Lord of The Authority Fr
Bonjour,
J'espère que vous avez toutes passées de très bonnes fêtes et que vous avez été gâtées. Et je vous envoie tous mes meilleurs vœux de santé, de chance, de bonheur et d'amour pour cette nouvelle année !!!
Merci beaucoup pour toutes vos reviews au chapitre précédent, vous m'avez vraiment surprise et gâtée!
Remerciements aux non-inscrites :
Lilo : Vous aviez tellement attendu le chapitre précédent que j'ai trouvé que vous le méritiez pour Noël^^. Merci pour tout. JTDR. Gros bisous.
PrincetonGirl818 : Voilà la suite, merci beaucoup. Bises.
Cilceferret : Coucou Miss, voici la suite, j'espère que tu l'aimeras. Merci pour tout et à bientôt. Robisous.
Charlène : Hello, ça y est la suite arrive ! Merci pour ta review ma belle. Bisous.
Sophiebélier : De rien, je voulais faire Mère Noël, cette année,lol. Merci à toi.
Blondierose : Contente que tu aies aimé. Merci, bises.
Nancy : Un énorme merci pour ta review qui m'a faite mourir de rire, surtout que je suis totalement d'accord avec ta conclusion. Alors voilà la suite, bisous.
Bébé23 : Merci beaucoup pour ta review ma belle. Robisous.
Mathilde-blue : Merci beaucoup pour ta review plus que flatteuse. C'est adorable. Bises.
Nina : Coucou ma Belle, j'espère que l'attente n'aura pas été trop longue et que la suite sera à la hauteur ! Merci beaucoup pour tout et à très vite ! Robisous.
Sweety : Contente que ça t'ait plu même sans lemon ! Merci de ta fidélité et à bientôt. Bises.
Mimicracra :
Miss-nono80 : Hello, Miss Accro, un immense merci pour tes encouragements et ta fidélité. Voilà la suite. Bisous.
Sam : Il en faut pour tous les goûts, j'avoue faire partie de celles qui veulent qu'elle reste ! En tout cas, merci beaucoup pour ta review. Bises.
Séverine : Hello, merci beaucoup pour tout. Bonne année 2010. Bises.
Cynthiacullen : Merci beaucoup pour ta review. J'espère que tu as passé de bonnes fêtes et je te souhaite une très bonne année pleine de bonheur. Gros bisous.
Marine : Un énorme merci pour ta review ! Contente que tu aimes tant. Encore merci et à bientôt. Bises.
Amélie : Coucou, contente que mon cadeau t'ait plu ! Désolée pour les presque larmes ! Merci pour tout et à bientôt. Bisous.
Mïya : Encore très bonne année à toi ! J'ai longtemps attendu cette suite moi aussi, mais elle est enfin arrivée !! En tout cas, merci pour tout et à bientôt. Bisous.
Laurie : Contente que le cadeau t'ait plu ! Très bonne année à toi aussi. Merci pour tes reviews. Bises.
Marie : Coucou et bienvenue !!! Merci pour ta review ! Voila la suite. Bises.
Lilou : Coucou, merci beaucoup pour ta review, je ne sais pas si j'ai du talent, je traduis de mon mieux, c'est tout ! Merci encore et à bientôt. Gros bisous.
Lilo : Voila la suite, je n'y suis pour rien pour l'attente et le suspense… Bises.
Sur ce, bon chapitre…
Chapitre 36 :
Bella POV
Je ne sais pas quel Diable possédait Alice pour la décider à me réveiller à quatre heures du matin le jour du bal.
Edward et moi étions endormis dans notre lit, dans notre petite bulle, quand tout à coup, ce lutin diabolique apparût de nulle part et passa à l'attaque.
« Bella, réveille toi ! » siffla-t-elle, en secouant violemment mon épaule.
Je grognai et repoussai ses mains anguleuses. « Non, » marmonnai je, en plaquant mon visage contre le torse d'Edward. Il marmonna quelque chose d'incohérent dans son sommeil.
« Si, il le faut. Il faut qu'on se prépare pour le bal de ce soir. »
Je me forçai à ouvrir un œil pour voir l'heure qu'il était. Quand je vis les chiffres rouges sur le radio réveil, je poussai un grondement et cachai de nouveau mon visage contre le torse d'Edward. « Alice », râlai je contre sa peau. « Il est quatre heures du matin. »
« Exactement. On a pas beaucoup de temps ! »
« Le bal ne commence pas avant sept heures ce soir. »
Edward poussa délicatement mon visage. « Arrête, » souffla-t-il. « Ca chatouille. » Je tournai ma tête sur le côté pour que mes lèvres ne chatouillent plus son torse nu.
