J'ai un retard énorme dans la publication de ce nouveau chapitre ! Pardon !

J'espère tout de même qu'il vous plaira !

Merci à namionepiece, Raflon, Roronoa Zoro, LucioL, Atsui-chan, Vic-chan, EliZ, Celest, Galilab et Spicycocktail pour vos reviews !


CHAPITRE 37 : UN JOUR, TU DEVIENDRAS MA FEMME

Tandis que Zoro sortait de la salle de bain, Tashigi était en train d'enfiler en vitesse une culotte et un grand T-shirt bien large avec lequel elle avait l'habitude de dormir et qui lui tombait presque à mi-cuisse.

En s'habillant, elle réfléchissait à l'étrange entretien qu'elle venait d'avoir avec le bretteur.

Elle ne savait toujours pas pourquoi il était ici, sur ce bateau rempli de Marines, et surtout, elle ne comprenait pas pourquoi il l'avait embrassée si subitement quelques minutes plus tôt.

La jeune femme se regarda dans le miroir après avoir enfilé ses lunettes et fit la moue en rougissant.

En effet, elle devait tout de même admettre que Zoro avait réussi à la troubler avec ce baiser…

Tashigi fit alors la grimace quand elle réalisa que, perdue dans ses pensées, elle était en train de se coiffer les cheveux machinalement comme si elle essayait de se faire belle et paraître au maximum à son avantage.

« Qu'est-ce que je suis en train de faire, moi !...Je suis complètement folle !...C'est un ennemi !...Mon devoir est de l'arrêter et de collecter des infos sur le reste de son équipage !... » pesta-elle intérieurement en secouant la tête pour tenter de se remettre les idées en place.

Elle soupira, très confuse.

Elle était consciente qu'en tant que Marine, elle devait tout faire pour arrêter ce pirate mais elle savait aussi que physiquement, elle était en état d'infériorité manifeste vis-à-vis de lui, surtout que son sabre était dans la pièce d'à côté où se trouvait Zoro, justement.

En plus, sa loyauté et son sens de l'honneur lui interdisaient d'attaquer en fourbe un ennemi qui venait vers elle, apparemment, avec le drapeau blanc…

La jeune femme respira profondément pour se donner du courage.

« Bon allez, il faut que j'aille voir ce qu'il me veut exactement… » songea-t-elle avant de se diriger vers la porte de la salle de bain, le pas plus qu'hésitant.

Zoro vit alors la porte s'ouvrir et Tashigi s'avança vers lui, les joues rouges d'embarras et essayant de tirer un maximum sur son T-shirt afin qu'il couvre au mieux ses cuisses.

Le bretteur prit un air dubitatif en la voyant.

Quand il l'avait laissée seule afin qu'elle se rhabille, il s'attendait à la voir arriver plus couverte que cela !

Après un nouveau petit silence pesant, Tashigi se racla finalement la gorge et demanda d'une petite voix gênée : « Bon alors…Tu vas pouvoir répondre à mes questions, maintenant !...Qu'est-ce que tu fais ici et où est le reste de ton équipage ?... »

« Je suis seul ici…Mes nakamas sont restés sur notre bateau… » expliqua Zoro, le visage fermé, essayant de ne faire transparaître aucune émotion.

Tashigi haussa un sourcil perplexe.

Elle demanda, avec un peu d'hésitation dans sa voix : « Tu…Tu es venu tout seul ?...Et pourquoi ?...Pourquoi es-tu ici, alors ?... »

« Pour te voir… » grommela le bretteur, sur un ton indéfinissable.

La jeune Marine écarquilla les yeux de surprise face à cette réponse.

Elle se mit alors à rougir violemment.

Le baiser que Zoro lui avait 'volé' quelques minutes plus tôt lui revint immédiatement à l'esprit.

« Tu…tu es venu pour me voir ?...Mais pourquoi ?... » bégaya-t-elle, gênée et fuyant le regard perçant du bretteur qui ne la quittait pas des yeux.

Elle sursauta soudainement sur place et ses jambes commencèrent à trembler d'émotion quand elle vit le bretteur venir droit sur elle sans prononcer un seul mot.

Il était maintenant face à elle.

La Marine pouvait même entendre la respiration saccadée du jeune homme, signe évident que lui non plus n'était pas aussi calme qu'il en donnait l'impression et que cette situation devait le stresser également…

Un peu rassurée par cette constatation, Tashigi se détendit légèrement et osa lever la tête pour regarder Zoro droit dans les yeux.

