À la veille du jour de l'inauguration de la « Chicago Taylor School », Tami et Éric étaient sur tous les fronts, afin de régler les derniers détails à l'école, ainsi que préparer l'arrivée de leurs invités spéciaux. Buddy accompagné par les frères Riggins faisait le déplacement pour soutenir la famille Taylor, mais également Jason accompagné de sa famille, Smash ainsi que Tyra et Vince. Leurs arrivées étaient prévues dans l'après-midi. Pour le moment, Éric peaufinait son discours de demain sous le regard de sa femme.
Tami : tu t'en sors chéri ?
Éric dépité : pour la première fois de ma vie, je n'arrive pas à faire un fichu discours.
Tami : qu'est ce qui coince ?
Éric : je n'arrive pas à organiser mes idées afin de convaincre toutes les personnes qui seront présentes à la cérémonie.
Tami : raconte leur simplement notre histoire
Éric : précise ta pensée
Tami : tu pourrais leur parler de ton passé et de nos nombreuses galères.
Éric le regard noir : JAMAIS !
Tami : pourquoi pas ? Ça mettrait en confiance ses adolescents perdus, et ça rassurait ses parents soucieux de savoir que leurs enfants seront avec des éducateurs qui connaissent leur sujet.
Éric : je te rappelle qu'il y aura beaucoup de proviseur d'école, des membres importants de l'éducation nationale, des membres de la politique locale ainsi qu'une tonne de journaliste. On n'a pas le droit à l'erreur, tu le sais aussi bien que moi !
Tami : la plupart des personnes que tu viens de me citer ne nous prennent pas au sérieux. Ils pensent que nous ne connaissons pas vraiment l'ampleur de la tâche qui nous attend. Si on leur parle de notre histoire, ils nous prendront vraiment aux sérieux. Toi et moi sommes les seuls à savoir par quoi nous sommes passés pour en arriver ou nous en sommes aujourd'hui.
Éric : si je te suis bien, tu veux qu'on révèle pour ce quoi on s'est battu pour ne jamais déprendre de qui que ce soit.
Tami : oui
Éric : désolé, je ne suis pas prêt à faire ça !
Tami : je suis consciente de ce que cela représente pour toi mais prendre le temps d'y réfléchir quand même.
Éric : c'est tout réfléchi. C'est non !
Tami : pourquoi tu es aussi borné par moments !
Éric : notre vie, et la même en particulier a suffisamment fait la Une des journaux cette année. J'ai vraiment besoin de tirer un trait définitif sur tout ça. Compris ?
Tami : je vois bien que depuis que Grace est au courant, tu penses beaucoup à cette mauvaise période. Ça te ferait du bien d'en parler, à moi ou à ton psy, ou même à Nathan si tu veux.
Éric haussant le ton: je veux qu'on me laisse tranquille avec ça ! (Éric tourna le dos à sa femme et sortit de la maison)
Tami voyait bien qu'Éric était préoccupé, cette école faisait remonter des souvenirs douloureux qu'il pensait avoir chassés de son esprit. Ce projet, on l'avait décidé il y a plus de 20 ans, juste après qu'Éric avait rejoint les bancs de l'université, après avoir passé 2 ans dans une école de seconde chance. Lui et moi était ensemble depuis 2 ans et demi, malgré qu'ils se soient connus bien avant. Éric était son voisin et faisant partit de la même bande d'amis que son petit ami de l'époque, Mo. Cette même bande qui allait faire basculer la vie d'Éric. Il a été le seul puni pour le braquage puisque Mo, chef de la bande, était le fils du shérif de Houston, et les autres étaient sous sa protection. Mo et Éric étaient rivaux et surtout Mo était jaloux et possessif avec moi et il ne supportait pas qu''Éric m'adresse la parole, même en toute amitié. Éric a été envoyé dans un camp de redressement pour mineur pendant un an. Ensuite, il est revenu au lycée et il a réglé ses comptes avec Mo, bien sûr, le principal a immédiatement appelé la police. En attendant, j'ai voulu arranger la situation mais Mo l'a très mal pris et m'a frappée, Éric lui a sauté dessus et l'aurait sûrement tué si la police ne l'avait pas neutralisé. Ayant déjà un casier judiciaire, il fut exclu définitivement et placé de nouveau dans un camp de redressement pendant 3 mois et envoyé dans une école de seconde chance. Quant à moi, j'ai changé de lycée et pris contact avec mon voisin Éric Taylor. Au début, mes lettres sont restées sans réponse. J'ai donc pris mon courage à deux mains et lui rendu visite à sa sortie du camp. On s'est expliqué et il a accepté mon amitié, puis, au fils des mois, notre amitié, c'est renforcé en amour et complice. J'ai vécu avec lui ses joies et ses peines, ses doutes, et surtout son changement de comportement. À sa sortie, on s'est promis qu'un jour on n'aurait une école comme celle-ci, et qu'il tiendrait la place de son coach sportif qui lui avait redonné espoir en la vie.
