil commençait à descendre et la température se refroidissait. Les gens commençaient à entrer dans leur maison afin de prendre leur dîner. Louna courait dans les rues, ne se souciant de rien d'autre que de se trouver libre, à l'extérieur, à nouveau. Wolfy partageait apparemment son point de vue. Louna gravit la colline où elle était allée de nombreuses fois et la redescendit, ignorant la légère douleur à son genou. Elle se rendit dans la ville afin de refaire ses provisions de nourriture et en profita également pour subtiliser son met favori. Cette fois, elle se fit voir, mais elle réussit à se débarrasser de ses poursuivants et retourna sur la colline surplombant la ville, les poches à nouveau remplies de nourriture. La jeune fille passa le reste de sa soirée à cet endroit en compagnie de Wolfy, se chamaillant avec le loup ou regarder les étoiles lorsque l'obscurité se fut installée. Et c'est ainsi que, sans s'en rendre compte, elle s'endormit.

Le lendemain, ce fut un rayon de soleil lui tombant sur les paupières qui la réveilla. Elle cligna plusieurs fois des yeux et mit quelques secondes à se rappeler où elle se trouvait exactement. Elle se redressa et regarda autour d'elle. Le loup venait également de se réveiller et il s'étirait en baillant longuement.

-Tu croies que le débile va encore faire une scène parce que je ne suis pas revenue de la nuit? Demanda-t-elle au loup en le poussant sur le côté.

D'après toi? On ferait bien d'y retourner le plus rapidement possible. Eut-il l'air de lui répondre avec un grognement en se relevant.

-Plus tard, il ne doit pas être réveillé à cette heure-ci. Et puis, qu'est-ce que ça peut lui faire si je ne suis pas rentré? Au moins, je ne suis pas dans son champ de vision, et il n'est pas dans le mien.

Il s'attend à ce que tu respectes ses règles, en particulier depuis l'incident d'il y a deux jours. Tu t'attires de sérieux ennuis si tu veux mon avis. Je n'ai aucune idée de ce qu'il pourrait trouver pour te punir.

-J'en sais rien, et je m'en fiche. Il m'a déjà frappé alors j'imagine qu'il me donnerait l'une de ses gifles qui ne font pas mal.

Pas mal? Dis ce que tu veux, mais tu en avais les marques pendant quelques heures. Je suis certain qu'il serait capable de trouver autre chose, plus pire que des gifles, pour te punir. J'ai un pressentiment que quelque chose de mauvais va se passer…

-Tu t'inquiètes pour rien. Que veux-tu qu'il se passe? Répondit la jeune fille en se levant.

Elle fouilla dans ses poches et en sortit deux barres, qu'elle avala en guise de petit-déjeuner. Puis, elle commença à marcher et descendit la colline, Wolfy à ses côtés. Pendant quelques heures, elle erra dans la ville sans trop savoir où aller, volant des objets ou de la nourriture au passage. En début d'après-midi, Louna quitta la ville et se rendit dans la forêt, où elle s'y promena jusqu'en fin d'après-midi. Ce n'est qu'à ce moment qu'elle décida de retourner chez Snape. Lentement, elle fit le trajet et, lorsqu'elle fut devant la porte, elle attendit plusieurs minutes puis la poussa. Mais à peine eut-elle mis un pied à l'intérieur qu'une main lui agrippa le cou et la plaqua sur le mur.

-Je croyais que mes règles étaient suffisamment claires pour ta petite cervelle, Black, et je croyais aussi avoir été assez clair avec toi en ce qui concernait désobéir. Murmura Snape en fixant la jeune fille dans les yeux

-Moi je croyais t'avoir dit que je n'avais pas envie de t'écouter et de suivre tes règles. Je pensais aussi t'avoir dit que tu ne m'effrayais pas avec tes menaces. Répliqua Louna en essayant de faire lâcher prise à l'homme

-Mais qu'est-ce qu'il va falloir pour faire entrer quelque chose dans ta sale tête? J'en ai assez de toi, Black, tu as dépassé les limites de ma patience.

-Oh, j'ai peur.

-Tu es aussi stupide et arrogante que ton père

-Je n'ai pas de père! Il est mort après avoir souffert les pires tortures qui soient! Dit-elle entre ses dents.

