Salut tout le monde !

Aujourd'hui, chapitre très attendu avec la réaction de Thorin.

Merci à Joyli, Dame Marianne, Laclea, Le poussin fou, Arwengeld, Sabrinabella, ScottishBloodyMary, Noooo Aime, in the moo,97, Sally-of-middle-earth, Aliena Wyvern, Sarah March, Hebii-chan, Ezezaguna, ameliemallette1, lectrice assidue et Miss Egypte pour leur review.

Réponse à lectriceassidue : Oui je suis sadique, mouhahaha ! (tu ne savais pas ?) Thorin est obtus, aveugle et bouché, ça tout le monde a pu le constater ! Réaction maintenant, et celle de Thran la semaine prochaine ! Ah, et je suis contente que les chansons te plaise, je dois t'avouer que parfois je me casse la tête pour trouver les bonnes !

Enjoy !


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Chapitre 29 : … et des conséquences

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Qu'avons nous fait de nous ?
S'il est vrai qu'on ait appris
A se parler d'amour
Qu'est-ce qu'on en a fait depuis ?

-« Thorin, c'est ton fils. »

A cet instant, Thorin renonça à lutter et se déconnecta complètement de la réalité. Ses pensées volant en éclats insaisissables. Repassant en boucle la discussion dans son ensemble. Analysant tous les éléments, les plus infimes détails qui lui avaient échappés. Assemblant les pièces de l'immense puzzle qu'était tout à coup devenue sa vie. Comment… Comment n'avait-il pu rien voir ? Et pourtant… Père… Il était père…

Drina ne bougeait pas et restait silencieuse, s'empêchant presque de respirer pour ne pas rompre le fragile équilibre qui demeurait encore entre eux. Elle savait que dans ce genre de cas, la seule chose à faire était lui laisser un peu de temps et d'espace pour digérer l'information. Alors elle n'avait rien dit en le voyant se rassoir sur le banc, les mains agitées de tics nerveux. Elle n'avait fait aucun commentaire sur son visage blême et sur son regard bleu soudainement perdu et voilé. Elle n'avait pas osé poser la main sur son épaule. Et restait simplement là, immobile, invisible. Mais présente. Car non, elle ne se défilerait pas. Pas encore. Pas cette fois.

Dis moi que toi aussi tu pleurs
D'aussi fort que tu sois
Que tu ne comprends pas
Que tous ça te fait peur

Thorin était complètement bouleversé, telle une énorme boule d'émotion qui ne demandait qu'à exploser. Une gigantesque pelote de laine, dont il devait un à un démêler les fils. Fils de sentiments qu'il ne distinguait que difficilement le uns des autres. D'abord, et somme toute logique, le choc. L'étonnement, l'ébahissement, la stupeur, ou quelque soit le synonyme employé. Cette incroyable nouvelle le prenait totalement au dépourvu. Il n'aurait jamais pensé que Thran puisse être… qu'il soit… son fils… Même quelques minutes plus tôt, quand Drina avait parlé d'Erebor, l'idée ne lui avait tout simplement pas effleuré l'esprit. Trop irréelle, trop folle, trop improbable, trop… juste impossible, tout simplement.

Ensuite, de la joie. Ou même plutôt de l'euphorie. Un bonheur lumineux qu'il avait l'impression de sentir irradier en lui. Il y a bien longtemps, quand lui et la compagnie étaient sur la route d'Erebor, il s'était imaginé les enfants qu'il aurait avec Drina, le futur qu'ils bâtiraient ensembles une fois la montagne reconquise. Il avait rêvé d'une vie à deux, qui plus tard deviendrait à trois, ou même quatre. Mais tous ses rêves s'étaient écroulés à sa mort. Tous ses projets d'avenir, de mariage et d'enfants semblaient prendre l'eau, se noyer pour ne plus jamais refleurir. Et pourtant elle était revenue. Miraculeusement vivante. Et mère. Il l'avait accepté, faisant taire sa jalousie. Il avait tenté de faire un effort de compréhension, et surtout d'acceptation. Il s'était rapproché de Thran, vivant à travers lui une sorte de paternité par procuration. Et voilà qu'il apprenait maintenant que Thran était réellement son fils.