Elle attendait…

Pendant quelques secondes, le temps paru comme suspendu, seulement perturbé par les respirations profondes et rapides des deux jeunes gens…

Mais en fait, Tashigi ne savait pas trop ce qu'elle attendait.

Est-ce qu'elle attendait des explications de la part du bretteur sur sa présence ici, dans sa cabine, ou bien est-ce qu'elle attendait autre chose encore…

Il était si près d'elle, à quelques centimètres…

Deux sentiments opposés se disputaient à l'intérieur de la jeune femme.

Elle ressentait d'abord de la culpabilité et un sentiment de trahison, vis-à-vis de sa fonction de Marine, de laisser ainsi un pirate - un ennemi – déambuler tranquillement sur ce bateau sans essayer de le mettre en état d'arrestation…

Mais elle ressentait également de l'excitation et un émoi profond qui résonnait au plus profond de son être en crescendo avec les battements de son cœur qui s'était accélérés depuis que Zoro s'était retrouvé si près, face à elle…

Son cerveau était totalement incapable d'aligner deux pensées sensées l'une après l'autre.

Tashigi comprenait seulement qu'à cet instant, elle n'était plus maîtresse d'elle-même et ne pouvait plus contrôler ni son corps, ni ses émotions.

Tout dépendait maintenant de ce qu'allait faire Zoro…

Et la jeune femme n'eu pas longtemps à attendre car le pirate pencha alors sa tête vers elle.

En effet, constatant que la jeune femme en face de lui ne semblait montrer aucun signe offensif, le bretteur s'encouragea intérieurement et prit la décision de l'embrasser immédiatement, sans répondre à ses questions, espérant ainsi que ce nouveau baiser serait le bon et qu'ensuite, il pourrait enfin quitter cet endroit au plus vite…

Il approcha donc doucement ses lèvres vers celles de Tashigi, qui avait machinalement fermé les yeux, prête à accueillir son baiser.

Au moment où Tashigi sentit enfin le contact des lèvres de Zoro, elle ne pu s'empêcher d'avoir un frisson de plaisir qui lui parcourut tout le long de la colonne vertébrale.

Elle sentait ses joues la brûler tellement elles devenaient rouges et son cœur battait de plus en plus fort dans sa tête…

Pourtant, passé ce moment intense en émotion, quand Zoro osa finalement lui frôler le bras gauche avec sa main, alors que jusqu'à maintenant, il s'était bien gardé de tout contact autre que leurs deux bouches, Tashigi eu un flash de lucidité, réalisant subitement ce qu'elle était en train de faire, enfin plutôt, de laisser faire…

Elle paniqua et s'écarta rapidement du bretteur en le repoussant avec ses deux bras.

« Faut pas !...Faut pas faire ça !...C'est mal !... » s'écria-t-elle, presque comme une fillette qui venait de faire une grosse bêtise.

Zoro, qui avait aussi fermé ses yeux au moment où il avait touché les lèvres de Tashigi, les rouvrit en grand, stupéfait par sa réaction.

Il était frustré par cette nouvelle tournure des événements qui n'allait décidément pas en sa faveur !

Enervé par l'attitude indécise de la jeune Marine à son égard, il s'écria alors à son tour : « Tu vas arrêter avec tes conneries de bien ou de mal !...De quel droit tu te permets de me juger et d'affirmer que je suis quelqu'un de mauvais ?...T'es vraiment pénible à la fin, tu sais !...Tu te prends pour qui ?...Pour une sainte ?... »

Tashigi le fixa avec de grands yeux interloqués.

Elle ne comprenait pas du tout pourquoi il lui criait dessus comme ça.

Après un court instant de stupeur, elle fronça ensuite les sourcils et ses lèvres commencèrent à trembler de colère.

Enervée, elle se mit à aboyer : « Mais dis-donc, toi ! Je te signale que je t'ai rien demandé !...Jusqu'à preuve du contraire, c'est toi qui viens dans ma chambre pour je ne sais quelle raison et en plus, maintenant, tu te permets de me crier dessus ?...Ca va pas la tête !...Et puis si je suis si pénible que ça, qu'est-ce que t'attends pour partir d'ici, hein ?...Pourquoi tu ne t'enfuis pas comme tu le fais toujours, sale pirate ! »

Zoro grimaça.

Il réalisait qu'il venait de perdre son calme et que braquer Tashigi contre lui n'était vraiment pas bon pour ses affaires…Il devait la rendre folle amoureuse, pas folle furieuse !