La prochaine fois qu'elle revit son mari c'était dans l'après-midi avec leurs invités.
Éric : Tami, nos invités sont là !
Tami : bonjour tout le monde ! Avez-vous fait bon voyage ?
Buddy : très bien Tami.
Jason : un long voyage, d'ailleurs Noah est fatigué, il dormait dans l'avion.
Tami : il peut aller se reposer dans la chambre d'ami s'il veut. On vous a installé là, vous serez plus tranquille. Vince, Smash, Tim et Billy vous serez dans la chambre de Grace, elle est chez sa sœur pour quelques jours. Tyra, Julie t'invite également chez elle. Buddy, Nathan est d'accord pour t'héberger chez lui. Ça ne t'ennuie pas ?
Buddy : pas de problèmes pour moi. J'aime beaucoup ce petit.
Jason : j'ai hâte de faire sa connaissance.
Éric : vous ferez sa connaissance ce soir, il viendra dîner avec nous tous. En attendant ça vous dit une petite visite en ville ?
Vince : pourquoi pas, je ne connais pas Chicago.
Smash, Jason, Tim: on est partant aussi
Eric: Billy? Buddy? Tyra? Partant aussi ?
Billy: oui coach.
Buddy: si vous n'y voyez pas d'inconvénient je préfère rester ici.
Tyra : moi aussi, je préfère rester avec Madame Taylor.
Éric : comme vous voulez.
Tami : où vous allez ?
Éric : au Millenium Park. Nous serons rentrées pour le dîner.
Pendant l'absence des garçons, Buddy était parti voir un ami en ville laissant, Tami et Tyra discutaient entre fille.
Tami : alors Tyra, dit moi, tu en es ou dans ton mémoire sur les inégalités dans les classes sociales ?
Tyra : plus j'avance dans mon mémoire, plus ce sujet me révolte. Le pire dans tout ça, c'est que beaucoup de monde en son conscient mais ne font rien pour changer les choses.
Tami : je suis parfaitement d'accord avec toi, c'est pour cela qu'il faut persévérer dans ta voie.
Tyra : est-ce que ça servira à quelque chose au moins ?
Tami : ça servira peur être pas maintenant mais dans un futur lointain sûrement. Tu sais Tyra, il faut du temps pour le changement. Par exemple, notre école est la première de ce genre dans l'Etat est pourtant nous n'avons pas beaucoup d'inscrit.
Tyra : et vous n'êtes pas inquiets pour l'avenir de votre établissement ?
Tami : nous sommes conscients que nous sommes attendus au tournant pour notre première année mais nous ne sommes pas inquiets. Si la réussite est au rendez-vous, les jeunes demanderont eux-mêmes leur inscription ici.
Tyra : ce qui est bien avec vous, c'est que vous êtes toujours optimiste quoi qu'il arrive.
Tami : j'essaye du moins.
Tyra : je me mêle peut-être de ce qui me regard pas mais j'ai eu l'impression tout à l'heure que c'était un peu tendu avec votre mari. Comment va-t-il ?
Tami : il va bien, sûrement tendu et anxieux et quand Éric est dans cet état ,une discussion peut vite finir en dispute. Il se met beaucoup de pression sur les épaules, ce qui le rend particulièrement à fleur de peau.
Tyra : c'est un gros challenge pour lui, plus que pour vous je pense ?
Tami pensive : plus que tu ne le peut l'imaginer.
Tyra : comment est né votre projet ?
Tami : il y a très longtemps que nous y pensions. On voulait le faire quand nous serions tous les deux en retraite mais l'accident d'Éric a précipité les événements.
Tyra : pourquoi faire une école uniquement pour une certaine catégorie de jeune ?
Tami : pour la simple et bonne raison que personne, dans le cursus scolaire normal, ne s'occupe d'eux. Dans ma jeunesse, j'ai connu quelqu'un dans la délinquance et j'ai bien vu que personne ne s'occupait vraiment d'eux.
Tyra : et ce quelqu'un s'en est sorti ?
Tami sourit a elle-même : oui parce qu'il a retrouvé la volonté de s'en sortir grâce à ce genre d'établissement et qu'il est tombé sur des personnes prête à l'aide.