Mais après la joie, de la tristesse. Des remords et des regrets. De la douleur. Tant de temps gâché par la faute de son égoïsme et de son aveuglement. Du temps, et tellement de choses qu'il avait soigneusement piétinées, avant de s'en détourner. A cause de lui, Drina avait dû endosser le rôle de mère célibataire, et avait élevé Thran toute seule. Ce dernier avait dû grandir sans la présence rassurante d'un père à ses côtés. Il avait fait de leurs vies un véritable enfer. Lui-même en avait souffert, la culpabilité le dévorant lentement jours après jours.

Et puis la colère. Une rage brulante, dévastatrice et totalement irraisonnable, obscurcissant sa vision sous un épais voile rouge. Colère contre lui, qui avait absolument tout gâché, quarante-cinq ans plus tôt, et encore aujourd'hui. Qui en aveugle n'avait rien voulu voir de ce qui semblait pourtant évident. Non, qui ne semblait pas : qui l'était. Colère contre Thran aussi, qui semblait surgir tout à coup de nulle part. Comme ça, en une seule phrase, bouleversant tout ce en quoi il croyait. Thran… Presque un imprévu... Et colère contre Drina enfin, qui lui a mentit pendant tout ce temps. Sciemment, volontairement. Toutes ces années loin d'ici, loin de lui. Drina, qui même présente ici, à Erebor, avait fait de la naissance de Thran un secret mieux gardé que nul autre. Drina, encore Drina, qui lui avait caché cet enfant. Leur enfant

Ce fut sans grande surprise la colère qui l'emporta. En soit, c'était probablement la réaction la plus logique, mais lorsque l'on connaissait un tant soit peu le caractère orageux de Thorin… Ce n'était même plus de la colère qui courrait dans ses veines, mais de la haine à l'état pur. Une rage sans nom, une folie furieuse que lui-même ne comprenait pas, préférant simplement se laisser porter par elle. La colère est tellement plus simple, tellement moins lourde à porter que les regrets…

Il se releva d'un seul bond, les poings serrés, et commença à faire les cent pas. Droite, gauche, dans un sens puis dans l'autre. Martelant le sol de ses pas. La respiration haletante, le regard perdu dans le vague. Puis, sans aucun signe annonciateur, il frappa violement dans le mur à côté de lui. Le craquement de ses doigts qui résonna dans l'air froid et silencieux en disait long sur la force du coup. Mais pourtant il continua à frapper, utilisant également l'autre bras, et bientôt ses deux mains furent couvertes de sang. Son sang. Drina, qui était d'abord restée stupéfaite devant un tel déchainement de violence, se précipita vers lui et tenta de le tirer vers elle pour essayer, avec un peu de retard, de l'arrêter et de l'empêcher de se faire mal. En vain.

-« Thorin ! » s'écria-t-elle. « Calmes-toi ! Thorin, arrêtes, je t'en prie ! »

-« Que je me calme ? » hurla-t-il plus fort encore en se dégageant de la faible prise qu'elle avait sur son bras. « Drina, est ce que te rends simplement compte de la situation ? »

Il se positionna face à elle, la regardant avec rancœur et frustration.

-« Drina, je t'ai cru morte pendant quarante-cinq ans, par ma faute, » dit-il d'une voix basse et grave. « Et les Valars seuls savent à quel point j'en souffert. Parce que je t'aimais Drina, autant que je t'aime aujourd'hui. Mais au-delà de ça, au-delà de toi, c'est tous les rêves et les espoirs que j'avais placé en nous qui s'effondrèrent. En nous ! Putain Drina, j'en ai tellement rêvé de cet enfant ! Notre enfant à tous les deux ! Est-ce que tu comprends ça ? Et qu'est ce que tu m'apprends ? Que ça fait quarante-cinq ans que mon souhait le plus cher a été exaucé ? Mais tu te fous de moi ! »