Il lui fallait maintenant absolument trouver quelque chose à dire où à faire pour que Tashigi retrouve son calme et succombe enfin à son charme sans se poser toutes ces questions sur cette soit-disante relation immorale entre une Marine et un pirate…

Sans réfléchir, il empoigna alors les épaules de Tashigi et il la renversa sur le lit qui était juste derrière elle.

La jeune femme se mit à glapir de surprise et une fois plaquée sur le matelas, elle tenta de se débattre pour se dégager de l'emprise du bretteur.

Elle allait hurler pour appeler à l'aide mais Zoro lui plaqua la main sur la bouche tout en se mettant à califourchon sur elle et en lui tenant les deux bras avec son autre main pour qu'elle ne puisse plus bouger.

Alors que Tashigi le regardait maintenant avec des grands yeux effrayés, au bord des larmes et la bouche muselée, Zoro réalisait ce qu'il venait de faire instinctivement et sur un coup de tête.

Il se mit à grimacer.

« Putain, t'es con ou quoi ! C'est pas en l'agressant que ça va s'arranger !...Ah c'est pas vrai !...Pourquoi je me retrouve dans cette putain de galère !...Argh !...Bon, faut vite que je trouve quelque chose à dire pour calmer le jeu là…Sinon, je fonce droit dans le mur… » songea-t-il dans sa tête.

Après quelque instants d'un silence lourd et pesant, seulement perturbé par les petits gémissements plaintifs que faisait Tashigi à chaque respiration, Zoro prit la parole, le visage radoucit, essayant de paraître le plus amical possible pour ne pas l'effrayer.

« Ecoute, Tashigi…Je voulais pas en arriver là…Je…Je vais libérer ta bouche si tu me promets de ne pas hurler…OK ?... » se mit-il à dire, sur un ton embarrassé, ne sachant pas trop comment faire pour réparer son erreur.

Tashigi poussa un petit couinement et hocha la tête affirmativement.

Le bretteur retira alors doucement sa main, ce qui permit à la jeune Marine de prendre de grandes inspirations par la bouche et de retrouver ainsi son souffle.

Zoro resta penché au-dessus de Tashigi, les yeux plongés dans les siens pendant quelques instants.

Ni l'un ni l'autre ne prononçaient un mot.

« Je…Je ne te veux pas de mal, Tashigi… » finit par grogner Zoro, pour rompre le silence pesant qui s'était installé dans la cabine.

Devant le mutisme de la jeune femme, qui continuait à fixer Zoro avec des yeux perdus, le bretteur enchaîna dans un murmure : « Je te demande pardon de t'avoir effrayée…Je veux juste que tu comprennes que je ne suis pas quelqu'un de mauvais, comme tu as l'air de le penser… »

Le visage apeuré de Tashigi se remplit alors de tristesse et Zoro vit des larmes se former dans le regard de la jeune femme.

« Je le sais… » murmura-t-elle tout bas, en tournant la tête sur le côté et en fermant les yeux, laissant rouler une larme sur l'oreiller.

Zoro fut surprit par sa réponse et se mit à rougir bien malgré lui.

Décidément, les femmes et leur façon de penser resteront toujours un grand mystère pour lui !

Mais il y avait une chose que Zoro avait au moins comprit : C'est que la situation commençait à tourner en sa faveur…Il fallait qu'il continue sur cette lancée positive et encourageante !

Son visage afficha donc un air satisfait et il esquissa un petit sourire tout en prenant délicatement le menton de Tashigi entre ses doigts pour tourner doucement sa tête vers lui afin de la forcer à le regarder.

Quand elle ouvrit les yeux et vit les joues rouges du bretteur penché au-dessus d'elle, Tashigi piqua également un fard violent.

Puis son cœur se mit à battre de plus belle quand Zoro lui retira ses lunettes et les posa sur la petite table de nuit à côté, en tendant le bras.

Tashigi restait immobile, les yeux grands ouverts et oubliant même de reprendre sa respiration.

Elle se doutait maintenant de ce qu'il allait se passer…

Elle ne savait pas si embrasser ce pirate était vraiment moral et si elle n'allait pas brûler en enfer pour avoir commis un tel acte…Mais une chose était sûre : l'excitation qu'elle ressentait à cet instant présent - d'être ainsi allongée sur son lit, à cette heure de la nuit, avec un homme au physique plus qu'avantageux à califourchon sur elle - était au plus haut point…

Zoro repositionna son visage au-dessus de celui de la jeune marine et il la fixa encore quelques instants, les yeux plongés dans les siens.

Puis, il se rapprocha doucement en fermant les yeux, visant la bouche de Tashigi.