-C'est ça, Black, continue de croire ce que tu veux. Je vais te dire une chose. Ton père est Sirius Black, le meurtrier qui s'est échappé d'Azkaban. Il ne t'a pas abandonné et tu te trouvais face à lui il y a quelques mois. Tu veux savoir autre chose? Tu lui ressembles. Peut-être pas physiquement étant donné que tu as encore l'air d'une enfant, mais tu lui ressembleras lorsque tu grandiras. Et tu as un sale caractère, tout comme lui. Lui dit Snape

À peine eut-il terminé sa phrase que Louna, tremblante de rage, lui envoya un direct en pleine figure. Surpris, l'homme la lâcha sur le coup.

-La ferme! Je ne ressemble à personne, t'entends?! S'écria-t-elle avant de se diriger vers la porte.

Mais Snape, qui avait repris ses esprits, l'agrippa par son chandail et la tira vers l'arrière, la jetant dans l'escalier menant au sous-sol. Louna atterri sur la dernière marche et se cogna violement la tête contre la porte close se trouvant au bas de l'escalier. Le coup la sonna et elle n'eut pas conscience de ce qui se passa pendant plusieurs secondes. Wolfy montrait les crocs, avançant vers l'homme. Mais, au moment où il voulut s'élancer, Snape sortit sa baguette et la pointa sur la tête de l'animal, qui se retint à grande peine de le mordre. Ce furent les grognements du loup qui ramenèrent Louna sur terre. Elle se leva et monta les marches quatre à quatre. Elle se précipita sur le loup et se plaça juste devant lui, lui entourant le cou de ses bras, alors que Snape s'apprêtait à jeter le sort.

-Espèce d'idiote! Tu vas le regretter, je te le jure. Siffla-t-il entre ses dents en remettant sa baguette dans sa poche.

Louna tourna son regard flamboyant de haine vers lui et grogna férocement. L'homme voulut lui agripper le bras, mais la jeune fille essaya de lui mordre la main.

-Le coup t'a rendu complètement sauvage?

-Comme si j'allais me laisser faire pour que tu m'amènes et me battes par la suite. Dit-elle d'un ton féroce en lâchant Wolfy pour se relever.

-Imbécile. Reprends ta fichue bête, on part d'ici.

-Quoi?! Va te faire foutre! Je ne retourne pas à l'orphelinat!

-L'idée est intéressante et j'y pense, mais ce n'est pas l'endroit où nous allons alors reprends ta stupide bête et tais-toi!

-Pourquoi? Où veux-tu m'amener?! Tu croies que je vais te suivre sans savoir où tu veux m'amener sale lâche?!

-Je t'amène chez les Malfoy. Je dois m'entretenir avec Lucius pour quelque chose qui ne te regarde en rien et il est hors de question que je te laisse ici toute seule! Ils savent que tu seras là et, comme toi, ils seront très enchantés de t'avoir parmi eux. Maintenant tu la fermes et tu prends ta sale bête avant que je ne m'en charge!

-Quoi?! Chez les Malfoy?! Je crois que c'est toi qui a reçu un coup sur la tête! Tu croies que je vais te suivre chez ce stupide fils de riche, tu te trompes!

-De quoi as-tu peur?! Tu as peur de te faire embêter par Draco? Répliqua Snape avec un rictus moqueur

Louna grogna, mais prit Wolfy dans ses bras et attendit que Snape transplane, ce qu'il fit après quelques secondes. Lorsqu'ils atterrirent, ils se trouvèrent devant une clôture de grilles. La porte se confondait parfaitement avec la clôture. Derrière les grilles se trouvait un manoir, dont quelques fenêtres étaient allumés à différents étages. L'espace d'un instant, Louna crut que Snape l'avait amenée à l'orphelinat mais, lorsqu'elle leva la tête, elle vit qu'aucune inscription n'était écrite au-dessus de la porte, à son grand soulagement. Snape sortit sa baguette et envoya des étincelles oranges vers le manoir. Louna haussa un sourcil interrogateur, mais lorsqu'elle ouvrit la bouche pour parler, la porte s'ouvrit avec un grincement. L'homme empoigna la jeune fille par le collet et la poussa à l'intérieur de la cour, puis il marcha derrière elle. Plus Louna avançait, plus elle avait l'impression qu'elle se trouvait dans la cour de l'orphelinat et qu'elle marchait vers celui-ci.

-Pourquoi est-ce qu'il faut que tu me suives?