-« Tu me demandes de comprendre, mais met-toi un peu à ma place, » répondit Drina, qui avait serré les poings et luttait pour ne pas perdre son sang-froid. « Je devais revenir comme ça, la bouche en cœur, comme si rien ne s'était passé ? »

-« Mais je ne te parle même pas de ces derniers quarante-cinq ans Drina, ce n'est pas le plus important,» reprit Thorin, comme si elle ne l'avait pas interrompu. «Ça fait des semaines, des mois presque que tu es à Erebor, que je te vois évoluer quotidiennement avec Thran. Des semaines que je crève de jalousie de savoir que tu as suffisamment aimé quelqu'un pour porter son enfant. Des semaines que tout ça me tue, que je vous vois ensembles, jours après jours, en pensant sans arrêt à tout ce que notre vie aurait pu être. Notre vie Drina, tous ensembles ! Et là ! Là tu m'annonces ça comme ça, tout à trac ! Il ne t'ait pas venu à l'esprit de m'en parler plus tôt ? »

-« Je n'étais même pas sensée rester ! » hurla Drina, perdant à son tour tout contrôle.

Thorin la regarda, se figeant brutalement dans son élan, choqué par ce qu'elle venait de dire et incapable de parler.

-« Oui, » continua-t-elle, criant de plus en plus fort, se levant du banc. « Nous étions sensés partir dès que tu étais guérit, que ta vie n'aurait plus été en danger ! Et si tu n'avais pas insisté pour que cette foutue cérémonie de remerciement ait lieu devant tout le monde, je serais partie directement et jamais nous ne nous serions revus ! »

-« Tu… » balbutia Thorin, n'en croyant pas ses oreilles. « Tu serais partie comme ça… sans rien me dire ? »

-« Mais comment voulais-tu que je sache ce que tu allais faire ? La dernière fois que nous nous étions vu, tu m'avais insulté et frappé ! Comment aurais-tu réagit à ma place ? J'étais bannie, considérée comme une traitresse, condamnée à la mort si jamais j'osais paraitre ici. Et tu voulais que je revienne ? Que je mette consciemment en danger la vie de notre enfant ? Car oui Thorin, il s'agit de notre enfant. Un enfant que j'ai protégé de ta colère et de ta folie ! Comment fallait-il que je réagisse ? Alors oui je suis peut-être lâche, mais j'ai tout simplement eu peur ! »

Ils se défiaient du regard, se toisant, se jugeant. Colère, déni et affliction. Haine, souffrance et remords. Tristesse, rage et incompréhension.

-« Tu aurais dû savoir, » finit par dire Thorin durement après un long silence. « En toute honnêteté, je pensais que tu me connaissais un peu mieux que ça… »

-« Et j'ai eu des raisons de douter, » le coupa brusquement Drina, la voix sèche et le corps tendu. « Au vu de nos retrouvailles. Après quarante-cinq ans de séparation, quelle est la première chose que nous avons trouvée à faire quand nous nous sommes retrouvés seuls ? C'est nous disputer. Nous hurler dessus, nous déchirer, nous briser. Alors il était hors de question que je rajoute Thran dans l'équation ! »

Drina haletait, essoufflée par sa diatribe furieuse. Sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration haletante, et ses poings serrés tremblaient par intermittence. Pourtant, quand Thorin la regardait, ce n'était pas une femme en colère qu'il voyait. Quand il la regardait dans les yeux, il voyait une mère prête à tout pour son enfant. Même au sacrifice de ses propres sentiments. Et c'est cette vision, cette compréhension innée des émotions qui traversaient Drina qui permit à Thorin de se calmer. Il souffla longuement, et lentement, desserra ses poings couverts de sang. Ses doigts craquèrent douloureusement, mais il s'en fichait. Il s'approcha d'un pas de Drina, puis encore un autre. Elle ne bougea pas. Il prit l'un de ses mains entre les siennes, et avec tendresse la baisa du bout des lèvres. Elle se laissa faire. Mieux, elle se détendit imperceptiblement, et esquissa un très léger sourire. Il put alors voir les larmes, rendant ses yeux brillants, et qu'elle ne contenait plus que difficilement. Mais ce n'était pas terminé, pas encore. Il était désolé de la faire souffrir, mais il devait savoir…

-« Et après ? » demanda doucement Thorin, qui n'avait pas perdu le fil de la conversation. « Quand nous nous sommes réconcilié ? Ou même simplement quand nous nous sommes remis ensembles ?