Alice soupira impatiemment. « Isabella Marie Swan, est ce que tu sais combien de temps il faut pour se préparer pour un bal ? Il faut qu'on nous fasse les ongles, il faut qu'on se fasse coiffer, qu'on se fasse maquiller, et ensuite qu'on s'habille. Ca prendra toute la journée. En plus, il faut qu'on soit en place en avance pour les photos. »
J'ouvris un œil pour la regarder. « Reviens dans trois heures, » grognai je. Je tirai les couvertures sur ma tête pour l'ignorer. Je l'entendis soupirer, et soudain, les couvertures avaient disparu. Edward haleta quand l'air frais le frappa et il explosa dans le lit.
« Mais qu'est ce qu'il y a Alice ? » aboya-t-il. « Il est quatre heures du matin !
« On doit se préparer pour le bal, » dît elle ne paraissant pas intimidée le moins du monde. « Maintenant, il faut que tu dises à ta petite amie de sortir du lit pour qu'on puisse s'attaquer à notre journée. »
« Tu peux aller te faire voir, »cracha Edward. Il ramena les couvertures sur son torse, puis se relaissa tomber sur son oreiller. Je lançai un regard noir à Alice pour l'avoir mis en colère.
« Debout, » ordonna-t-elle.
« Non. Je me lèverai quand je serai prête, » dis je en me rallongeant. Au lieu de reposer ma tête sur le torse d'Edward comme elle l'était, je posai ma tête sur mon oreiller et tirai les couvertures par-dessus. Alice souffla et sortît de la chambre comme une furie. Elle claqua la porte en ressortant. Ouais, elle était très mature.
Edward maudît son nom en se retournant et passa ses bras autour de moi. « Dors autant que tu veux, » dît il en embrassant mon oreille. « Tu n'as pas à écouter ce que dit ce fichu petit démon. »
Je me retournai et déposai un baiser sur sa clavicule. « Prends moi seulement dans tes bras, » murmurai je à moitié endormie.
Nous dormîmes pendant trois heures supplémentaires, puis le téléphone portable d'Edward sonna. Il tendît le bras vers la table de chevet à côté du lit et apporta le téléphone à son oreille. Il maugréa de façon incohérente pendant quelques instants, puis raccrocha le téléphone. Il soupira bruyamment et pressa ses lèvres au creux à la base de mon oreille.
« C'est l'heure de se lever, mon amour. »
« Non, » marmonnai je contre son torse. « Je suis trop bien. »
Il posa sa main sur mon cou. « Moi aussi, mais j'ai l'impression qu'Emmet défoncera la porte si on n'est pas debouts dans quelques minutes. Tu peux prendre ta douche en premier. »
Je soupirai, sachant qu'il n'y avait plus aucun moyen pour m'éviter de sortir du lit dorénavant. « Bon, » maugréai je, en repoussant les draps . Edward s'assît et me regarda pendant que j'attrapai mes vêtements pour la journée et me dirigeai vers la salle de bains.
Je restai une éternité sous le jet d'eau, laissant l'eau chaude détendre mes muscles. Finalement, je commençai à me savonner parce que l'eau commençait à refroidir. Je lavai mon corps, puis me frottai le cuir chevelu. Je me rasai rapidement les jambes et le reste et sortis de la douche. Je mis quinze minutes pour me sécher le corps, les cheveux et m'habiller. Quand j'eus terminé, je reparti dans la chambre pour y retrouver Edward toujours endormi dans notre lit. Je pensai le laisser là, puis je décidai que comme j'avais été obligée de me lever, il devait aussi se lever.
Je jetai mes vêtements sales et ma serviette dans la panière à linges, puis me dirigeai vers le lit.
« Edward, » dis je, en secouant son épaule. Il ne répondît pas. « C'est l'heure de se lever. »
J'avais l'impression qu'il faisait semblant, mais je n'allais pas le laisser faire une sieste alors qu'on m'avait forcé à me lever. Je reculai un peu et me jetai sur son corps endormi. Il grogna quand j'atterris sur lui.
« Debout, » dis je, en mordillant son oreille pour le taquiner.
Il tourna la tête pour me regarder. « Oh, tu vas regretter ça tout de suite, » dît il. Je poussai un cri aigu quand il enroula ses bras autour de ma taille et me fis rouler pour que je me retrouve sous lui.
Il baissa le regard vers moi un moment, et je sentis ses mains se balader sur mes côtes. Je criai quand ses doigts se mirent à me chatouiller les flancs.
« Edward…arrête, » haletai je, essayant de repousser ses mains.
Il se contenta de rire. « Dis le, » railla-t-il, en continuant de me torturer avec ses chatouilles.
« Dire quoi ? »
Ses doigts glissèrent jusqu'à mon estomac. Je riais tellement fort que tout mon corps tremblait.
« Dis le. C'est qui ma nana ? »
Comme je ne répondis pas, ses doigts commencèrent à bouger vers ma cage thoracique. « C'est moi ! » réussissais je à articuler.