Quand leurs lèvres se touchèrent, Tashigi ne pu s'empêcher de pousser un petit grognement de satisfaction.

La jeune femme était en train de se décrisper, laissant ses idéologies de Marine de côté et savourant seulement l'instant présent d'être ainsi embrassé par un tel homme…

Contre toute attente, et s'étonnant elle-même de son audace, elle entrouvrit même ses lèvres et se fraya un chemin avec sa langue vers les lèvres maintenant également entrouvertes de Zoro.

Zoro se mit à grogner à son tour de plaisir quand il sentit la langue de Tashigi titiller la sienne et commencer à s'introduire de plus en plus profondément dans sa bouche.

Instinctivement, la jeune femme entoura alors le dos de Zoro de ses bras et l'incita à se coller contre elle, ce qu'il fit sans objection, trouvant que, finalement, embrasser une femme n'était pas si mal que ça…

Et le contact avec ce corps féminin, aux courbes délicates, provoquait quelque chose de très excitant pour lui et réveillait même quelques sensations étranges au niveau de son bas-ventre…

Pourtant, malgré l'agréable et étonnante expérience qu'il était en train de vivre, le bretteur savait qu'il devait prendre congé rapidement.

En voyant l'attitude « offerte » de Tashigi, il avait deviné qu'il avait mené sa mission à bien et qu'il avait peut-être réussi à faire naître en elle un sentiment amoureux ou, tout du moins, un certain trouble à son égard…

Après quelques instants encore de baiser profond et intense, Zoro se redressa, essoufflé.

Il devait partir, maintenant…

Tashigi rouvrit les yeux, frustrée, une fois que Zoro s'était décollé de ses lèvres.

Elle était haletante, les yeux chargés d'émotion mais ne prononça pas un mot, peut-être pour ne pas gâcher la magie de cet instant…

C'est finalement Zoro qui prit la parole, après quelques secondes à essayer de reprendre également son souffle et son self-control et à tenter d'ignorer les violents battements de son cœur qui résonnaient jusque dans sa tête.

« Toi et moi, pour l'instant, nous sommes ennemis…Mais un jour, tu deviendras ma femme…» lâcha-t-il enfin dans un souffle rauque avant de se lever précipitamment du lit et de se diriger vers la porte d'entrée de la cabine de Tashigi, censée le faire revenir dans le présent.

La jeune femme resta scotchée sur le matelas, sans réaction, assommée par les dernières paroles de Zoro.

Elle sortit finalement de sa torpeur quand elle entendit la porte claquer derrière Zoro.

Elle réalisa alors qu'il était en train de prendre la fuite, sans lui donner aucune explication sur ce qu'ils venaient de faire et surtout sur ce qu'il venait de lui dire !

La jeune femme se leva alors d'un seul bon de son lit et se précipita vers la porte pour tenter de le rattraper.

Elle l'ouvrit en grand en criant : « Attends Zo… »

Elle s'arrêta dans sa phrase, interloquée.

La jeune femme tourna la tête de gauche à droite mais il n'y avait plus aucune trace du bretteur dans le long couloir désert…

Totalement perplexe, mais retrouvant peu à peu ses esprits, Tashigi referma alors vite la porte de sa cabine, réalisant qu'elle ne portait qu'un T-shirt sur elle et qu'elle ne pouvait pas courir le risque de se montrer ainsi dans cette tenue devant les hommes de son équipage…


Fin du 37ème chapitre

Les réactions de Tashigi sont un peu confuses et peuvent vous déstabiliser. En effet, à un moment, elle s'énerve contre Zoro et l'instant d'après, elle est prête à se laisser embrasser...

Je pense que pour les gens qui n'ont jamais connu ce genre de situation (promiscuité d'un autre corps à côté du sien etc...), ça ne doit pas être facile à comprendre...Pourtant, croyez-moi, y'a certains moments, le désir l'emporte sur la raison...Et c'est ça qui me fait penser que nous ne sommes vraiment que des animaux...Hé hé !

Quant à Zoro, de toute manière, il n'avait pas le choix, il fallait bien qu'il l'embrasse cette petite !

Mais je me demande s'il l'aurait vraiment fait s'il n'avait pas été obligé de mener à bien sa "mission" coûte que coûte...

A part ça, la dernière fois, je vous ai parlé du manga "Lovely complex", il y en a un autre que j'apprécie beaucoup, c'est "Le sablier"...Je le trouve vraiment génial ! (mais bon, pour le moment, on n'est qu'au début de la publication, on verra par la suite si c'est toujours aussi bien !)

Merci pour vos lectures !

Elodie