Drina détourna la tête à l'entente de la question. Le silence entre eux. La distance, l'éloignement. Insupportable. Mais Thorin ne la laissa pas faire, et délicatement releva son menton. Elle leva les yeux vers lui et il put alors y voir l'étendu de sa douleur et de sa culpabilité.

-« Je n'ai pas eu le courage de la faire, » avoua-t-elle finalement après un long silence, des sanglots dans la voix. « J'avais… pardon, nous avions retrouvé un semblant d'équilibre ensembles… mais tellement fragile ! J'avais peur qu'une telle nouvelle… je ne sais pas… te mette en colère, te dégoûtes… Thorin, je ne voulais pas te perdre ! Pas maintenant, alors que nous venions à peine de nous retrouver ! »

J'ai mal, j'ai mal si simplement
Au plus profond de moi
Et toi, si tu m'entend
Toi aussi tu as froid

Peine contre peine. Douleur contre douleur. Remords et regrets. Il se laissa lourdement tomber sur le banc et prit sa tête entre ses mains. Il ne savait plus s'il devait rire ou pleurer. Les deux probablement. Il ne savait plus quoi penser, quoi dire, quoi. Perdu. Il était complètement perdu. Et c'est dans cet état de fragilité et de vulnérabilité que la lumière se fit totalement dans son esprit. Que la chose, jusque là abstraite, apparaissait soudainement comme concrète. Réelle. Et cette chose tenait en un mot. Père… Il ne sentit pas les larmes couler sur ses joues, mais il sentit nettement la main de Drina venir les essuyer. Il tourna la tête vers elle, et vit qu'elle s'était assise sur le banc à côté de lui. Elle aussi pleurait. Il avait si mal ! Mais en même temps, il se sentait tellement bien. Serein. Pour la première fois depuis bien longtemps.

-« Thorin… » sanglota Drina. « Dis… Dis quelque chose… je t'en supplie, réponds-moi ! »

Thorin entrouvrit la bouche une fois, puis une deuxième, sans qu'un seul son ne s'échappe. Il n'arrivait pas à mettre de mots sur… ça…Le penser, oui… mais le dire… Il se racla la gorge, essuya ses larmes et respira un grand coup.

-« J'ai… » essaya-t-il une première fois. Sans succès. « J'ai un… fils ? »

Sa voix sonnait plus comme une question que comme une affirmation. Drina eut un petit rire étranglé entre ses pleurs.

-« Oui Thorin… » dit-elle doucement. « Thran est ton fils… Notre fils… »

Alors, la prenant totalement au dépourvu, il l'attrapa fermement par la taille et l'embrassa violemment. Ses lèvres étaient voraces, pressentes. Son baiser fougueux et passionné. Et sur ses joues coulaient des larmes. Drina répondu avidement à son baiser, perdue, éperdue. Déboussolée. Elle aussi pleurait. Enfin, leurs lèvres se séparèrent pour leur permettre de reprendre leur souffle. Front contre front, les yeux clos, les mains perdus dans la chevelure de l'autre, ils étaient simplement là. Ensembles. Ils restèrent là un long moment, des minutes, des heures, blottis l'un contre l'autre, cherchant dans leur présence mutuelle amour, paix et réconfort.

La crise était passée. Les larmes avaient cessé de couler. Les sanglots s'étaient peu à peu apaisés. Pour autant, ni Drina ni Thorin ne rompirent le silence. N'osant pas, ne voulant pas. Cependant, il le fallait bien. Drina s'était blottie contre le torse de Thorin, et lui-même avait refermé ses bras sur elle en un cocon protecteur.

-« Thorin ? » demanda tout doucement Drina.

Pour toute réponse, il appuya un peu plus ses caresses sur ses bras.