-Juste au cas où tu voudrais t'enfuir. Maintenant, tais-toi. Répondit-il sèchement

La jeune fille laissa échapper un grognement, mais ne répliqua rien. Lorsqu'ils arrivèrent devant une grande porte de chêne, celle-ci s'ouvrit et ils se trouvèrent devant une créature que Louna n'avait jamais vue de sa vie.

-Soyez le bienvenue dans la demeure de mon maître, Professeur Snape. Couina la créature.

Louna et Wolfy l'obsversaient avec curiosité, se demandant quel nom pareil créature pouvait avoir. La créature, de couleur bleu marine, s'écarta pour les laisser passer. Mais la jeune fille se bougea pas, trop occupé à observer le petit monstre sur deux pattes, avec de longues oreilles, et qui ne portait qu'un seul pagne de couleur brun délavé en guise de vêtement. Snape roula des yeux et poussa l'adolescente à l'intérieur en lui murmurant

-Ce qui attire tant ton attention est un elfe de maison. Il y en a des centaines à Poudlard, idiote.

Il traversèrent le vestibule et se trouvèrent dans une vague pièce. Louna regarda autour d'elle d'un regard rempli de dédain et de dégoût. À gauche se trouvaient des escaliers menant à l'étage supérieur et quelques portes closes. Au centre se trouvait un énorme foyer, où brûlait un feu de bois, et, encore une fois, quelques portes. À droite se trouvait un long passage où plusieurs ornements étaient disposés.

-Severus, te voilà enfin. Entendit Louna

Mais elle ne se préoccupa guère de la voix et continua d'observer la demeure avec le même regard rempli de dédain.

-Je suis certain que tu n'as jamais rien vu d'aussi grand de toute ta misérable vie. Tu dois être très impressionnée, pas vrai? Demanda Lucius en tournant son regard vers l'adolescente

Réalisant que la question s'adressait à elle, Louna plongea ses yeux dans ceux de l'homme et le toisa.

-L'un des orphelinats était plus grand et plus accueillant. Répondit-elle d'un ton cassant après quelques secondes.

-Bonjour Severus. Dit une voix féminine qui approchait

-Bonjour Narcissa. Répondit le concerné.

-Voilà donc à quoi ressemble le rejeton de mon cher cousin. Dit-elle en observant, d'un regard rempli de dédain, la jeune fille de la tête au pied. Malheureusement, ton père est de ma famille, mais il a été renié par tous les membres alors tu l'es également

-De quel père parles-tu? Je n'ai pas de famille! Répliqua Louna en grognant.

-Charmant, elle le renie également. Si nous passions aux choses sérieuses, Severus. Dit Lucius.

-Allons-y. Répondit l'homme.

Narcissa, Lucius et Severus se mirent en marche, se dirigeant vers l'une des pièces se trouvant vers la droite. Louna, ne sachant que faire, marcha derrière eux mais, rendus à moitié chemin, Snape s'en rendit compte.

-Oh non. Toi, tu restes ici et tu attends sagement que j'aie terminé. Alors tu ne touches à rien, et tu ne fouilles pas compris? Dit Snape en la poussant

-Quoi?! Tu t'imagines que je vais rester assise sagement sans bouger à attendre que tu aies fini pour partir de cet endroit?! Tu rêves enfoiré. Répliqua-t-elle

-Dis-toi que je songe fermement à te ramener à l'orphelinat alors tu as intérêt à te tenir tranquille.

Puis, Snape se retourna et alla rejoindre les autres, qui étaient déjà entrés dans la pièce. Louna se retrouva donc seule au beau milieu de la pièce, ne sachant que faire. Elle regarda autour d'elle, cherchant ce qu'il y aurait à faire dans cette demeure. L'adolescente tourna les yeux vers Wolfy, qui baillait longuement, et soupira. Son regard se posa sur l'escalier et, sans réfléchir davantage, elle s'y dirigea. Wolfy la suivi, une petite lueur de désapprobation dans les yeux. Ils gravirent les marches et, une fois rendus au deuxième, se dirigèrent vers la droite. Le deuxième étage était semblable au premier. Ils se promenèrent dans le corridor, essayant d'ouvrir des portes, qui étaient toute verrouillées.

-Il n'y a rien à foutre dans cette maison. Dit l'adolescente en soupirant d'ennui.