« Quoi ? » demanda-t-il, en se penchant plus près de moi. « J'ai pas compris ça. »
« C'est moi, » essayai je à nouveau.
Il soupira et pressa ses lèvres contre mon oreille. Au lieu de m'embrasser, il me fît un suçon. Je criai comme une enfant et essayai de rouler sur le côté.
« Tu es quoi ? » demanda-t-il en me serrant fort. Il continua de me chatouiller sur les côtés alors que je me débattais. « Je t'ai pas entendue. Tu es ma quoi ? »
« Ta petite amie, » dis je, écroulée de rire. « Je suis ta petite amie. »
« Je veux que toute la maison t'entende, » dît il.
« S'il… S'il te plaît Edward ! Ca fait mal ! » suppliai je. Mes abdominaux étaient en train de me tirailler.
« Dis le. Que toute la maison t'entende ! »
Je soufflai sachant qu'il n'y avait aucune chance de me soustraire à lui, à part d'abdiquer. « Je suis ta petite amie ! » parvins je à crier.
Ses yeux verts brillaient de joie alors qu'il baissa le regard vers moi. « Tu es ma quoi ? » demanda-t-il en riant.
Bien sûr, ça me faisait rire. Je plaquai ma tête contre son cou. « Je suis ta petite amie. » Ses doigts finirent par se poser sur mon ventre. Il se baissa délicatement de sorte à être allongé sur moi.
« C'est vrai, » dît il, en embrassant mon nez. « Tu es ma petite amie et je t'aime énormément. »
Je relevai la tête pour embrasser son menton. « Je t'aime aussi. »
Notre petit moment fût interrompu par un coup frappé à la porte. « Edward ! Arrêtes de traîner là dedans ! Tu pourras coucher avec ta copine plus tard ! » hurla Emmet de l'autre côté de la porte.
Edward grogna dans le creux de mon cou. « Mon Dieu, je suis impatient d'être débarrassé de ça. »
Je me figeai sous lui. « Débarrassé de quoi ? » De quoi tu parles ? » Il fronça les sourcils, et se pencha pour embrasser mon front.
« Je te le dirai plus tard. On ferait mieux de se lever avant qu'ils ne démolissent la porte. »
Il se releva de sur mon corps et m'entraîna jusqu'à la porte. Je saisissais ma veste et l'enfilai avant qu'il n'ait ouvert la porte. Emmett lui mît presque un coup de poing en pleine tête.
« Whao ! Désolé mec. Je t'avais presque pas vu. »
« Arrêtes de cogner sur cette foutue porte, Emmett, » lança Edward. « J'arrive dans une seconde. » Il se baissa pour me donner un rapide baiser. « Je te vois ce soir. »
« Tu aurais dû être debout depuis des heures, » s'écria Alice depuis le rez de chaussée. « Vous, les garçons, vous avez des choses à faire aujourd'hui. Tu ferais mieux de prendre une douche rapide, Edward Anthony Cullen. »
Edward lui fît un doigt d'honneur avant de retourner dans la chambre et de claquer la porte. Alice leva les yeux au ciel et m'empoigna le bras à la seconde ou je pénétrais dans le salon. « Il faut qu'on y aille . On a rendez vous au salon de coiffure et au spa à neuf heures. On a pas le temps de trainasser. »
Elle me tira presque jusqu'à la Mustang rouge de Rosalie, ou tout le monde nous attendait. « Démarre Rosa, » dît elle, me poussant pratiquement dans la voiture. « On va être en retard. »
« Alice, calmes toi. On ne va pas être en retard , » dît Esmée calmement.
Parfois j'aimerais qu'Alice ait un mode silencieux.
Dès que la voiture s'arrêta, Alice en bondît et courus comme une folle jusqu'à mon côté de la voiture. « Viens ! Ton rendez vous est dans cinq minutes. »
« Mon rendez vous ? » répétai je. « Quel rendez vous ? »
Elle me tira presque jusqu'au bâtiment. La femme au comptoir dans le hall d'entrée leva les yeux avec inquiétude vers nous quand Alice déboula comme une furie. « Nous sommes là pour notre rendez vous, » dît elle.
La femme regarda calmement son planning. « Nom, s'il vous plaît, » dît elle lentement.
« Cullen, » dît Alice impatiemment.
Ses doigts pianotaient nerveusement sur le comptoir pendant que l'employée recherchait nos noms. « Ah, nous y sommes, » dît elle. « Vous pouvez rejoindre les vestiaires derrière vous. Voici vos peignoirs. » Elle nous donna quatre peignoirs blancs.
« Nous avons également un rendez vous avec Mlle Davis, » lui dît Alice.