-« Que… qu'est ce que tu vas faire maintenant ? »

Thorin la retourna vers lui et la regarda dans les yeux, ne comprenant pas l'étrange lueur de peur qui y avait pris place.

-« Je ne comprends pas ta question… » répondit-il sur le même ton qu'elle, fronçant les sourcils.

-« Et bien… » expliqua-t-elle. « Maintenant que tu sais que Thran est ton fils, qu'est ce que tu vas faire ? Je veux dire… qu'est ce qui va changer entre nous ? Et pour lui ? Tu sais, il a suffisamment souffert de cette situation, et je ne veux surtout pas lui donne de faux espoir ! »

Thorin garda le silence un moment. Cette question était bien plus importante qu'il n'y paraissait, et méritait réflexion. En effet, qu'allait-il se passer à présent ? Que voulait-il, lui ? Et plus important encore, que voulaient Thran et Drina ?

-« Ce n'est pas grave » ajouta précipitamment Drina, en prenant son silence pour un refus. « Si… si tu ne veux pas le reconnaitre, ou si tu préfères faire comme si de rien n'était, ou… »

Thorin la fit taire d'un baiser. Un léger sourire fleurit sur ses lèvres, et elle ne put qu'y répondre.

-« Non Drina, » déclara-t-il fermement. « J'ai bien l'intention de reconnaitre officiellement Thran comme mon fils. C'est… Disons que c'est le moins que je puisse faire pour lui… »

-« Pas de ça Thorin, » le coupa-t-elle. « Je ne veux pas que tu fasses ça par remord, ou pour je ne sais quelle notion de responsabilité ou de devoir. Je veux que tu le fasses, uniquement si toi-même tu en as envie »

Il lui prit les mains, et la regarda tendrement… avec une lueur d'inquiétude au fond des yeux.

-« Évidemment que je le veux Drina, » répondit Thorin. « Je n'ai jamais rien voulu d'autre, et tu le sais. Mais la vraie question est : est-ce-que Thran le veut aussi ? Il est hors de question que je fasse ça sans son accord, ou si lui-même ne le souhaite pas ! »

-« Oh Thorin ! » s'exclama Drina, le serrant dans ses bras

Alors, prenant Thorin totalement au dépourvu, elle se remit à pleurer. Il caressa maladroitement son dos, la serrant dans ses bras. Qu'avait-il bien pu dire pour la mettre dans cet état ? Là, il ne comprenait pas… Elle finit néanmoins par relever la tête, qu'elle avait enfouie dans sa poitrine. Ses yeux mouillés de larmes débordaient de… de gratitude ? Et elle avait un étrange sourire aux lèvres.

-« Thorin, c'est le plus beau cadeau que tu pouvais lui faire, » déclara Drina, émue. « Pendant toutes ces années, il a rêvé de te rencontrer. Alors venir ici, même dans de telles circonstances… Et je sais aussi que depuis que nous sommes arrivés ici, le secret de sa naissance lui pèse. Même à moi, il se confie très peu à ce sujet. Mais il n'est pas très discret, et je vois bien comment il te regarde, et encore plus depuis que nous sommes ensembles. Il voudrait tant te dire la vérité ! Mais comme moi, il avait peur de ta réaction. Alors que tu saches la vérité, que tu l'acceptes, et mieux encore que tu le reconnaisses… je crois qu'il avait cessé de l'espérer… »

Elle se leva, et Thorin suivit le mouvement. Ils se regardèrent. Se sourirent. Thorin l'enlaça, et elle se blottit avec bonheur contre lui. Oui, là elle se sentait parfaitement à sa place.

-« Nous sommes une famille maintenant, » murmura-t-il à son oreille, la voix enrouée par l'émotion.

Pour toute réponse, son sourire s'élargit. Une famille


NOTES DE CHAPITRE :

Ça c'est plutôt bien passé, non ? Mais ne rêvez pas trop, ça ne va pas duré...

La chanson est "Qu'avons nous fait de vous ?" de Victoria Petrosillo et Merwan Rim (comédie musicale Le Roi Soleil).

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