Puis, elle entendit une porte s'ouvrir derrière elle. La jeune fille se retourna vivement et vit sortir Draco de ce qui devait être sa chambre. Un sourire mauvais apparut sur son visage alors qu'elle regardait l'adolescent se diriger vers l'escalier, sans avoir regarder derrière lui. Louna regarda Wolfy et, d'un regard entendu, marchèrent discrètement derrière lui. Puis, alors que le jeune homme s'apprêtait à descendre les marches, Wolfy grogna férocement et bondit sur lui. Draco poussa un petit cri de surprise et tomba, déboulant les marches avec le loup toujours collé à lui. Lorsqu'ils furent arrivés au premier, Louna descendit rapidement l'escalier et alla se poster devant Draco. Celui-ci était toujours étendu sur le plancher alors que le loup s'était déjà relevé, n'ayant subi apparemment aucune blessure.

-Alors Dracounet, tu t'ennuies de moi? Demanda sarcastiquement Louna

-Qu'est-ce que tu fiches ici?! Demanda-t-il en se redressant

-Snape est ici et j'ai dû le suivre, malheureusement. Tes parents sont charmants, vraiment, tu leur ressembles. Aussi stupide et riche, se croyant être au-dessus de tout le monde. Dit la jeune fille en poussant Draco pour l'empêcher de se lever

-Je ne savais pas que tu viendrais puisque je croyais que mon père ne voudrait pas avoir une petite sauvage dans la maison. Répliqua Draco en se redressant une nouvelle fois.

-Pourquoi, il a peur que je mordre quelque chose? Demanda sarcastiquement Louna en poussant encore une fois Draco alors qu'il s'apprêtait à se lever.

-Non. C'est seulement que tu infestes toute la maison avec tes poux ou tes puces. Dit Draco entre ses dents en se relevant

Louna lui envoya un coup de poing dans le ventre avant qu'il n'ait eu le temps de l'en empêcher.

-Sale morveuse!

-Qu'est-ce que tu vas faire? Le dire à ton cher père?

-Maître Draco. Votre repas est prêt, il ne reste qu'à Abby de vous l'amener. Dit une petite voix derrière Louna

Celle-ci se retourna et observa l'elfe de maison avec attention. Wolfy allongea le cou vers la créature et renifla, intrigué.

-Très bien, amène-le moi dans ma chambre.

-D'accord…Et votre amie

-Elle n'est pas mon amie et n'aura rien. Fais ce que je te dis! Dit Draco d'un ton impatient.

-Oui jeune maître. Dit l'elfe d'une voix tremblante alors que Wolfy approchait de plus en plus

-Tu n'as pas à avoir peur, il veut simplement jouer avec toi. Dit Louna en approchant de quelques pas

-Miss, dîtes à votre animal de me laisser tranquille.

Mais à peine Abby avait-il terminé sa phrase que Wolfy ouvrit la gueule. L'elfe se mit à courir dans le passage, poursuivit de Wolfy et de Louna.

-Attrape-le Wolfy. Dit Louna en riant alors qu'ils entraient et sortaient

L'elfe continuait de courir, ouvrant les portes des pièces en espérant pouvoir échapper à ses deux poursuivants. Sans s'en rendre compte, l'elfe ouvrit la porte de la salle à manger et entra en courant, espérant semer ses deux poursuivants. Mais Louna et Wolfy le suivait de près et ne remarquèrent également pas qu'ils venaient d'entrer dans la salle à manger. Abby sauta sur la table en regardant derrière lui et essaya de courir plus rapidement lorsqu'il vit le loup et la jeune fille sauter sur la table d'un souple bond.

-Arrête, on veut pas te faire de mal. Dit Louna sans regarder où elle mettait les pieds.

Mais lorsqu'elle sauta de la table et voulut poursuivre sa course, quelque chose la fit tomber à plat ventre sur le plancher.

-ABBY! Qu'est-ce que cela signifie!? S'écria la voix de Lucius.

-Je n'aurais jamais pensé que tu aurais pu faire quelque chose de ce genre, Black. Dit une voix près de son oreille

Louna se sentit agrippée par le collet et fut remise debout, face à Snape.