La jeune femme baissa les yeux sur l'emploi du temps, puis eût un mouvement de recul. « Oh, oui. Elle s'occupera de vous dès que vous serez en tenue. »
Son expression me mettait mal à l'aise. Alice m'entraîna vers les vestiaires. « Qu'est ce qu'il se passe ? » demandai je nerveusement.
« Tu as un rendez vous avec Mlle Davis. »
« Je sais mais quel genre de rendez vous ? »
« Tu verras. Enlèves tes vêtements. »
J'étais crispée en ôtant mes vêtements et enveloppai mon corps nu dans le peignoir en éponge blanc. Alice m'entraîna le long d'un couloir, puis frappa à une porte. « Entrez, » dît une femme. Alice ouvrît la porte et m'attira à l'intérieur.
« Bonjour, Catherine, » dît elle.
Une femme aux cheveux bruns leva les yeux de ce qu'elle était en train de faire et sourît. « Oh, Alice, ça fait plaisir de te voir ! » Elle avait un léger accent hispanique. « Tu es ici pour un rendez vous de routine ? »
« Oui, mais j'ai aussi emmené une amie. Bella, voici Catherine Davis. Elle va te faire tes premières épilations. »
Trente minutes plus tard, je me retrouvai à descendre le couloir en boitillant jusqu'à la salle de massage. « Je te déteste Alice Cullen, » grognai je.
« Tu me détestes peut être maintenant, mais tu me remercieras ce soir. »
« Non, je ne crois pas. »
Le massage me calma un peu, mais je ne parvenais pas à occulter la douleur de …cette zone. Je détestai vraiment Alice. Après que mes ongles des mains et des pieds eussent été faits, nous nous rhabillâmes, et nous rendîmes au salon de la coiffure, la porte à côté. Je fus surprise de voir qu'il était midi passé. J'avais faim, mais Alice décréta que nous n'avions pas le temps de manger.
Je me trouvai ridicule d'avoir lavé mes cheveux ce matin, car la coiffeuse du salon dût les relaver. Elle shampooina mes cheveux, et leur appliqua un soin pour leur « donner du volume .» Alice lui montra la coiffure que je voulais. La femme esquissa un sourire en voyant l'image.
« Magnifique, » fût tout ce qu'elle dît.
Elle me fît asseoir, et commença à boucler mes cheveux. Je n'étais pas certaine de ce qu'elle fît durant tout ce temps. Ses doigts dans mon cuir chevelu m'endormaient. Dans un sens, je comprenais pourquoi Tiger aimait être gratté sur la tête. Même Edward aimait quand je passai mes doigts dans ses cheveux et massai délicatement son crâne. C'était agréable et relaxant.
« Oh Bella, » entendis je Rosalie s'exclamer.
J'ouvris les yeux pour voir ce qui n'allait pas.
« Tu es splendide, » dît elle impressionnée.
Alice commença à couiner derrière le fauteuil. « Voila ! Vous pouvez attacher ces deux boucles avec cette pince ! » Elle apporta une pince à cheveux avec une fleur Hawaïenne bleu clair et verte.
La femme attrapa deux mèches bouclées, et les tira à l'arrière de ma tête. Puis elle les tint ensemble, et utilisa la pince pour les maintenir en place. Alice poussa de petits cris et se mît à sauter sur la pointe des pieds.
« Tu as l'air tellement plus âgée ! » cria-t-elle. « Attends qu'Edward te voie ! »
Je rougissais en me regardant dans le miroir. Mes cheveux étaient bouclés et légèrement tirés en arrière. La coiffure me donnait réellement l'air d'être plus vieille. Il me fallût même un certain temps pour me rappeler que j'avais seize ans. J'avais l'air d'avoir dix huit ans, peut être même plus. C'était peut être le but de cette coiffure. Elles voulaient que j'aie l'air plus âgée pour que personne ne pense qu'Edward était bizarre de sortir avec une fille de seize ans.
« Rentrons à la maison ! » dît Alice, me tirant par le bras. « J'ai hâte de m'occuper de ton maquillage ! »
« Il ne lui en faut pas trop, Alice , » affirma Rosalie, arrangeant avec douceur une boucle de mes cheveux. « Tu veux qu'Edward la reconnaisse, non ? »
« Bien sûr. Elle n'a pas besoin de beaucoup de maquillage de toute façon. »
Alice fût plus que soulagée quand nous réalisions que les garçons n'étaient pas à la maison. « Bien, » dît elle en me traînant hors de la voiture. « Je ne voulais pas te faire entrer furtivement. »
Elle m'entraîna à l'étage jusqu'à sa chambre, et me fît asseoir sur une chaise. Je regardai la pendule. Il était deux heures de l'après midi. Est-ce que ça avait vraiment pris aussi longtemps à cette femme pour arranger mes cheveux ? Alice revint quelques secondes plus tard avec tout son maquillage. Elle le déposa sur la table devant elle, et commença à piocher dedans.