Tyra : vous êtes toujours en contact avec lui ? Peut-être qu'il peut témoigner pour mon mémoire.
Tami : je vais voir ce que je peux faire.
(On frappa à la porte)
Tami : ah tient ! Salut les filles !
Tyra : salut Julie ! Salut Grace !
Julie : Henry était un peu agité, la poussette ça le calme rapidement.
Tyra : il est trop mignon ce petit bout de chou ! Félicitations à la maman puisque papa n'est pas là pour que je le félicite également.
Julie : papa est encore au travail. Il doit préparer son vernissage et après, normalement il sera à la maison pendant 1 mois entier.
Tyra : vous formez vraiment une belle petite famille.
Julie : toi aussi tu auras la tienne un jour.
Tyra : j'y compte bien mais plus tard.
Grace : maman, les autres ne sont pas arrivés ?
Tami : si mais ils sont déjà tous repartis avec votre père visiter la ville.
Julie : papa et ses joueurs de football.
Tami : laissons les profiter. En attendant, de l'aide ne serai pas de refus pour la préparation du dîner de ce soir.
Grace : on va t'aider maman.
En ville :
Pendant ce temps, les garçons se détendaient au parc, lorsque Nathan les rejoignit après l'appel d'Éric.
Éric : salut Nathan, je te présente mes anciens joueurs de Dillon, Smash, Vince, Tim et son frère le coach Billy Riggins et Jason Street dont je t'ai déjà parlé.
Jason : alors c'est toi le fameux Nathan qui a redonné la joie de vivre à notre coach !
Nathan : à vrai dire, on s'est redonné la joie de vivre mutuellement. Par vrai Éric ?
Éric : c'est vrai, Nathan est une bonne personne et je compte sur vous pour le mettre à l'aise.
Smash : alors parle-nous un peu de toi. Le coach nous a fait comprendre que tu étais dans le football avant.
Nathan : oui j'étais bloqueur offensif en universitaire mais une mauvaise réception au sol d'un placage a eu raison de ma carrière sportive. Et vous, vous êtes encore en universitaire ?
Smash : je suis pro depuis peu, au poste de running back.
Vince : et moi en deuxième année universitaire au poste de quarterback.
Tim : moi j'ai arrêté le football après le secondaire.
Nathan : tu n'as pas obtenu de bourse d'étude Tim ?
Billy : bien sûr qu'il l'a eu mais Tim à tout lâché au bout d'un mois.
Tim : je n'ai jamais été bon dans les études et pis je sais que je n'étais pas fait pour une carrière.
Éric : Tim était le vrai petit branleur dans toute sa splendeur mais il ne faut pas se fier aux apparences, il est droit, à l'écoute et passionné quand il le veut. Il a été un très bon coach avec un de mes joueurs particulièrement difficile.
Tim : merci coach
Nathan : et toi Jason, Éric m'a dit que tu étais père de famille maintenant et que tu avais un bon job dans le sport.
Jason : oui c'est vrai, je vis une vie de rêve avec ma femme, mon fils et je suis respecté dans mon travail de consultant sportif. Quels sont tes projets Nathan ?
Nathan : je vais travailler avec Éric en tant que coach assistant, tout en continuant d'étudier au sein de son école. Après, ce que je veux faire de ma vie, je n'en sais trop rien pour le moment.
Jason : continue tes études pour l'instant et après tu verras bien ce que l'avenir te réserve. Tu sais, moi aussi j'étais complètement perdu, et, contrairement à toi je n'ai pas pu continuer mes études. J'ai mis tous mes espoirs dans le quadRubby, puis après une période de dépression et de connerie, le coach m'a employé en tant que coach quaterback.
Nathan lança un regard noir à Éric : si je comprends bien Éric, je ne suis qu'un numéro parmi tant d'autre !
Éric étonné : bien sûr que non. Qu'est ce qui te fait penser à une chose pareille ?
Nathan : il semblerait que ce soit une habitude pour vous de prendre des coach assistants paumés. Quand on regarde bien, c'est tout bénef pour vous, de la main-d'œuvre déjà formée et qui contribue fortement à votre image de mec bien qui vole au secours des paumés. C'est pour ça que vous m'avez proposé votre aide, pour renouer avec votre image de sauveur ?
Éric : mais qu'est-ce que tu vas t'imaginer là ! C'est totalement faux !
Nathan : alors pourquoi ?
Nathan, et tous les autres avaient leurs regards braqués sur leur coach, attendant une réponse.