-Mais maître, Abby allait annoncer au jeune Malfoy que son repas était prêt, mais l'animal de Miss a commencé à me poursuivre et…Tenta vainement de s'expliquer l'elfe de maison

-C'est étrange, je n'ai aucune difficulté à le croire. Qu'est-ce que tu voulais faire avec cet elfe? Demanda Snape

-Ça. Répondit Louna avec un rictus

Puis, elle se jeta aux pieds de l'elfe, qui recula de quelques pas, et le vénéra, sous le regard amusé de Wolfy, qui fit de même

-Voilà le seul être doté d'intelligence dans cette maison! Je n'espérais plus mais voilà qu'Abby est apparu et a éclairé cette maison de sa lumière! Seul parmi ses trois habitants, cette maison semblait un cas perdu mais Abby a fait toute la différence avec son intelligence et son bon sens! Longue vie à Abby! Dit Louna, la tête appuyée sur le plancher

Wolfy émit quelques grognements approbateurs alors que la jeune fille riait. Abby ne savait que faire, il restait sur place sans faire le moindre mouvement. Snape n'affichait aucune émotion alors que Lucius et Narcissa semblaient furieux.

-Abby! Sors d'ici! S'écria Lucius.

L'elfe ne se le fit pas redire deux fois et disparut d'un claquement de doigts.

-Severus, je croyais que tu aurais vite fait de lui enseigner les bonnes manières, étant donné qu'elle est avec toi pour l'été.

-Dumbledore la surveille étroitement, Lucius. Il s'en fait quelque peu pour elle.

À peine Snape eut-il terminé sa phrase que Louna éclata d'un rire froid.

-Dumbledore s'en faire pour moi?! Tu mens, c'est certain. Il se fiche de moi et moi de lui.

Snape la prit par la peau du cou et se dirigea vers la porte de la salle à manger. Il la jeta sans ménagement à l'extérieur de la pièce et claqua la porte, la laissant encore une fois seule dans le passage. La jeune fille soupira d'ennui et se releva. Elle regarda autour d'elle, cherchant ce qu'elle pourrait faire. Louna sortit sa balle de sa poche et la lança de toutes ses forces dans la pièce. Wolfy se mit à courir et attrapa la balle avant que celle-ci ne touche le mur. Ils recommencèrent leur jeu, ne faisant guère attention aux armures ou autres décorations. Au bout d'une trentaine de minutes, Louna gravit les escaliers et explora davantage. Elle gravit l'escalier menant au troisième étage mais, arrivée là-haut, elle ne trouva rien qui puisse retenir son attention et redescendit au deuxième.

-Si on allait embêter cet imbécile de fils de riche?

Wolfy émit un grognement réprobateur

-Depuis quand tu t'opposes à ce genre d'idée? Demanda Louna en tournant la tête vers Wolfy.

Je ne t'ai jamais encouragé à embêter les autres. N'oublies pas que nous ne sommes pas à l'école. Ce n'est pas la même chose et tu ne sais pas ce qui peut arriver.

-Et alors? Dit-elle avec un haussement d'épaule.

Plus le temps passait et plus Louna s'ennuyait. Il lui semblait que cela faisait des heures qu'elle se trouvait dans ce manoir. Lorsqu'elle redescendit au premier étage, l'adolescente sourit en voyant le petit désordre qu'elle avait créé. Elle se dirigea vers le foyer et regarda le feu pendant de longues minutes, envoyant quelques fois des boules de feu dans l'âtre. Sur le dessus du foyer fait de pierres, de chaque côté de la cheminée, se trouvait un espace suffisamment grand pour permettre à une personne de s'y trouver. Louna alla à gauche de la cheminée et grimpa sur le rebord. Elle appuya son dos contre le mur et releva les genoux. D'un bond, Wolfy se trouva en face de Louna et posa sa tête sur les genoux de l'adolescente.

Le temps est long. Eut-il l'air de dire en soupirant

Louna roula des yeux et caressa la tête du loup. Plus le temps passait et plus la frustration montait en elle.

-Merde qu'est-ce qu'ils font?! Grogna-t-elle au bout d'un moment.

Soudain, Wolfy, qui somnolait légèrement, leva brusquement la tête et regarda autour de lui, reniflant l'air. Louna fronça les sourcils devant l'étrange comportement du loup et, lorsqu'elle ouvrit la bouche pour parler, une sensation étrange se glissa en elle. Elle avait l'impression de l'avoir ressentie auparavant, mais en beaucoup moins prononcée. Elle regarda autour d'elle, cherchant ce qui pourrait lui causer cette impression.

-Wolfy, j'ai une sensation bizarre. Dit-elle à voix basse

Tu la ressens aussi? J'ai un mauvais pressentiment. J'ignore ce qui va se passer, mais ce sera quelque chose de mal.

Le loup sauta du foyer et regarda autour de lui, les poils de la nuque hérissés. Quelques secondes plus tard, la porte de la salle à manger s'ouvrit et les trois adultes en sortirent.