« Maintenant, fermes les yeux et détends toi, » ordonna-t-elle. « Ca ne prendra qu'une heure si tu te tiens tranquille. »
Seulement une heure ? Elle prévoyait de me faire quoi ?
Je fermai les yeux et me penchai en arrière dans sa chaise alors qu'elle commençait à s'occuper de mon visage. Je n'y connaissais absolument rien en matière de maquillage, alors je n'avais pas la moindre idée de ce qu'elle faisait. Je suivais simplement ses instructions et espérai qu'elle me libèrerait sous peu. Enfin, une heure et quart plus tard, elle annonça qu'elle avait terminé et qu'il était l'heure de passer la robe.
Rosalie vint lui donner un coup de main. Alice disparût dans son dressing, et en ressortit quelques instants plus tard avec ma robe. « Tu vas vraiment faire tourner quelques têtes ce soir, Bella, » dît elle. Elle l'extirpa méticuleusement de la housse, et baissa les fermetures éclairs sur les côtés pour que je puisse y entrer. « J'espère que tu n'as pas pris de poids. »
Je levai les yeux en me levant de ma chaise.
« Ok, il va falloir que tu te déshabilles, » me dît Alice. « Enlève aussi le soutien gorge. »
Je ne voulais pas me déshabiller devant elles. Leurs regards scrutateurs me rendaient nerveux. Je savais qu'elles m'observeraient, méticuleusement, pour voir si Edward avait causé quelque blessure que ce soit sur moi. Elles n'avaient jamais vu les cicatrices que j'avais dans le dos.
Mes mains tremblèrent en passant mon tee shirt par-dessus ma tête, et en dégrafant mon soutien gorge. Rosalie mît un coup de coude à Alice dans les côtes pour lui dire de se retourner. Elles détournèrent le regard pour me laisser un peu d'intimité. Dès que j'eus attrapé la robe, Alice se retourna.
« Laisse moi t'aider. » Elle tint la robe en l'air de sorte à que tout ce que j'ai à faire soit de faire un pas jusqu'au côté dézippé. Je glissai ma tête et mes bras par les trous, puis Alice remonta la fermeture.
« La taille parfaite, » annonça-t-elle. « Bien, tu es libre de filer jusqu'au moment des photos. Ne fais rien qui puisse froisser ta robe ou abîmer ta coiffure ou ton maquillage. »
Elle me donna congé d'un signe de la main, et retourna dans son dressing pour y prendre sa propre robe. Je haussai le regard et marchai jusqu'à notre chambre.
Une fois que je fus à l'intérieur, je fermai la porte et me dirigeai jusqu'au miroir en pied. Je mordillai nerveusement ma lèvre inférieure en m'observant dans la glace. J'avais l'air tellement…différente. J'avais l'air plus adulte et mature.
J'espérai simplement que ça plairait à Edward.
Edward POV
Mes doigts pianotaient sur la table alors que nous attendions que les filles arrivent. Alice avait instauré cette tradition de garder les robes secrètes jusqu'au soir du bal. Nous n'arrivions jamais à voir quoi que ce soit jusqu'à ce qu'elles arrivent au Centre communal. Elle avait acheté les bouquets (N/T : petites compositions florales coordonnées et accrochées aux robes), alors au moins nous savions de quelles couleurs seraient les robes. Le bouquet de Bella était bleu. Ca ne m'étonnait pas. Bella était magnifique en bleu.
Evidemment, je la trouvai magnifique dans toutes les couleurs.
« Sois patient, frangin, » dît Emmett, en me tapant l'épaule. « Elles seront bientôt là. »
« Je sais, » marmonnai je. « J'aimerais seulement en avoir fini avec tout ce truc. »
Il rigola. « Pour que tu puisses filer à ta chambre d'hôtel, hein ? » plaisanta-t-il.
Je l'ignorai et me remis à dessiner des ronds du bout des doigts sur le tissu qui recouvrait les tables rondes. L'auditorium du Centre communal avait été transformé en salle de bal. Il y avait des décorations partout. Il y avait même un petit groupe de musiciens installé sur une scène.
Papa vint vers l'endroit où nous étions assis. « Vous attendez toujours les filles ? » demanda-t-il, en ajustant les plis de son pantalon.
« Tu connais Alice et Rosalie, » dît Emmett , en s'appuyant contre une des chaises. « Elles peuvent passer la journée entière à se préparer. Pourquoi est ce que tu crois qu'Alice a essayé de vous réveiller à quatre heures du matin. »
Je lui lançai un regard mauvais. Elle paierait pour ça. J'avais supporté pas mal de délires à la con d'Alice, mais je ne tolèrerais pas d'être réveillé à quatre heures du matin. La prochaine fois, je la jetterai littéralement hors de la chambre et fermerai la porte à clé.