Éric le regard sévère sur son visage : vous voulez savoir pourquoi ? La réponse est très simple. Moi aussi j'ai été dans votre situation, moi aussi j'ai fait de grave connerie, moi aussi j'ai été paumé et j'aurai bien voulu que quelqu'un comme moi me propose la même aide que pour vous !
Tous étaient abasourdis par la révélation de leur coach.
Nathan : pourquoi vous me l'avez jamais dit ?
Éric en colère: parce que j'ai jamais pu le dire à qui que ce soit mais vous ne m'avez pas vraiment laissé le choix avec vos suspicions !
Jason : vous pouvez nous en parler à nous, après tout, nous sommes plus vos joueurs mais des amis, et entre amis on s'écoute en cas de problème. Qu'est ce qui s'est passé ?
Éric hésitait à leur confier son lourd secret mais il savait qu'il ne pouvait plus vraiment reculer, il en avait déjà trop dit.
Éric : à 16 ans j'ai quitté l'école pour traîner dans la rue avec une bande de voyous avec qui j'ai participé à un braquage d'une supérette, qui m'a valu une garde à vue et une année dans un camp de redressement pour mineur. Ensuite j'ai fréquenté mon lycée, mais pour une courte période seulement, j'ai été renvoyé suite à une bagarre qui aurait sans doute coûté la vie du jeune homme que je tabassais. Ayant déjà un casier judiciaire rempli, j'ai écopé de 3 mois d'internement dans un nouveau camp de redressement, puis envoyé dans une école de seconde chance avec d'autres délinquants et repris de justice comme moi.
Vince : vous vous en êtes sorti comment ?
Éric : j'ai eu la chance de tomber sur un coach de football qui a cru en moi et qui m'a transmis toute sa passion pour le jeu, mais aussi pour l'éducation et ses valeurs humaines. Sans lui, je serai vraisemblablement en prison ou mort dans un règlement de compte de la rue.
Smash : j'ai entendu dire que les éducateurs des camps de redressements étaient violents avec leurs pensionnaires. C'est vrai coach ?
Éric : violent verbalement ! On vous gueule dessus du matin au soir, vous êtes traité comme une merde. Ils ne s'occupent pas vraiment de connaître vos limites, vous leur devez obéissance et vous fermez votre gueule.
Billy : comment vous avez fait pour tenir une année entière dans ses conditions ?
Éric : je n'ai pas eu d'autre choix que de m'adapter sinon c'était la prison pour mineur.
Nathan : c'est à cause de la relation avec vos parents que vous en êtes arrivé là ?
Éric : je suis entièrement fautif. J'allais mal et j'en voulais à la terre entière. Mes parents on s'en doute voulu m'aider mais je n'ai rien fait pour les encourager.
Vince : je pensais que vous vous entendiez bien avec vos parents ?
Éric : jusqu'à l'année dernière, ça faisait 20 ans qu'en ce n'était pas parlé. Mon père a eu un accident qui a bouleversé notre équilibre familial. Ma mère a fait de la dépression pendant quelques années. Je me suis retrouvé, livrer à moi-même à l'âge de 12, 13 ans. J'ai commencé a fait des conneries mineures, puis à traîner avec des délinquants de 18 ans, pour finir à 15 ans un gamin de la rue, j'avais quitté l'école parce que je m'en foutais complètement des études.
Vince : vos parents n'ont rien vu ?
Éric : non puisqu'ils l'ont appris par les flics lors de ma garde à vue. En même temps, je me pose toujours la question comment ils ont fait pour ne rien voir, ou alors ils le savaient mais pensaient que c'était une mauvaise passe, ou ils ne savaient pas comment réagir. J'étais assez violent et je ne savais pas me contenir à l'époque.
Billy : ça me fait penser à notre propre expérience avec Tim, grandir sans de repère n'est pas chose facile.
Vince : de toute façon, tout le monde ici a grandi sans l'un de ses parents.
Jason : arrêter les mecs, je me sens un peu comme l'intrus. Et toi Nathan, tu as tes deux parents ?
Nathan : désolé Jason, moi aussi j'ai grandi sans père, et une mère pas très présente non plus.
Smash : décidément il n'y a que toi qui as eu la famille parfaite.
Jason : oui, même un peu trop.
Éric : chacun à la famille qu'il a. J'en profite pour vous dire à tous qu'il ne faut pas garder sa rancœur trop longtemps, car un jour votre vie peut basculer sans que vous ayez pu dire les choses. Mon accident a été un élément déclencheur pour mes parents. Sans cesse ,j'ai pensé à la douleur qu'ils auraient éprouvée si j'étais mort sans avoir pu me dire ce qu'ils avaient sur le cœur.