-Qui a fait ça? Demanda Lucius en voyant le désordre que Louna avait fait.

La jeune fille sauta à son tour du foyer et regarda Snape dans les yeux. Son mauvais pressentiment grandit quelque peu et Louna continua de regarder autour d'elle, comme si elle cherchait quelque chose.

-Tu ne pouvais pas t'empêcher de laisser ta marque, pas vrai Black? Dit Snape en regardant la pièce.

-C'est toi qui voulais absolument m'amener alors la ferme! Tu n'avais qu'à prendre moins de temps. Répliqua Louna avec un regard haineux.

-Nous avions quelques petites choses à régler. Dit Lucius

-J'en ai rien à foutre. Et je ne t'ai pas parlé sale enculé!

-Il est temps que tu apprennes les bonnes manières, Black. Dit Lucius avec un drôle de sourire

-Ouais, c'est ça. Et toi, tu devrais apprendre à te mêler de tes affaires. Dit Louna.

Snape passa devant elle et se dirigea vers le hall, mais lorsqu'il vit que la jeune fille le suivait, il s'arrêta et se retourna.

-Oh mais tu ne viens pas avec moi, Black. Tu vas rester ici. Dit-il en la regardant

-Quoi?! Tu n'es pas sérieux? Demanda Louna, le pressentiment grandissant encore plus

-Je suis très sérieux, Black. Tu ne reviens pas avec moi.

-Quoi?! Il n'est pas question que je reste ici, t'entends?! S'écria la jeune fille alors que le loup grondait à ses côtés

-Ce n'est pas toi qui décides.

-Je décide de l'endroit où je veux me trouver et ce n'est pas ici! Pourquoi je devrais rester dans cet affreux manoir, hein?!

-Je t'ai dit que tu pourrais regretter certaines des choses que tu as faites. Je t'ai mise en garde, mais tu ne m'as pas écouté et tu es allée trop loin. J'en ai plus qu'assez de toi alors tu vas rester ici et maintenant, tu la fermes. Dit Snape d'un ton menaçant.

-Quoi?! Ne me laisse pas ici! Tu n'as pas le droit! Dumbledore va le savoir, tu peux en être certain! S'écria Louna alors qu'une légère panique s'installait en elle sans qu'elle en sache la raison

-Depuis quand est-ce que tu te préoccupes de lui? Tu croies vraiment que Dumbledore croira quelque chose venant de toi? N'oublies pas que c'est lui-même qui m'a dit que je pouvais te retourner à l'orphelinat si tu dépassais les limites, alors tu croies vraiment qu'il te défendra si tu lui racontes cette histoire? Idiote, tu connais déjà la réponse.

-Tu n'as pas le droit de me laisser ici! Dit-elle furieusement en agrippant la manche de Severus alors que Wolfy grognait davantage

-J'ai le droit de faire ce que je veux de toi, Black. Maintenant, lâche-moi, je t'ai assez endurée. Dit l'homme en repoussant violement la jeune fille.

Mais celle-ci ne lâcha pas prise.

-Non! Je-

Avant même que l'adolescente n'ait pu en dire plus, elle reçut un coup derrière la tête, qui l'assomma. Ses yeux tournèrent dans leur orbitre et elle s'effondra sur le plancher, sa tête cognant fortement sur le sol. Wolfy grogna férocement et, rapidement, se retourna et bondit vers Lucius, mais celui-ci avait déjà sa baguette dans la main. Il lança un sortilège au loup, qui s'effondra, inerte, à côté de la jeune fille. Snape regarda les deux êtres inanimés pendant quelques secondes, puis il releva la tête et dit

-Ramène-la en un morceau avec son stupide animal dans une semaine.

-Ne t'inquiètes pas, je prendrai bien soin d'elle. Dit Lucius.

Snape resta encore quelques minutes, puis il salua Lucius, Narcissa et Draco, qui venait de descendre, et sortit du manoir, laissant Louna et Wolfy là où ils étaient.

Et voilà! Finalement fini! J'espère que vous l'avez aimé! Il est vraiment long, mais bon, je ne voulais pas le couper alors! Désolé pour le retard!On est le 11 novembre, ça m'a pris beaucoup plus de temps que je pensais mais bon! Merci à tous ceux qui ont reviewvé! Ça fait toujours plaisir de savoir que les gens qui lisent aime ce que j'écris! Bon, je vous laisse!

Byebye

Louna