Je regardai ma montre et soupirai. « Il leur reste dix minutes avant que les invités n'arrivent. »
« Détends toi, Edward, » dît Jasper. « Elles y arriveront. »
Je soufflai et retournai mon regard vers la porte. Maman et Rosalie franchissaient les portes dans leurs superbes robes. La robe de Maman était vert foncé alors que celle de Rosalie était rouge sang. Elle portait des chaussures à talons assorties qui auraient pu tuer quelqu'un si elle avait donné un coup assez puissant. Alice entra en sautillant derrière elles dans une robe bustier violette. Ses cheveux normalement en brosse avaient été raidis et été détachés. Elle sourît en bondissant jusqu'à Jasper qui lui saisît la main pour lui passer le bouquet. Jasper, évidemment, se mît à rire et sortis les fleurs de la boîte. Je détachai mon attention d'eux et regardai de nouveau vers la porte.
Mon souffle se bloqua littéralement dans ma gorge. Je dus faire appel à tout mon self control pour empêcher ma mâchoire de tomber au sol.
Bella fît son entrée vêtue de la plus belle robe que j'aie jamais vue. Elle mettait toutes ses formes en valeur, et le décolleté en révélait suffisamment pour me faire tressaillir d'anticipation. Ses magnifiques cheveux ébène étaient bouclés et tirés en arrière. Je ne trouvai aucun mot pour la décrire. Même magnifique paraissait fade.
Elle était à couper le souffle.
Et elle était à moi.
Je n'en revenais pas que cette créature extraordinaire qui marchait vers moi, un sourire timide aux lèvres, était mienne.
Elle baissa ses yeux chocolats vers le sol alors qu'elle s'approchait lentement de moi. Je glissai mes doigts sous son menton et le relevai délicatement jusqu'à ce qu'elle soit forcée de me regarder. Elle se mordît la lèvre quand ses yeux marron rencontrèrent mes yeux verts.
« Bella, » murmurai je, en caressant son visage avec douceur. « Tu es absolument époustouflante. »
Ses joues s'empourprèrent quand elle sourît. « Merci. Tu es très beau toi aussi. »
J'avais l'air d'un déchet comparé à elle, dans mon smoking tout simple.
« Elle est magnifique, n'est ce pas ? » piailla Alice. « Personne ne devinerait jamais qu'elle a seize ans. »
Elle semblait plus âgée, mais elle ressemblait toujours à ma Bella.
Je m'inclinai et capturai ses lèvres dans un baiser rapide, mais tendre.
Peu après l'apparition des filles, les invités commencèrent à arriver. Papa et Maman devaient accueillir tout le monde quand ils entraient. Nous étions assis devant la scène en attendant que le dîner ne commence.
La musique commença à se faire entendre alors que d'avantage d'invités arrivaient. Peu de gens se trouvaient sur la piste de danse, mais la plupart étaient assis aux tables qui leur avaient été assignées pour attendre le diner. Bella regarda quelques couples plus âgés tournoyer avec intérêt. J'avais l'impression qu'elle n'avait jamais vu ce genre de danse auparavant.
« Est-ce que tu veux danser ? » demandai je, en me penchant près de son oreille.
Ses yeux s'écarquillèrent. « Maintenant ? »
« Non, plus tard dans la soirée. »
Elle secoua la tête. « Je ne sais pas danser. »
« Je t'apprendrai, » dis je, en tapotant son genou.
Un homme monta sur scène pour annoncer que le repas était servi. C'était le moment préféré d'Emmett, juste après le moment où Rosalie dévoilait sa robe, bien sûr. Il avait posé sa main dangereusement haut sur sa cuisse. Evidemment, ça ne la dérangeait pas. Bella se tortillait toujours quand j'essayai de mettre ma main plus haut sur sa cuisse. Elle n'était pas comme Rosalie. Elle n'avait pas l'habitude d'être touchée amoureusement. Nous allions devoir remédier à cela.
« Edward, » dît Papa, en venant vers notre table. Un homme aux cheveux blancs le suivait. « J'aimerais te présenter le Dr. Yates. C'est le Président de Dartmouth. »
Je me remis sur mes pieds pour lui serrer la main. « C'est un plaisir de vous rencontrer, Dr. Yates, » dis je.
Il empoigna fermement ma main en la secouant. « Tout le plaisir est pour moi, Mr. Cullen. Je suppose que vous envisagez toujours de suivre les cours à Dartmouth le semestre prochain. »
Je sentis Bella se raidir à côté de moi. « C'est effectivement un de mes trois choix favoris, » lui confirmai je.