Vince : j'ai cru perdre ma mère à cause de la drogue et maintenant je lui dis tous les jours que je suis fière d'elle.
Éric : tu peux en être fière Vince. Ta mère a su gagner son combat contre la drogue.
Jason : vous aussi coach vous pouvez être fière de votre parcours. Franchement, jamais je n'aurai cru que notre coach, droit, honnête, passionner, à l'écoute, était, un jour à notre place.
Éric : je me suis construit tout seul et je ne dois rien à personne. Et c'est vraiment ce que vous devez retenir de votre passage dans mon équipe. Si on vous ferme des portes, à vous de faire en sorte que d'autres s'ouvrent. Vous êtes maître de votre vie et ne la gâchez pas à écouter les autres décider à votre place.
Tim : on n'oubliera jamais ce conseil coach.
Éric : maintenant, vous pouvez m'appeler par mon prénom, je ne suis plus votre coach mais votre ami.
Vince : ça ferait vraiment trop bizarre.
Smash : je rejoins Vince. C'est une question de respect.
Éric : comme vous voudrez. Bon, on ferait mieux de rentrer avant que les femmes nous fassent chercher Il ne faut jamais énerver une femme, c'est un conseil pour votre future vie de couple.
Chez les Taylor.
Le repas du soir était sous le signe de la rigolade entre amis. Adieu les barrières élèves/ éducateurs. La famille Taylor s'ouvrait plus que jamais sur des sujets très personnels et vice versa. Julie et Matt présentèrent le jeune Henry Éric Junior Saracen à tous leurs amis, ce qui déclencha une multitude d'anecdotes de la part des Panthers sur leur n°7. Éric ne s'en priva pas non plus, mais cela ne tarda pas à ce retourné contre lui. Ses joueurs et même Buddy avaient beaucoup d'anecdotes sur lui, comme la fois où il avait pris le coach de l'équipe qu'ils herberaient par le col et l'avait menacé devant tout le monde. D'habitude, Éric aurait vite calmé le jeu mais là, bizarrement il se sentait tellement bien que ça l'amusât. Tami prit aussi du plaisir à la conversation mais elle observait surtout son mari, toujours soucieuse de leur conversation du matin. Il semblerait qu'Éric les fuit toute la journée pour éviter le sujet. Elle avait vraiment hâte que le repas se termine pour enfin lui parler en privé. Son vœu s'exhaussa vers 23H30.
Dans la chambre conjugale :
Tami était couché sur son côté droit, faisant dos à son mari. Éric la prit par l'épaule et la fit basculer vers lui
Éric : je suis désolé. Je n'aurai pas dû partir comme ça.
Tami : ça, tu peux le dire ! Tu m'as évité toute la journée. Je me suis inquiété pour toi. Je m'en suis aussi voulu !
Éric : on n'a eu des invités sinon on se serait parlé plus tôt. Je te le jure.
Tami : ils ont beau dos nos invités ! J'espère que tu en as profité de tes invités ?
Éric : je leur ai dit !
Tami : dit quoi ?
Éric : tout.
Tami : vraiment tout ?
Éric : vraiment tout et je me sens léger sans ce poids que je porte depuis tant d'année.
Tami : comment ils ont réagi ?
Éric : curieux et respectueux. Ça m'a convaincu d'une chose, comme d'habitude tu avais raison, c'est vraiment ce qu'il faut que je dise à l'inauguration demain. Si on veut commencer une nouvelle vie, autant le faire bien.
Tami : tu en es sûr ? Tu n'as pas peur de ce que pourront les journalistes ?
Éric sourit : depuis quand je m'occupe des avis des journalistes. Ce qui m'importe c'est que ses gamins comprennent que, même si on pense être au fond du trou, on peut réussir à remonter. N'en suis-je pas la preuve ?
Tami : tu m'épateras toujours Éric Taylor. Je t'aime énormément !
Éric se mit à embrasser sa femme passionnellement, suivi par des caresses sensuelles sur le bas du dos. Tami l'arrêta dans son élan.
Tami rougit: on ne peut pas faire ça, on n'est pas tout seul dans la maison.
Éric continua à l'embrasser : on s'en fou
Tami : non on ne s'en fou pas. Si on nous entendait ?!
Éric : on l'a fait dans des endroits un peu moins tranquilles.
Tami : ce n'était pas pareil, on ne les connaissait pas ses gens. Là ceux sont quand même tes joueurs, mon élève et Buddy qui sont ici !
Éric lui répondit de ne pas y penser et continua ses caresses sensuelles sur son point sensible, ce qui provoqua chez sa femme l'effet désiré qui la fit immédiatement oublier ses invités.