« Tu as encore assez de temps pour prendre ta décision, bien sûr. Ce serait un véritable honneur que tu intègres notre école. »
« Merci Monsieur. »
Il me sourît, puis Papa le dirigea vers une autre table. Je soupirai en me rasseyant. Tout le monde à table me fixait.
« Qu'est ce qu'ils voulaient dire ? » demanda Jasper, en retirant son argenterie de sa serviette.
« Ohhh, est ce que petit Eddy pense à quitter le nid ? » roucoula Emmett.
Je levai les yeux. « Je n'ai pas encore décidé, » maugréai je.
Emmett commença à renifler comme si il pleurait vraiment. « T'arrives à y croire Jasper ? » couina-t-il. « Notre tout petit frère a tant grandi. Bientôt il va se marier et ils auront des enfants et… »
« Emmet… » grondai je, en lui lançant un regard énervé.
Bella me regardait toujours l'air décontenancé. Je posai ma main sur son genou pour la calmer.
« T…Tu vas à la fac ? » demanda-t-elle d'une voix tremblante.
Je soupirai et me penchai pour lui chuchoter à l'oreille. « Je t'en parlerai plus tard. » Je tapotai son genou, puis lui embrassai la tempe.
Les serveurs et serveuses apportèrent notre repas. Ils déposèrent du poulet rôti et des légumes variés dans nos assiettes, puis nous servirent du vin, bien que sachant que nous n'avions pas vingt et un ans.
Bella gigotait nerveusement sur sa chaise. « Est-ce que je peux avoir de l'eau ? » murmura-t-elle.
« Essayes, d'accord ? Si tu n'aimes pas ça, on te commandera de l'eau, » la rassurai je.
Elle acquiesça et déplia sa serviette. Alice et Rosalie ricanèrent silencieusement quand ses yeux s'ouvrirent en grand. Elle n'avait probablement jamais vu autant de cuillères et de fourchettes de toute sa vie. Je désignai discrètement la fourchette de droite qu'elle était censée utiliser.
« Je ne suis pas à ma place ici, » marmonna-t-elle, en saisissant la fourchette.
« Ca ne demande qu'un peu de temps. Tu ne savais pas, » dis je.
Bien sûr, tout le monde fût amusé quand elle goûta sa première gorgée de vin. Son visage se plissa à cause du goût amer. En fait, le vin n'était pas mauvais, mais je savais pourquoi Bella n'aimait pas ça. Elle m'avait dit une fois qu'elle n'avait jamais voulu ne serait ce que goûter de l'alcool parce qu'elle avait peur de trop aimer ça. Elle ne voulait pas être une alcoolique comme ses parents.
J'appelai une serveuse pour lui demander un verre d'eau. Bella fixa la nappe alors que la serveuse déposait un verre d'eau devant elle. Je pressai délicatement son genou d'un geste apaisant.
« Tu t'en sors bien, » la rassurai je.
Quand le dîner fût terminé, le directeur de l' hôpital monta sur scène pour présenter les prix et ouvrir les enchères. Quelques prix furent attribués aux médecins de l'assistance. Mon père remportait toujours quelque chose. Les enchères avaient pour but de rassembler de l'argent pour une cause que l'hôpital soutenait.
Nous applaudîmes tous quand Papa monta sur scène pour recevoir son titre de Docteur de l'Année. Je ne trouvai pas personnellement qu'il méritait ce titre, mais le personnel de l'hôpital ne le connaissait pas en dehors du travail.
Après les enchères, l'orchestre se remît à jouer, et les gens recommencèrent à envahir la piste de danse. Je me retournai pour voir Bella qui paraissait épuisée.
« Tu veux danser, mon amour ? » demandai je, en caressant son dos.
« Je ne sais pas danser, » dît elle, en regardant les couples sur la piste de danse.
« Tout est dans le cavalier, mon amour. Viens. » Je la forçai à se lever doucement et la conduisît jusqu'à la piste de danse.
Mes frères dansaient avec leurs femmes. C'était amusant de voir Jasper danser avec Alice. Il était gigantesque comparé à elle.
Je souriais en posant mes mains sur la taille de Bella et en l'attirant plus près de moi. Elle plaça ses mains sur mes épaules, puis leva nerveusement les yeux vers moi. « Et maintenant ? » demanda-t-elle d'une voix chevrotante.
« Tu n'as qu'à me suivre, » lui dis je. Nous n'allions rien faire de particulier, simplement les pas classiques. Elle assimila plutôt vite. Après qu'elle eût compris que danser n'était pas si difficile, elle se détendit un peu et s'inclina vers moi.
« Est-ce que je t'ai dit que tu étais magnifique ce soir ? » demandai je.
Elle me sourît. « Plusieurs fois, je crois. Est-ce que je t'ai dit que tu étais vraiment très beau ce soir ? »
Je lui lançai un petit sourire en coin. « Plusieurs fois, je crois. Bien sûr, je suis fade comparé à toi. »
Elle renâcla. « C'est cela. Je n'ai rien de spécial. »
« Hey, » dis je un peu sèchement. Je pris son visage entre mes mains. « Bella, tu es une jeune femme magnifique. »
« On lui dira. »
Je sursautai presque au son d'une voix familière. Je tournai la tête pour voir Aro marcher vers nous avec une blonde mince. Son visage était recouvert de maquillage et le décolleté de sa robe était bien trop provoquant. Elle semblait avoir dix ans de moins qu'Aro, qui était un homme d'âge moyen. Je me demandai comment il faisait pour sortir avec une fille aussi jeune, mais encore une fois, Aro était capable de tout.
« Bonjour Edward, » dît il avec un sourire hypocrite. « Ton père m'a dit que tu pensais intégrer Dartmouth à l'automne. Excellent choix. Tu iras loin là bas. »
« Merci, Monsieur, » dis je, en faisant un signe de tête.
Ses yeux durs se tournèrent vers Bella. « Et qui est cette exquise créature ? »
Je ramenai discrètement Bella derrière moi. Je n'appréciai pas son regard de prédateur sur elle. Ses yeux s'attardaient sur sa poitrine et sur ses hanches trop longuement.
« Vous vous souvenez de Bella. »
« Ah oui, Isabella, » dît il avec un sourire. « Ma chère enfant, tu as grandi depuis la dernière fois que je t'ai vue. »
« Merci, » grinça-t-elle, derrière mon dos.
Aro ricana et me regarda de nouveau. « Edward, ou cachais tu cette merveilleuse créature ? »
Je haussais les épaules, entrant dans son jeu. « Et bien, vous savez ce que c'est. »
Il éclata de rire. « Bien sûr. Tu ne voudrais pas que celle-ci t'échappe. Il vaut mieux les garder enfermées jusqu'à ce qu'elles ne pensent plus à s'évader. »
Bella se crispa encore davantage derrière moi. Je sentis ses doigts s'enfoncer dans mes bras.
La femme blonde se racla bruyamment la gorge. Aro baissa les yeux vers elle comme si il venait juste de se rappeler qu'elle était là.
« Ah oui. Edward, voici ma cavalière, Clara Stephenson. »
La femme tendît poliment la main. « C'est un plaisir de vous rencontrer, Edward, » ronronna-t-elle.
Je pris délicatement sa main et y déposai un baiser. « Tout le plaisir est pour moi. Si vous voulez bien nous excuser. »
J'attirai Bella hors de la piste de danse. « Es tu prête à partir ? » demandai je, connaissant déjà la réponse.
« Oui, » murmura-t-elle.
Maman et Papa parlaient à un couple quand nous arrivâmes à la table. « Vous partez ? » demanda Papa.
« Oui, » dis je en attrapant le manteau de Bella. « On veut partir pour ne pas arriver à l'hôtel trop tard. »
« Très bien. Profitez de la ville, » dît il.
« Nous le ferons, » lui répondis je.
Esmé embrassa rapidement Bella sur la joue. « Tu es magnifique ce soir, chérie. »
« Merci, » dît Bella, un sourire forcé sur le visage.
J'embrassai furtivement Maman sur la joue. « On se voit dans une semaine. »
« Appelle nous, » dît Papa. Je lui fis oui de la tête alors que nous nous éloignions. J'enroulai mon bras autour de la taille de Bella alors que nous quittions la salle de bal. Elle resta silencieuse jusqu'à ce que nous soyons installés dans ma Volvo.
« Ca va, » la rassurai je. « Aro n'est qu'un imbécile. Il ne pensait pas à mal. »
« Il m'a simplement fait peur, » marmonna-t-elle en regardant ses mains. « La façon dont il m'a regardée… »
« Je sais, Bébé. Il regarde tout le monde comme ça. Tu es en sécurité. »
J'avais du mal à savoir si j'essayais de convaincre Bella ou de me convaincre moi-même.
Je ne voulais même pas penser à ce qui allait se passer.
Note de l'auteur :
Si les choses se déroulent comme j'ai prévu… il devrait rester deux chapitres à cette histoire. Peut être trois. Ca dépendra de la longueur des chapitres. Si tout va bien, cette histoire devrait être terminée à la mi-février.
Note de la traductrice :
Bon, alors on arrive au bout de cette aventure, l'auteur ne sait pas encore si elle fera une suite à la fic, mais elle refuse de l'envisager tant que certaines de ses fics ne sont pas terminées. Si c'est le cas, comptez sur moi…
Je sais que vous étiez impatiente de le lire alors je me suis dépêchée (surtout pour toi Phika, je te le devais bien), j'espère que le chapitre vous a plu. J'espère à bientôt.
Gros bisous.
Vanessa
